La Russie prépare ses armées à une grande guerre – l’importance d’une armée de blindés

Par Patrick Armstrong − Le 10 avril 2016 − Source patrickarmstrong.ca

Cet article comporte trois sections, de tailles inégales :

  1. Comment on assemble une armée
  2. Quelles informations on peut en tirer
  3. L’armée russe

Si vous savez déjà comment on assemble une armée, vous pouvez passer directement à la deuxième partie.

1. Comment on assemble une armée

Une chose que je trouve agaçante dans les films qui présentent des batailles, c’est que le réalisateur semble penser qu’une bataille consiste à rassembler un grand nombre de soldats bourrins, à prononcer un bon gros discours d’encouragement, et à crier « Chargez! » Rien n’a jamais fonctionné de la sorte. Dans le monde réel, on assemble une armée en réalisant des groupes sur la base de groupes plus petits, eux-même assemblés en partant de groupes encore plus petits, et ainsi de suite jusqu’au groupe le plus élémentaire. Continuer la lecture de « La Russie prépare ses armées à une grande guerre – l’importance d’une armée de blindés »

Le pédophile Jeffrey Epstein travaillait-il pour le Mossad ?

Photo de gauche : Jeffrey Epstein et sa partenaire, Ghislaine Maxwell, avec Donald et Melania Trump à Mar-a-Lago en 2000. Photo de droite : Ghislaine Maxwell au mariage de Chelsea Clinton. Crédit : Davidoff Studios/Getty Images

Par Philip Giraldi – Le 11 juillet 2019 – Source Unz Review

L’ampleur de l’espionnage israélien dirigé contre les États-Unis est une histoire énorme qui n’est que rarement abordée dans les médias grand public. L’état juif est régulièrement en tête de liste des pays soi-disant amis qui font de l’espionnage agressif contre les États-Unis, et le juif américain Jonathan Pollard, qui a été emprisonné en 1987 pour avoir espionné pour Israël, est maintenant considéré comme l’espion le plus dommageable de l’histoire des États-Unis.

La semaine dernière, j’ai écrit un article expliquant que les espions israéliens, qui opèrent plus ou moins librement aux États-Unis, sont rarement embêtés, et encore moins arrêtés et poursuivis, parce que les échelons supérieurs du gouvernement ne sont pas disposés à le faire. J’ai cité le cas d’Arnon Milchan, un producteur de films hollywoodiens milliardaire dont la deuxième vie consistait à voler des technologies secrètes aux États-Unis pour permettre le développement du programme d’armes nucléaires israélien, ce qui était tout à fait contraire aux intérêts américains. Milchan a été impliqué dans un certain nombre d’autres vols et ventes d’armes pour le compte de l’état juif, à tel point que l’on prétend que son travail de producteur de films était moins lucratif que son travail d’espion et de marchand d’armes sur le marché noir, pour lequel il travaillait sur commande.

Le fait que Milchan n’ait jamais été arrêté par le gouvernement étatsunien ou même interrogé sur ses activités illégales, qui étaient bien connues des autorités, n’est qu’une manifestation de plus de l’efficacité du pouvoir sioniste à Washington. Une affaire beaucoup plus convaincante impliquant un possible espionnage avec des manifestations politiques majeures vient de refaire surface. Je fais référence à Jeffrey Epstein, le milliardaire « financier » de Wall Street qui a été arrêté et accusé d’exploiter sexuellement un « vaste » réseau de filles mineures, à partir de ses hôtels particuliers à New York et en Floride ainsi que de son île privée dans les Caraïbes, que les visiteurs appelaient « Orgy Island ». Parmi d’autres associés de grande valeur, on prétend qu’Epstein était particulièrement proche de Bill Clinton, qui a volé des dizaines de fois à bord du 727 privé d’Epstein.

Epstein a été arrêté le 8 juillet après avoir été inculpé par un grand jury fédéral à New York. Plus d’une décennie s’était écoulée depuis qu’Alexander Acosta, le plus haut procureur fédéral de Miami, qui est maintenant secrétaire au Travail du président Trump, avait accepté de négocier le plaidoyer portant sur des allégations similaires de pédophilie, négociation qui n’a pas été partagée avec les accusateurs avant d’être finalisée devant la cour. Il y aurait eu des centaines de victimes, dont environ 35 ont été identifiées, mais Acosta a délibérément refusé aux deux plaignants de témoigner devant le tribunal avant que la peine soit prononcée.

L’intervention d’Acosta a permis à Epstein d’éviter à la fois un procès public et une éventuelle peine de prison fédérale, et de ne purger que 13 des 18 mois prononcés dans la prison du comté de Palm Beach, pour avoir prostitué des filles en Floride. Pendant sa détention, il était autorisé à quitter la prison pendant seize heures, six jours par semaine, pour travailler à son bureau.

Les crimes d’Epstein ont été commis dans son manoir de Manhattan (56 millions de dollars) et dans sa villa au bord de l’océan, à Palm Beach en Floride. Les deux résidences étaient équipées de caméras cachées et de microphones dans les chambres à coucher, qu’Epstein aurait utilisés pour enregistrer les rapports sexuels entre ses invités très en vue et ses filles mineures, dont beaucoup venaient de milieux pauvres et étaient recrutées par des proxénètes pour se livrer à ce qui était décrit par euphémisme comme des « massages », pour de l’argent. Epstein ne faisait apparemment aucun effort pour cacher ce qu’il faisait : son avion s’appelait le Lolita Express.

Les Démocrates réclament une enquête sur l’affaire Epstein, ainsi que la démission d’Acosta, mais ils pourraient bien finir par regretter leurs demandes. Trump, la véritable cible de la fureur d’Acosta, ne connaissait apparemment pas les détails de la négociation de plaidoyer qui a mis fin au procès Epstein. Bill et Hillary Clinton étaient, par contre, des associés très proches d’Epstein. Bill, qui a volé au moins 26 fois à bord du Lolita Express, pourrait être impliqué dans des actes pédophiles étant donné ses antécédents et son manque relatif de morale conventionnelle. Lors de ces nombreux voyages, Bill refusait l’escorte des services secrets, qui auraient été témoins de tout comportement répréhensible. Lors d’un long voyage en Afrique en 2002, Bill et Jeffrey étaient accompagnés de l’acteur pédophile Kevin Spacey et d’un certain nombre de jeunes filles, des « employées » à peine vêtues, identifiées uniquement comme « masseuses ». Epstein a également été l’un des principaux donateurs de la Fondation Clinton et était présent au mariage de Chelsea Clinton en 2010.

À l’approche d’une année électorale, les Démocrates ne voudraient guère que l’on rappelle au public les exploits de Bill, mais il faut se demander jusqu’où l’enquête pourrait aller. Il y a aussi un angle d’attaque possible contre Donald Trump. Bien que Donald n’ait peut-être pas souvent voyagé à bord du Lolita Express, il a certainement évolué dans les mêmes cercles que les Clinton et Epstein à New York et Palm Beach, et il est, selon ses propres termes, aussi amoral que Bill Clinton. En juin 2016, une certaine Katie Johnson a intenté une action en justice à New York en prétendant qu’elle avait été violée à plusieurs reprises par Trump lors d’une soirée organisée par Epstein, en 1993, alors qu’elle n’avait que 13 ans. Dans une interview accordée en 2002 au New York Magazine, Trump déclarait : « Je connais Jeff depuis quinze ans. C’est un mec génial…. c’est très amusant d’être avec lui. On dit même qu’il aime les belles femmes autant que moi, et beaucoup d’entre elles sont plutôt jeunes. Sans aucun doute, Jeffrey aime sa vie sociale. »

Les enquêtes très sélectives sur les actes répréhensibles, de même que les dénonciations, sont la règle du jeu à Washington, et l’affaire Epstein présente également toutes les caractéristiques d’une importante affaire d’espionnage, peut-être liée à Israël. À moins qu’Epstein ne soit un pédophile extrêmement malade qui aime regarder des films d’autres hommes baisant des filles de douze ans, le fait que tout était filmé ressemble aux actes d’un service de renseignement sophistiqué qui compilerait des documents pour faire chanter des personnalités politiques et autres personnalités publiques. Il ne fait aucun doute que, dans la plupart des cas, les personnes faisant l’objet d’un chantage coopéreraient avec le gouvernement étranger concerné pour éviter un scandale majeur. C’est ce qu’on appelle recruter des « agents d’influence ». C’est ainsi que fonctionnent les services de renseignement.

Le fait qu’Epstein était perçu comme étant lié au renseignement est clairement visible dans les commentaires d’Acosta dont l’équipe de transition de Trump a autorisé la publication. On lui demandait : « L’affaire Epstein va-t-elle poser un problème [pour les audiences de confirmation des charges] ? » Acosta avait expliqué, avec une apparente désinvolture, qu’à l’époque il n’avait eu qu’une seule réunion sur l’affaire Epstein. Il avait conclu un accord de non-poursuite avec l’un des avocats d’Epstein parce qu’il « lui a été demandé » de se retirer, en lui rappelant qu’Epstein était au-dessus de son niveau. « On m’a dit qu’Epstein appartenait aux renseignements et qu’il fallait le laisser tranquille. »

Les questions que soulève la richesse d’Epstein suggèrent également un lien avec une agence gouvernementale secrète aux poches bien garnies. Le New York Times rapporteque « ce qu’il faisait exactement avec son portefeuille de clients était assez secret, comme l’étaient la plupart des noms de ceux pour qui il travaillait. Il prétendait avoir un certain nombre de milliardaires comme client, mais le seul connu était Leslie Wexner, le fondateur milliardaire de plusieurs chaînes de détail, dont The Limited. »

Mais de quel service de renseignements s’agit-il ? La CIA et les services russes du FSB sont des candidats évidents, mais ils n’auraient aucun motif particulier d’acquérir un agent comme Epstein. Il ne reste qu’Israël, qui a toujours désiré avoir un groupe stable d’agents d’influence de haut niveau en Europe et aux États-Unis. Le contact d’Epstein avec les services de renseignements israéliens peut avoir été établi de façon plausible par le biais de ses associations avec Ghislaine Maxwell, qui aurait été sa principale fournisseuse de jeunes filles. Ghislaine est la fille de Robert Maxwell, décédé ou peut-être assassiné dans des circonstances mystérieuses en 1991. Maxwell était un homme d’affaires anglo-juif, de profil très cosmopolite, comme Epstein, un multimillionnaire qui était très controversé à cause de ce qui était considéré comme ses liens permanents avec le Mossad. Après sa mort, Israël lui a offert des funérailles nationales au cours desquelles six chefs des services de renseignements israéliens, anciens et actuels, ont écouté le premier ministre Yitzhak Shamir prononcer son éloge : « Il a fait plus pour Israël que ce que l’on peut en dire aujourd’hui »

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Trump (à gauche) avec Robert Maxwell (à droite) lors d’un événement

Epstein tenait un cahier personnel permettant d’identifier plusieurs de ses contacts, cahier qui est maintenant entre les mains des enquêteurs. Il contient quatorze numéros de téléphone personnels appartenant à Donald Trump, dont ceux de son ex-femme Ivana, de sa fille Ivanka et de son épouse actuelle Melania. Il contient également ceux du Prince Bandar d’Arabie Saoudite, de Tony Blair, de Jon Huntsman, du sénateur Ted Kennedy, de Henry Kissinger, de David Koch, de Ehud Barak, d’Alan Dershowitz, de John Kerry, de George Mitchell, de David Rockefeller, de Richard Branson, de Michael Bloomfield, de Dustin Hoffman, de la Reine Elizabeth, du Roi Salman d’Arabie Saoudite, et d’Edward de Rothschild.

Le Mossad aurait exploité les contacts d’Epstein, organisant leur coopération en faisant en sorte qu’Epstein les invite dans des endroits exotiques pour leur fournir ripailles et bon vins, puis femmes et divertissements. S’ils refusent de coopérer, il sera toujours temps de les faire chanter, avec ces photos et ces vidéos de leurs rapports sexuels avec des mineures.

Il sera très intéressant de voir jusqu’à quel point ira l’enquête sur Epstein et ses activités. On peut s’attendre à ce que des efforts soient faits pour protéger les hauts responsables politiques comme Clinton et Trump et pour éviter toute enquête sur un éventuel rôle israélien. C’est la pratique normale, comme en témoignent le rapport sur le 11 septembre et l’enquête Mueller, qui ont tous deux évité toute enquête sur le rôle d’Israël. Mais cette fois, s’il s’agissait bien d’une opération israélienne, il pourrait s’avérer difficile de camoufler l’histoire, car son aspect pédophile a déclenché une colère publique considérable dans tout l’éventail politique. Le sénateur Chuck Schumer, autoproclamé « protecteur » d’Israël au Sénat, demande haut et fort la démission d’Acosta. Il pourrait changer d’avis s’il s’avère qu’Israël joue un rôle important dans l’histoire.

Philip M. Giraldi

Traduit par Wayan, relu par Olivier pour le Saker Francophone

Des médias britanniques et israéliens s’intéressaient aux liens entre le multimillionnaire pédophile Jeffrey Epstein et l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak

MPI – Parmi les différentes personnalités qui doivent se réjouir de la mort d’Epstein retrouvé “suicidé” dans sa cellule, il y a l’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak.
Le journal britannique Daily Mail s’était fait l’écho de nouveaux rapports de résidents d’un immeuble appartenant au frère cadet de Jeffrey Epstein indiquant que l’ancien Premier ministre Ehud Barak se rendait régulièrement dans cet immeuble situé au 301 East 66th St., dans l’Upper East Side de New York.

Malgré les tentatives faites pour minimiser ses liens avec Jeffrey Epstein à la suite de sa mise en accusation pour trafic sexuel de très jeunes adolescentes, affirmant qu’il avait seulement rencontré le financier “à l’occasion”, l’implication de Ehud Barak dans la controverse grandissait alors que des sources israéliennes rapportaient qu’il avait reçu plus de 3 millions de dollars d’Epstein.

Cinq résidents et anciens résidents de l’appartement de New York ont ​​raconté au Daily Beast qu’ils avaient rencontré le responsable de la sécurité de Barak, affirmant qu’ils «restaient dans le hall comme si c’était leur propre salon”.

On a prétendu que Jeffrey Epstein avait une propriété dans le bâtiment. Mais Mark Epstein, le frère de Jeffrey, propriétaire de la société immobilière Ossa Properties, qui détient la majorité des unités de l’immeuble, a nié ces affirmations. Cependant, il a admis avoir loué des appartements à Jeffrey pour “un usage personnel”.

En 2010, un ancien comptable de l’agence de mannequins appartenant à Jean-Luc Brunel, associé d’Epstein, a déclaré au FBI que les appartements étaient utilisés pour loger des mineures originaires d’Europe, de l’ancienne URSS et d’Amérique du Sud. Le comptable avait dit au Miami Herald que Brunel envoyait les filles aux soirées d’Epstein ou les prêtait à des clients fortunés pour qu’elles soient utilisées sexuellement.

Brad Edwards, avocat de plusieurs victimes d’Epstein, a également soulevé bon nombre des mêmes allégations.

Un reportage d’un journaliste israélien a également révélé que Ehud Barak avait reçu 2,4 millions de dollars de la Fondation Wexner en 2004, dont Epstein était administrateur et donateur principal. Epstein aurait également investi 1 million de dollars dans la start-up technologique Barry, Cabryne, en 2015.

Ehud Barak a refusé d’expliquer ses liens avec la Fondation Wexner, affirmant avoir “fait ce que je m’étais engagé à faire”. Il a aussi déclaré qu’il fallait dissocier Epstein des finances de Cabryne.

“C’est à eux de décider s’ils veulent en discuter”, a déclaré l’ancien Premier ministre israélien, faisant référence aux “parties intéressées” pour lesquelles il effectue des recherches et mène des consultations géopolitiques.

Ehud Barak avait aussi annoncé qu’il demandait à ses avocats d’examiner les possibilités d’intenter des procès.

Epstein et la machine à mensonges américaine

Qui se cache derrière Epstein le pédophile ?

Par Gordon Duff − Le 17 juillet 2019 − New Eastern Outlook

Commençons par expliquer pourquoi l’affaire Jeffrey Epstein fait tant parler d’elle. C’est Epstein qui a présenté Melania à Donald, c’est Epstein qui est nommé dans le tristement célèbre procès « Jane Doe » comme ayant sexuellement agressé une fillette de 12 ans avec la pleine participation de Donald Trump. C’est pourquoi l’histoire d’Epstein domine l’actualité étatsunienne, elle est considérée comme un moyen de faire tomber Donald Trump.

Mais l’histoire d’Epstein touche bien au-delà, elle discrédite la justice américaine, les médias américains, pénètre jusque dans la Maison-Blanche, peut-être par le biais de plusieurs de ses occupants, et finit par retomber, devenant mystère permanent, car toujours protégé par des médias sous contrôle, non pas d’un mais de 20 milliardaires, et par une société secrète liée à Epstein, qui représente le pouvoir d’Israël sur les gouvernements américain, britannique et canadien.
Cela rend la résolution du mystère Epstein essentielle pour comprendre les événements qui se rapprochent de plus en plus d’une guerre susceptible d’éclipser les conflits post 11 septembre 2001.

Quelle est la véritable histoire ? Tout d’abord, le sexe avec des enfants n’est pas nouveau en Amérique. Le sexe avec des enfants était la norme lorsque les pèlerins débarquèrent à Plymouth Rock en 1620 et peu de choses ont changé, si ce n’est qu’il est devenu un outil pratique pour calomnier les opposants politiques.

Pendant deux siècles, des filles d’à peine 12 ans ont régulièrement été mariées, parfois de force, à des hommes de 70 ans, tandis que d’autres ont été vendues comme esclaves pour travailler dans les moulins ou rejoindre les innombrables hordes qui servent dans les bordels américains.

Toutes les villes et tous les villages d’Amérique ont encore des bordels, généralement des chambres ou des caravanes de camping derrière des librairies pour adultes ou des salons de massage. Des services similaires sont disponibles dans les meilleurs hôtels de New York, Washington et ailleurs, il suffit de demander au concierge. L’hypocrisie n’est pas uniquement américaine mais elle s’épanouit en Amérique, enveloppée dans le drapeau et la bible, comme nulle part ailleurs sur terre.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire d’Epstein, tout a commencé en 2003 avec une écrivaine de Vanity Fair, Vicky Ward, qui a écrit l’histoire d’une personne mystérieuse, nommée Epstein, qui prétendait être milliardaire. Epstein avait peu d’éducation officielle mais, pour des raisons inconnues, a quand même décroché un poste d’enseignant prestigieux et est ensuite passé à des opérations corrompues style Ponzi, à Wall Street. Derrière cette façade se cache l’histoire de plus en plus colorée d’Epstein, qui violait des enfants, avec l’aide présumée de Ghislaine Maxwell, fille du célèbre Robert Maxwell, magnat des médias britanniques et maître chanteur présumé du Mossad, qui a été assassiné en 1991.

Nos sources disent qu’Epstein et Maxwell opéraient à partir d’un fabuleux appartement new-yorkais appartenant à un leader de l’industrie de la vente au détail de vêtements et partisan israélien. La nature de leur relation, certainement « très personnelle », voire plus, est interdite de publication dans les médias américains. Il suffit de savoir qu’Epstein a reçu en don cette propriété à New York, dont on dit qu’elle vaut plus de 50 millions de dollars et, de plus, la plus grande partie de la richesse publique d’Epstein proviendrait de fonds investis pour ce même client, celui avec qui Epstein avait cette relation très personnelle, une amitié masculine très étroite.

Pendant deux décennies, voire plus longtemps, Epstein, Maxwell et d’autres, dont Donald Trump, l’avocat Alan Dershowitz et même le prince Andrew ont été accusés de violer des enfants et de construire un réseau pour attirer des écolières dans leur toile et les soumettre à toutes les perversions imaginables.

Pendant ce temps, les médias n’en ont guère parlé, voire pas du tout, malgré des plaintes criminelles et des poursuites civiles interminables. Des preuves montrent maintenant que des témoins ont été payés, que la police a été intimidée par un grand cabinet d’avocats de Washington et qu’une agence de renseignement étrangère a bloqué une poursuite, en 2008, ce qui a récemment conduit à la démission du secrétaire américain au Travail, Andrew Acosta.
Acosta affirme qu’il a ordonné une poursuite genre «tape sur la main» contre Epstein, suite à de nombreuses accusations de viol d’enfant, parce qu’Epstein travaillait pour une agence de renseignement, mais pas américaine. Nous comprenons qu’Acosta avait supposé que la probable co-accusée d’Epstein, Ghislaine Maxwell, a longtemps été réputée pour être un officier de haut rang du Mossad.

Cependant, il n’y a aucune preuve pour confirmer cela ou le fait qu’Epstein et Maxwell faisaient chanter des membres du Congrès, des juges de la Cour suprême et des « capitaines d’industrie » depuis des décennies. Pourtant, ces rumeurs et allégations reviennent sans arrêt.

Ce qu’il est important de noter, c’est que jusqu’à il y a quelques jours, l’histoire d’Epstein était taboue pour la presse américaine. Voyez-vous, Epstein connaissait « tout le monde », Benjamin Netanyahu, Rupert Murdoch, Mick Jagger, Donald Trump, qu’on disait être un compagnon régulier, certainement l’ancien président Bill Clinton et presque toute la noblesse « trash » d’Europe. Voici un extrait tiré du New York Post, propriété de Rupert Murdoch, en date du 15 juillet 2015 :


Epstein, qui est un investisseur dans une entreprise de mannequins de Manhattan, a été accusé par les procureurs d’utiliser ses relations avec la société de mannequins pour “auditionner” des filles en leur faisant faire des massages qui aboutissaient souvent à des abus sexuels.”Au fil des ans, il semble qu’Epstein se soit appuyée… sur le mannequinat pour trouver des filles mineures à des fins sexuelles”, écrit Conchita Sarnoff, journaliste d’investigation, dans son livre “Trafficking”.

Un ancien modèle basé à Manhattan, qui a parlé sous couvert de l’anonymat, a également allégué qu’il s’agissait d’un système de proxénétisme entre Epstein et Victoria’s Secret. (Victoria’s Secret est une chaîne de magasins appartenant au milliardaire israélien Leslie Wexner, prétendument l’un des architectes de l’invasion américaine de l’Irak en 2003. Dans d’autres procédures judiciaires, Maxwell et Epstein sont accusés d’avoir violé des mineures au domicile de Wexner dans l’Ohio, des victimes qui étaient détenues par le personnel de sécurité de Wexner, selon des témoignages écrits. Wexner dirige Mega, un groupe de 20 milliardaires israéliens américains qui financent les efforts de lobbying d’Israël pour soutenir l’action militaire contre les nations musulmanes.)

“Il [Epstein] se présentait comme la porte d’accès pour faire entrer une fille chez Victoria’s Secret. Certaines filles ont été admises “, raconte-t-elle.
Un autre gérant d’agence de modèles de Manhattan a déclaré au Post que Maxwell (présumé violeur d’enfants et maître chanteur du Mossad) était un habitué des événements de Victoria’s Secret.

«Il y avait toujours de ces spectacles vraiment trash, avec pleins d’hommes riches dans le public”, ajoute-t-elle. “Ghislaine agissait comme une sorte de garde nazie, disant à tout le monde où s’asseoir dans le public et qu’elle avait de nouvelles “pop tartes”, comme elle appelait les jeunes modèles. (Ghislaine Maxwell a été accusée d’avoir agressé sexuellement deux enfants, tous deux de sexe féminin, lors d’un procès.)”


Les répercussions sur la sécurité nationale des États-Unis ici sont sans fin. Tout d’abord, nous avons une première dame à la Maison-Blanche, ou du moins présente à certaines occasions publiques, qui a une certaine affiliation avec Epstein et qui en a peut-être elle-même été victime.

Cela pourrait être utilisé pour influencer la politique américaine de tant de façons et pourtant rien n’est remis en question, ce qui indique un appui de haut niveau pour camoufler l’affaire.

Ensuite, il y a Acosta, l’ancien procureur américain déshonoré et secrétaire du travail peu qualifié, qui a peut-être été nommé à ce poste ministériel pour acheter son silence sur Epstein. Ce n’est que maintenant qu’il nous dit qu’il s’est senti menacé personnellement et qu’il a donné à Epstein une « petite sanction » parce qu’Epstein était un « espion ». Le problème, c’est qu’Epstein était probablement un espion contre les États-Unis, pas « pour » les États-Unis.

Lié à cette histoire, bien sûr, est l’endroit d’où vient l’argent, des plus grands noms des affaires américaines et directement aux plus hauts niveaux de l’AIPAC (American Israeli Public Affairs Council) et de l’ADL (Anti-Defamation League), organisations souvent citées et même soumises à enquête pour leurs actions nuisibles aux États-Unis, actions faites « en agence » pour le compte d’un gouvernement étranger.

Pendant ce temps, les mêmes noms, avec leurs milliards, leur influence, poussent les États-Unis vers une guerre contre l’Iran.

Malheureusement, alors que les médias cherchent un moyen d’embarrasser le président ou la première dame, le vrai problème pourrait bien être la corruption, le chantage et le réseau d’espionnage qui pousse le monde au bord de la destruction.

Gordon Duff

Traduit par Wayan, relu par Hervé pour le Saker Francophone

Némésis se réveille

Par James Howard Kunstler − Le 12 juillet 2019 − Source kunstler.com

James Howard KunstlerOù sont les Clinton, en ces jours de canicule ? Dans les Les Hamptons ? à Martha’s Vineyard 1 salée et ensoleillée ? Sous un rocher quelque part dans les bois de Chappaqua 2 Le destin s’annonce de plus en plus  inconfortable pour le couple de Boomerdom , jadis enchanté.

Il y a bien sûr le scandale sexuel sur mineures de Jeffrey Epstein fraîchement réédité, un revenez-y avec vengeance cette fois-ci, car il reste moins de partisans de Clinton au ministère de la Justice, où l’affaire suppure depuis des décennies, comme une fistule qui suinte lentement son pus à travers le corps politique. Continuer la lecture de « Némésis se réveille »

Au cœur des ténèbres : les prédateurs sexuels au sein de l’élite du pouvoir américain

Par John W. Whitehead − Le 9 juillet 2019 − Source Rutherford Institute

John Whitehead«À mesure que la liberté politique et économique diminue, la liberté sexuelle tend à augmenter pour compenser. Et le dictateur – à moins qu’il n’ait besoin de chair à canon et de familles pour coloniser des territoires vides ou conquis – fera de son mieux pour encourager cette liberté.» – Aldous Huxley, Brave New World

Le pouvoir corrompt.

Quiconque croit différemment n’y a pas porté attention. Continuer la lecture de « Au cœur des ténèbres : les prédateurs sexuels au sein de l’élite du pouvoir américain »

Russell Grenfell – Haine Inconditionnelle – Chapitres 3 et 4

La culpabilité allemande pour la guerre et l’avenir de l’Europe


Par le  − Publié en 1953 − Source Unz Review

Au fil du temps, on nous a répété et insinué que les aventures, les anxiétés et les austérités du demi-siècle écoulé avaient amené notre pays, en 1940, à son heure de gloire ; et peut-être que tel est bien le cas, mais alors il faut bien insister sur le fait qu’il ne s’agit pas de l’heure de gloire des hommes politiques qui, pour dire la vérité, ont fait preuve d’incompétence crasse, et ont de par leurs imbécillités amené la Grande-Bretagne au bord de la catastrophe. Non, il faut bien préciser alors que l’on parle de l’heure de gloire des soldats.

Citation de Cecil Algernon dans La Reine Victoria et Ses Premiers Ministres – p. 338 Continuer la lecture de « Russell Grenfell – Haine Inconditionnelle – Chapitres 3 et 4 »

La Fed a-t-elle déjà décidé des élections américaines de 2020 ?

Par F. William Engdahl − Le 30 juin 2019 – Source williamengdahl.com

En ce début de juillet 2019, les perspectives semblent positives pour la réélection de Donald Trump à la Présidence en novembre 2020. Les chiffres du marché boursier et du PIB semblent tous positifs… pour le moment. La grande question sans réponse est de savoir si ces indicateurs peuvent être maintenus jusqu’aux élections fatidiques. Car nous voyons déjà des signes qui sous-entendent des problèmes potentiels pour les Républicains.

Un problème majeur pour que Trump envisage de gagner un deuxième mandat en Novembre 2020 est le fait que depuis 1913, aucun président américain, ni le Congrès, ne contrôlent plus les décisions de la banque centrale, la légendaire Réserve fédérale ou Fed. Continuer la lecture de « La Fed a-t-elle déjà décidé des élections américaines de 2020 ? »

La mort de l’idée libérale

Par Dmitry Orlov – Le 02 juillet 2019 – Source Club Orlov

Le sommet du G20 qui s’est tenu la semaine dernière à Osaka a été un événement marquant : il a montré à quel point le monde avait changé. Les pièces maîtresses de la nouvelle configuration sont la Chine, la Russie et l’Inde, l’UE et le Japon étant des partenaires enthousiastes et l’intégration eurasienne étant la priorité absolue. L’ordre du jour était clairement établi par Xi Jinping et Poutine. May, Macron et Merkel – les dirigeants européens ne méritant pas vraiment ce titre – étaient clairement relégués en périphérie ; deux d’entre eux sont en train de s’en aller tandis que celui qui garde sa place (pour l’instant) ressemble de plus en plus à un toyboy. Les Européens ont perdu leur temps à marchander sur la question de savoir qui devrait diriger la Commission européenne, pour ensuite faire face à une rébellion ouverte sur leur choix dès leur retour au pays. Continuer la lecture de « La mort de l’idée libérale »

Un examen du culte gauchiste et de leur religion

Par Brandon Smith − Le 18 juin 2019 − Source Alt-Market.com

Les nouveaux militants du mouvement pour la liberté croient à tort que l’idée du « faux paradigme gauche/droite » signifie qu’il n’y a pas de spectre politique ; que toute cette notion de gauche contre droite est une invention. Ce n’est pas exactement le cas. Quand on parle de faux paradigmes en matière de politique (ou de géopolitique), il s’agit en fait de la classe élitiste, aussi connue sous le nom de globalistes, et du fait qu’elle n’a aucune orientation politique de droite ou de gauche. Ils ne se soucient ni des démocrates ni des républicains, ils n’ont aucune loyauté envers l’un ou l’autre parti. Leur loyauté va à leur propre agenda, et ils exploiteront les DEUX côtés pour obtenir ce qu’ils veulent chaque fois que possible. Continuer la lecture de « Un examen du culte gauchiste et de leur religion »