Mgr Schneider explique le “vrai visage de la franc-maçonnerie”

LIFESITENEWS – Dr Maike Hickson

Mgr Schneider a prononcé ce discours à l’occasion du 300e anniversaire de la fondation de la franc-maçonnerie en 1717 en Angleterre et a gentiment accordé à LifeSiteNews la permission de la publier.

Dans un discours qu’il a prononcé en 2017 devant la Fondation pontificale Kirche in Not (Aide à l’Église en détresse) en Allemagne, l’évêque Athanasius Schneider a présenté l’histoire et les principales caractéristiques de la franc-maçonnerie. Dans sa présentation, il précise que la maçonnerie forme un “anti-Eglise” et a, à ses degrés supérieurs, une orientation satanique.

Mgr Schneider a prononcé ce discours à l’occasion du 300e anniversaire de la fondation de la franc-maçonnerie en 1717 en Angleterre. Il a aimablement fourni à LifeSiteNews une traduction anglaise de son manuscrit et nous a donné l’autorisation de le publier.

Dans sa présentation, le prélat a clairement indiqué que la franc-maçonnerie travaille contre l’Église catholique et que ses degrés supérieurs sont engagés dans le culte de Satan. Il écrit

“Dans les premiers degrés de la franc-maçonnerie, on vénère une divinité incertaine et nébuleuse comme le ‘Grand Architecte de l’Univers’ qui, dans les degrés supérieurs, puis dans les plus élevés, devient de plus en plus concret ; dans les degrés supérieurs, cette divinité incertaine est identifiée comme le Lucifer, comme Satan, comme le bon Dieu, l’adversaire de Dieu ; et le vrai Dieu est ici le ‘mauvais Dieu'”.

La franc-maçonnerie, poursuit Schneider, est une “religion naturaliste”, un mélange de panthéisme, de gnose et d'”auto-salvation” ; cependant, cette “religion” n’est qu'”apparemment tolérante”. Mais en réalité, la Franc-maçonnerie est une religion “extrêmement exigeante et intolérante”. Cette intolérance provient finalement des traits sataniques de la haute franc-maçonnerie, comme l’a expliqué l’évêque Schneider.

Dans les grades inférieurs de la franc-maçonnerie, “on vénère une divinité incertaine et nébuleuse comme le ‘Grand Architecte de l’Univers’ qui, dans les grades supérieurs, puis dans les grades les plus élevés, devient de plus en plus concret ; dans les grades supérieurs, cette divinité incertaine est identifiée comme le Lucifer, comme Satan, comme le bon Dieu, l’adversaire de Dieu ; et le vrai Dieu est ici le ‘mauvais Dieu'”.

Le prélat allemand a également expliqué que la franc-maçonnerie est “l’anti-Eglise”. Il a ensuite cité le pape Pie VIII qui, en 1829, a déclaré à propos de la franc-maçonnerie “C’est une secte satanique, qui a son démon comme dieu.” L’essence de la religion maçonnique “consiste en la perversion, c’est-à-dire la subversion de l’ordre divin de la création et la transgression des lois données par Dieu”.

L’évêque Schneider montre que la franc-maçonnerie est satanique et qu’elle travaille contre l’Église catholique et la société chrétienne. Il le fait à l’aide de plusieurs exemples historiques, où les francs-maçons ont été des figures de proue, par exemple lors de la révolution russe (Alexandre Kerensky).

À la lumière des paroles de Schneider, il convient de mentionner ici qu’en 2017, l’historien allemand Dr. Michael Hesemann a découvert un document historique – une lettre de 1918 du Cardinal Felix von Hartmann au Nonce Apostolique en Allemagne, l’Archevêque Eugenio Pacelli – qui met en garde Rome contre le plan maçonnique derrière la révolution qui avait lieu en Allemagne et en Russie, entre autres, et qui visait à lutter contre les monarchies et l’Église catholique.

Von Hartmann écrit le 8 novembre 1918 :

Sa Majesté l’Empereur [l’empereur allemand Guillaume II] vient de me faire savoir “que, selon les nouvelles qui lui sont parvenues hier, le Grand Orient vient de décider de destituer tous les Souverains – tout d’abord lui, l’Empereur – puis de détruire ( ?) l’Église catholique [olic], d’emprisonner le pape, etc. et, enfin, d’établir sur les ruines de l’ancienne société bourgeoise une république mondiale sous la direction du Grand Capital américain. Les francs-maçons allemands sont soi-disant fidèles à l’empereur [allemand] (ce dont on peut douter !) et ils l’ont informé à ce sujet. L’Angleterre veut également préserver l’ordre bourgeois actuel. La France et l’Amérique, cependant, seraient sous la pleine influence du Grand Orient [Loge maçonnique]. Le bolchevisme serait l’outil externe permettant d’établir les conditions souhaitées. Face à un tel danger qui menace non seulement la monarchie, mais aussi l’Église catholique, il est donc important que l’épiscopat allemand soit informé et que le pape soit également averti”.

Jusqu’à présent, le message de Sa Majesté. J’ai estimé qu’il était de mon devoir de le transmettre à Votre Excellence, et je dois laisser à Votre jugement le soin de décider si Vous souhaitez transmettre ce message à Rome. L’exigence houleuse des sociaux-démocrates [allemands] d’une abdication de l’empereur donne une certaine confirmation à ce message. Que Dieu nous protège, ainsi que sa Sainte Eglise, dans cette terrible tourmente !”

Ce document historique, que le Dr. Hesemann a trouvé dans les archives secrètes du Vatican, peut soutenir de manière unique les arguments de l’évêque Schneider tels qu’ils ont été exposés dans son discours de 2017.

Plus en rapport avec l’actualité, Mgr Schneider est en mesure de prouver que les francs-maçons ont joué un rôle de premier plan dans la révolution sexuelle des années 1960 en France et que les francs-maçons eux-mêmes ont déclaré publiquement qu’ils étaient derrière l’autorisation par la France du “mariage” homosexuel, de l’euthanasie et de l’avortement. a déclaré Schneider :

“En 2012, le journal paroissial Le Figaro a publié un dossier complet sur la franc-maçonnerie, et Le Figaro a laissé les principaux membres de la franc-maçonnerie s’exprimer dans son journal forum. L’un de ces responsables maçonniques a ouvertement déclaré que les lois légalisant l’avortement, le soi-disant “mariage homosexuel” ou “mariage pour tous” et l’euthanasie ont été préparées dans les “laboratoires” idéalistes maçonniques, puis, avec l’aide de groupes de pression et par l’intermédiaire de leurs membres au Parlement et au gouvernement, ont fait passer la législation”.

Enfin, l’évêque Schneider a rappelé à son auditoire que, malgré la puissance écrasante de ces forces, le Christ lui-même est le vainqueur et le Seigneur de l’histoire. Il a également exhorté tous les participants à prier pour les francs-maçons qui sont pris au piège de ce réseau maléfique qui met leur âme en danger. Schneider nous a en outre rappelé que l’Église catholique, dans une déclaration de 1983, a clairement condamné la franc-maçonnerie lorsqu’elle a déclaré

“Le jugement négatif de l’Église à l’égard de l’association maçonnique reste inchangé puisque leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Église et que, par conséquent, l’adhésion à ces principes reste interdite. Les fidèles qui s’inscrivent dans des associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent recevoir la Sainte Communion”.

Ce discours important et savant de l’évêque Schneider peut nous aider à comprendre peut-être aussi les événements actuels de l’Église et de la société. Le Pape Benoît XVI, alors qu’il était encore cardinal, a déclaré au Dr. Robert Moynihan qu’il considérait la franc-maçonnerie comme la plus grande menace pour l’Église catholique.

De plus, dans une interview de Peter Seewald en 2018 – qui est incluse dans une nouvelle biographie qui vient d’être publiée en Allemagne – le pape Benoît XVI a également souligné l’agressivité actuelle en faveur de l’avortement et des homosexuels et a parlé ici de “dictature” et du “pouvoir spirituel de l’anti-christ”.

“Aujourd’hui, on est excommunié par la société si on s’oppose à ce programme”, a ajouté le pape à la retraite. “La société moderne est en train de formuler un credo anti-chrétien, et si on s’y oppose, on est puni par la société avec l’excommunication”, a-t-il poursuivi.

Ici, le pape à la retraite a prononcé des paroles perçantes sur l’anti-Christ : “La peur de cette puissance spirituelle de l’Antéchrist est alors plus que naturelle, et elle a vraiment besoin de l’aide des prières de tout un diocèse et de l’Église universelle pour lui résister”.

Vous trouverez ci-dessous le texte complet de l’évêque Schneider :
Le vrai visage de la franc-maçonnerie
En 2017, la Franc-maçonnerie a fêté le 300e anniversaire de sa fondation le 24 juin 1717. Selon les rapports officiels, elle est le résultat d’une réunion de quatre “loges” ou sociétés secrètes, qui formaient alors la Grande Loge de Londres. Un ecclésiastique protestant, James Anderson, a rédigé les premiers statuts maçonniques.

L’Église catholique a condamné cette association d’origine pseudo-religieuse déjà 20 ans après ses débuts avec la plus haute sanction ecclésiale, l’excommunication. Pourquoi ? Parce que la Franc-maçonnerie est une “religion naturaliste”, un mélange de panthéisme, de gnose et d'”auto-salvation”. Cette “religion” n’est tolérante qu’en apparence. En fait, c’est une religion très exigeante et intolérante. Les francs-maçons disent d’eux-mêmes qu’ils seraient les “initiés”, les “parfaits” et les “illuminés”. Et l’humanité restante est pour eux profane, imparfaite et obscure.

La religion maçonnique vise l’indépendance par rapport au vrai Dieu, de sorte que l’être humain se place dans la position de Dieu, prend la place de Dieu et décide du bien et du mal.

Dans les premiers grades de la franc-maçonnerie, on vénère une divinité incertaine et nébuleuse comme le “Grand Architecte de l’Univers”, qui dans les grades supérieurs puis dans les plus élevés devient de plus en plus concret ; dans les grades supérieurs, cette divinité incertaine est identifiée comme le Lucifer, comme Satan, comme le bon dieu, l’adversaire de Dieu ; et le vrai Dieu est ici le “mauvais Dieu”.

L’Église reconnaît que la Franc-maçonnerie est une véritable société secrète de plus en plus puissante, au contenu pseudo-religieux, qui s’est très vite répandue dans d’innombrables organisations affiliées et souvent sous des noms différents, qui a pénétré les niveaux les plus puissants de la société, de la politique et du monde des finances.

C’est le pape Pie VIII qui, en 1829, a donné l’une des définitions les plus justes et les plus précises de la franc-maçonnerie : “C’est une secte satanique, qui a pour dieu son démon” (cf. Encyclique Traditi humilitati nostrae). L’essence de la religion maçonnique consiste en la perversion, c’est-à-dire en la subversion de l’ordre divin de la création et en la transgression des lois données par Dieu ; les membres de la franc-maçonnerie dans ses degrés supérieurs voient dans cette perversion le “vrai progrès” de l’humanité, l’édification mentale du temple de l’humanité. À la place de la Révélation divine, il y a le secret maçonnique et l’être humain se fait finalement dieu (cf. X. Dor, Le Crime contre Dieu, Chiré-en-Montreuil, 2016, 162). En fait, la Franc-maçonnerie est l’Anti-Église parfaite, où tous les fondements théologiques et moraux de l’Église catholique sont transformés en leur contraire ! Un franc-maçon a dit un jour à sa sœur, lors d’un entretien privé, ce qui suit “Sais-tu ce que nous sommes en fait, nous les francs-maçons ? Nous sommes l’anti-Eglise”.

Les historiens ont reconnu en la franc-maçonnerie le germe du totalitarisme politique (par exemple, A. Cobban, Historia de las Civilizaciones, cité dans : A. Bárcena, Iglesia y Masonería, Madrid 2016, 71). La confusion et la tromperie de celui-ci consiste dans le fait que la Franc-maçonnerie se vante avec des noms et des définitions attrayants, comme “philanthropie”, “humanisme”, “intellectualité”, “tolérance”, et en même temps, la Franc-maçonnerie se masque avec ces noms.

Avec le refus de la Révélation Divine surnaturelle, la Franc-maçonnerie rejette également la loi naturelle. C’est exactement le point qui conduit à tous les systèmes totalitaires. Déjà le franc-maçon genevois Jean-Jacques Rousseau écrivait : “La vie d’un être humain n’est pas seulement un don de la nature, mais un don conditionné par l’État” (Le Contrat social II, 5).

L’anarchisme politique et social est un phénomène qui incarne principalement l’esprit de la franc-maçonnerie, puisque l’un de ses principes clés est “ordo ab chao” [“l’ordre hors du chaos”]. Cela signifie que l’on doit d’abord créer un chaos et ensuite construire un nouvel ordre, un autre ordre, un ordre créé par les hommes. Dans le rituel de l’ancien Rite Écossais accepté à partir de l’année 1892, le candidat du 32ème, avant-dernier degré, de la Franc-maçonnerie, reçoit l’instruction suivante : Le premier “rugissement des canons” a eu lieu lorsque (Martin) Luther a mis dans son esprit la rébellion de la raison. 2. Le second “rugissement des armes” est venu lorsqu’il a été annoncé en Amérique que tout gouvernement humain reçoit son autorité du peuple et seulement du peuple. 3. Le troisième “rugissement des canons” est celui de la proclamation en France des “droits de l’homme” dans la formulation “liberté, égalité et fraternité” (M. Tirado Rojas, La Masoneria en Espana, 1892, I, 163).

Le candidat du 33e degré reçoit cette instruction – et voici une citation de ce même rituel écossais : “Ni la loi, ni la propriété, ni la religion ne peuvent régner sur les hommes, et, puisqu’elles anéantissent les hommes en les privant de leurs droits les plus précieux, nous avons juré de faire une terrible vengeance. Ils (la loi, la propriété et la religion) sont des ennemis contre lesquels nous avons juré une guerre implacable à tout prix. De ces trois ennemis infâmes, la religion doit être l’objet permanent de nos assauts meurtriers. Lorsque nous aurons détruit la religion, nous disposerons de la loi et de la propriété et nous pourrons régénérer la société en construisant la religion maçonnique et la loi maçonnique et la propriété maçonnique sur les cadavres de ces assassins” (ibid., 169-170). Selon le rituel maçonnique, le mot “religion” fait référence à la religion chrétienne, plus concrètement à la religion catholique.

On sait que la Franc-maçonnerie européenne, et en particulier Alexandre Kerensky, le Grand Maître du “Grand Orient” de Russie, a soutenu logistiquement et politiquement la Révolution d’Octobre 1917, l’année du 200ème anniversaire de la fondation de la Franc-maçonnerie. Lénine et les nouveaux dirigeants communistes ne tolèrent aucune forme de rivalité. Ils ont donc interdit la franc-maçonnerie traditionnelle en Union soviétique. Lors du troisième congrès de l’Internationale communiste [parti] en 1921, la franc-maçonnerie traditionnelle a reçu l’évaluation significative suivante : “La Franc-maçonnerie nous rappelle, par ses rites, les coutumes religieuses. Cependant, nous savons que toute religion réprime les gens. La franc-maçonnerie représente un pouvoir social et, en raison de la nature secrète de ses réunions et du secret absolu de ses membres, elle est un “État dans l’État””.

Le 11 avril 2001, sur la RAI2 (télévision italienne), Giuliano Di Bernando, qui fut le Grand Maître de la loge maçonnique GLRI (Gran Loggia Regolare d’Italia) dans les années 1990-1993, a prononcé les paroles significatives suivantes sur le caractère religieux de la franc-maçonnerie : “On devient franc-maçon par l’initiation. L’initiation est un acte constitutif par lequel l’être humain
se voit donner une dimension qu’il n’avait pas auparavant. Une analogie que l’on retrouve dans le Baptême. On ne naît pas chrétien, on le devient par le baptême. De la même manière, on devient franc-maçon par l’initiation. Cela signifie que l’on reste franc-maçon toute sa vie ; même si quelqu’un rejette la franc-maçonnerie par la suite, il reste néanmoins franc-maçon. Même si on dort, si on est un ennemi de la franc-maçonnerie, on reste franc-maçon, parce qu’on a reçu l’initiation. Et l’initiation est un acte sacré”.

La Franc-maçonnerie a également soutenu la soi-disant “Révolution sexuelle” de 1968. Les deux Grands Maîtres des deux plus grandes organisations maçonniques de France, Frédéric Zeller et Pierre Simon, ont été activement engagés avec certains de leurs membres dans les révoltes étudiantes de mai 1968 à Paris. Ledit Grand Maître Pierre Simon est alors devenu assesseur de la ministre Simone Veil, qui a légalisé l’avortement en France.

En 2012, le journal parisien Le Figaro a publié un dossier complet sur la franc-maçonnerie, et Le Figaro a laissé les principaux membres de la franc-maçonnerie s’exprimer dans son journal forum. L’un de ces responsables maçonniques a ouvertement déclaré que les lois légalisant l’avortement, le soi-disant “mariage homosexuel” ou “mariage pour tous” et l’euthanasie ont été préparées dans les “laboratoires” idéalistes maçonniques, puis, avec l’aide de groupes de pression et par l’intermédiaire de leurs membres au Parlement et au gouvernement, ont fait passer la législation. On peut le lire dans le journal Le Figaro de l’année 2012 (supplément LE FIGARO, 20-21 juillet 2012).

En raison de sa précision, l’analyse suivante donnée en 1894 par le Pape Léon XIII sur l’essence, les principes et les actions de la Franc-maçonnerie, peut difficilement être surpassée et reste pleinement valable :

“Il existe également un grand danger menaçant l’unité de cette association qui porte le nom de franc-maçons, dont l’influence fatale opprime depuis longtemps les nations catholiques en particulier. Favorisée par l’agitation de l’époque, et devenant insolente quant à son pouvoir, ses ressources et ses succès, elle met à rude épreuve tous ses nerfs pour consolider son emprise et élargir sa sphère. Elle est déjà sortie de ses cachettes, où elle a éclos ses complots, pour se retrouver dans la foule des villes et, comme pour défier le Tout-Puissant, elle a installé son trône dans cette même ville de Rome, capitale du monde catholique. Mais le plus désastreux est que, partout où elle a posé le pied, elle pénètre dans tous les rangs et tous les départements de la République, dans l’espoir d’obtenir enfin le contrôle suprême. C’est, en effet, une grande calamité : car ses principes dépravés et ses desseins iniques sont bien connus. Sous prétexte de revendiquer les droits de l’homme et de reconstituer la société, elle s’attaque au christianisme ; elle rejette la doctrine révélée, dénonce les pratiques de piété, les sacrements divins et toute chose sacrée comme une superstition ; elle s’efforce d’éliminer le caractère chrétien du mariage, de la famille et de l’éducation de la jeunesse, ainsi que de toute forme d’instruction, publique ou privée, et d’arracher à l’esprit des hommes tout respect de l’autorité, qu’elle soit humaine ou divine. Pour sa part, elle prêche le culte de la nature et soutient que, selon les principes de la nature, la vérité, la probité et la justice doivent être mesurées et réglementées. De cette façon, comme il est évident, l’homme est poussé à adopter des coutumes et des habitudes de vie semblables à celles des païens, mais plus corrompues en proportion des incitations au péché qui sont plus nombreuses” (Lettre apostolique Praeclara gratulationis).

L’une des manières les plus rusées, et donc les plus sataniques, de la lutte de la franc-maçonnerie contre son ennemi juré, c’est-à-dire contre l’Église catholique, consiste à s’infiltrer dans l’Église. L’extrait suivant, reconnu par de nombreux historiens comme authentique et cité par l’évêque Rudolf Graber (dans son livre Athanase et l’Église de notre temps), des ” Instructions ” de la soi-disant ” Alta Vendita “, une sorte de centre gouvernemental de la franc-maçonnerie européenne au 19e siècle, illustre cette vérité. Voici une citation de l'”Instruction permanente de l’Alta Vendita” :

“Le pape, quel qu’il soit, ne viendra jamais dans les sociétés secrètes ; c’est aux sociétés secrètes de faire le premier pas vers l’Eglise, dans le but de les conquérir toutes les deux. La tâche que nous allons entreprendre n’est pas le travail d’un jour, d’un mois ou d’un an ; elle peut durer plusieurs années, peut-être un siècle, mais dans nos rangs le soldat meurt et la lutte continue. Nous n’avons pas l’intention de gagner les papes à notre cause, d’en faire des néophytes de nos principes, des propagateurs de nos idées. Ce serait un rêve ridicule ; et si les événements se produisent d’une manière ou d’une autre, si des cardinaux ou des prélats, par exemple, de leur propre gré ou par surprise, devaient entrer dans une partie de nos secrets, ce n’est pas du tout une incitation à vouloir leur élévation au Siège de Pierre. Cette élévation nous ruinerait. L’ambition seule les aurait conduits à l’apostasie, les exigences du pouvoir les obligeraient à nous sacrifier. Ce que nous devons demander, ce que nous devons chercher et attendre, comme les Juifs attendent le Messie, c’est un Pape selon nos besoins… Maintenant, pour nous assurer un Pape aux dimensions requises, il s’agit d’abord de le façonner… pour ce Pape, une génération digne du règne dont nous rêvons. Laissons de côté les personnes âgées et celles d’un âge mûr ; allons vers les jeunes, et si c’est possible, même vers les enfants. Vous vous forgerez, à peu de frais, une réputation de bons catholiques et de purs patriotes. Cette réputation mettra l’accès à nos doctrines au milieu du jeune clergé, ainsi que profondément dans les monastères. Dans quelques années, par la force des choses, ce jeune clergé aura dépassé – toutes les fonctions ; il formera le conseil du souverain, il sera appelé à choisir un Pontife qui devra régner. Et ce Pontife, comme la plupart de ses contemporains, sera nécessairement plus ou moins imprégné des principes italiens et humanitaires que nous allons commencer à mettre en circulation. Laissez le clergé marcher sous votre étendard, en croyant toujours qu’il marche sous la bannière des clés apostoliques. Vous avez l’intention de faire disparaître le dernier vestige des tyrans et des oppresseurs ; posez vos pièges (filets) comme Simon Bar-Jona ; posez-les dans les sacristies, les séminaires et les monastères plutôt qu’au fond de la mer : et si vous ne vous dépêchez pas, nous vous promettons une prise plus miraculeuse que la sienne. Vous amènerez des amis autour de la Chaire apostolique. Vous aurez prêché une révolution en diadème et en chapelet, en marchant avec la croix et la bannière, une révolution qu’il suffira de pousser un peu pour mettre le feu aux quatre coins du monde” (à l’origine dans : Mgr Delassus, Conjuration antichrétienne, Paris 1910, Tome III, pp. 1040-1046. Le texte intégral de “L’Instruction permanente de l’Alta Vendita” est également publié dans : Mgr Dillon, La Franc-maçonnerie du Grand Orient sans masque, Dublin 1885, p. 51-56).

La citation suivante d’un grand moderniste italien, qui a écrit dans son livre en 1905, prouve que cette affirmation n’est pas inventée : “Nous voulons organiser notre action de manière plus ciblée : Une franc-maçonnerie catholique ? Oui, exactement, une Franc-maçonnerie des catacombes. Il faut travailler dans le but, de réformer le catholicisme romain par un sens progressiste, théosophique, par l’intermédiaire d’un pape, qui se laissera convaincre par ces idées” (A. Fogazzaro, Il Santo, Milano, 1905, p. 44 e 22). Les faits montrent suffisamment que la franc-maçonnerie est le plus grand contraste pensable avec la religion catholique. C’est pourquoi, en 1983, l’Église a fait la déclaration suivante, toujours valable, notamment par l’intermédiaire de la Congrégation de la doctrine de la foi :

“Le jugement négatif de l’Église en ce qui concerne l’association maçonnique reste inchangé puisque leurs principes ont toujours été considérés comme inconciliables avec la doctrine de l’Église et que, par conséquent, l’adhésion à ces principes reste interdite. Les fidèles qui s’inscrivent dans des associations maçonniques sont en état de péché grave et ne peuvent recevoir la Sainte Communion”.

Le pouvoir de l’idéologie maçonnique dans la politique et la société a atteint aujourd’hui son apogée, où la franc-maçonnerie répand dans toute la société humaine une idéologie de destruction de la vie à l’aide de l’avortement et de l’euthanasie. Le concept et la réalité de la famille subissent un processus de destruction par le lavage de cerveau avec l’idéologie du genre, promulguée par l’État. Chaque personne qui pense encore par elle-même, et globalement chaque chrétien, doit – autant que possible – opposer une résistance et défendre le bon sens et la loi divine, même au prix de souffrances et de désavantages.

En tant que chrétiens, nous devons savoir que le Christ est le vainqueur de tout mal dans ce monde, que c’est Dieu, et non la franc-maçonnerie, qui est le Seigneur de l’histoire. Nous appartenons à la communauté des vainqueurs, même si les ennemis du Christ, la Franc-maçonnerie, nous regardent comme des vaincus. Notre foi catholique est plus forte que tous les fantasmes pervers et les intrigues de la religion maçonnique. Nous ne craignons que Dieu !

Mais en même temps, nous aurons, du fond du cœur, une véritable compassion pour les membres de la franc-maçonnerie, car ils ont été victimes d’une immense tromperie. Un franc-maçon est en fin de compte l’être humain le plus libre, dont le salut éternel de son âme est le plus menacé. Qu’à l’intérieur de l’Église grandisse un mouvement pour sauver les âmes des francs-maçons, qui sont nos semblables. Cela doit se faire avant tout par la prière du Rosaire et la vénération du Coeur Immaculé de Marie. Son Coeur Immaculé triomphera, comme elle nous l’a dit à Fatima ; il triomphera aussi de la franc-maçonnerie et du communisme. Et par Marie, Dieu donnera à l’humanité et à son Église un temps de paix.