Mgr Schneider: Le culte de Pachamama à Rome a été « préparé par les réunions d’Assise »

LIFESITENEWS – Dr Maike Hickson 

Dans une récente interview, l’évêque Athanasius Schneider a évoqué le lien entre les rencontres interreligieuses qui ont lieu depuis 1986 avec la participation active des papes à Assise et le culte des statues de la Pachamama dans les jardins du Vatican en présence du pape François. Si ce dernier point est pire – puisque l’idolâtrie a eu lieu en présence d’un pape – le prélat a expliqué que les multiples rassemblements interreligieux à Assise étaient en quelque sorte une “préparation”. Ces mots de Schneider pourraient également être utiles à la lumière de la nouvelle encyclique papale Fratelli Tutti.

S’exprimant le 20 septembre avec Eva Doppelbauer de Gloria.tv, Mgr Schneider a exploré en profondeur la question de la vénération de la Pachamama d’octobre 2019 au Vatican à la lumière des précédents rassemblements interreligieux à Assise qui ont débuté en 1986.

Pour cet évêque kazakh d’origine allemande, à Assise, il y a eu une sorte d'”ingratiation”, mais pas sous la “forme grossière”, comme cela s’est ensuite produit en 2019 dans les jardins du Vatican avec la vénération de la Pachamama, “en présence du Pape”. Grâce aux rencontres d’Assise – la première ayant eu lieu en 1986, suivie des mêmes événements en 1993, 2002 et 2011 – les catholiques se sont habitués à l’idée que “toutes les religions sont au même niveau”, a expliqué Mgr Schneider. Mais c’est un “enseignement erroné contre le premier commandement, contre l’ensemble de l’Evangile”, a-t-il ajouté.

Toutes ces autres religions qui se réunissent avec les catholiques lors de ces réunions de prière sont “fausses et non voulues par Dieu”, a expliqué Mgr Schneider. Dieu leur permet d’exister, cependant, tout comme il nous permet de commettre des péchés. Mais “ce n’est pas Sa volonté qu’il existe l’Islam et le Bouddhisme”.

“La foi catholique est la seule voie”, a déclaré le prélat.

Les rencontres d’Assise, où les différentes religions se sont réunies pour prier pour la paix dans le monde – au moins au niveau visuel – ont montré que “le Pape est avec les autres religions au même niveau”, et cela a été “la cause d’une grande confusion”, a expliqué l’évêque Schneider. C’est le pape Jean-Paul II qui a initié cette journée de prière à Assise. Par la suite, les catholiques se sont “habitués” à cette impression d’égalité.

On ne peut inviter les autres religions à prier ensemble, que si l’on “prie le Christ”, a insisté le prélat. “Il n’y a pas d’autre moyen”. “Toutes les autres prières ne sont pas voulues par Dieu.” On pourrait, bien sûr, a poursuivi Mgr Schneider, avoir accès à une religion naturelle, dans le sens où l’on peut reconnaître l’existence de Dieu le Créateur, sans autre information, “seulement au niveau naturel, mais cela ne suffit pas” ; il faut atteindre le “niveau surnaturel” d’adorer Dieu en tant que Sainte Trinité.

C’est précisément là que se situe le problème des réunions d’Assise, selon l’évêque Schneider. Le pape de l’époque a invité les différentes religions “à leur manière” pour la paix. “Quand le pape invite les hindous à prier, ils ne peuvent prier qu’une idole”.

“Je ne peux inviter personne à pratiquer l’idolâtrie”, a insisté l’évêque allemand, même si l’on a une bonne intention. “Ces prières sont répugnantes pour Dieu”, a-t-il ajouté. En tant qu’Eglise catholique, “nous ne pouvons pas faire cela, [car] il semblerait que nous reconnaissions indirectement leurs cultes”, et “cela va à l’encontre de tout l’Evangile, de toute la proclamation de l’Eglise de 2000 ans”.

Par conséquent, avec de telles pratiques, a expliqué l’évêque Schneider, “on a déjà préparé le terrain, que ce soit à Assise ou lors d’autres rassemblements, pour le terrible, l’horrible événement avec le culte de la Pachamama au Vatican”. C’était la “conséquence logique” d’Assise, quand on dit : “vous pouvez adorer les idoles à Assise, pour le bien de la paix”. Même si, à l’époque, on ne “priait pas ensemble”, poursuit-il, on n’invitait pas non plus ces religions “à revenir à la fidélité absolue au Premier Commandement et à l’Évangile”.

Sur un ton respectueux, nous devrions rappeler que “tous sont appelés à croire au Christ”.

“Il est très clair que nous devons redevenir missionnaires”, a déclaré l’évêque Schneider.

Ces paroles de l’évêque Schneider semblent contraster avec de nombreux mots écrits par le pape François dans sa nouvelle encyclique Fratelli Tutti. Le pape y déclare explicitement qu’il a été “encouragé” à écrire ce document “par le Grand Imam Ahmad Al[-]Tayyeb, que j’ai rencontré à Abu Dhabi, où nous avons déclaré que “Dieu a créé tous les êtres humains égaux en droits, devoirs et dignité, et les a appelés à vivre ensemble comme des frères et sœurs”.

Ce document controversé d’Abou Dhabi contient également la déclaration selon laquelle la “diversité des religions” est “voulue par Dieu”, déclaration qui avait provoqué une critique publique de l’évêque Athanasius Schneider, demandant au pape François de la corriger publiquement.

En outre, le pape François, dans ce document, ne mentionne pas une seule fois l’urgence de promouvoir le salut des âmes. Le mot “salut” n’est pas utilisé une seule fois dans son sens surnaturel, et les sept sacrements en tant que moyens de salut de l’Église ne sont pas mentionnés une seule fois. Le document papal a un ton d’indifférence religieuse, par exemple lorsque le Pape dit : “De notre expérience de foi et de la sagesse accumulée au cours des siècles, écrit-il, mais aussi des leçons tirées de nos nombreuses faiblesses et échecs, nous, les croyants des différentes religions, savons que notre témoignage de Dieu bénéficie à nos sociétés”.