L’ennemi n’a aucune pitié, est cynique – La réponse nécessaire

ADELANTE LA FE  –  ParJuan Carlos Monedero

La révolution mondiale anti-chrétienne est en cours depuis des siècles. Ses agents dans le monde entier aujourd’hui, et en particulier en Amérique latine, sont imprégnés d’une haine implacable. Cette rage les conduit à encourager toutes sortes de pratiques inhumaines, de la pédophilie à l’avortement, de la naturalisation des médicaments à l’euthanasie, en passant par la manipulation des embryons. Une science sans conscience qui, loin d’être une alliée de l’homme, s’est retournée contre lui. Une propagande mondiale où règnent la désinformation, la déformation, les demi-vérités, les mensonges grotesques et la tromperie massive. En un mot, le progressisme culturel.

Cependant, beaucoup de personnes qui ne sont pas d’accord avec ces idées et pratiques malveillantes ne savent toujours pas que ces agents sont haineux. Beaucoup pensent encore que tous les journalistes, politiciens, conseillers, intellectuels, etc. du côté progressiste, ou du moins “la grande majorité” d’entre eux, sont des personnes de bonne volonté “mais qui ont tort”. Beaucoup de gens sauvent, ou essaient de sauver, l’honorabilité de ces personnes, et ne peuvent détecter l’énorme cynisme de ceux qui – qu’on les qualifie de marxistes, de progressistes ou de mondialistes – se consacrent systématiquement à boycotter les dures certitudes d’un Ordre social chrétien et, ces dernières années, même du même bon sens.

Faisons un diagnostic précis, et soyons ensuite en mesure de formuler une réponse. Qui sont ces agents ? Que pensent-ils ? Comment agissent-ils ?

(MIGUEL AYUSO) Le dessein constitutif de la révolution est d’anéantir le christianisme ou la civilisation chrétienne.

(PIERRE TROTIGNON) Nous rejetons le monde. Nous ne sommes même plus des “traîtres”, car cela impliquerait une affinité avec ce que nous trahissons. Nous sommes les vietcongs de la pensée.

(PIERRE TROTIGNON) La philosophie de demain sera une philosophie terroriste, non pas une philosophie du terrorisme, mais une philosophie terroriste alliée à une politique active du terrorisme.

(ACCUEIL, ERNEST) Satan est celui qui n’aime pas, disait Sainte Thérèse ; et Sainte Brigitte a entendu de la bouche des damnés cette terrible confession. Satan, s’adressant à Jésus-Christ, lui a dit ces mots : “O Juge, je suis la froideur même.

Face à un ennemi implacable, dont l’objectif est la destruction du christianisme, un ennemi qui n’aime rien – puisqu’il participe à la haine de Satan – une résistance minimale, comme “se conformer”, est de la pure naïveté.

La mentalité de ces évêques de la révolution anti-chrétienne, dont le but n’est autre que le Nouvel Ordre Mondial, est la même que celle des marxistes sans scrupules : il n’y a pas de limites morales à la réalisation de leurs objectifs.

(OUSSET) Le vrai marxiste est un homme qui ne croit pas en la vérité de quoi que ce soit, mais qui ne s’intéresse qu’à la force, à la transformation, à la mise en action de tout.

(OUSSET) On doit avoir entendu le rire des vrais marxistes, quand on prétend que quelqu’un a “défié” le marxisme. “C’est peut-être le cas, mais cela ne nous fait pas bouger”, a répondu M. Cogniot.

(OUSSET) Si toute la vérité et tout le bien résident dans l’avenir, les pires horreurs du présent sont justifiées.

(CAMUS) N’étant ni vrai ni faux, bon ou mauvais, la règle sera de se montrer le plus efficace, c’est-à-dire le plus fort.

(WEBER, J.) Nous appelons “bon” ce qui a triomphé.

(WEBER, J.) Le succès, tant qu’il est implacable et sans pitié, tant que le vaincu est totalement vaincu, détruit, aboli sans espoir, le succès justifie tout.

(OUSSET) S’il n’y a pas de vérité, si le verbe “être” n’a pas vraiment de sens, rien ne peut me forcer à faire quoi que ce soit car il est matériellement impossible de savoir s’il existe un ordre véritable et, par conséquent, un ordinateur juste. Personne n’a donc le droit de me commander.

Ce sont des notions mortelles pour la coexistence humaine et sociale, des idées qui sont diffusées presque par inadvertance par le biais de programmes sur Internet, d’émissions de radio, de télévision, de films, de magazines, de projets politiques, etc. Le respect dû aux choses, aux personnes, aux circonstances est en train de s’effriter. Et le résultat est un monde désenchanté.

(OUSSET) Univers qui n’est plus vu, pensé, jugé en notions d’ÊTRE, basé sur des vérités à connaître, à respecter ou à servir, mais un univers vu, pensé, jugé en valeurs de FORCE, valeurs d’ACTION, valeurs d’EFFICACITÉ, valeurs de MOUVEMENT, sans référence à aucune vérité.

(OUSSET) Il n’y a pas de vérités, mais des forces.

(OUSSET) le marxiste voit des contradictions partout et cherche même à les faire exploser là où elles ne se manifestent pas.

(BRECHT, BERTOLD) Celui qui se bat pour le communisme doit savoir se battre et ne pas se battre ; dire la vérité et ne pas la dire ; faire une faveur et ne pas la faire ; tenir une promesse et ne pas la tenir ; s’exposer au danger et l’éviter ; se faire connaître et se cacher. Celui qui lutte pour le communisme, de toutes les vertus, n’en possède qu’une : celle de lutter pour le communisme.

(BERIA, LAVRENTI) Nous devons être comme la vigne sur l’arbre. Nous utiliserons l’arbre pour grimper et ensuite, en l’étranglant, nous utiliserons sa sève pour nous nourrir et pour grandir.

(BERIA, LAVRENTI) Nous nous battons en Amérique depuis le début du siècle pour la disparition de l’influence chrétienne et nous y parvenons déjà.

Les différentes escarmouches de ces dernières années (loi sur l’avortement, euthanasie, “mariage homosexuel”, éducation sexuelle, loi sur l’identité sexuelle, etc. Ils font partie de la même grande stratégie :

(VEUILLOT) Ils (les ennemis) veulent toujours l’abandon total de la vérité, même lorsque leur politique n’en attaque qu’une partie.

(P. EZCURRA) C’est une guerre déguisée : totale et permanente, mais non déclarée. Elle ne respecte aucun type de pactes, conventions, lois de la guerre ou règles du jeu, conformément à la morale marxiste, pour lesquels tous les moyens sont acceptables, à condition qu’ils mènent à la fin.

(P. EZCURRA) C’est une guerre permanente (Marx dit : “révolution permanente”, “stratégie sans temps”). Avec les avancées et les revers tactiques, elle ne s’arrête que lorsque ses objectifs stratégiques sont pleinement atteints, quel que soit le temps qu’il faut, quel que soit le nombre de pertes matérielles et humaines.

(MAO TSÉ TUNG) Certains ironisent de notre propre chef en disant que nous sommes des partisans de la toute-puissance de la guerre. Eh bien, oui, nous sommes pour la toute-puissance de la guerre révolutionnaire.

L’épicentre de la bataille est la culture, et ce dans tous les sens : religieux, intellectuel, politique et même psychologique. Habituellement, l’adversaire s’attaque à l’Église, à l’histoire nationale ou à une institution naturelle, mais généralement il fait quelque chose de beaucoup plus intelligent : il nous entoure, occupe silencieusement les lieux et les positions de pouvoir, en attendant le bon moment. Ils sont froids.

(LENIN) Dans cinquante ans, les armées n’auront pas beaucoup de sens, car nous aurons suffisamment pourri nos ennemis avant que le conflit n’éclate, de sorte que l’appareil militaire dont ils disposent ne pourra pas être utilisé en cas de besoin.

(FERNANDO GONZALO ELIZONDO) Le succès que ces conspirateurs, et en particulier la franc-maçonnerie, ont obtenu jusqu’à présent est dû non seulement au fait qu’ils possédaient une capacité indéniable à articuler et à conspirer, mais aussi à leur connaissance lucide de ce qui constitue l’essence profonde de la Révolution, et à la manière d’utiliser les lois naturelles – nous parlons de celles de la politique, de la sociologie, de la psychologie, de l’art, de l’économie, etc. En ce sens, les agents du chaos et de la subversion font comme le scientifique qui, au lieu d’agir seul, étudie et met en action les forces, mille fois plus puissantes, de la nature.

La clé de voûte de cette guerre culturelle et idéologique, désormais totale et non déguisée, réside dans l’intellect, dans l’intelligence humaine, qui est (selon les mots de saint Thomas d’Aquin) “ce que Dieu aime le plus dans l’homme”. C’est pourquoi nous devons balayer les classifications, diaboliser toute discrimination, abolir les différences. Celui qui allume la lumière est un ennemi :

(FERNANDO GONZALO ELIZONDO) Tout ce qui distingue, qui définit, qui établit ou rappelle des devoirs, qui revendique les droits d’une Vérité absolue, qui est en fait l’ennemi contre lequel il devient militant et féroce…

(CHESTERTON) Il y a des gens qui ont renversé le lampadaire parce qu’ils voulaient installer de la lumière électrique ; d’autres parce qu’ils préfèrent les vieux lampadaires en fer ; d’autres encore parce qu’ils veulent que l’obscurité règne et qu’ils puissent, de cette façon, faire le mal.

En fin de compte, le but ultime des gros titres du Nouvel Ordre Mondial ne peut être atteint si les gens – ceux de tous les continents – sont réveillés, et ils ne peuvent l’être que si un message puissant touche leur intelligence et leur cœur. Ceux qui ressentent déjà ce feu sacré dans leur cœur ne peuvent pas – nous ne pouvons pas – se permettre des réactions “conservatrices”, des défenses incomplètes, des batailles à moitié perdues, des discours pacifistes. L’ampleur de l’attaque exige une réponse du même calibre. Réagir moins qu’il ne faut, c’est, en fin de compte, faire partie du problème et non de la solution. Que Dieu nous aide.