Didier Raoult : Le confinement, les masques ce sont des décisions politiques et non pas scientifiques

Le professeur Didier Raoult, directeur de l’institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille (IHU), était interrogé aujourd’hui devant la commission d’enquête sur le Covid-19. Extraits :

Vous me demandez pourquoi j’ai quitté le conseil scientifique, tout simplement parce que je considère que ce n’est pas un conseil scientifique !” “Moi je sais ce qu’est un conseil scientifique à l’IHU qui fait rêver le monde entier, avec des qualités, ce ne sont que des stars dans leur domaine !”, se vante-t-il, avant de déplorer le fait que les essais aient été réalisés en dehors de tout conseil scientifique. “Un conseil scientifique, ce n’est pas une bande de types qui ont l’habitude de travailler entre eux et qui se disent ‘qu’est-ce-que tu en penses’, non. Un conseil scientifique, c’est des données, données et données, puis qu’est-ce qu’on fait maintenant. Et que propose-t-on dans la pratique pour faire de la médecine ?”.

On a eu, jusqu’il y a cinquante ans, un Institut Pasteur où il y a eu des malades qui faisaient des milliers de diagnostics, de l’épidémiologie de terrain, ce n’est plus vrai aujourd’hui, l’Institut Pasteur est devenu un institut de recherche fondamentale dans lequel cette activité est marginale”.

Le moment où j’ai compris lucidement que ce pays n’était plus prêt du tout, c’était en 2001”. “Dans l’histoire de l’humanité, si les gens ont tellement peur des épidémies, c’est parce que les choses qui ont changé l’humanité, ce sont les guerres et les épidémies”. “Vous savez, je proposais que l’IHU soit un fort à la Vauban et je voulais qu’il y en ait sept en France, dont un à Paris, un à Lille, un à Lyon, pour avoir un endroit dans lequel on peut recevoir les malades, faire des milliers de tests, de la recherche et de la veille épidémiologique. Je pensais ça, et je le pense encore, et j’ai écrit ça en 2003”.

Je ne suis pas d’accord avec la décision qui a été prise de ne pas généraliser les tests PCR dès le mois de mars. C’est un examen extrêmement simple. C’était indispensable de le faire, parce qu’on ne connaissait pas la maladie. C’est moi qui ai expliqué le fonctionnement des tests PCR au président”. “A partir du moment où le test n’était pas fait, on ne pouvait pas étudier la maladie”.

“La chloroquine est recommandée pour une population d’à peu près 4,5 milliards de personnes dans le monde”.

La santé publique c’est 70 à 80 % de politiques, et 20 à 30 % de science et de médecine. “Le confinement, les masques ce sont des décisions politiques”.

Je crois beaucoup aux données chiffrées brutes et me méfie de la manière dont on enrobe et manipule les chiffres”. “Tous les gens qui font des modèles projectifs sur des maladies qu’on ne connaît pas encore sont des fous”.

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