Alors que l’on débat à Rome, le Québec a déjà été pris d’assaut

octobre 9, 2008

C’était la région la plus catholique d’Amérique du Nord, c’est aujourd’hui la plus sécularisée. Terre d’origine du cardinal Ouellet, rapporteur général au synode des évêques sur la Parole de Dieu, c’est aussi pour Benoît XVI une nouvelle terre de mission
par Sandro Magister

ROMA, le 8 octobre 2008 – Dimanche dernier, dans l’homélie de la messe d’ouverture du synode des évêques consacré aux Ecritures Saintes, Benoît XVI a rappelé que, dès le début de l’annonce de l’Evangile, “des communautés chrétiennes sont apparues et ont été florissantes avant de disparaître, ne laissant aujourd’hui de traces que dans les livres d’histoire”.
Et d’ajouter :
“La même chose ne pourrait-elle pas se produire à notre époque? Des nations autrefois riches de foi et de vocations sont en train de perdre leur identité, sous l’influence délétère et destructrice d’une certaine culture moderne”. [Lire tout...]

Église Saint-Grégoire-Le-Grand / Bécancour - I

octobre 1, 2008

St-Grégoire-Le-Grand

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La communauté qui allait former Saint-Grégoire prend racine au moment où le Sieur Godefroy se voir concéder, le 1er décembre 1637, un fief par les autorités de la Nouvelle-France. Cette communauté sedéveloppe autour du village de Sainte-Marguerite (nom d’une grande rivière d’Acadie) ou Godefroy (nom du fief) en raison des deux rivières du même nom qui passent près du village. Ce village est desservi vers 1675 par des missionnaires de Trois-Rivières, puis par la suite, par les curés de Bécancour et de Nicolet. L’érection en paroisse de leur territoire est refusée et ce, malgré plusieurs requêtes adressées aux autorités ecclésiastiques depuis 1722.

Vers 1758 et ce jusqu’en 1767, le territoire de Saint-Grégoire connaît une expansion démographique considérable suite à l’arrivée massive d’Acadiens déportés en 1755 par les Anglais. Pour accomplir leurs devoirs religieux, les Acadiens se rendent aussi souvent qu’ils le peuvent à l’une des deux églises avoisinnantes mais la distance n’est pas négligeable surtout au printemps et en hiver. Rapidement, ils demandent la permission d’obtenir leur propre église. En réponse, en 1783, le grand vicaire St-Onge, mandaté par l’évêque de Québec, Mgr. Briand se rend sur place dans le but de convaincre les Acadiens de se joindre à l’une ou l’autre des deux paroisses existantes. Ceux-ci refusent.

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Le 22 janvier 1787, les seigneurs de Godefroy et de Bruyères, soutenant leurs censitaires, font parvenir une nouvelle requête à l’évêque de Québec, Mgr. Louis-Philippe Mariauchau D’Esglis. Nouveau refus. Les Acadiens réitèrent leur demande en 1796 et cette fois, ils obtiennent la permission de bâtir un presbytère devant aussi servir de chapelle. Le 30 mars 1797, le vicaire général François Noiseux en fixe le site, puis le 3 avril suivant, il délimite le territoire de la paroisse. Le 6 avril 1797, Mgr. Jean-François Hubert, évêque de Québec, annonce qu’il forme cette paroisse et la place sous le covable de Saint Grégoire-le-Grand. Le 6 juillet 1797, Pierre Lore, sa femme Josephte Blanchard et Jean Poirier offrent chacun la moitié d’un terrain, situé près du chemin du roi, sur lequel sera bâti le presbytère-chapelle.

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La future paroisse a un nom, certes, mais les procédures d’érection s’éternisent et les Acadiens s’impatientent. Mgr. Hubert, sans doute exténué par toutes ces querelles, démissionne le 1er septembre 1797, puis meurt le 17 octobre de la même année. Son successeur, Mgr. Pierre Denaut, ne partage pas l’enthousiasme de son prédécesseur pour la cause des Acadiens. Il leur permet la construction d’un presbytère-chapelle mais ne consent pas à l’érection de la paroisse. Devant ce refus, le 20 janvier 1798, les villageois portent leur cause auprès des autorités civiles, nommément de la Chambre d’Assemblée, lui demandant de confirmer l’acte du 3 avril 1797. Ce faisant, ils passent par-dessus les autorités ecclésiastiques qui ont pourtant préséance en ce qui a trait à l’érection des paroisses et ils provoquent une véritable crise au sein de l’Église catholique qui, bien que tolérée, n’est pas encore véritablement acceptée du gouvernement protestant. Un débat houleux éclate dont entre les pouvoirs civils et les autorités religieuses. Cette ingérence du gouvernement dans les affaires épiscopales ne plaît pas beaucoup à Mgr. Denaut qui doit intervenir en personne auprès du gouvernement en mars 1798. Après maintes délibérations, le bill est retiré car, selon l’ordonnance de Lord Dorechester (1791), il est stipulé que «l’érection des paroisses, la construction et la réparations des églises, presbytères et cimetières devra se faire de la même façon qu’elles étaient avant la conquête». La desserte de Saint-Grégoire-le-Grand est établie le 18 octobre 1801 et l’abbé Alexis Durocher, curé de Nicolet, est autorisé à bénir le presbytère qui servira de chapelle et à y administrer les sacrements.

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Le 5 octobre 1801, les Acadiens présentent une nouvelle demande à Mgr. Denaut pour obtenir la permission de bâtir une église. Cette fois, celui-ci accepte à condition que cessent toutes les procédures entamées avec les autorités civiles. Le 25 novembre 1801, une croix est plantée à l’emplacement de la future église. Le 22 février 1802, Mgr. Danaut approuve la délimitation du territoire de la nouvelle paroisse constitué des fiefs Godefroy, Rocquetaillade et d’une partie de Bécancour. Cette approbation constitue le décret d’érection canonique. La pénurie de prêtres et la relative pauvreté des habitants expliquent en partie la lenteur du processus de même que les difficultés juridiques se rapportant à l’acte de 1722 et la personalité de Mgr. Danaut, homme au caractère primesautier. Cette «affaire» aura au moins un avantage, celui de représenter une cause type au Canada, qui fera jurisprudence en ce qui a trait au rôle de l’Église dans la fondation d’une paroisse, consolidant du même coup, son autorité.

Le 4 novembre 1802, l’abbé Alexis Durocher, curé de Nicolet et de Saint-Grégoire, vient célébrer la première messe dans le presbytère-chapelle enfin terminé. Témoin des difficultés rencontrées par les Acadiens pour la reconnaissance de leur paroisse tout en les encourageant à aller de l’avant, l’abbé Durocher n’est pas officiellement le curé. C’est sous sa desserte que débutent les travaux de construction de l’église, en 1803; il quittera lorsque, le 17 septembre 1805, un curé résidant est nommé : l’abbé Antoine Desforges.

Autel principale

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… suite le mois prochain…

Photographies : Abbatah
Référence textuelle : http://www.uquebec.ca/musique/orgues/quebec/becancoursg.html

Les deux faces de l’Islam : la face cachée et la face à découvert

octobre 1, 2008

Introduction

Après l’attaque terroriste récente du World Trade Center et du Pentagone en Amérique, il y a eu une débat très claire dans les médias internationaux quant à la nature de l’Islam. Nous avons vu comment, pour présenter un équilibre politique et humain, le changement des médias est passé d’une extrémité explicitement anti-Islamique à l’autre pro-Musulmane.

Le christianisme nous apprend très clairement à aimer tous nos semblables, les humains -même nos ennemis- mais en aucune façon, il ne nous dit de devenir aveugle devant la réalité et la vérité ou d’être induis en erreur par la désinformation.

Pour faire une évaluation équitable quant à n’importe quelle édition, il faut être conscient de tous les côtés de la question à portée de main ; c’est pour cette raison que cette étude démontrera un certain côté de l’Islam, qui n’a été décrit avec précision par aucune partie des médias populaires. Les faits ici seront fondés sur la réalité textuelle d’une interprétation reconnue du Coran [La Signification du CORAN SAINT par Abdullah Yusuf Ali1992] - à noter que le mot ‘interprétation’ mais pas ‘traduction’ est employé parce que l’Islam interdit la traduction littérale de son ‘livre saint’- c’est pour cette raison, aussi, que le texte arabe des versets Coraniques a également, été inclus, pour qu’il n’y ait aucune accusation possible de fausses interprétations. [Lire tout...]

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