Le Pape qui transforme l’Eglise en une ONG

Benoît et moi – Brillante analyse du site italien ‘ »L’Occidentale » qui relève la pauvreté et la superficialité des arguments dans son entretien avec La Stampa mais aussi, contrairement à Blondet (et peut-être à tort) prend très au sérieux les propos tenus par François. Pour beaucoup, l’usage de la « reductio ad hitlerum » a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase…

Voir aussi: Interview de François à La Stampa: Blondet se déchaîne

UN PAPE POLITIQUEMENT DÉSOLANT…
En ce 15 août, on aimerait dire tout le bien que l’on pense du pape François… Malheureusement, la plupart de ses interventions sont décevantes aussi bien sur le plan intellectuel que sur le plan idéologique. Il a récemment fourni un malencontreux exemple de cette dérive de la pensée tellement contraire à la précision méticuleuse de Benoît XVI. Le pape a fustigé le souverainisme et le populisme en les identifiant l’un à l’autre dans une approximation qu’il a aggravée par une reductio ad hitlerum, elle aussi symptomatique du journalisme de bas niveau et de l’idéologie de gauche.

Christian Vanneste


L’ÉGLISE BERGOGLIENNE ÉGARÉE ENTRE IDÉOLOGIE ET LIEUX COMMUNS

L’Occidentale
12 août 2019
Ma traduction


L’interview accordée à « La Stampa » le 9 août est la déclaration politique la plus explicite et la plus organique de tout le pontificat du Pape François. Dans la conversation, le pape reprend de nombreux thèmes sur lesquels il s’était déjà penché de nombreuses fois auparavant. Mais jamais auparavant il n’avait rassemblé ses thèses sur les grands thèmes de la politique européenne et mondiale dans une synthèse unitaire aussi complète : de l’état de l’intégration européenne à l’immigration, de la dialectique globalisme/souverainisme à la protection de l’environnement.

Et ce n’est pas tout: au cours des dernières décennies, du moins depuis le pontificat de Pie XII, aucun pape n’était entré de façon aussi systématique dans toutes les grandes questions politiques débattues en Occident et en Europe, y compris les affaires intérieures italiennes. Dans son programme d’ »Eglise en sortie » et de nouvelle évangélisation dans un Occident de plus en plus sécularisé et anti-chrétien, Jorge Bergoglio fait un effort sans précédent pour qualifier l’Eglise catholique de protagoniste des grands changements mondiaux, porteuse directe de réponses, d’espérance, de confiance pour les peuples angoissés dans une époque d’incertitude.

C’est un choix décisif qui force à limiter la frontière floue entre la prédication du Royaume de Dieu et l’engagement à des objectifs spécifiques à mesurer dans la sphère laïque. Une frontière très souvent ambiguë, qui dans le passé a donné lieu à de dangereux malentendus. Comme dans la phase tourmentée de l’après-Concile, où, dans les années de grands mouvements et de grands bouleversements, la tentation d’embrasser des idéaux de libération, de progrès, d’égalité, de développement, tous s’inscrivant sous le signe des idéologies, a conduit l’Église et le monde catholique à de graves lacérations, auxquelles seuls la sagesse et l’équilibre du Pape Paul VI et la naissance des mouvements en signe de retour à l’esprit originel de communion ecclésiale opposèrent un rempart.

Les risques d’une reprise, quoique dans un contexte différent, d’une ligne d’engagement politique entièrement « terrestre » pour l’Église ne doivent donc pas être sous-estimés. Pour les éviter, il faudrait qu’au sein de l’Église, il y ait une réflexion attentive et approfondie sur les thèmes en question, afin d’élaborer des réponses politiques et sociales incisives, mais aussi cohérentes avec son histoire, son magistère et sa fonction.

Eh bien, la principale impression que l’on tire de l’entretien de François avec « La Stampa » – qui confirme et amplifie celle engendrée par d’innombrables déclarations antérieures – est que précisément de ce point de vue, la « plate-forme idéologique » de son pontificat est nettement insuffisante. Le pape, en effet, s’exprime sur des arguments politiques très complexes et conflictuels avec des déclarations axiomatiques, succintes, d’une généralité déconcertante, parfois même remplies d’inexactitudes dues à une connaissance insuffisante de la discussion en la matière. Franchement, c’est une grande surprise qu’il n’ait pas autour de lui, ou qu’il ne s’en serve pas, des universitaires capables de lui fournir toute la documentation indispensable sur les différents dossiers, et d’orienter sa réflexion en la matière.

Sur le thème de l’opposition entre globalisme et européanisme d’une part, souveraineté et nationalisme d’autre part, le pontife part d’une base intéressante et potentiellement féconde: celle de la distinction entre mondialisation comme « sphère » (humiliante uniformisante des différentes cultures) et comme « polyèdre » (capable de prendre en compte leurs spécificités). Dans l’interview, Bergoglio reprend cette théorie en soulignant à juste titre que dans le dialogue entre les différents pays et cultures, il est nécessaire de partir des identités respectives pour les intégrer dans le dialogue. Mais il réduit aussitôt ce principe à la revendication d’un européanisme générique, compris comme le « rêve des pères fondateurs », et à la condamnation tout aussi générique du souverainisme En ce qui concerne l’Union européenne, le Souverain Pontife s’est contenté de dire qu’elle « s’est affaiblie au fil des ans, en partie à cause de certains problèmes d’administration et de conflits internes. Mais nous devons la sauver », en ajoutant une approbation inconditionnelle à la présidence de la Commission par Ursula von der Leyen, motivée par la considération qu’ »une femme peut être apte à raviver la force des Pères fondateurs », parce que « les femmes ont la capacité de s’unir, d’unir ».

Est-il possible que le chef de l’Église catholique n’ait rien de plus spécifique à dire sur l’histoire tourmentée du passage de la Communauté à l’Union européenne, sur la relation complexe dans cette dernière entre centralisation bureaucratique et démocratie, sur les inégalités entre États économiquement plus forts et plus faibles? Qu’il suffise que von der Leyen soit une femme pour obtenir son approbation, mais qu’il n’ait rien à dire sur la dérive nettement séculariste du popularisme allemand, dont l’actuelle présidente de la Commission a été l’expression prééminente, avec une adaptation décisive aux positions laïcistes sur les « principes non négociables ».

Faire des comparaisons avec le pontificat précédent peut sembler jeter du sel sur les blessures, mais il y a vraiment un abîme entre la réflexion profonde et articulée de Benoît XVI sur la crise de l’Europe et ces considérations schématiques.

Au sujet du souverainisme et du populisme qui y est lié, le pontife atteint d’autres sommets d’approximation dans l’interview. Le phénomène souverainiste – incompréhensible sans référence à la rébellion contre les difficultés de la mondialisation et la dérive élitiste de l’UE – est rejeté à la hâte non seulement comme la simple expression d’un égoïsme nationaliste (« nous d’abord… nous… nous »), mais aussi comme la réincarnation possible du fascisme et du nazisme (« on entend des discours semblables à ceux de Hitler en 1934 »). Une énormité du point de vue historique et politique, ainsi qu’une déclaration qui exclut fortement des franges considérables de toutes les sociétés civiles européennes, dans lesquelles les partis souverainistes ont reçu un consensus électoral considérable, et aussi les nombreux catholiques qui ont voté pour eux. Et aussi – ce qui n’est certes pas sans importance – une position explicite par rapport au contexte politique italien, résolument hostile à Salvini et à la droite. Avec pour résultat de présenter l’Eglise – dans des tons drastiques dont on n’a pas souvenir, depuis l’époque où les communistes ont été excommuniés – comme un acteur politique ayant clairement pris parti.

Une vision encore moins pertinente du phénomène, fondée sur une connaissance résolument sommaire et peu réfléchie, émerge lorsque le pape dit que « le souverainisme est une exagération qui finit toujours mal; elle mène aux guerres ». Comme chacun le sait, en fait, les mouvements et partis souverainistes ne sont apparus dans l’histoire européenne qu’au cours des dernières décennies, et le nationalisme et le souverainisme sont des phénomènes différents, non superposables. Sans parler du fait qu’il s’aventure dans une distinction imprudente entre popularisme et populisme, pour soutenir le premier contre le second, concluant que « les populismes nous conduisent aux souverainismes: ce suffixe, ‘isme’ ne fait pas de bien ». Là où il est évident que même le popularisme est un ‘isme’, on ne voit pas bien sur quoi il doit être préféré. Ce sont peut-être des mauvais tours de la langue italienne parlée par un étranger, bien sûr. Mais c’est là un autre problème qu’il ne faut pas négliger dans un contexte de communication aussi crucial.

Sur les phénomènes migratoires, le pontife reprend et radicalise encore des positions déjà exposées à plusieurs reprises sur le sujet. Sa formule bien connue selon laquelle la politique des Etats en la matière se résume en quatre mots « recevoir, accompagner, promouvoir, intégrer », interprétés à la lumière de la « prudence » des gouvernements sur les possibilités concrètes d’accueil, s’explique ici par le simple argument que les Etats de l’Union européenne devraient s’accorder sur la répartition des immigrants en fonction de leur densité démographique. Et en espérant même que les immigrés seront utilisés pour repeupler les villes et les zones démographiquement défavorisées: une affirmation qui donne l’impression d’adhérer à l’idée très impopulaire de « substitution ethnique » [i.e. « le grand remplavcement »!!].

Est-il possible – se demande-t-on – que le pape ne se pose même pas la question de l’impact d’une immigration de plus en plus massive en provenance de l’extérieur de l’Europe sur la stabilité des sociétés du vieux continent? Qu’il ne lui vienne même pas le doute qu’un nombre croissant d’immigrés de moins en moins régularisés en provenance de pays éloignés des normes européennes de coexistence peut créer – ou crée déjà – de très graves problèmes d’ordre public, de compatibilité culturelle, de coexistence et de tolérance religieuse?

Enfin, la question de l’environnement. Sur ce point aussi, les positions de Bergoglio – plus encore que dans l’encyclique Laudato si’ qui lui est entièrement consacrée – apparaissent lapidaires, non critiques, totalement dénuées de nuances. En effet, le pontife est totalement convaincu des thèses catastrophistes sur l’épuisement des ressources de la planète et surtout sur le réchauffement anthropique de la planète, et apporte un soutien convaincu au mouvement fondé par la jeune Greta Thunberg, dont il cite avec satisfaction un slogan plutôt anonyme tel que « Le futur c’est nous ». Et aussi, on se demande pourquoi une autorité spirituelle mondiale d’un tel niveau met en jeu sans réserve la crédibilité de l’institution qu’il conduit en soutenant des opinions fortement discutées, sur lesquelles il y a tout sauf consensus unanime, à la fois parmi les chercheurs et au niveau du débat politique international.

En conclusion, jamais auparavant l’Église catholique, avec cet interview de François, ne s’est proposée non pas comme « catholique », c’est-à-dire universelle, mais au contraire comme un authentique « parti ». Poussée par la noble intention d’évangéliser les peuples en se proposant comme une institution proche des problèmes les plus douloureux et les plus urgents de notre temps, cette attitude produit souvent un effet contraire: elle coupe, ou fait qu’ils se perçoivent comme coupés, tous les fidèles qui ne sont pas d’accord avec la « ligne » idéologique dictée par le Vatican, ainsi qu’une très grande partie des sociétés occidentales qui pourraient s’engager dans une opération de relance de la dimension communautaire, dans la recherche d’un sens supérieur de la vie au-delà des biens matériels, du pouvoir et de la consommation.

En somme, paradoxalement, le pape même qui, au début de son pontificat, mettait en garde l’Église contre le fait de se réduire à un ONG, dans l’intention d’amener sa prédication toujours plus dans le « feu de la controverse » du monde contemporain, risque concrètement de favoriser un résultat encore pire que celui qu’il redoutait. En mettant l’institution au service d’un « programme » entièrement mondain, qui laisse à l’arrière-plan – en lui ôtant son efficacité et sa force de conviction – sa raison d’être première: le kérygme, qu’aucun débat politique ne pourra jamais épuiser ni même rapprocher dans son rapport total avec tous les aspects de l’expérience humaine.

La CONFÉRENCE ÉPISCOPALE ESPAGNOLE assimile la foi catholique à d’autres cultes dans sa promotion du sujet de la religion

INFOVATICANA – Par Carlos Esteban

Sur sa page Facebook, la Conférence épiscopale présente une affiche faisant la promotion de la religion dans laquelle elle assimile notre foi aux autres religions, insinuant qu’elles s’enseignent toutes sur un pied d’égalité.

Ce n’est un secret pour personne que l’épiscopat espagnol n’est pas exactement ce que l’on entend par une Église courageuse, qui brûle du zèle de l’esprit. On ne peut pas dire qu’elle soit prophétique, dans le sens de dire au monde ce qu’il ne veut pas entendre, ni d’affronter la puissance avec audace au nom de la liberté des enfants de Dieu. Continuer la lecture de « La CONFÉRENCE ÉPISCOPALE ESPAGNOLE assimile la foi catholique à d’autres cultes dans sa promotion du sujet de la religion »

Les églises dirigées par l’État doivent devenir plus chinoises ou être détruites

BITTER WINTER – Alors que la campagne de « sinisation » du PCC bat son plein, les églises des Trois-Autonomies sont transformées de force. Elles sont dépouillées de leurs symboles religieux et perdent toute ressemblance avec l’architecture européenne.

En mars, Xu Xiaohong, président du Comité national du Mouvement patriotique des Trois-Autonomies des églises protestantes, a déclaré lors d’une conférence que les églises en Chine devaient se libérer de « l’influence occidentale ». Dans le cadre de la politique de « sinisation de la religion » du président Xi Jinping, les églises doivent porter le nom de Zhong (« Chine ») et non de Xi (« Occident »), a-t-il proclamé. Il a également dit que les symboles des religions étrangères devaient être supprimés et il a critiqué les « forces étrangères anti-Chine » pour avoir utilisé le christianisme pour compromettre la stabilité sociale dans le pays.

Les remarques de M. Xu ont contribué à galvaniser davantage la volonté du régime de « siniser » les églises des Trois-Autonomies contrôlées par le gouvernement alors que cette campagne de « sinisation » avait été lancée dans toute la Chine depuis un certain temps déjà. Pour « adapter » les lieux de culte contrôlés par l’État « au socialisme et au patriotisme chinois », les autorités introduisent la propagande du PCC dans les sermons, remplacent les croix par des symboles communistes, modifient radicalement le style architectural des bâtiments et les reconvertit en centres d’activités qui n’ont aucun rapport avec la religion.

Démantèlement des clochers de style européen

Fin avril, le Département du travail du Front uni (DTFU) de la ville de Linyi, dans la province orientale de Shandong, a enlevé de force la croix d’une église des Trois-Autonomies située dans le district de Lanshan.

La croix de l’église a été démantelée en avril et ses trois clochers ont été enlevés en juin après que les autorités locales ont jugé qu’ils étaient « trop européens ».
La croix de l’église a été démantelée en avril et ses trois clochers ont été enlevés en juin après que les autorités locales ont jugé qu’ils étaient « trop européens ».

Lorsque les agents de l’État ont inspecté l’église début juin, ils ont déclaré qu’elle était trop grande (la superficie de l’église, bâtie sur deux étages, est de 800 mètres carrés) et que sa taille devait être divisée au moins par quatre. Les fonctionnaires ont également proclamé que les trois clochers de l’église, de style européen, devaient être démolis.

Pour réduire la superficie de l’église, un mur a été construit dans le hall du premier étage.
Pour réduire la superficie de l’église, un mur a été construit dans le hall du premier étage.

Deux semaines plus tard, le gouvernement a commencé à transformer l’église. Ses clochers de style européen ont été démantelés et les quatre caractères chinois signifiant « église chrétienne » ont été retirés de l’entrée. Des changements ont également été apportés à l’intérieur de l’église. Le hall d’entrée a été divisé en deux : une moitié sert toujours à accueillir les rassemblements de la congrégation et l’autre moitié a été convertie en centre d’activités pour personnes âgées. Au deuxième étage, environ la moitié de l’espace a été convertie en bureau de comité de quartier. Selon les fidèles, tous les brueaux des employés de l’entreprise de gestion immobilière du quartier seront à l’avenir transférés à l’église.

Des sources gouvernementales ont confirmé que le DTFU modifiait les églises dans le cadre de la campagne de désoccidentalisation destinée à empêcher les religions étrangères d’influencer les croyants chinois.

« Nous ne pouvons pas lutter contre le gouvernement. Nous devons réaliser toutes les modifications que le DTFU nous dit de faire. Sinon, notre lieu de rassemblement sera fermé », a déclaré, impuissant, un croyant de l’église, ajoutant que Xi Jinping suivait la voie de Mao Zedong, qui, sous son règne, a voulu détruire la foi du peuple.

Le Parti communiste prime sur la religion

Une église des Trois-Autonomies, située dans la ville de Gaojialing du comté de Poyang, dans la province du Jiangxi au sud-est du pays, a également été radicalement transformée malgré le fait qu’elle avait tous les permis requis. En mars, la croix de l’église a été enlevée et, en mai, les autorités locales ont ordonné la modification de l’apparence de l’église car elle abritait plusieurs clochers et des inscriptions ainsi que des symboles religieux étaient gravés sur son mur frontal.

Le responsable de l’église a reçu l’ordre de réaliser les changements, sinon l’église serait démolie. Les fonctionnaires ont proclamé que le christianisme devait adhérer aux principes du socialisme chinois, et que la population devait étudier la culture chinoise et croire au Parti communiste, et non au « Jésus des étrangers ».

Pour sauver l’église, le responsable n’a pas eu le choix et a dû enlever les clochers de l’église et les caractères chinois signifiant « Dieu aime le monde », « christianisme », et d’autres symboles et mots religieux de la façade de l’église. Par la suite, des interdictions telles que « Il est interdit au personnel extérieur de prêcher » et « Il est interdit aux mineurs d’avoir des croyances religieuses » ont été accrochées de part et d’autre de l’entrée de l’église.

L’église des Trois-Autonomies de la ville de Gaojialing avant et après les changements de son apparence.
L’église des Trois-Autonomies de la ville de Gaojialing avant et après les changements de son apparence.

Devant la transformation radicale de l’église, un pasteur local a fait remarquer que le gouvernement démantelait les croix et modifiait l’apparence de nombreuses églises parce qu’il avait peur de la propagation du christianisme qui pourrait interférer avec le régime totalitaire du PCC. Par conséquent, les fonctionnaires se rendent chez les chrétiens pour afficher chez eux des portraits de Mao Zedong et de Xi Jinping et les sermonner en leur disant que le Parti prime sur la religion et que les gens ont le droit de ne croire qu’au Parti.

La ville de Guxiandu, située dans le comté de Poyang, compte 26 églises. Les autorités locales ont proclamé que leur nombre était trop élevé et qu’il devait être réduit. Elles ont commencé par modifier leur apparence. L’un des lieux de culte qui a été transformé est l’église de Sanyuan. En mars, sa croix a été démantelée, ses trois clochers enlevés et son mur d’enceinte démoli.

Les clochers et les caractères chinois signifiant « église chrétienne » ont été enlevés de l’église de Sanyuan.
Les clochers et les caractères chinois signifiant « église chrétienne » ont été enlevés de l’église de Sanyuan.

Reportage : Li Mingxuan

Un été difficile dans l’Empire State

* Image: l’ avocat Kenneth Feinberg, le cardinal Timothy Dolan et le commissaire de police Ray Kelly annoncent la création du programme de réconciliation et d’indemnisation indépendants, le 6 octobre 2016 [Marcus Santos / New York Daily]

Par Stephen P. White – THE CATHOLIC THING

Les huit diocèses catholiques de New York se prémunissent contre une avalanche de procès pour abus sexuels commis par des clercs. Une nouvelle loi, connue sous le nom de Child Victims Act, a été adoptée au début de cette année et signée par le gouverneur Andrew Cuomo en février. Parmi les dispositions de la nouvelle loi figure une “fenêtre de rétrospection” d’un an, au cours de laquelle les affaires civiles ayant dépassé le délai de prescription peuvent être réactivées. Continuer la lecture de « Un été difficile dans l’Empire State »

MGR. WALTER ROSSI SOUS ENQUÊTE POUR INCONDUITE HOMOSEXUELLE

par Christine Niles, M. St. (Oxon.), JD  • ChurchMilitant.com

Abp. Vigano a déclaré qu’il faisait partie de ‘la mafia gay corrompue’

Les diocèses de Scranton (Pennsylvanie) et de Washington (D.C.) enquêtent tous deux sur des allégations d’inconduite homosexuelle par Mgr Walter Rossi.

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Msgr. Walter Rossi

Dans une déclaration publique publiée mercredi, le diocèse a déclaré qu’il y a environ un an, ” des préoccupations ont été soulevées dans le secteur public au sujet de Mgr Walter Rossi, qui a servi dans le diocèse de Scranton avant d’être nommé recteur de la Basilique du Sanctuaire national de l’Immaculée Conception à Washington, DC.

Le journaliste George Neumayr a été le premier à exposer Rossi en 2018 dans une série d’articles du American Spectator, ses reportages confirmés par le dénonciateur Abp. Carlo Maria Viganò, qui a confirmé avoir reçu des plaintes en tant que nonce apostolique sur la prédation homosexuelle par Rossi. Continuer la lecture de « MGR. WALTER ROSSI SOUS ENQUÊTE POUR INCONDUITE HOMOSEXUELLE »

Un archevêque d’Ottawa condamne la messe noire satanique comme “vile” et “haineuse”

Lianne Laurence
Lianne Laurence

OTTAWA (LifeSiteNews) – Mgr Terrence Prendergast a condamné la messe noire satanique prévue à Ottawa ce samedi comme étant “vile” et “haineuse”.

“Certaines personnes m’ont conseillé de ne rien dire, que ceux qui commettent cet acte sacrilège cherchent simplement à faire de la publicité “, a déclaré M. Prendergast dans un courriel envoyé à LifeSiteNews.

“Mais je dois m’inquiéter pour mon propre peuple, qui serait choqué de penser que cette affaire a été rendue publique et que nous n’avons rien fait à ce sujet “, a-t-il dit. Continuer la lecture de « Un archevêque d’Ottawa condamne la messe noire satanique comme “vile” et “haineuse” »

ABP. WARDA: LE CHRISTIANISME EN IRAK MENACÉ D’EXTINCTION

par Bradley Eli, M.Div., Ma.Th.  • ChurchMilitant.com 

Warda: «Nous avons été victimes de 1 400 ans de discrimination, de persécution, de violence et de génocide»

Si le système juridique irakien continue d’autoriser la discrimination contre les chrétiens, ce n’est qu’une question de temps avant que le christianisme ne disparaisse en Irak, selon l’Abbé Chaldéen Bachar Warda d’Irbil, Irak.

En raison du système juridique irakien fondé sur l’islam, connu sous le nom de charia, les chrétiens ” sont persécutés avec patience et foi depuis 1 400 ans “, a dit M. Warda dans une interview accordée le 6 août, à l’occasion du cinquième anniversaire des attaques du groupe de l’État islamique (IS) contre les chrétiens dans le nord du pays.

A propos des attaques du SI 2014, Warda a déclaré : ” C’était une situation exceptionnelle, mais ce n’est pas une situation isolée. Cela faisait partie du cycle récurrent de violence au Moyen-Orient depuis plus de 1 400 ans.”

“Avec chaque cycle successif, le nombre de chrétiens diminue, jusqu’à aujourd’hui nous sommes au point d’extinction”, a averti Warda. “Argumentez comme vous voulez, mais l’extinction approche.”

Avant 2003, note Warda, il y avait 1,5 million de chrétiens en Irak.

A cause de la persécution, dit-il, “nous ne sommes peut-être plus que 250.000.”

La vérité derrière leur disparition, a souligné Warda, c’est ” que nous avons été constamment et régulièrement éliminés au cours de 1400 ans par un système de croyances qui a permis des cycles récurrents de violence contre les chrétiens, comme le génocide ottoman de 1916-1922 “.

Warda veut que toutes les minorités, y compris les chrétiens, reçoivent le même respect que tous les êtres humains méritent. Mais ce n’est pas le cas de la loi irakienne qui est fortement influencée par la charia, a dit M. Warda.

“En adhérant strictement à l’enseignement coranique, ils prescrivent le statut de dhimmi, ou citoyenneté de seconde classe pour les minorités, permettant la confiscation des biens et l’application de l’impôt islamique jizya “, explique Warda. “Nous avons vécu dans l’ombre pendant des siècles. Selon la constitution de mon pays, nous sommes des citoyens moins nombreux, nous vivons à la discrétion de nos supérieurs autoproclamés. Notre humanité ne nous donne aucun droit.”

Alors que les évêques et les politiciens d’Europe et des Etats-Unis parlent de l’immigration, Warda veut savoir si les dirigeants occidentaux continueront à tolérer la “persécution organisée et sans fin des minorités” au Proche-Orient.

Fondamentalement, aux yeux de l’Islam, les chrétiens ne sont pas égaux.

Alors que l’Occident annonce le triomphe apparent sur la Société de l’Information, Warda avertit que la violence contre les chrétiens en Irak va continuer parce que le système au pouvoir “prêche l’inégalité et justifie la persécution” :

On enseigne à un groupe qu’il est supérieur et légalement autorisé à traiter les autres comme des êtres humains inférieurs sur la seule base de sa foi et de ses pratiques religieuses. Cet enseignement conduit inévitablement à la violence contre les “inférieurs” qui refusent de changer leur foi. Et voilà – telle est l’histoire des chrétiens du Moyen-Orient au cours des 1400 dernières années.

Warda dit qu’il veut que le droit civil irakien adopte des garanties qui protègent la dignité fondamentale de tous les êtres humains simplement parce qu’ils sont humains. Il y a eu des périodes, remarqua Warda, où les chrétiens étaient tolérés par leurs seigneurs islamiques, mais jamais parce qu’ils étaient considérés par les dirigeants musulmans comme ayant une dignité humaine égale.

“Ce n’est pas, et n’a jamais été, une question d’égalité “, a affirmé Warda. “Fondamentalement, aux yeux de l’Islam, les chrétiens ne sont pas égaux. Nous ne devons pas être traités comme égaux ; nous devons seulement être tolérés ou non tolérés, selon l’intensité de l’esprit djihadiste dominant.”

L’archevêque a souligné que lorsque les chrétiens et les musulmans vivent en paix et en harmonie, cela enrichit tous les membres de la société. Il a également souligné le fait que les chrétiens peuvent fournir un exemple vivant de pardon, d’humilité, d’amour et de paix à leurs voisins musulmans.

“Nous pardonnons à ceux qui nous ont assassinés, qui nous ont torturés, qui nous ont violés, qui ont cherché à détruire tout ce qui nous entoure “, a affirmé Warda. “Nous leur pardonnons. Au nom du Christ, nous leur pardonnons.”

 

LES ÉVÊQUES CATHOLIQUES ENTRETIENNENT-ILS LA GUERRE CIVILE?

par Dr. Christopher Manion  • ChurchMilitant.com

Ils ont supplanté les dures vérités du magistère avec le sentimentalisme sableux et flasque de la justice sociale

L’Amérique est au bord de la guerre civile. Nos évêques catholiques, dans la frénésie de fuir les enquêteurs criminels, sont impuissants.

En fait, ils ont disparu depuis des années. Continuer la lecture de « LES ÉVÊQUES CATHOLIQUES ENTRETIENNENT-ILS LA GUERRE CIVILE? »

L’archevêque condamne le “totalitarisme idéologique” du mouvement LGBT polonais

Sur cette photo prise à Cracovie, en Pologne, le 6 mai 2019, des piqueteurs avec des affiches de l’icône la plus vénérée de la mère de Dieu de Czestochowa en Pologne avec les couleurs arc-en-ciel LGBT ajoutées à ses auréoles, protestent contre la détention pendant quelques heures d’Elzbieta Podlesna, soupçonnée, elle a placé de telles affiches près d’une église de la ville de Plock. Une inscription sur l’affiche indique “Libérez Elzbiete”. (Crédit: Beata Zawrzel / AP.)

ROME – Après des semaines de tensions croissantes entre les évêques polonais et la communauté LGBT du pays, le chef de la conférence épiscopale catholique de Pologne a déclaré que les homosexuels devaient être traités avec respect, mais il a appelé les législateurs à maintenir le mariage comme entre un homme et une femme.

Dans une déclaration du 8 août, l’archevêque Stanisław Gądecki Gądecki Poznań, président de la Conférence épiscopale de Pologne, a lancé un appel aux autorités de la nation pour qu’elles “ne prennent pas de décisions qui, sous prétexte de combattre la discrimination, cachent l’idéologie qui nie la différence naturelle entre les sexes et la complémentarité hommes/femmes”.

J’en appelle également aux parlementaires pour qu’ils s’opposent aux projets de grande envergure des milieux LGBT+, qui visent à modifier la législation polonaise afin d’introduire le mariage dit “homosexuel” et la possibilité d’adopter des enfants par eux.

Se référant aux tensions accrues entre l’Eglise catholique et la communauté LGBT en Pologne, Gądecki a déclaré que les critiques récentes de ceux qui expriment leur désapprobation de l'”idéologie LGBT+” témoignent du “totalitarisme idéologique enraciné dans certains milieux, consistant à éliminer ceux qui pensent autrement en dehors de la sphère de la liberté”.

“J’en appelle donc à toutes les personnes de bonne volonté pour qu’elles appliquent le principe de non-discrimination dans le débat public non seulement aux partisans de l’idéologie mentionnée, mais aussi à ceux qui s’opposent à l’égalité des droits pour débattre “, a-t-il dit.

Les commentaires de Gądecki font suite à des semaines d’échanges hostiles entre les dirigeants catholiques polonais et ceux qui sympathisent avec l’agenda LGBT suite à la “Marche pour l’égalité” du mois dernier à Bialystok.

Mgr Tadeusz Wojda, archevêque de l’archidiocèse de Bialystok, a fait une déclaration avant la marche du 20 juillet, disant que l’événement “insultait les valeurs chrétiennes, profanait des symboles sacrés et blasphémait contre Dieu”, ajoutant que la marche était “une initiative étrangère à notre pays et à la société” et “un acte de discrimination contre les catholiques”.

Les critiques ont reproché à Wojda d’avoir incité à de violentes protestations de la marche, au cours desquelles les manifestants auraient lancé des bouteilles et des pierres, et craché sur les 800 participants, les traitant de “pervers”. La police a utilisé des grenades assourdissantes et du gaz poivré pour retenir les manifestants et arrêter une vingtaine de personnes.

Les groupes LGBT se sont souvent plaints de discrimination en Pologne, qui compte actuellement une population d’environ 38 millions d’habitants, dont environ 86 pour cent s’identifient comme catholiques romains. En 2016, le Parlement polonais a rejeté un projet de loi qui aurait permis que la violence à l’égard des personnes en raison de leur sexe, de leur identité sexuelle, de leur orientation sexuelle, de leur handicap ou de leur âge soit un motif possible de “crime haineux”.

Dans une déclaration qui a suivi la marche, Wojda a déclaré que “les actes de violence et de mépris sont incompatibles avec l’attitude d’un chrétien et disciple du Christ”.

Mais en même temps, il exhortait les catholiques à prier et à prendre soin de la famille et de “sa pureté intérieure, afin que nos familles, fortes en Dieu, puissent offrir un exemple de bel amour à l’image de la Sainte Famille. Ces derniers incidents montrent que nous avons encore beaucoup à faire.”

Dans une déclaration publiée le 21 juillet, au lendemain de la marche, le porte-parole de la conférence épiscopale polonaise, le père Pawel Rytel-Andrianik, a déclaré que l’Église catholique continuerait à condamner le “péché mortel” de l’homosexualité, tout en “désapprouvant sans équivoque” la violence.

Depuis la marche, les évêques polonais, confrontés à une pression accrue sur les questions LGBT, ont dénoncé les attaques perpétrées contre le clergé et les lieux de culte catholiques.

EN LIGNE : Le chef de l’Eglise polonaise condamne l’aggravation des attaques contre le clergé et les Eglises

Le 28 juillet, le père Aleksander Ziejewski a été agressé dans la sacristie de la basilique Saint-Jean-Baptiste, située dans la ville de Szczecin. Trois hommes ont été arrêtés dans le cadre de ce crime, au cours duquel ils auraient exigé des vêtements pour un mariage homosexuel, selon la police.

L’agression a fait suite à plusieurs autres incidents, dont l’agression à l’arme blanche d’un prêtre dans une église de Wroclaw et la parodie de rites catholiques et d’images de Marie par des sympathisants LGBTQ dans plusieurs villes, dont Czestochowa, Gdansk et Krakow.

En outre, selon l’association Polonia Christiana, basée à Cracovie, une douzaine d’églises catholiques ont été profanées dans toute la Pologne au cours des deux derniers mois.

Les tensions se sont encore exacerbées la semaine dernière lorsque lors d’une homélie marquant le 75e anniversaire du soulèvement de Varsovie, Mgr Marek Jędraszewski, archevêque de Cracovie, a qualifié l’idéologie LGBT de “peste arc-en-ciel” – un commentaire qui a suscité des manifestations devant la cathédrale de la ville.

Dans sa déclaration du 8 août, Gądecki déplore que les vacances d’été, qui devraient être un temps de repos, soient plutôt un temps de “polémiques”.

“Cela est probablement lié à l’offensive des milieux LGBT+ et à l’augmentation significative du nombre de marches dites de la fierté organisées dans notre pays “, a-t-il dit, et a également mis en cause une proposition avancée par certains gouvernements locaux d’introduire une nouvelle approche de l’éducation sexuelle dans les programmes scolaires après les vacances.

Gądecki a insisté sur le fait que les homosexuels ” sont nos frères et sœurs pour qui le Christ a donné sa vie et pour qui il veut aussi être sauvé “, mais il a souligné que le respect des personnes ” ne peut… conduire à l’acceptation d’une idéologie qui vise à révolutionner les coutumes sociales et les relations interpersonnelles “.

Citant le pape François, il a dit que “cette révolution des coutumes et de la morale… a souvent agité le drapeau de la liberté”, mais en réalité, elle a “apporté une dévastation spirituelle et matérielle à d’innombrables êtres humains, surtout les plus pauvres et les plus vulnérables”.

LA HONGRIE SONNE L’ALARME SUR LES CHRÉTIENS PERSÉCUTÉS DANS LE MONDE

Déplore qu’un ” mur du silence ” cache la torture et le meurtre

BUDAPEST, Hongrie (ChurchMilitant.com) – Les chrétiens doivent parler au nom des autres chrétiens, déclare un responsable hongrois à la suite d’un discours qu’il a prononcé le 26 juillet lors de la conférence ministérielle de 2019 pour faire progresser la liberté religieuse à Washington.

Dans un nouveau résumé de son discours sur Twitter, Tristan Azbej, secrétaire d’Etat hongrois pour l’aide aux chrétiens persécutés, a déclaré “tristement” que “le christianisme est la religion la plus persécutée, partout dans le monde”.

Azbej a rapporté que ” quatre-vingts pour cent des personnes qui sont persécutées pour leur foi dans le monde sont des chrétiens “, qualifiant la persécution mondiale des chrétiens de ” l’un des plus grands défis de sécurité dans le monde aujourd’hui “.

Soyez assez courageux pour parler ouvertement, honnêtement et franchement de la persécution chrétienne.

Azbej a cité des chiffres sur la persécution chrétienne :

245.000.000 de chrétiens sont persécutés dans le monde entier, ce qui signifie qu’un homme et une femme sur neuf qui sont chrétiens sont persécutés
11 chrétiens sont tués chaque jour dans le monde entier
1 266 églises ont été détruites ou attaquées au cours de la dernière année.
Le secrétaire d’État hongrois a également exhorté les organisations internationales à éviter “l’hypocrisie et le politiquement correct” en ce qui concerne la persécution chrétienne et à “avoir le courage d’en parler ouvertement, honnêtement et franchement”.

La secrétaire d’État a déclaré, à la lumière des discussions en cours dans les médias européens ou au sein de l’élite politique, qu'” il faut voir que la christianophobie est présentée comme la dernière forme de discrimination acceptable “.

Il a noté que dans les nombreuses déclarations et résolutions des organisations internationales, “vous ne trouverez guère de référence aux tortures et aux défis auxquels les communautés chrétiennes sont confrontées dans le monde entier”.

Il y a “un mur de silence” autour de la persécution des chrétiens, déplore Azbej.

L’auto-présentation d’Azbej lors de la réunion ministérielle a provoqué des applaudissements immédiats : “Mon titre est secrétaire d’État à l’aide aux chrétiens persécutés. Je crois que je suis le seul représentant du gouvernement au monde à porter ce titre.”

Le dirigeant hongrois a également fait référence à la Constitution hongroise, en commençant par des références à “Dieu”, qui, dit-il, parle du “rôle du christianisme dans la préservation de la nation hongroise”.

La Hongrie est une nation chrétienne depuis plus d’un millénaire. Le roi Étienne Ier (975-1038) fut le premier roi chrétien de Hongrie et établit une culture chrétienne stable dans le bassin des Carpates. Il aurait fait preuve de diligence à l’égard de Dieu et de son peuple, notamment en faisant preuve d’une charité spéciale envers les pauvres et les malades.

Il était dévoué à sa femme, Gisela, qui était la sœur de saint Henri II. Le roi était également très attaché à la Vierge Marie – qui demeure à ce jour reine de Hongrie – et fit construire plusieurs églises en son honneur, en Hongrie et à l’étranger.

La Hongrie a protégé le christianisme à maintes reprises tout au long de son histoire, et elle est toujours fière d’être chrétienne.

“La Hongrie a protégé le christianisme à maintes reprises tout au long de son histoire, et elle est toujours fière d’être chrétienne “, a rappelé Azbej à son auditoire.

“La Hongrie se sent responsable non seulement des chrétiens qui vivent sur son territoire, mais de tous les chrétiens qui sont victimes de persécutions dans le monde entier “, a dit M. Azbej. “La majorité des chrétiens persécutés vivent au Moyen-Orient et en Afrique, et le gouvernement hongrois fournit une assistance à leurs communautés[plus importantes], notamment au Nigeria, en Syrie, au Liban, au Sri Lanka et en Égypte.

Azbej a évoqué l’expérience de la persécution des Hongrois, plus récemment sous le régime communiste.

“A l’époque, pratiquer la religion chrétienne n’était possible qu’en secret, et nous ne voulons pas que ces temps reviennent, qu’ils se répètent n’importe où dans le monde “, a-t-il dit.

Il a profité de l’occasion pour annoncer que la deuxième Conférence internationale sur les chrétiens persécutés, sur l’initiative du Premier ministre Viktor Orbán, aura lieu en novembre 2019 à Budapest.

En solidarité avec les chrétiens persécutés à travers le monde, Azbej et Hungary Helps, l’agence hongroise créée pour aider les persécutés, a ajouté la lettre arabe ن (comparable à “n” en anglais et prononcé comme “midi”) à ses poignées Twitter.

Le ن signifie Nazaréen ou Nasrani, les mots arabes pour chrétien. Des militants du groupe d’État islamique ont peint ن sur des maisons chrétiennes dans le nord de l’Irak, indiquant que les habitants doivent se convertir à l’islam, payer une taxe religieuse ou faire face à l’exécution – ainsi la lettre ن est devenue un symbole d’unité chrétienne.

“Je crois vraiment que si les chrétiens ne parlent pas en faveur des communautés chrétiennes, personne d’autre ne le fera “, a dit Azbej.