Vatican II ne peut pas être séparé de son «Esprit»

1P5 – Kenneth Dobbs

Nous avons déjà entendu tout cela.

Le problème n’était pas le Concile Vatican II, mais l'”esprit de Vatican II”. Les documents eux-mêmes ne sont pas si mauvais. Les modernistes ont détourné la confusion après le Concile, les traditionalistes qui ont dénigré Vatican II ne savent probablement rien des documents. L’archevêque Lefebvre a même signé la plupart des documents du Concile !”

Les arguments énumérés ci-dessus ont été débattus à l’infini. Bien que les factions de l’Église ne s’accordent pas sur le fait que Vatican II ait été problématique en soi, elles s’accordent toutes (à l’exception des factions hérétiques) pour dire que le prétendu “Esprit de Vatican II” a été préjudiciable à la Foi. Mais quel était exactement cet Esprit ? Continuer la lecture de « Vatican II ne peut pas être séparé de son «Esprit» »

Le Vatican se voue à l’écologisme anti-humain

La NBQ – Riccardo Cascioli

Hier, grande implication des médias du Vatican et du Pape pour la célébration de la 50e Journée de la Terre, consacrée à l’encyclique Laudato Si’. Un événement qui marque la fusion définitive entre le Saint-Siège et les lobbies écologiques du monde entier, malgré le fait que les forces à l’origine de la Journée de la Terre soient les héritières des Sociétés Eugéniques.

Ce qui a été vécu hier au Vatican pourrait être archivé comme une nouvelle grande manifestation de la pensée écologique qui est la marque de ce pontificat. Ce qui serait déjà assez grave, mais ce qui s’est passé hier est bien plus, c’est la fusion définitive de la pensée et de l’action entre le Saint-Siège et les lobbies écologistes mondiaux.

Hier, on célébrait en effet la 50e Journée de la Terre, un anniversaire important, rond comme on dit, qui tombe à un moment très particulier, en raison de la fameuse pandémie en cours. Devant éviter les rassemblements, l’accent a été mis sur un marathon multimédia de 12 heures, avec le titre significatif de #OnepeopleOneplanet, auquel ont participé les médias du Vatican (Vatican News au premier rang) et TV2000 (la chaîne de la Conférence épiscopale italienne). Continuer la lecture de « Le Vatican se voue à l’écologisme anti-humain »

Formicola et la dérive marxisante du pontificat

STILUM CURIAE

À Pâques, Jorge Mario Bergoglio a envoyé une lettre (voir aussi ici) aux mouvements dits populaires – ou mieux, prétendus -, qui sont, selon moi, la sentine dans laquelle s’écoulent toutes les eaux usées idéologiques de la pire modernité, du communisme à l’ancienne, au radicalisme de masse, jusqu’à l’idolâtrie écologiste de la terre-mère et à l’immigrationisme subversif.

Jorge Mario Bergoglio n’a jamais fait confiance à ceux qui luttent pour le droit à la vie, contre l’anoblissement (comme le déplorait le très regretté cardinal Caffarra, un autre à qui il ne voulait pas faire confiance) et l’institutionnalisation Continuer la lecture de « Formicola et la dérive marxisante du pontificat »

Aucun n’était égal au poids mais Dieu

THE CATHOLIC THING – St. John Henry Newman

Il a dû, mes chers frères, porter le poids du péché ; il a dû porter vos péchés ; il a dû porter les péchés du monde entier. Le péché est une chose facile pour nous ; nous y pensons peu, nous ne comprenons pas comment le Créateur peut y penser beaucoup, nous ne pouvons pas amener notre imagination à croire qu’il mérite un châtiment, et, lorsque même dans ce monde les châtiments s’ensuivent, nous les expliquons ou nous en détournons notre esprit. Continuer la lecture de « Aucun n’était égal au poids mais Dieu »

Les femmes ne peuvent pas devenir prêtres” : Cardinal Müller

LIFESITENEWS 

L’ordination n’est pas simplement un ministère auquel tout le monde peut aspirer.

Le cardinal Gerhard Müller, ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, s’est récemment prononcé, dans une interview, contre le fait de permettre aux protestants de recevoir la Sainte Communion en même temps que les catholiques (intercommunion) et contre l’ordination des femmes.

Ce dernier sujet a de nouveau fait l’actualité après que le pape François a créé une nouvelle commission pour l’étude du diaconat féminin. Le 8 avril, le pape François a annoncé qu’après avoir consulté le nouveau chef de la CDF, le cardinal Luis Francisco Ladaria Ferrer, Continuer la lecture de « Les femmes ne peuvent pas devenir prêtres” : Cardinal Müller »

La preuve historique de la résurrection la moins appréciée des laïcs

1P5 – Nishant Xavier

L’une des nombreuses preuves irréfutables de la résurrection de Notre Seigneur Jésus-Christ que même les non-chrétiens sérieux sont obligés d’affronter est le témoignage de Flavius Josèphe, historien juif du premier siècle et témoin oculaire de l’accomplissement remarquable des prophéties de Notre Sauveur concernant la destruction de Jérusalem en 70 après J.-C. Bp. Eusèbe fait l’éloge de Josèphe pour l’exactitude de son récit, qui concorde admirablement avec les Écritures. Pour les saints et pour nous, le témoignage Continuer la lecture de « La preuve historique de la résurrection la moins appréciée des laïcs »

Les châtiments de Dieu, la correction des enfants est une miséricorde

DC – Riccardo Barile

Saint Thomas d’Aquin observe que l’homme vit en se reliant à trois niveaux : avec lui-même, avec la société et avec Dieu. Son péché provoque un triple châtiment : “un de lui-même, qui est le remords de la conscience ; un autre des hommes ; un troisième de Dieu”. Mais l’intention première de Dieu n’est ni une punition, ni une vengeance, mais simplement de nous convertir pour que nous puissions nous tourner vers lui.

J’ai conclu l’article précédent sur les châtiments de Dieu (ici) en notant la nécessité de passer d’une compréhension des Écritures à une intelligence systématique de celles-ci, car une simple liste de textes, même si elle est organisée, soulève des questions essentielles qui restent souvent sans réponse. Voici quelques précisions. Continuer la lecture de « Les châtiments de Dieu, la correction des enfants est une miséricorde »

Ce qu’a fait Fulton Sheen lorsque des églises ont été fermées

1P5 – Gina Sower 

Je me souviens de mon choc et de mon incrédulité totale lorsque notre diocèse a fermé toutes les églises. Il semblait impossible (et c’est toujours le cas) qu’il n’y ait pas de sacrements disponibles pour les laïcs. En quoi cela a-t-il un sens ? En cette période de pandémie mondiale, de peur et d’incertitude, les sacrements sont ce dont nous semblons avoir le plus besoin ! Pourtant, nous savons que lorsque Dieu permet que quelque chose nous soit enlevé, c’est pour nous enseigner quelque chose, et finalement pour apporter un plus grand bien à travers la souffrance de son Église. Mais quel bien pourrait-il y avoir à être privé des sacrements ? Continuer la lecture de « Ce qu’a fait Fulton Sheen lorsque des églises ont été fermées »

La Main de Dieu et la Main des Hommes

CR – Roberto de Mattei

Le scénario international pour le printemps 2020 est nouveau, inattendu et dramatique. Ce qui domine, c’est la confusion, car personne ne peut dire qu’il sait vraiment ce qui s’est passé : d’où vient le Coronavirus, quand il va disparaître et comment il faut le traiter. Cependant, il est certain que, dans le cadre de ce scénario, deux villes continuent de s’affronter dans l’histoire, la Civitas Dei et la Civitas diabuli : leur but est de se détruire mutuellement. Ce sont les deux villes dont parle saint Augustin : “L’une est la société des hommes pieux, l’autre des rebelles, chacun avec les anges qui lui appartiennent, dans laquelle d’une part l’amour de Dieu est supérieur, d’autre part l’amour de soi” (De Civitate Dei, lib. XIV, c. 13,1). Continuer la lecture de « La Main de Dieu et la Main des Hommes »

Célibat, Amazonie, Allemagne. Le retour du cardinal Sarah

Le matin du dimanche de Pâques et le matin du lundi de Pâques, la revue française « Valeurs actuelles » a mis en ligne en deux parties un long entretien du cardinal Robert Sarah retranscrit par Charlotte d’Ornellas :

> “Là où règne la confusion, Dieu ne peut habiter!”: le cardinal Sarah appelle à l’unité de l’Eglise

> Cardinal Sarah: “Cette épidémie disperse la fumée de l’illusion”

Dans la première partie de l’interview, le cardinal Sarah revient sur le livre qu’il a écrit et publié avec le pape émérite Benoit XVI intitulé « Des profondeurs de nos cœurs », qui défend vigoureusement le célibat du clergé.

Le cardinal dénonce l’instrumentalisation des invectives contre le livre et ses deux auteurs.  Il répète que sa publication, en janvier dernier, a été faite « dans un esprit de profonde obéissance filiale au Saint-Père ».  Et il souhaite qu’on discute enfin de ce dont parle vraiment le livre et que le Pape François en personne a montré partager quand il a dit – en faisant écho à Paul VI – que « je préfère donner ma vie que de changer la loi du célibat ».

Mais dans cet entretien, le cardinal Sarah parle également d’autres sujets : du synode sur l’Amazonie, du synode d’Allemagne, des divisions au sein de l’Église, des abus sexuels, ainsi que la « crise de civilisation « mise au jour par la pandémie du coronavirus.

Voici donc un bref extrait de son entretien sur les points qui concernent le plus la vie de l’Église.

Un article de Sandro Magister, vaticaniste à L’Espresso.

*

Le livre sur le célibat

Avec Benoît XVI nous avions voulu ouvrir un débat de fond, une réflexion sereine, objective et théologique sur le sacerdoce et le célibat, en nous appuyant sur la révélation et les données historiques. […] J’ai lu beaucoup d’invectives et d’injures mais très peu de réflexion théologique et pastorale et surtout très peu de comportements chrétiens.

 

Pourtant, avec Benoît XVI, nous faisions des propositions audacieuses de réforme du mode de vie des prêtres. Personne n’a relevé ni commenté ce que je crois être les pages les plus importantes de notre réflexion, celles qui concernent le nécessaire renoncement aux biens matériels de la part des prêtres, celles qui appellent à une réforme fondée sur la recherche de la sainteté et la vie de prière des prêtres, celles qui invitent « à se tenir devant toi et te servir ». […] A tout cela s’ajoute la nécessité de servir Dieu et les hommes. Notre livre se voulait spirituel, théologique et pastoral, les médias et quelques experts auto-proclamés en ont fait une lecture politique et dialectique. Maintenant que les polémiques stériles se sont dissipées, peut-être pourra-t-on enfin le lire vraiment ? Peut-être pourra-t-on en discuter paisiblement ?

Le synode sur l’Amazonie

Au lendemain de la publication de l’Exhortation apostolique “Querida Amazonia” du Pape François, certains prélats ont manifesté de la déception et du dépit. Ils n’étaient pas inquiets pour les peuples d’Amazonie mais déçus parce que l’Église, selon eux, aurait dû profiter de cette occasion pour se mettre au diapason du monde moderne. On a bien vu à ce moment que la question amazonienne avait été instrumentalisée. On avait utilisé la détresse des pauvres pour promouvoir des projets idéologiques.

 

Je dois avouer qu’un tel cynisme m’attriste profondément. Au lieu de travailler à faire découvrir aux peuples de l’Amazonie la profondeur et la richesse uniques de la personne de Jésus Christ et de son message de salut, on a voulu « amazoniser » Jésus-Christ et lui faire épouser les croyances et pratiques des indigènes amazoniens, en leur proposant un sacerdoce à taille humaine adapté à leur situation. Les peuples de l’Amazonie, comme ceux d’Afrique, ont besoin d’un Christ Crucifié, scandale pour les juifs, folie pour les païens, vrai Dieu et vrai homme, qui est venu sauver les hommes marqués par le péché, leur donner la Vie, et les réconcilier entre eux et avec Dieu, en faisant la paix par le sang de sa Croix.

Les divisions au sein de l’Église

L’unité des catholiques n’est pas une simple affection sentimentale. Elle se fonde sur ce que nous avons en commun : la révélation que le Christ nous a laissée. Si chacun défend son opinion, sa nouveauté, alors la division se répandra partout. La source de notre unité nous précède. La foi est une, c’est elle qui nous unit. L’hérésie est le véritable ennemi de l’unité. Je suis frappé de constater que le subjectivisme hystérise les débats. Si l’on croit à la vérité, on peut la chercher ensemble, on peut même avoir des débats francs entre théologiens, mais les cœurs demeurent apaisés. On sait bien qu’à la fin la vérité apparaît. Au contraire, quand on remet en cause l’objectivité intangible de la foi, alors tout se transforme en rivalité de personnes et en luttes de pouvoir. La dictature du relativisme, parce qu’elle détruit la confiance paisible en la vérité révélée, empêche un climat de sereine charité entre les hommes. […]

L’unité de la foi suppose l’unité du magistère dans l’espace et dans le temps. Quand un enseignement nouveau nous est donné, il doit toujours être interprété en cohérence avec l’enseignement qui précède. Si nous introduisons des ruptures et des révolutions, nous brisons l’unité qui régit la sainte Église au travers des siècles. Cela ne signifie pas que nous soyons condamnés au fixisme. Mais toute évolution doit être une meilleure compréhension et un approfondissement du passé. L’herméneutique de réforme dans la continuité que Benoît XVI a si clairement enseignée est une condition sine qua non de l’unité.

Le synode d’Allemagne

Ce qui se passe en Allemagne est terrible. On a l’impression que les vérités de la foi et les commandements de l’Evangile vont être mis aux voix. De quel droit pourrions-nous décider de renoncer à une partie de l’enseignement du Christ ? Je sais que beaucoup de catholiques allemands souffrent de cette situation. Comme l’a souvent dit Benoît XVI, l’Église d’Allemagne est trop riche. Avec l’argent on est tenté de tout faire : changer la Révélation, créer un autre Magistère, une Eglise non plus une, sainte, catholique et apostolique, mais allemande. Le risque pour elle est de se penser comme une des institutions du monde. Comment dès lors ne finirait-elle pas par penser comme le monde ?

Les abus sexuels

Cette crise est d’abord une crise de la foi et une profonde crise du sacerdoce. La découverte des crimes abominables des prêtres en est le symptôme le plus terrifiant. Quand Dieu n’est pas au centre, quand la foi ne détermine plus l’action, quand elle n’oriente plus et n’irrigue plus la vie des hommes, alors de tels délits deviennent possibles. Il nous faut recommencer, dit Benoît XVI, à vivre à partir de Dieu et en vue de Dieu. Avant toutes choses, les prêtres doivent apprendre à reconnaître Dieu comme le fondement de leur vie et à ne pas le laisser de côté comme s’il s’agissait d’une formule sans contenu réel. Quand une vie sacerdotale n’est pas centrée sur Dieu, elle risque de se laisser entraîner par une forme d’ivresse de pouvoir. Comme le disait encore Benoît XVI, « Pourquoi la pédophilie a-t-elle atteint de telles proportions ? En dernière analyse, la raison en est l’absence de Dieu. »

Diakonos