Dans «l’église de Vatican II», vous ne savez jamais où vous allez jusqu’à ce que vous y arriviez

THE FATIMA CENTER – Chris Ferrara

Dans une allocution prononcée lors de son voyage au Mozambique, le pape François a réitéré pour la énième fois son dédain thématique pour le passé, simplement parce que c’est le passé, en faveur d’un avenir incertain, simplement parce qu’il est l’avenir. Quoth Francis :

“Chers frères et sœurs, que cela nous plaise ou non, nous sommes appelés à affronter la réalité telle qu’elle est. Les temps changent et nous devons nous rendre compte que souvent nous ne savons pas comment trouver notre place dans de nouveaux scénarios : nous continuons à rêver des ” poireaux d’Egypte ” (Nombres 11:5), oubliant que la terre promise est devant nous, pas derrière nous, et dans nos lamentations des temps passés, nous nous transformons en pierre. Au lieu de proclamer la Bonne Nouvelle, nous annonçons un message morne qui n’attire personne et n’enflamme le cœur de personne.” Continuer la lecture de « Dans «l’église de Vatican II», vous ne savez jamais où vous allez jusqu’à ce que vous y arriviez »

Synode Amazonie: alea jacta est

Va-t-on se contenter d’entériner un état de fait, le mois prochain? Selon Sandro Magister – dont il faut absolument faire circuler le dernier billet de son blog Settimo Cielo -, en Amazonie, des diacres mariés célèbrent déjà la messe avec l’aval de leurs évêques, le Pape est au courant, et a même dit « Allez-y »!!


Sandro Magister a transcrit le contenu d’une vidéo qui circule sur internet: on y voit don Giovanni Nicolini, un prêtre bolognais de 79 ans, lié justement à la célèbre Ecole de Bologne, et proche du Pape (au moins par ses idées): Continuer la lecture de « Synode Amazonie: alea jacta est »

L’HÉROÏQUE RÉSILIENCE DES CHRÉTIENS D’IRAK

La Sélection du Jour (LSDJ)

En Irak, c’est toujours l’année zéro ! La défaite militaire de Daesh, achevée au début de cette année au terme de près de cinq ans de combats, a certes écarté le plus grand péril sur l’ensemble du territoire. Mais le pays est loin d’être sûr, notamment pour les chrétiens qui restent des citoyens de rang inférieur selon la Constitution irakienne, comme en tout pays musulman régi par la Charia. Avant la guerre lancée par les Etats-Unis contre l’Irak, les chrétiens étaient près d’un million et demi, soit environ 6% de la population irakienne. Aujourd’hui, il en reste moins de 250 000.

Ceux qui sont revenus dans les régions où ils ont leurs racines depuis l’aube du christianisme, non seulement ont tout à reconstruire, mais ne savent pas de quoi demain sera fait. Ainsi parmi les quelque 125 000 chrétiens qui avaient fui la plaine de Ninive, au nord de Mossoul, investie par Daesh en août 2014, beaucoup avaient trouvé refuge autour de la ville kurde d’Erbil. Après la libération de ces territoires, fin 2016, par les forces irakiennes et leurs alliés, des dizaines de milliers de chrétiens -presque la moitié selon certaines estimations- sont revenus dans leurs villes ou villages ruinés. Les autres sont restés à Erbil ou ont émigré.

Ces chrétiens ont retrouvé des voisins à majorité sunnite qui ont collaboré ou, en tout cas, peu résisté à Daesh. Ils restent à la merci des groupes de djihadistes qui resurgissent et frappent à l’improviste. Une autre menace pour les minorités religieuses vient des milices Shabak, de confession chiite et patronnée par l’Iran, qui ont lutté contre Daesh, puis assuré la sécurité des régions frontalières entre l’Irak et le Kurdistan irakien. Elles refusent à présent de quitter la zone comme l’ordonne le gouvernement de Bagdad qui semble d’autant plus impuissant à se faire obéir qu’il est lui-même sous l’influence de Téhéran. Après avoir figuré en bonne place dans les « dégâts collatéraux » causés par l’invasion américaine de l’Irak, les chrétiens irakiens n’ont rien de bon à attendre du regain de tensions entre les Etats-Unis et l’Iran.

Néanmoins, les presque 10 000 familles chaldéennes revenues dans la plaine de Ninive font preuve d’une résilience qui étonne les organisations humanitaires qui les assistent. Déjouant tous les pronostics, des jeunes reviennent d’exil pour aider à la reconstruction avec l’intention de rester au pays. Plutôt que de leur résilience, on pourrait parler de l’esprit de résistance qui les anime, car beaucoup ont pris conscience de l’enjeu civilisationnel, culturel et spirituel, attaché à leur survie : « Nous, chrétiens d’Irak, qui avons fait face à 1400 ans de persécution, de violence et de génocide, sommes prêts à élever la voix et à témoigner face à nos oppresseurs et au monde, quelles que soient les conséquences » témoigne dans un entretien à l’association Aide à l’Eglise en détresse (AED) (en lien ci-dessous) l’archevêque catholique chaldéen d’Erbil, Mgr Bashar Matti Warda.


IRAK : Cinq ans après l’exil, que reste-t-il des chrétiens ?
Aide à l’Eglise en détresse 06-08-2019
IRAK : Cinq ans après l’exil, que reste-t-il des chrétiens ?

Lire l’article sur le site de : AED

Combien gagne un cardinal?

INFOVATICANA – Specola répond à la question du million de dollars dans un article très intéressant.

C’est la question à un million de dollars. Ces jours-ci, nous avons eu assez de nouvelles pour nous parler des difficultés économiques du Vatican et du Saint-Siège, et beaucoup de nos lecteurs se sont posé cette question. Comme beaucoup de choses au Vatican, elle entre dans le mystère et parfois nous pensons que même Dieu ne sait pas vraiment ce qui va dans les poches de ses éminences. Continuer la lecture de « Combien gagne un cardinal? »

L’évêque du lobby gay crie à des religieuses de garder leurs terres

INFOVATICANA – En criant et en poussant la porte du monastère, l’évêque de Saltillo, Raúl Vera López, a effrayé quatre moniales appartenant à la congrégation des adoratrices du Saint Sacrement.

Devant 20 paroissiens, Frère Raúl Vera a osé violer verbalement les moniales – selon ce qu’elles dénonçaient – qui n’avaient d’autre choix que de fermer la porte du monastère et de le laisser dehors en criant.

La colère de Vera López est née de la donation d’un terrain qu’un croyant a fait aux Adorateurs pour construire leur monastère car ils vivent actuellement dans une maison louée. Continuer la lecture de « L’évêque du lobby gay crie à des religieuses de garder leurs terres »

Rapport: Plus de 120 églises endommagées par la guerre en Syrie depuis 2011

Cette photo du dossier du 1er avril 2018 montre une croix qui repose dans les décombres d’une église détruite qui a été détruite par des militants de l’État islamique en 2015, dans le village désert de Tal Jazeera, au nord de la Syrie. Le Réseau syrien pour les droits de l’homme basé au Qatar, un observateur de guerre syrien associé à l’opposition, a déclaré dans son rapport du lundi 9 septembre 2019 que plus de 120 lieux de culte chrétiens ont été endommagés ou détruits par toutes les parties au cours des huit années de conflit dans le pays. (Source : Hussein Malla/AP.)

CRUX – BEYROUT – Un observateur de guerre syrien associé à l’opposition a déclaré lundi que plus de 120 lieux de culte chrétiens ont été endommagés ou détruits par toutes les parties au cours des huit années de conflit dans le pays.

Certaines de ces attaques étaient délibérées, comme le groupe de l’État islamique qui a utilisé des bulldozers pour détruire l’ancien monastère Saint Elian dans la province de Homs en 2015. La majorité, cependant, a été causée par des combats de première ligne, des bombardements ou des roquettes. Continuer la lecture de « Rapport: Plus de 120 églises endommagées par la guerre en Syrie depuis 2011 »

UN PRÊTRE SORT DES LIVRES D’HARRY POTTER DE L’ÉCOLE POUR LES’MALÉDICTIONS ET LES SORTS’.

by Jules Gomes  •  ChurchMilitant.com

Le Pape Benoît XVI : ” Le phénomène Harry Potter corrompt la foi et les âmes chrétiennes “.

NASHVILLE, Tenn. (ChurchMilitant.com) – Un prêtre catholique a retiré la série Harry Potter de la bibliothèque de son école paroissiale parce que les livres présentent “la magie comme le bien et le mal”.

Le père Dan Reehil a envoyé un courriel le 28 août aux parents et aux enseignants de la St. Edward Catholic School de Nashville, au Tennessee, notant que ” les malédictions et les sorts utilisés dans les livres sont de véritables malédictions et sorts qui, lorsqu’ils sont lus par un être humain, risquent de conjurer les mauvais esprits devant la personne qui lit le texte “. Continuer la lecture de « UN PRÊTRE SORT DES LIVRES D’HARRY POTTER DE L’ÉCOLE POUR LES’MALÉDICTIONS ET LES SORTS’. »

Le jeu de bonneteau de François

Le pas de deux Rhin-Tibre est de retour

Steve Skojec
1Peter5
8 septembre 2019
Ma traduction

Sous le pontificat de François, à chaque fois qu’un synode se profile, nous assistons à ce qui est devenu une danse familière. Faute d’une meilleure description, nous l’appellerons le « pas de deux Rhin-Tibre » (Rhin-Tiber Two-Step). Il s’agit typiquement d’une routine soigneusement calculée entre Rome et l’Église allemande, une Église aux poches profondes qui, de l’avis général, a acheté une influence indue en payant les factures du Vatican, lequel connaît des difficultés financières. Il y a toujours des pas inhabituellement audacieux dans la danse, mais ils sont juste là pour éblouir et distraire. Ce que nous avons inévitablement en fin de compte, quand la musique s’arrête, c’est une forme de synthèse hégélienne qui fait avancer l’agenda de la « réforme » (alias la révolution) juste un peu plus loin.

Hier, Ed Condon de la Catholic News Agency (CNA) a rapporté que les évêques d’Allemagne « faisaient pression en faveur d’un programme synodal controversé » en coopération avec un « groupe laïc allemand influent » (le Comité central des catholiques allemands, connu sous le nom de ZdK) pour créer un « processus synodal contraignant » sur les questions dites clés « découlant de la crise des abus du clergé: célibat clérical, enseignement de l’Eglise sur la morale sexuelle et une réduction du pouvoir clérical ». L’ »assemblée synodale » qui serait proposée aurait le pouvoir de prendre des décisions au nom de l’Église allemande.
L’élément « contraignant » est ici le point-clé.
Selon Condon :

De récentes déclarations du ZdK indiquent l’attente que l’assemblée synodale devienne le principal forum de débat et de décision sur les questions ecclésiales en Allemagne.
L’Assemblée plénière du ZdK de 2019 a conclu que son accord pour participer à l’Assemblée synodale était conditionné par la garantie des évêques allemands que les résolutions synodales seraient contraignantes.

Si vous voulez savoir le genre de choses auxquelles la ZdK aimerait contraindre les catholiques allemands à travers ce « processus », ce n’est pas trop difficile à trouver. Le groupe a réclamé « l’admission des divorcés remariés civilement à la sainte communion, l’acceptation de toutes les formes de cohabitation, la bénédiction des couples de même sexe et le réexamen de l’enseignement de l’Église sur la contraception », comme on l’a déjà vu.

Le projet de document est encore en cours d’élaboration, mais Condon assure au lecteur que « la décision d’aller de l’avant vient malgré une mise en garde du pape François aux évêques allemands qu’ils doivent rester en phase avec toute l’Église ».
Le dicton « Fool me once, shame on you ; fool me twice, shame on me » (si tu me prends une fois, honte à toi, si tu me prends deux fois, honte à moi) sert une fois de plus à décrire l’interaction inédite entre le Vatican et l’Eglise allemande.
Mais allons faire un tour ensemble sur le chemin des souvenirs.


En 2015, le cardinal Reinhard Marx, président de la Conférence épiscopale allemande, membre d’origine du conseil des cardinaux conseillers du pape, aujourd’hui connu sous le nom de C6, et président du conseil de surveillance financière du Vatican (ce dernier étant sans doute son rôle le plus important, si l’on suit l’argent), a fait à la presse une déclaration provocatrice en prévision du débat sur la communion pour les divorcés « remariés »:

Le cardinal Marx, archevêque de Munich et Freising, a dit au Tagespost qu’en ce qui concerne la doctrine, l’épiscopat allemand reste en communion avec l’Église, mais sur des questions individuelles de pastorale, « le synode ne peut prescrire en détail ce que nous devons faire en Allemagne ». Les évêques allemands veulent publier leur propre lettre pastorale sur le mariage et la famille après le synode
« Nous ne sommes pas uniquement une filiale de Rome », a dit le cardinal. « Chaque conférence épiscopale est responsable de la pastorale dans sa culture et doit proclamer l’Évangile à sa manière. Nous ne pouvons pas attendre jusqu’à ce qu’un synode déclare quelque chose, car c’est ici que nous devons accomplir le ministère du mariage et de la famille. »

Ce fut donc une surprise qu’à la veille du synode [de 2015], Marx soit soudain devenu ambassadeur de l’unité et de l’obéissance à Rome:

« Nous devons essayer de rester unis », a-t-il dit. « L’Église est la seule institution au monde qui peut parvenir à un accord unanime. Dieu merci, nous avons le pape. Nous, les évêques, n’avons pas à décider. L’unité de l’Église n’est pas en danger. Et une fois que le pape aura décidé, nous nous conformerons à sa décision. »

J’ai suggéré à l’époque que ce renversement complet de sa position sans aucune explication était probablement le résultat de certaines assurances du pape que l’Église allemande allait obtenir exactement ce qu’elle voulait.
Et maintenant, avec le recul, nous savons que c’est ce qui s’est passé (les Allemands ont obtenu ce qu’ils voulaient)
Pour clarifier les choses, je vais vous donner un autre exemple, un peu plus complexe.

La question de l’intercommunion entre catholiques et protestants a été mise en avant lors d’une rencontre entre le pape et des luthériens à Rome en 2015. L’épouse luthérienne d’un catholique a demandé au pape si elle pouvait recevoir la communion dans une église catholique. Il a répondu:

C’est un problème auquel chacun doit répondre, mais un pasteur-ami m’a dit un jour: « Nous croyons que le Seigneur est présent là, il est présent. Vous croyez tous que le Seigneur est présent. Et alors quelle est la différence? » – « Eh, il y a des explications, des interprétations ». La vie est plus grande que les explications et les interprétations. Faites toujours référence à votre baptême. « Une foi, un baptême, un Seigneur ». C’est ce que nous dit Paul, et ensuite en tirer les conséquences. Je n’oserais jamais le permettre, car ce n’est pas ma compétence. Un seul baptême, un seul Seigneur, une seule foi. Parlez au Seigneur et allez de l’avant. Je n’ose rien dire de plus.

Dans les années qui ont suivi, cela déclencha une vague de développements sur l’intercommunion. En février 2018, ils ont culminé avec la décision des évêques allemands de publier un document d’orientation permettant aux protestants, sous certaines conditions, de recevoir la Sainte Communion dans les églises catholiques.
Cependant, en avril de la même année, le Pape François signa la décision de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de rejeter le document. Les évêques allemands nièrent que leur décision ait été rejetée. Des sources continuaient d’affirmer que non seulement elle avait été rejetée, mais que le pape avait expressément dit aux évêques allemands qu’il ne voulait pas publier un document sur l’intercommunion. (Vous entendez, la musique de la danse?)
Les catholiques fatigués de se battre se réjouirent que le pape ait pour une fois fait quelque chose d’orthodoxe.

Pas si vite, ai-je prévenu. Examinez son dossier à ce sujet. Il ne fait pas ce que vous croyez qu’il fait.

Et deux mois plus tard, nous avons eu notre réponse sur sa position. « Le Pape dit que les évêques locaux doivent trancher au sujet de l’intercommunion » titrait Crux le 21 juin 2018. François disait lors d’une conférence de presse en avion [de retour de Genève où il s’était rendu à l’occasion du 70e anniversaire du conseil œcuménique des églises] qu’il soutenait la demande faite par la CDF aux évêques allemands de « repenser » leur proposition.
Mais était-ce parce qu’il était opposé à l’intercommunion? Pas du tout:

En vertu du code de la loi Canon (sic!), c’est à l’évêque local de décider dans quelles conditions la communion peut être administrée aux non-catholiques, et pas aux conférences épiscopales locales.
« Le code dit que l’évêque de l’église particulière, et c’est un mot important, « particulière », dans le sens d’un diocèse, est responsable de ça… c’est entre ses mains. »
De plus – dit François -, le problème d’avoir une conférence épiscopale entière qui s’occupe de ces questions, c’est que « quelque chose qui a été élaboré dans une conférence épiscopale devient rapidement universel ».

Ce que François ne voulait pas, et là où les évêques allemands avaient trébuché sur la piste de danse (volontairement ou non), c’est qu’ils voulaient faire quelque chose d’explicite et de standardisé, qui aurait été plus efficace si cela avait été vague et relatif à chaque diocèse. Ils avaient fait preuve d’un peu trop d’organisation, ce qui va à l’encontre de l’idée que le pape se fait de « faire le bazar ».

Ils ont toujours eu exactement ce qu’ils voulaient. En fait, chaque évêque a obtenu encore plus de pouvoir sur la question que s’il s’agissait d’une politique à l’échelle de la conférence. L’illusion de l’opposition papale à l’intercommunion n’était que cela: une illusion.

J’appelle cette technique « bonneteau (shell game) papal », en référence au tour de magie où un magicien utilise une balle cachée sous l’un des trois gobelets et demande à son public de découvrir où elle se trouve lorsqu’il les replace sur la table:

Le problème avec la version bergoglienne de cette illusion est qu’il n’y a pas de révélation finale. Le magicien distrait le public de ce qui se passe sur la table et le remercie d’être venu sans jamais soulever les gobelets pour lui montrer où la balle a atterri. Il ne veut pas qu’ils sachent qu’il a fait son tour de magie, parce que tout son travail consistait simplement à les distraire assez longtemps pour qu’ils oublient qu’il faisait un tour.

Ceux qui regardent le spectacle rentrent chez eux en supposant que la balle est restée où elle était.
Mais elle n’est plus sous le gobelet « François-interdit-l’intercommunion-via-la-CDF« . Elle est à présent sous le gobelet « François-dit-que-les-évêques-individuels-peuvent-décider-des-règles-de-l’intercommunion« .
Et le résultat final ?
Pas de décision du sommet. Pas de décret officiel. C’est beaucoup plus facile de jeter la balle par terre et de créer le chaos. Atomiser et déconstruire la foi universelle, un évêque à la fois.

Nous revoilà donc avec les Allemands à la tête d’un « processus synodal », dont nous savons que François est friand. Après tout, toute sa papauté a été une véritable porte tambour d’émeutes synodales.
Ils [les allemands] impliquent un grand groupe de laïcs, ce qui est très « Vatican II », et qui semble super-collaboratif, et comme par hasard, ils ont choisi de travailler avec un groupe connu pour pousser à renverser les enseignements moraux non négociables de la Foi.
Et maintenant, le pape intervient, mettant en garde l’Église allemande :

… contre des « plans et des mécanismes » qui pourraient s’avérer « tout sauf utiles pour un chemin commun » pour l’Église. Le pape a dit que tout « chemin synodal » devrait faire l’objet d’une réflexion approfondie.

« Ce que cela signifie concrètement et comment cela va se développer devra certainement être considéré encore plus profondément », a écrit le pape, rappelant aux Allemands que la synodalité « signifie sortir avec toute l’Église sous la lumière de l’Esprit Saint ».
L’objectif déclaré du groupe est de « livrer les premiers résultats intermédiaires » de leurs projets de résolution cet automne, les rapports « devant coïncider avec la réunion du Synode sur l’Amazonie à Rome, à laquelle les membres de la hiérarchie allemande se sont intéressés de près et où ils ont joué un rôle influent dans la rédaction des documents préparatoires ».

Zut, tout ça me semble bien familier.

Le pape fera-t-il pression pour un programme plus décentralisé en Allemagne? Les évêques allemands donneront-ils au pape l’assurance que même leurs décisions « contraignantes » seront le fruit d’un consensus populaire ?
Je ne sais pas, et ça n’a pas vraiment d’importance de toute façon. Ne vous laissez pas distraire par la danse. Quoi qu’ils veuillent vraiment, l’Église allemande obtiendra ce qu’elle veut, et elle deviendra la pépinière pour des résultats similaires dans d’autres pays où la volonté de suivre son exemple existe. Comme pour la communion dans la main, la permission limitée de continuer un abus peut se transformer rapidement en un droit universel. Ceux qui pensent différemment n’ont pas prêté attention.

Le Rhin en deux étapes est de retour

1P5Steve Skojec 

“Tout le secret réside dans la confusion de l’ennemi, de sorte qu’il ne puisse pas comprendre notre véritable intention.”

UnSun Tzu, l’art de la guerre

Alors que chacun des synodes sous le pontificat de François s’amorce, nous assistons à ce qui est devenu une danse familière. Faute d’une meilleure description, nous l’appellerons le “Rhin-Tiber Two-Step”. Il s’agit généralement d’une routine soigneusement calculée entre Rome et l’Église allemande, une Église aux poches profondes qui, de l’avis général, a acheté une influence indue en payant les factures du Vatican, qui connaît des difficultés financières. Il y a toujours des pas inhabituellement audacieux dans la danse, mais ce sont juste pour éblouir et distraire. Ce que nous avons inévitablement en fin de compte, lorsque la musique s’arrête, c’est une forme de synthèse hégélienne qui fait avancer l’agenda de la ” réforme ” (la révolution AKA) juste un petit peu plus loin. Continuer la lecture de « Le Rhin en deux étapes est de retour »

LES CATHOLIQUES FIDÈLES EXIGENT UN CHANGEMENT À ROME

par Stephen Wynne  • ChurchMilitant.com

Veillée de prière devant le Vatican à la veille du synode amazonien

ROME (ChurchMilitant.com) – Un groupe de fidèles catholiques lance une campagne de prière pour débarrasser le Vatican de la corruption.

Organisé par un “groupe d’amis catholiques, laïcs et consacrés”, “Prions pour l’Eglise”, se tiendra le 5 octobre, veille du Synode de l’Amazonie, à Rome.

Expliquant leur motivation, les organisateurs citent la complainte du Cdl Joseph Ratzinger du Vendredi Saint 2005 : “Qu’il y a de la crasse dans l’Église, et même parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir entièrement !”

L’annonce de la campagne énumère 10 “grâces” que les participants demandent à Dieu : Continuer la lecture de « LES CATHOLIQUES FIDÈLES EXIGENT UN CHANGEMENT À ROME »