Le Saint-Siège accorde l’indulgence aux patients atteints de coronavirus et aux catholiques qui prient pour eux

CATHOLIC HERALD – Hannah Brockhaus/CNA

Le pénitencier apostolique du Vatican a accordé l’indulgence plénière aux personnes atteintes de COVID-19 et à ceux qui s’occupent d’elles, y compris le personnel médical et les membres de leur famille, ainsi qu’à ceux qui prient pour elles.

Annoncée vendredi, l’indulgence plénière est accordée aux catholiques qui, infectés par le coronavirus et mis en quarantaine à domicile ou à l’hôpital sur ordre des autorités sanitaires, participent spirituellement à une dévotion telle que le chapelet ou le chemin de croix.

Les catholiques du monde entier qui prient pour la fin de la pandémie, la guérison des malades et le repos éternel des morts se voient également accorder l’indulgence, selon le décret.

Les indulgences plénières, qui remettent tous les châtiments temporels dus au péché, doivent être accompagnées d’un détachement total du péché.

Dans ce cas, la personne doit également remplir les conditions ordinaires d’une indulgence, qui sont la confession sacramentelle, la réception de l’Eucharistie et la prière aux intentions du Pape, en ayant la volonté de remplir ces conditions le plus tôt possible.

D’autres dévotions qui peuvent accorder l’indulgence, dit le pénitencier, sont la participation à la messe par internet, et la récitation du Credo, du Notre Père, et une “pieuse invocation de la Sainte Vierge Marie, offrant cette épreuve dans un esprit de foi en Dieu et de charité envers leurs frères et sœurs”.

Les travailleurs de la santé et les membres de la famille qui se sont exposés au risque de contagion en prenant soin des malades atteints de COVID-19 bénéficient également de l’indulgence dans les mêmes conditions, selon la déclaration, qui cite les paroles du Christ selon lesquelles “personne n’a de plus grand amour que celui-ci, de donner sa vie pour ses amis”.

L’indulgence est accordée “de la part de l’autorité du Souverain Pontife”, par un décret signé par le Cardinal Mauro Piacenza, major du Pénitencier Apostolique.

Pour recevoir l’indulgence, toujours dans les conditions habituelles, les catholiques non malades de la COVID-19 peuvent offrir au moins une demi-heure d’adoration devant le Saint Sacrement ou une demi-heure de prière avec l’Écriture, ou la récitation du chapelet ou du chapelet de la miséricorde divine “pour implorer du Dieu Tout-Puissant la fin de l’épidémie, le soulagement de ceux qui souffrent et le salut éternel de ceux que le Seigneur a appelés à lui”.

L’indulgence est accordée, selon le décret, “afin que tous ceux qui souffrent à cause de COVID-19, dans le mystère même de cette souffrance, puissent redécouvrir “la même souffrance rédemptrice du Christ”.

“Réjouissez-vous dans l’espérance, soyez constants dans les tribulations, persévérez dans la prière” (Rom 12,12). Les paroles écrites par Saint Paul à l’Eglise de Rome résonnent tout au long de l’histoire de l’Eglise et guident le jugement des fidèles face à toute souffrance, maladie et calamité”, peut-on lire dans l’annonce du 20 mars.

Elle explique que le coronavirus, qui menace l’humanité, a modifié la vie des gens en leur apportant la peur, l’incertitude et une souffrance physique et morale généralisée.

“L’Eglise, à l’instar de son divin Maître, a toujours eu à cœur d’aider les malades”, indique le décret.

Le document cite le pape Jean-Paul II, qui a écrit dans Salvifici doloris que la valeur de la souffrance humaine “est surnaturelle, parce qu’elle est enracinée dans le mystère divin de la rédemption du monde, et elle est aussi profondément humaine, parce qu’en elle l’homme se trouve lui-même, son humanité même, sa dignité même, sa mission même”.

Le pape François a lui aussi invité à prier constamment pour les malades atteints de COVID-19.

L’indulgence pour les coronavirus est également accordée à ceux qui sont sur le point de mourir, à condition qu’ils soient correctement disposés et qu’ils aient l’habitude de prier.

Le décret dit que “l’Eglise prie pour ceux qui se trouvent dans l’impossibilité de recevoir le sacrement de l’Onction des malades et le Viatique, en confiant chacun à la Miséricorde divine en vertu de la communion des saints”.

“La Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu et de l’Eglise, Santé des malades et Secours des chrétiens, notre Avocate, voudrait venir au secours d’une humanité souffrante, en chassant de nous le mal de cette pandémie et en obtenant tout le bien nécessaire à notre salut et à notre sanctification”, conclut le document.