Comment l’approbation par le Pape des unions civiles homosexuelles est liée au message de Fatima

LIFESITENEWS – Par le P. Frank Unterhalt

La déclaration désastreuse de l’évêque de Rome sur la promotion de l’union civile des partenaires homosexuels a clairement une référence apocalyptique. Nous sommes à l’heure de la grande épreuve, dans laquelle une lutte historique et décisive est en cours.

Le cardinal Carlo Caffarra, président fondateur de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour le mariage et la famille, peu avant sa mort en 2017, a fait référence à une lettre de Sœur Lucie de Fatima dans laquelle elle avait écrit ce qui suit : “Père, un temps viendra où la bataille décisive entre le royaume du Christ et Satan portera sur le mariage et la famille. Et ceux qui travailleront pour le bien de la famille connaîtront la persécution et la tribulation. Mais n’ayez pas peur, car la Sainte Vierge lui a déjà écrasé la tête. ”[1].

À la lumière du message de Fatima, il est frappant de constater que l’attentat contre le pape Jean-Paul II est directement lié à la création de son Institut prophétique pour le mariage et la famille. Le pape Benoît XVI l’a souligné dans un discours prononcé à l’occasion du 25e anniversaire de sa fondation : “Ce jour-là, le 13 mai 1981, mon bien-aimé prédécesseur Jean-Paul II a subi la grave atteinte à sa vie, bien connue, lors de l’audience au cours de laquelle il devait annoncer la création de votre Institut”[2].

Les sept dernières années ont montré de façon choquante la haine de l’adversaire pour la beauté du véritable enseignement sur le mariage et la famille chrétiens. L’Institut de Saint Jean-Paul II a non seulement été massivement attaqué, mais complètement démantelé et dépouillé de son essence même. Lors des deux Synodes des évêques sur le mariage et la famille, en 2014 et en 2015, il a été complètement ignoré jusqu’à ce que l’inacceptable exhortation Amoris laetitia en 2016 ne fasse même apparaître une contradiction directe avec l’enseignement de l’Église. La même année, la destruction ultime de l’Institut a commencé avec la nomination d’un nouveau Grand Chancelier et des statuts contraires, et avec la suspension de tous les professeurs précédents. En outre, il a été soumis à une “réorientation” substantielle que les initiés ont décrite comme une “purge” dans le sens le plus négatif du terme [3].

La rupture opérée par Bergoglio est maintenant ouvertement évidente, car le 28 mars 2003, le pape Jean-Paul II avait approuvé la clarification suivante de la Congrégation pour la doctrine de la foi et ordonné sa publication : “Il n’y a absolument aucune raison de considérer les unions homosexuelles comme étant en quoi que ce soit similaires ou même vaguement analogues au plan de Dieu pour le mariage et la famille. Le mariage est saint, tandis que les actes homosexuels vont à l’encontre de la loi morale naturelle” [4].

Le témoignage des saints ne laisse aucun doute sur la mesure dans laquelle les actes homosexuels offensent le Créateur et provoquent son châtiment. Comment ne pas penser à l’admonition insistante de Dieu, qui nous a été transmise dans le célèbre Dialogue de Sainte Catherine de Sienne : “Les misérables font pire encore et commettent le péché maudit contre la nature. Et comme des fous aveugles dont la raison est obscurcie, ils ne perçoivent pas la pourriture et la misère dans lesquelles ils se trouvent. Non seulement pour Moi, qui suis la plus haute pureté éternelle, c’est dégoûtant (si détestable en effet que pour ce seul péché J’ai détruit cinq villes par Mon jugement divin, puisque Ma justice ne le supporterait plus), mais même pour les démons” [5].

Se fondant sur le message biblique clair, le Magistère permanent de l’Église catholique a toujours protégé le mariage et la famille. Ainsi, surtout aujourd’hui, il ne peut être caché que les pratiques homosexuelles font partie des péchés graves qui violent gravement la chasteté (cf. CEC 2396) et sont rejetées avec véhémence par la Sainte Écriture (cf. Gn 19, 1-29 ; Rm 1, 24-27 ; 1 Co 6, 9-10 ; 1 Tm 1, 10). Le Catéchisme nous rappelle la culpabilité des Sodomites qui “crient au ciel” (cf. CEC 1867)[6].

En ce temps apocalyptique de la Fausse Prophétie, l’intervention du Coeur Immaculé de Marie, que nous vénérons comme celui qui écrase la tête du serpent infernal, nous renforce. Elle, la plus pure des Vierges, Mère du bel amour et Médiatrice de toutes les grâces, nous fera voir à travers les pièges de l’ennemi maléfique et nous conduira en toute sécurité au salut que le Dieu Trinitaire donne aux siens.

Dans la grande tribulation de cette lutte d’époque et décisive, dans laquelle le salut éternel de tant d’âmes est menacé, nous répétons les paroles célèbres prononcées par le pape Jean-Paul II lors de la consécration de l’humanité à Notre-Dame de Fatima : “Une fois de plus, que l’infinie puissance salvatrice du salut se manifeste au monde : la puissance de l’amour miséricordieux ! Qu’elle mette un terme au mal ! Qu’elle change les consciences ! Dans ton Coeur Immaculé, la lumière de l’espérance se révèle à tous” [7].

22 octobre 2020
Commémoration de la fête de Saint Jean Paul II
Pasteur Frank Unterhalt

1] Diane Montagna, “Timeline of events reveals plot to destroy legacy of JPII Institute”, in : LifeSiteNews, 20 août 2019.
[2] Pape Benoît XVI, Discours à l’occasion du 25e anniversaire de l’Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille, 11 mai 2006.
[3] Voir Diane Montagna.
[4] Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Considérations sur les propositions de reconnaissance juridique des unions entre personnes homosexuelles, 3 juin 2003, I,4.
[5] Sainte Catherine de Sienne, Dialogue III, 124, in : Conversation sur la Providence de Dieu, Einsiedeln 1993 (4e édition), p. 163.
6] Cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre aux évêques de l’Église catholique sur la pastorale des personnes homosexuelles, 1er octobre 1986, 6.
[7] Pape Jean-Paul II, Acte de consécration à Marie, 25 mars 1984.