Le problème, ce sont les ennemis de la vérité, pas les ennemis du pape

INFOVATICANA – Il y a un mouvement révolutionnaire aux sommets de l’Église qui, pour consolider son pouvoir, qualifie d'”ennemi du pape” celui qui soulève une objection. Le cas de l’Institut pontifical Jean-Paul II est emblématique en ce sens, mais ce n’est pas le seul. Le vrai conflit n’est pas entre ceux qui sont pour ou contre le Pape, mais entre ceux qui veulent vivre et témoigner de la Vérité et ceux qui veulent établir une Église nouvelle faite des mains de l’homme. Continuer la lecture de « Le problème, ce sont les ennemis de la vérité, pas les ennemis du pape »

Viganò attire l’attention sur les «filets du marxisme» au cœur de l’Église

Archbishop Viganò THE REMNANT – Nous sommes très encouragés de lire l’interview récente de l’archevêque Viganò, publiée sur InsideTheVatican.com il y a quelques jours.

Alors que les fidèles catholiques luttent pour affronter efficacement la crise dans l’Église et, le cœur brisé, pour suivre la parodie qui se passe au Vatican, Mgr Viganò apparaît à la fois comme un rayon d’espoir et une voix de raison.

Viganò a vécu dans le silence – ses propres mots – tout en gardant un œil avisé sur la Révolution de François. Le prochain synode amazonien, représenté par l’affreux Instrumentum Laboris (IL), a reçu une réprimande spéciale de l’archevêque.

Là où le cardinal Walter Brandmuller a averti que la VA inclut l’hérésie et indique l’apostasie, Mgr Viganò prévient que la principale chose qui manque dans le document de travail du Synode amazonien est la figure du Christ Lui-même :

“En fait, la figure du Christ est absente. Le document de travail du Synode témoigne de l’émergence d’une théologie catholique post-chrétienne, maintenant, en ce moment. Et c’est très troublant. C’est contre tout ce pour quoi j’ai travaillé et cru toute ma vie.

“Examinons l’histoire des Jésuites”, poursuit Viganò. “C’est quelque chose que j’étudie maintenant avec beaucoup d’attention. En fait, si vous voulez connaître la synthèse de ma pensée, c’est ceci :

Ce que nous voyons maintenant, c’est le triomphe d’un plan vieux de 60 ans, l’exécution réussie d’un plan bien pensé pour apporter une nouvelle sorte de pensée au cœur de l’Église, une pensée enracinée dans des éléments de la théologie de la libération contenant des éléments de marxisme, peu intéressés par la liturgie catholique traditionnelle ou la morale ou théologie, mais plutôt centrés sur la ” praxis ” dans le domaine de la justice sociale. Et maintenant ce plan a atteint l’un de ses buts suprêmes, avec un jésuite sur le siège de Pierre…”

Un plan sur 60 ans ? Hmmmmmmm….que se passait-il il y a soixante ans ? Il semble que l’archevêque Viganò commence à admettre que ce que les catholiques traditionnels prient depuis soixante ans serait révélé : Le Concile Vatican II, bien que valablement convoqué, a été coopté par des modernistes, infiltré par des marxistes et miné par des bombes à retardement théologiques d’ecumaniaques.

Vatican II a été un désastre qui a conduit à la plus grande crise de croyance et de pratique de l’histoire de l’Église. En termes simples, il est grand temps que les hommes de bien cessent de le défendre.

Dans la mesure où il réitère l’enseignement antérieur de l’Église, le Concile est infaillible, oui, mais aussi inutile, puisque nous avons déjà cet enseignement antérieur de l’Église, qui est sans ambiguïté, sur lequel nous pouvons compter. Alors à quoi sert Vatican II, planté de mines terrestres théologiques ?

Un autre problème du Conseil est l’omniprésence d’un langage vague et imprécis – qui a été intentionnellement employé par des mains sournoises pour être interprété à la lumière du modernisme – et non de la tradition – dans les années qui ont suivi la clôture du Conseil, en 1965.

Cardinal Burke, Cardinal Sarah, Evêque Schneider, Archevêque Sample, s’il vous plaît, il est temps d’abandonner le Conseil. Il n’y a pas d’herméneutique de la continuité. C’est une rupture. Et malgré les bonnes intentions de beaucoup de Pères du Concile, malgré son placage parfois orthodoxe et ses beaux passages occasionnels, dans le cœur et l’esprit maléfique du Concile, il y a une révolution du début à la fin et de haut en bas.

Trop dur ? Regarde autour de toi. L’Église catholique est en désordre. Il y a longtemps que la liturgie catholique s’est promenée dans la rue théologique Sésame et n’est jamais revenue. Le sacerdoce catholique est devenu une’profession gay’. Les fruits de Vatican II sont ceux du Diable lui-même, et le temps est venu de lui enfoncer un pieu dans le cœur.

Jean Vianney contre les faux prêtres

Julia Meloni1P5  – Julia Meloni

PRÉFACE : Je ne tenterai pas d’expliquer comment ces deux lettres sont tombées entre mes mains. Je me contenterai de noter combien leur contenu est curieux à la lumière des débats qui entourent le prochain Synode amazonien.

1.
Ma chère Wormwood :

Je suis profondément troublé par votre relâchement à l’égard des prêtres. Vous procédez comme s’ils étaient égaux à nos autres patients, comme s’ils n’avaient pas besoin d’un plus grand battage spirituel. Je m’efforcerai donc de vous écrire sur le sacerdoce : comment nous le méprisons, comment nous l’abhorrons, comment nous entendons l’attaquer. Continuer la lecture de « Jean Vianney contre les faux prêtres »

Pourquoi récupérer le dimanche du domaine numérique ?

 NATIONAL CATHOLIC REGISTER – COMMENTAIRE : L’importance du débranchement le jour du Seigneur.
K.V. Turley
J’ai commencé à remarquer que le dimanche devenait juste un autre jour de travail, pas un jour de repos, et certainement pas un jour de repos pour être sanctifié.

J’ai donc décidé qu’il était temps de me déconnecter numériquement.

Avec le recul, peut-être, c’est vraiment le moment où j’ai commencé à me connecter. Un jour dédié à la foi, à la famille et à tout ce qui est libre de la toile mondiale, le dimanche est devenu le “Sabbat de l’Élimination”.

Selon une étude de l’Université de Californie du Sud, entre 2000 et 2018, le temps passé en ligne chaque semaine par l’Américain moyen est passé de 9,4 heures à 23,6 heures, le temps passé en ligne à la maison passant de 3,3 à 17,6 heures par semaine. Au cours de la même période, la proportion d’Américains accédant à Internet à partir d’appareils mobiles est passée de 23% en 2010 à 84%. Aux États-Unis, l’utilisation de la messagerie électronique sur smartphone est passée de 21 % à 79 %, et la musique en continu sur les téléphones est passée de 13 % à 67 %.

Au Royaume-Uni, un rapport gouvernemental publié en 2018 révèle que les deux tiers des adultes britanniques (64 %) considèrent Internet comme ” un élément essentiel de leur vie “, un adulte sur cinq (19 %) admettant passer plus de 40 heures par semaine sur Internet. Et, pour la première fois depuis que ces enquêtes ont été complétées, on a constaté que les femmes passaient plus de temps en ligne que les hommes. Comme on pouvait s’y attendre, le taux de possession de téléphones intelligents au Royaume-Uni est passé de 7 % en 2008 à 78 % dix ans plus tard, mais, ce qui est révélateur, le nombre d’appels téléphoniques effectués à partir de ces appareils avait diminué. Les personnes interrogées ont déclaré qu’elles considéraient le téléphone comme un moyen de rester connecté numériquement, et non comme un moyen de communiquer avec les autres.

Ne prétendons pas que la majorité du temps passé en ligne est consacrée à l’éducation ou au divertissement inoffensif. Les sites Web pornographiques ont plus de trafic chaque année que Netflix, Amazon et Twitter combinés. L’association à but non lucratif Fight the New Drug a analysé le site porno le plus populaire au monde. Il a trouvé : 33,5 milliards de visites en 2018. Il s’agit d’une moyenne quotidienne de 92 millions de visiteurs, ce qui équivaut aux populations combinées de l’Australie, du Canada et de la Pologne qui visitent ce site chaque jour. Et il ne semble pas y avoir de fin à ce nouveau matériel pour ce public. Regarder les films pleins de cochonneries téléchargés sur ce site en 2018 seulement prendrait 115 ans.

Pas plus tard que cette année, en juillet, une étude du groupe de réflexion français The Shift Project a révélé que la pornographie sur Internet produisait plus de dioxyde de carbone que l’ensemble du territoire belge. Si ces statistiques sont exactes, il semble que la pornographie en ligne ne détruit pas seulement des vies, des familles et des mariages, mais aussi la planète.

Pour beaucoup, cependant, le danger réel de l’utilisation d’Internet n’est pas tant le contenu toxique qui est consommé en ligne que le temps passé à interagir non pas avec des êtres humains mais avec un téléphone, un ordinateur ou avec des “amis” virtuels. Si la pornographie en ligne apporte une gratification sexuelle, d’une certaine manière, sans recours aux relations humaines, les “médias sociaux” offrent une vie sociale, encore une fois d’une certaine manière, sans recours, dans de nombreux cas, à la rencontre humaine face à face. Cette vie sociale informatisée échappe à l’engagement avec des êtres humains en chair et en os qui, contrairement aux ordinateurs et aux téléphones, ne peuvent être éteints, bloqués et redémarrés au gré de leurs envies.

Le 27 juin 2017, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a annoncé au monde entier que la plateforme sociale comptait désormais 2 milliards d’utilisateurs en ligne. En 2018, il compte 2,3 milliards d’utilisateurs.

Pour donner une certaine perspective sur le leviathan Internet que Facebook est devenu, la comparaison avec ses rivaux les plus proches révèle que YouTube a 1,9 milliards d’utilisateurs mensuels, et WhatsApp (qui est la propriété de Facebook) a 1,5 milliards, avec d’autres sites Web en retard sur ces leaders. Twitter, par exemple, en 2019, compte 330 millions d’utilisateurs actifs par mois. Comme on pouvait s’y attendre, Facebook est la quatrième entreprise la plus précieuse au monde, avec un chiffre d’affaires de 55,838 milliards de dollars en 2018.

Plus de deux milliards d’utilisateurs sont une attraction majeure pour les annonceurs. En 2017, on estimait que les deux tiers des utilisateurs de Facebook visitaient le site par cycle de 24 heures. Ce sont ces milliards d’utilisateurs qui créent le contenu pour Facebook : Ils font le travail, le marketing et la vente, puis Facebook leur vend ou, mieux encore, vend leurs informations à d’autres personnes désireuses d’accéder à ce marché. Passer autant de temps sur la plate-forme sociale a peut-être rendu les 2 milliards d’utilisateurs de Facebook dans le monde entier pauvres en temps, mais, ce faisant, ils ont rendu les propriétaires de Facebook très riches, car les membres de Facebook sont très occupés au travail pour Facebook à chaque heure du jour – et cela inclut le dimanche.

En la fête de la Pentecôte 1998, le Pape Jean-Paul II a publié la lettre apostolique Dies Domini, sur la sanctification du Jour du Seigneur. Vingt ans plus tard, il est plus pertinent que jamais et son message n’a jamais été aussi urgent.

Dies Domini considère le repos dominical comme le moyen de voir la vie en perspective. Et cela signifie prendre le temps de “voir le vrai visage des gens avec qui nous vivons” – non pas “le temps du visage” sur un écran mais les visages humains de ceux qui nous entourent.

Conscient, même en 1998, que la notion de “temps libre” dans le monde occidental pourrait dégénérer “en vide ou en ennui”, le Pape Jean-Paul II nous rappelle qu’il est essentiel que le temps libre, surtout le dimanche, “offre un enrichissement spirituel, une plus grande liberté, des occasions de contemplation et de communion fraternelle”. Il est intéressant de noter que les moyens qu’il propose pour y parvenir sont des formes partagées de culture et de divertissement. Il est impératif, affirme la lettre apostolique, que ces divertissements culturels “soient en accord avec une vie vécue dans l’obéissance aux préceptes de l’Evangile. Le repos dominical devient alors prophétique, affirmant non seulement la primauté absolue de Dieu, mais aussi la primauté et la dignité de la personne.” C’est dans et à travers cette récréation que les chrétiens anticipent “les “nouveaux cieux” et la “nouvelle terre”, où la libération de l’esclavage sera définitive et complète”. En vivant ainsi, le dimanche devient non seulement le “jour du Seigneur” chrétien, mais, dans le vrai sens du terme, “le jour de l’homme aussi”.

Le dimanche est plus qu’un jour de repos du sabbat, cependant. Pour les chrétiens, c’est “la Pâque hebdomadaire” (Dies Domini). Le pape Jean-Paul II soutient que le dimanche “révèle le sens du temps” et, avec lui, l’espérance que nous attendons à la fin des temps. En gardant le dimanche saint, donc, le chrétien témoigne de cette réalité “afin que toutes les étapes de l’histoire humaine soient soutenues par l’espérance”. Comparer cette vision avec les sondages sans fin suggérant que pour beaucoup d’internautes, il existe une corrélation entre le temps virtuel et un désespoir déprimé. Ce n’est peut-être pas si surprenant, surtout si nous ne gardons plus le jour du Seigneur de la vertu, mais si nous optons plutôt pour encore plus d’esclavage numérique offert à une idole virtuelle.

Quand j’ai été “déconnecté numériquement” pour la première fois le dimanche, du moins au début, une telle rupture m’a laissé un sentiment de perte, mais j’ai persisté.

Et, semaine après semaine, j’ai commencé à remarquer que le samedi soir a commencé à prendre une excitation inattendue, tout en me retrouvant dans l’attente de cette journée sans numérique.

Sur le plan naturel, les dimanches ont été transformés, devenant de loin la journée la plus relaxante et la plus agréable de la semaine. Sur un plan surnaturel, cette tranquillité me ramena à réfléchir sur le sabbat. Apparemment sans effort, mon repos devenait prière – un jour de repos dans le Seigneur ressuscité.

Moment totalitaire du Québec et perte de la culture catholique

Rev. Dr. Andrew BennettTHE CATHOLIC THING – Rev. Dr. Andrew Bennett

En 1981, alors qu’il inaugurait la nouvelle Charte canadienne des droits et libertés, le premier ministre de l’époque, Pierre Trudeau, faisait remarquer que ” Le fil d’or de la foi est tissé tout au long de l’histoire du Canada, de ses débuts à nos jours “. Aujourd’hui, dans la province natale de Trudeau, le Québec, nous assistons à l’effilochage de ce fil et à la perspective de son effritement complet.

Le 16 juin 2019, l’Assemblée nationale du Québec a adopté le projet de loi 21 du gouvernement de la Coalition pour l’avenir du Québec : Loi sur la laïcité de l’État. D’une dizaine de pages, la loi est brève en longueur, mais sa portée est large et troublante. Elle affirme que le Québec est un ” État laïc “, caractérisé par la ” séparation de l’État et des religions “. … la neutralité religieuse de l’État… l’égalité de tous les citoyens… et la liberté de conscience et de religion.” Continuer la lecture de « Moment totalitaire du Québec et perte de la culture catholique »

Qu’est-ce que “l’Église de François” ?

INFOVATICANA – par  

Vatican News, l’orgue en ligne du Vatican, publie un commentaire sur un article écrit par le théologien catalan et jésuite Víctor Codina, et le présente avec le titre troublant – qui explique bien plus que ce que Codina- de “Les opposants de l’Eglise de François”.

Parce que c’est le point que l’auteur nous donne poliment au départ : l’idée même que celle de François n’est pas un pontificat de plus, dédié, comme tous ceux qui ont plus ou moins de chance, à préserver fidèlement un dépôt de foi qui ne disparaîtra pas lorsque le ciel et la terre seront passés et, en tout cas, à permettre son développement organique. Continuer la lecture de « Qu’est-ce que “l’Église de François” ? »

Les gardiens de la révolution bergoglienne

Pour eux, quiconque ose mettre en doute les orientations de ce pontificat est immédiatement étiqueté comme « ennemi du Pape ». Mais pour un catholique, explique Riccardo Cascioli, cette classification n’a pas de sens: il n’y a pas d’ennemis du Pape, seulement des ennemis de la vérité.

Le problème, ce sont les ennemis de la Vérité, pas du Pape.

Riccardo Cascioli
4 août 2019
lanuovabq.it
Ma traduction

Au sommet de l’Église, il existe un mouvement révolutionnaire qui, pour consolider son pouvoir, étiquette quiconque s’y oppose comme « ennemi du Pape ». Le cas de l’Institut pontifical Jean-Paul II est emblématique en ce sens, mais ce n’est pas le seul. Le vrai conflit, cependant, n’est pas entre ceux qui sont pour ou contre le Pape, mais entre ceux qui veulent vivre et témoigner de la Vérité et ceux qui veulent établir une Église nouvelle faite par la main de l’homme

Pour pouvoir s’affirmer, toute révolution a besoin de désigner des présumés contre-révolutionnaires à éliminer; c’est de cette façon qu’elle justifie la main de fer, qu’elle resserre le peuple autour des vainqueurs et décourage quiconque d’exprimer publiquement son désaccord.
Ce fut le cas avec la Révolution française de 1789: avec Robespierre, elle établit la Terreur qui finit par frapper aussi les autres acteurs de la Révolution et élimina même le vieux compagnon Danton.
Ce fut le cas avec la Révolution bolchévique de 1917 puis tout au long de l’Union soviétique: quiconque s’écartait de la ligne imposée par le Parti, même les vieux camarades de la révolution, était accusé d’être contre-révolutionnaire et finissait mal.
C’est encore le cas en Chine populaire, où quiconque remet en question la ligne du président (et les intérêts de « sa » cour) est un espion réactionnaire, bourgeois, impérialiste, et gagne un beau voyage dans quelque lieu mystérieux.

Une autre caractéristique des mouvements révolutionnaires est de considérer la victoire de la révolution comme le début d’une nouvelle ère qui mérite un nouveau calendrier: ce fut le cas pour la Révolution française (de nouveaux noms ont même été inventés pour les mois), pour le fascisme en Italie et aussi au Cambodge de Pol Pot.

Il est triste de constater que ce phénomène touche maintenant l’Église catholique.
Jusqu’à il y a quelques années encore, les prêtres et les théologiens qui enseignaient des choses contraires à la foi catholique ou qui faisaient des choix de vie en contradiction flagrante avec l’enseignement de l’Église pouvaient être sanctionnés, et de toute façon, ceci passait par un processus interne dans lequel les raisons de l’ »accusé » étaient entendues, et il était invité à changer sa conduite avant de se résigner à une sanction publique. Ce n’est plus le cas: autour du Pape François un mouvement « révolutionnaire » s’est créé – ou l’a précédé – qui interprète le début du pontificat actuel comme l’aube d’une ère nouvelle: il ne parle plus de l’Église catholique mais de l’Église de François, il traite les documents du pontife comme la Constitution de la nouvelle Église, il pratique la justice sommaire envers ceux qui, même de façon simple, rappellent une vérité fondamentale de l’Église catholique: la nécessaire continuité du magistère du pape – donc également de François – avec la Tradition Apostolique.

Les dernières vicissitudes de l’Institut pontifical Jean-Paul II sont exemplaires de ce point de vue, et les récents articles d’Avvenire sont si explicites dans cette perspective révolutionnaire qu’ils ne peuvent qu’être alarmants pour tous les évêques qui se considèrent encore comme faisant partie de l’Eglise catholique.

Mais ce n’est certes pas le seul cas. Toujours lié à la publication d’Amoris Laetitia, il suffit de rappeler le traitement réservé par les journalistes et les théologiens « gardiens de la révolution » aux quatre cardinaux qui ont signé les Dubia, inquiets de la confusion créée dans l’Église par les interprétations différentes et parfois opposées d‘Amoris Laetitia. Ce ne sont pas les arguments qui sont discutés, l’accusation infâmante (pour les catholiques) d’être « contre le Pape » est lancée, point barre. Vous devenez des parias, vous perdez tout titre à exposer vos arguments. On invente des conspirations improbables pour arrêter le Pape (l’expédient habituel de la contre-révolution), on fait circuler des rumeurs infâmes sur tel ou tel « ennemi » de François, tandis que la clique qui l’entoure et qui a gagné la confiance du Pape domine le centre et la périphérie, profitant même de l’occasion pour régler des comptes personnels.

Le problème n’est pas seulement lié à Amoris Laetitia, ce qui se passe avec l’encyclique Laudato Si’ est encore pire. Ici, même une hypothèse scientifique, très discutée et discutable, a été élevée au rang de dogme, et d’ennuis pour ceux qui la remettent en question. Évidemment, quelqu’un qui critique la théorie selon laquelle l’activité humaine est la cause principale d’un réchauffement climatique prétendument irrépressible avec des conséquences tout aussi catastrophiques, devient pour cette raison même un ennemi du Pape, un contre-révolutionnaire. On a été jusqu’à prétendre que ceux qui critiquent Greta (la Suédoise devenue un symbole de la lutte contre le changement climatique) veulent en fait frapper François. Ce serait drôle si ce n’était si terriblement grave.

Ce syndrome des prétendus ennemis du Pape a malheureusement frappé le pontife lui-même qui, précisément pour cette raison, s’est impliqué dans l’affaire des évêques chiliens et répète maintenant la même erreur avec ses autres « amis », à commencer par le cardinal Marradiaga et l’évêque argentin Zanchetta. Le pape François est désormais convaincu que les accusations portées contre ses amis visent en fait à le frapper lui-même. Il omet donc de considérer le bien-fondé des accusations, avec d’inévitables et d’amères surprises.

Cette réduction de tout débat à une prise de position pour ou contre le Pape sert évidemment à la consolidation de la Révolution, et est favorisée – comme dans toute révolution – par l’inertie de ceux qui, tout en étant conscients de ce qui se passe, préfèrent hocher la tête ou se tourner vers l’autre camp plutôt que postuler pour la potence.

« Est-il possible que plus personne ne se soucie de la Vérité? », se demandait, inconsolable, le Cardinal Carlo Caffarra durant les derniers mois de sa vie en pensant avant tout à ses frères évêques et cardinaux.
Voilà: le vrai conflit dans l’Église aujourd’hui n’est pas entre ceux qui sont pour et ceux qui sont contre le Pape. Pour nous, catholiques, être contre le Pape, quel qu’il soit, cela n’existe pas; l’important est de « rester dans la Vérité », c’est-à-dire la fidélité à ce que le Christ nous a révélé et à ce que l’Eglise nous a transmis jusqu’ici, un problème qui concerne tout le monde, même le Pape. Le conflit est entre ceux qui veulent, malgré toutes leurs limites et leurs erreurs, rester dans cette Vérité, qui ne peut être modifiée à volonté par les hommes, et ceux qui au contraire, veulent établir une Église nouvelle faite par des mains humaines.

Ce n’est pas pour rien que les « révolutionnaires » utilisent, même pour l’Église, des catégories qui sont toutes politiques, toutes terrestres: le Pape est traité comme un chef d’Etat ou, mieux, comme le chef du parti unique au pouvoir, et donc en droit de décider ce qu’il veut et comme il veut. Il n’y a rien de catholique dans cette approche; de par sa nature, dans l’Église, il ne peut y avoir de tournants ou de révolutions, mais seulement des évolutions dans la continuité. Il suffirait de comparer ce qui arrive avec ce critère pour comprendre la gravité de ce qui se passe au sommet de l’Église et démasquer les faux amis du Pape.

Benoît et moi

George Weigel (!) Dénonce les crimes de Rome

THE FATIMA CENTER – Chris Ferrara

Le soir où le Cardinal Jorge Mario Bergoglio a été élu Pape, j’étais avec le Père Gruner en train d’enregistrer une émission de télévision dans un studio en périphérie de Rome, pendant laquelle je n’avais que des louanges pour le nouveau pontife. Comme je savais peu de choses. Je n’avais alors aucune idée que ce pontificat s’avérerait bien pire que cette prédiction désespérée – publiée le jour même de l’élection de Bergaoglio. Continuer la lecture de « George Weigel (!) Dénonce les crimes de Rome »

Une puissance étrangère s’invite au Conclave 2013

BENOIT ET MOI

« Il est plus que légitime de s’interroger sur les raisons qui ont poussé une puissance historiquement anti-catholique (et berceau de la franc-maçonnerie) à monter au créneau pour le choix du nouveau pape. »

(Antonio Socci, ‘Il Segreto di Benedetto’)

Un livre, paru en 2017, fait le point sur le rôle joué par le Royaume-Uni dans l’élection du cardinal Bergoglio au Trône de Pierre. Soulevant, une fois de plus, le problème de la validité de cette élection, dont les circonstances contreviendraient à la Constitution apostolique Universi Dominici Gregis.

Aldo Maria Valli reprend ici un article de Maike Hickson publié le 1er août sur Life Site News.
Cette dernière soulève une question devenue cruciale dans l’atmosphère de tension qui règne en ce moment autour du Pape:

Si le récit de Pepinster laisse entendre ici qu’un gouvernement étranger a joué un rôle dans l’élection d’un pape, cela devrait à juste titre susciter des inquiétudes, et donner lieu à des enquêtes supplémentaires, y compris sur la participation des services de renseignement britanniques.

Le livre de Catherine Pepinster ne date pas d’hier, il est sorti en 2017, et nous en avions parlé ici (cf. La longue marche de J Bergoglio vers le pontificat), à travers la traduction d’un article de Marco Tosatti, lequel notait déjà que les révélations de Catherine Pepinster posait un problème grave, en ce qu’elles allaient à l’encontre des règles du conclave, établi par la Constitution apostolique de Jean-Paul II Universi Dominici Gregis, au n° 81:

«que les Cardinaux électeurs s’abstiennent de toute espèce de pactes, d’accords, de promesses ou d’autres engagements de quelque ordre que ce soit, qui pourraient les contraindre à donner ou à refuser leur vote à un ou à plusieurs candidats. Si ces choses se produisaient de fait, même sous serment, je décrète qu’un tel engagement est nul et non avenu, et que personne n’est obligé de le tenir ; et dès à présent, je frappe d’excommunication latæ sententiæ les transgresseurs de cette interdiction. ».


Le conclave de 2013. Un coup d’état made in Great Britain?

Aldo Maria Valli
2 août 2019
Ma traduction

Le Foreign Office britannique a peut-être joué un rôle important dans l’élection du pape François. C’est ce qu’affirme Catherine Pepinster, ancienne rédactrice en chef de l’hebdomadaire catholique britannique The Tablet, dans un livre dans lequel, sur la base de nombreux entretiens avec des personnalités telles que le cardinal Cormac Murphy-O’Connor et l’ambassadeur britannique auprès du Saint Siège Nigel Baker, elle affirme que l’Angleterre a joué « un rôle crucial » dans l’élection du pape argentin « appelé à secouer l’Eglise catholique« .

Comme le rapporte Maike Hickson dans LifeSiteNews, Catherine Pepinster dans son livre The Keys and the Kingdomsoutient que la raison pour laquelle le gouvernement britannique se serait intéressé à l’élection du nouveau pape est liée à plusieurs facteurs.
En premier lieu, selon Baker, le réseau de relations internationales du Vatican et l’influence du pape sur l’équilibre mondial ne peuvent qu’intéresser un gouvernement comme le gouvernement britannique. Plus précisément, les domaines d’intérêt commun seraient « la paix mondiale, la protection de l’environnement et la lutte contre la pauvreté ».

D’où le rôle central que, selon Pepinster, l’ambassade britannique auprès du Saint-Siège décida de jouer lors du conclave de 2013, dans le but d’impliquer les cardinaux des pays du Commonwealth dans le choix de Jorge Mario Bergoglio, identifié comme le candidat idéal pour lutter pour la paix, l’écologie et la lutte contre la pauvreté.

Un authentique « coup d’Etat britannique »: c’est en ces termes que Pepinster définit l’action de la diplomatie anglaise en faveur de Bergoglio, expliquant que si le conclave de 2005 avait déjà été « un moment de consolidation dans les relations entre les Anglais et la papauté », en mars 2013, une action encore plus décisive de la part des Anglais a abouti à une rencontre, ou une série de rencontres, entre cardinaux de pays du Commonwealth dans la demeure de l’ambassadeur britannique.

Depuis 2005, explique Pepinster, de nombreux cardinaux anglophones des pays en voie de développement étaient exclus des réunions des cardinaux les plus influents pour décider des stratégies du conclave, huit ans plus tard, les Anglais ont travaillé pour éviter que la situation ne se reproduise et ont décidé d’ouvrir les portes aux cardinaux les plus pauvres, sans résidence adéquate ni amitiés à Rome.

A l’époque, selon l’auteur du livre, les « partis » s’étaient déjà formés et la Curie était divisée en deux camps: d’un côté les partisans du Cardinal Angelo Sodano, de l’autre ceux du Cardinal Tarcisio Bertone. Ainsi, les quatre « principaux cardinaux réformateurs européens » (l’anglais Cormac Murphy-O’Connor, le Belge Godfried Danneels et les Allemands Walter Kasper et Karl Lehmann, membres du célèbre groupe appelé la Mafia de Saint-Gall), qui avaient déjà soutenu Bergoglio dans le conclave de 2005, profitèrent de cette fragmentation pour relancer la candidature de l’archevêque de Buenos Aires.

Pour au moins onze cardinaux africains et dix cardinaux asiatiques, tous anglophones, le cardinal britannique Murphy-O’Connor devint un point de référence, et c’est dans ce cadre, soutient Pepinster, que « le Royaume-Uni a apporté une contribution essentielle » au choix du nouveau pape.

Et quel meilleur endroit pour se rencontrer et parler que la résidence de l’ambassadeur britannique auprès du Saint-Siège ?

« L’idée que les Anglais puissent offrir un lieu de rencontre aux cardinaux des pays émergents et utiliser l’occasion du pré-conclave comme opportunité de ‘networking‘ pour les représentants du Commonwealth fut lancée par l’ambassadeur britannique Baker, qui en discuta avec le cardinal Murphy-O’Connor ». C’est ainsi qu’on en arriva aux entretiens au Palazzo Pallavicini, résidence de l’ambassadeur.

Cormac Murphy-O’Connor, disparu en 2017, avait plus de quatre-vingts ans en 2013 et n’a donc pas participé au conclave, mais son influence en tant que ‘pope maker‘ était notoire. En particulier, le livre mentionne une rencontre qui se serait déroulée le 7 mars et à laquelle auraient participer les cardinaux Gracias (Inde) et Turkson (Ghana), mais dont étaient exclus les cardinaux considérés comme conservateurs, tels que Pell (Australie) et Ouellet (Canada).

Comme Murphy-O’Connor était trop vieux et que l’Écossais Keith O’Brian ne participa pas au conclave, submergé par un scandale pour « conduite sexuelle inappropriée », la Grande-Bretagne n’avait qu’un seul représentant avec droit de vote, l’Irlandais Sean Brady, mais le pressing exercée sur les cardinaux de nombreux pays du Commonwealth fut notable.

« Le cardinal Cormac Murphy-O’Connor – dit Catherine Pepinster – était un homme populaire et brillant. Derrière son aspect jovial se cachait un cardinal rusé qui savait exactement comment le Vatican fonctionnait. Et cette ruse signifiait que son ami Bergoglio serait élu pape« .

Dans son livre sur Bergoglio [François le réformateur – De Buenos Aires à Rome], Austin Ivereigh nous dit que le lendemain de l’élection, lorsque le nouveau pape rencontra le Collège des Cardinaux, il embrassa Murphy O’Connor avec une particulière affection et, agitant son index en signe de faux reproche, dit avec humour: « C’est ta faute ! Qu’est-ce que tu m’as fait! ».

Plus tard, le cardinal Gerhard Müller et Mgr Carlo Maria Viganò affitrmèrent que le pape François avait bloqué les investigations du Vatican contre le cardinal Cormac Murphy-O’Connor, lequel a fini au centre d’une enquête pour une affaire d’abus sexuels.

En ce qui concerne le conclave de 2013, Antonio Socci, dans son Il segreto di Benedetto XVI, observait qu’il est plus que légitime de s’interroger sur les raisons qui ont poussé une puissance historiquement anti-catholique (et berceau de la franc-maçonnerie) à monter au créneau pour le choix du nouveau pape.

Les accusations de Viganó à Edgar Peña, confirmées de Maracaibo

 

Marco Tosatti

En même temps, il y a un an, j’ai reçu un appel téléphonique de Monseigneur Carlo Maria Viganò, me disant qu’il aimerait me rencontrer pour une entrevue sur l’affaire McCarrick. Ce qui s’est passé ensuite, vous savez : l’interview est devenue un rapport, rédigé par l’archevêque et publié le 26 août dernier. Maintenant, un an plus tard, je peux voir à quel point votre prédiction était exacte. Quand je lui ai demandé, après avoir fini de lire ce que nous avions écrit et d’éditer un peu son rapport, quelle serait, à son avis, la réaction du Vatican et du Pontife, il m’a plus ou moins répondu ceci : vous ne ferez rien, vous les ferez attaquer personnellement, vous ne répondrez pas en mérite à toute cette question et vous attendrez que le silence se répande sur toute cette affaire.

C’est exactement ce qui s’est passé. Après la première réponse du Pape dans l’avion de retour de Dublin – je ne dirai rien – le Pape Bergame a laissé passer de nombreux mois avant de répondre à Valentina Alazaraki de Televisa : il ne se souvenait pas si Viganò lui avait parlé de McCarrick le 23 juin 2013. Une justification si absurde et clairement incroyable (c’était le pape qui avait interrogé Viganò sur McCarrick ; et la réponse avait été d’une gravité sans précédent) que beaucoup de gens appelaient le pape un menteur.

Entre-temps, McCarrick a été condamné par une procédure administrative, très utile à ses complices d’hier et d’aujourd’hui (Viganò en a cité plusieurs dans son témoignage ; aucun d’eux n’a rien dit et encore moins dit : vous mentez, comme le ferait toute personne innocente accusée d’omission, de complicité et de silence scandaleux).

Il s’est également caché dès que la demande, venant des Etats-Unis, d’une enquête apostolique sur l’affaire Viganò a été formulée, probablement pour éviter que des faits dangereux ne soient découverts.

Il y a environ dix mois, il a été promis que tous les documents de l’affaire Viganò conservés au Vatican seraient étudiés et, si nécessaire, rendus publics. Il ne devrait pas non plus être très difficile de retrouver ces documents si, comme l’ancien nonceur l’a dénoncé, il existe dans la Congrégation pour les évêques un dossier volumineux sur McCarrick… Nuit et brouillard. Certes, un exemple de transparence nous a été donné par le Cardinal Marc Ouellet, préfet de la Congrégation pour les Évêques, qui vient d’être reconfirmé – bien qu’il ait maintenant 75 ans – comme chef de la Congrégation. Dans son discours philippin contre Viganò, il a admis que Benoît XVI avait effectivement imposé des restrictions ou des sanctions au cardinal américain. Mais pourquoi n’a-t-il pas dit qu’il y avait une lettre à ce sujet écrite par son prédécesseur, le Cardinal Giovanni Battista Re – et donc pas seulement un rappel verbal – qu’il sera certainement à Rome et à Washington ? Curieux, n’est-ce pas ?

Entre-temps, chacun des documents qui ont émergé en rapport avec l’affaire McCarrick, y compris Mgr. Anthony Figuereido, secrétaire de McCarrick et homme de confiance à Rome, a confirmé que l’ancien nonce a dit la vérité, une vérité que personne dans ce Vatican de renouveau et de transparence ne veut voir. Les journalistes qui font des reportages sur le Vatican veulent aussi éviter de voir cette vérité. C’est compréhensible : poser des questions inconfortables, indiscrètes, indiscrètes et désaccordées avec les parallèles habituels de la presse nationale et internationale pour le Pape, si novatrices, signifie gagner l’antipathie du Grand Chef et de ses jenízaros ?

McCarrick appartient au passé, pourrait-on dire. Récemment, cependant, Mgr. Viganò a lancé de graves accusations contre le nouveau suppléant de la Secrétairerie d’Etat, Mgr. Pena Parra. Le Washington Post, qui les avait reçues, a préféré ne pas les publier au motif qu’il ne pouvait confirmer ces accusations. Tout comme le Catholic Herald, dans sa nouvelle vie philo-vaticana. Ils me pardonneront, mais c’est incroyable.

Mgr Viganò, dans son interview, cite un collègue vénézuélien, Gastón Guisandes López, actuellement directeur de Qué Pasa, à Maracaibo. Il y a quelques années, Lopez a écrit deux articles dans lesquels il parlait d’un lobby gay de prêtres de Maracaibo qui comprenait seize prêtres, dont Pena Parra. Guisandes López a essayé à deux reprises d’être reçu par le nonce au Venezuela, Mgr. Dupuy, sans succès. Néanmoins, Guisandes López lui a écrit une lettre dénonçant tous les faits liés aux deux articles. Selon Viganò, ce document et les résultats d’une enquête menée in loco se trouvent au Secrétariat d’État : il les a vus de ses propres yeux.

Guisandes Lopez est sain et sauf. Stilum Curiae et Infovaticana, qui n’ont certainement pas les médias des grandes agences internationales, ou des journaux, l’ont contacté, qui a personnellement confirmé à Gabriel Ariza les faits rapportés par Viganò, y compris les articles et la lettre de dénonciation au nonce, ne trouvez-vous pas étrange que personne dans les grands médias ait eu la curiosité de vérifier si cette nouvelle scandaleuse qui concerne un des plus puissants du Vatican maintenant, pas il ya trente ans, est vraie ? Il me semble que oui. Et je me demande ce qui se serait passé si cela avait été un ministre de Trump, ou de Poutine, ou – pourquoi pas – de Salvini. Quel dommage !

Entre-temps, un an plus tard, toutes les questions posées par Viganò attendent toujours une réponse. Et ce ne sont pas des questions insignifiantes, car elles concernent la bonne foi et la fiabilité des plus hautes autorités morales, les sommets de l’Église catholique.

Mais tout cela ne semble d’aucun intérêt pour les journalistes, qui évitent avec beaucoup de soin de poser des questions trop inconfortables pour les puissants. Les critiques et les doutes sont réservés à Viganò…..