Le Saint-Siège étudie la demande d’unité de la Communion anglicane traditionnelle

juillet 30, 2008

Confirmation du cardinal Levada dans une lettre envoyée au primat
ROME, Lundi 28 juillet 2008 (ZENIT.org) - Le Saint-Siège suit avec une « grande attention » la demande d’ « unité corporative » avec l’Eglise catholique, présentée par la Communion anglicane traditionnelle.
C’est ce que souligne le cardinal William Levada, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, dans une lettre adressée au primat de la TAC (Traditional Anglican Communion), l’archevêque John Hepworth.
La lettre, en date du 5 juillet, a été écrite avant l’ouverture de la conférence de Lambeth qui réunit les représentants de la Communion anglicane tous les dix ans. La Communion anglicane pourrait subir un schisme, en raison de deux principaux points de divergence.
D’une part, l’intention des épiscopaliens (branche américaine de la Communion anglicane) d’ordonner des évêques homosexuels, et de l’autre, la possibilité d’ordonner des femmes évêques, approuvée début juillet par le synode général de l’Eglise d’Angleterre.
Le cardinal Levada précise dans sa lettre que la Congrégation pour la doctrine de la foi a étudié tout au long de l’année dernière les propositions que l’archevêque australien John Hepworth a présentées, au nom des évêques de la Communion anglicane traditionnelle, à l’occasion de sa visite au siège de la Congrégation, le 9 octobre 2007.
Le cardinal assure l’archevêque de « la grande attention » que la Congrégation consacre « à la perspective d’unité corporative soulevée dans cette lettre ».
Le cardinal Levada reconnaît que « la situation au sein de la Communion anglicane en général est devenue nettement plus complexe au cours de cette même période ».
« Dès que la Congrégation sera en mesure de répondre de manière plus définitive concernant les propositions que vous avez envoyées, nous vous informerons », précise la lettre.
Le primat de la TAC a reçu la lettre du cardinal Levada par l’intermédiaire du nonce apostolique en Australie, le 25 juillet. Il a immédiatement publié une note de remerciement.
« C’est une lettre chaleureux et encourageante. J’ai répondu, exprimant ma reconnaissance au nom de mes ‘frères évêques’, réaffirmant notre détermination à parvenir à cette unité pour laquelle Jésus a prié avec une telle intensité lors de la Dernière Cène, quel que soi le coût personnel que cela entraînera au niveau de nos disciples », explique l’archevêque.
« Cette lettre doit encourager notre Communion tout entière, et les amis qui nous assistent. Elle doit aussi nous inciter à renouveler notre prière pour le Saint-Père, pour le cardinal Levada et ses collaborateurs de la Congrégation pour la doctrine de la foi, ainsi que pour tout notre clergé et nos peuples à mesure que grandit notre communion dans le Christ avec le Saint-Siège », affirme-t-il.
L’archevêque se dit « particulièrement reconnaissant au cardinal préfet pour avoir généreusement mentionné la ‘réunion corporative’, un chemin rarement emprunté dans le passé, mais essentiel pour exaucer la prière de notre Maître à son Père : ‘Qu’ils soient un’ ».
La Communion anglicane traditionnelle compte environ 400 000 membres présents en Afrique, en Australie, au Détroit de Torres, au Canada, en Amérique du sud et en Amérique centrale, en Angleterre, en Irlande, en Inde, au Pakistan, au Japon et aux Etats-Unis.
Jesús Colina

26 juillet : SAINTE ANNE - Mère de la très Sainte Vierge

juillet 26, 2008

Sainte-Anne et Saint-Joachin - Bartolomeo VIVARINI

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Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes; elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l’éclat d’une vie pleine de bonnes oeuvres et de vertus.

Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l’aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables. Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie!

Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite! Puis, quand il plut à Dieu d’unir son sort à celui de Joachim, combien Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état, vaquant à propos au travail et à la prière.

Dieu lui refusa longtemps de devenir mère; elle se soumit humblement à cette épreuve et l’utilisa pour sa sanctification. Mais à l’épreuve succéda une grande joie, car de Joachim et d’Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement Celle qui devait être la Mère du Sauveur et, dans l’ordre de la grâce, la Mère du genre humain. C’est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d’avoir donné naissance à la Mère de Dieu; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d’avoir formé le coeur de Marie à la vertu et à l’innocence! L’Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa Fille rejaillira sur elle de génération en génération.

Le culte de sainte Anne a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules, au premier siècle de l’ère chrétienne, et enfoui dans un souterrain de l’église d’Apt, en Provence, à l’époque des persécutions. A la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l’objet d’un pèlerinage. Mais c’est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit. De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus célèbre est celui d’Auray, en Bretagne; son origine est due à la miraculeuse découverte d’une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivies de prodiges sans nombre. Sainte-Anne d’Auray est encore aujourd’hui l’objet d’un pèlerinage national.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l’année, Tours, Mame, 1950.
http://levangileauquotidien.org/

Bible: le “Codex Sinaiticus” est sur le net

juillet 25, 2008

Codex Sinaiticus

Le premier fragment de la plus ancienne des bibles, le “Codex Sinaiticus”, rapporté d’Egypte par un savant allemand au 19ème siècle puis dispersé dans quatre pays, est consultable depuis jeudi sur internet.

Le “Codex Sinaiticus”, qui contient la version complète du Nouveau Testament, a été rédigé en grec entre 330 et 350 sur des peaux de boeuf par les moines du monastère Sainte-Catherine, sur le Mont Sinaï en Egypte.
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Les 400 pages recto-verso ont été rapportées au cours du 19ème siècle par le savant allemand Konstantin von Tischendorf, originaire de Leipzig, lors de trois voyages successifs.
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Sur ces 400 pages, 43 sont conservées à la Bibliothèque universitaire de Leipzig depuis 1844, le reste étant dispersé à la British Library de Londres, la bibliothèque nationale russe de Saint-Pétersbourg et au monastère Sainte-Catherine en Egypte.

Il s’agit d’un “premier pas décisif” dans le projet de présenter d’ici juillet 2009 une reconstitution virtuelle et complète sur internet de l’ensemble du “Codex Sinaiticus”, considéré par les experts comme la plus ancienne Bible du monde , a indiqué lundi la bibliothèque universitaire de Leipzig.

A partir de jeudi, “plus de 100 pages, dont celles de Leipzig et 67 de la British Library, seront en ligne à l’adresse www.codex-sinaiticus.net, a annoncé le directeur de la bibliothèque, Ulrich Johannes Schneider.
Edition enrichie
Chaque photographie haute définition du manuscrit est complétée par une transcription du texte en grec. Le lecteur peut en grossir des éléments, cliquer sur un mot de la transcription grecque, obtenir la traduction en allemand ou en anglais de certains passages.

La prochaine tranche de cette édition en ligne de la Sainte écriture, fruit d’une coopération internationale des quatre institutions concernées, sera accessible sur internet en novembre, a annoncé Ulrich Johannes Schneider. Un grand mystère plane toujours sur les raisons pour lesquelles le manuscrit a été dispersé au 19ème siècle.

Source : http://www.tsr.ch/tsr/

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Pour de plus amples informations, consultez Wikipedia à ce sujet.

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