La pravda américaine. Les assassinats du Mossad

Les attentats du 11 septembre – Que s’est-il passé ?

Bien que quelque peu liés, les assassinats politiques et les attaques terroristes sont des sujets distincts, et le volume complet de Bergman se concentre explicitement sur le premier, nous ne pouvons donc pas lui reprocher de ne fournir qu’une faible couverture du second. Mais le schéma historique de l’activité israélienne, en particulier en ce qui concerne les attaques sous faux drapeau, est vraiment tout à fait remarquable, comme je l’ai noté dans un article de 2018 :

L’histoire des attaques militaires et terroristes est encore plus frappante. L’un des attentats terroristes les plus importants de l’histoire avant le 11 septembre a été l’attentat à la bombe perpétré en 1946 contre l’hôtel King David à Jérusalem par des militants sionistes habillés en Arabes, qui a tué 91 personnes et détruit en grande partie l’édifice. Dans la célèbre affaire Lavon de 1954, des agents israéliens ont lancé une vague d’attaques terroristes contre des cibles occidentales en Égypte, dans l’intention d’imputer ces attaques à des groupes arabes anti-occidentaux. Il y a de allégations convaincantes selon lesquelles, en 1950, des agents du Mossad israélien ont lancé une vague d’attentats terroristes à la bombe sous faux drapeaux contre des cibles juives à Bagdad, utilisant avec succès ces méthodes violentes pour persuader la communauté juive millénaire de l’Irak d’immigrer dans l’État juif. En 1967, Israël a lancé une attaque aérienne et maritime délibérée contre l’U.S.S. Liberty, avec l’intention de ne laisser aucun survivant, et tuant ou blessant plus de 200 soldats américains avant que la nouvelle de l’attaque n’atteigne notre sixième flotte.

L’énorme influence pro-israélienne dans les cercles politiques et médiatiques mondiaux a fait qu’aucune de ces attaques brutales n’a jamais suscité de représailles sérieuses et, dans presque tous les cas, elles ont été rapidement jetées dans l’oubli, de sorte qu’aujourd’hui probablement pas plus d’un Américain sur cent en a la moindre idée. De plus, la plupart de ces incidents ont été révélés par hasard, de sorte que l’on peut facilement soupçonner que de nombreuses autres attaques de même nature n’ont jamais trouvé place dans aucune archive historique.

Parmi ces célèbres incidents, Bergman ne mentionne que l’attentat à la bombe de l’hôtel King David. Mais beaucoup plus loin dans son récit, il décrit l’énorme vague d’attentats terroristes sous faux drapeau déclenchée en 1981 par le ministre israélien de la défense Ariel Sharon, qui a recruté un ancien haut fonctionnaire du Mossad pour gérer le projet.

Sous la direction d’Israël, de grosses voitures piégées ont commencé à exploser dans les quartiers palestiniens de Beyrouth et d’autres villes libanaises, tuant ou blessant un nombre énorme de civils. Une seule attaque en octobre a fait près de 400 victimes, et en décembre, il y a eu dix-huit attaaques en 1 mois, dont l’efficacité a été grandement renforcée par l’utilisation de la nouvelle technologie israélienne innovante des drones. La responsabilité officielle de toutes ces attaques a été revendiquée par une organisation libanaise jusqu’alors inconnue, mais l’intention était de provoquer des représailles militaires de l’OLP contre Israël, justifiant ainsi l’invasion prévue du pays voisin par Sharon.

L’OLP s’étant obstinément refusée à mordre à l’hameçon, des plans ont été mis en place pour le bombardement massif de tout un stade sportif de Beyrouth lors d’une cérémonie politique le 1er janvier, à l’aide de tonnes d’explosifs, la mort et la destruction devant être « d’une ampleur sans précédent, même en ce qui concerne le Liban ». Mais les ennemis politiques de Sharon ont appris le complot et ont souligné que de nombreux diplomates étrangers, y compris l’ambassadeur soviétique, étaient attendus et seraient probablement tués, si bien qu’après un âpre débat, le Premier ministre Begin a ordonné l’avortement de l’attaque. Un futur chef du Mossad mentionne les grands maux de tête auxquels ils ont alors été confrontés pour retirer la grande quantité d’explosifs qu’ils avaient déjà placés dans la structure.

Je pense que cette histoire bien documentée des grandes attaques terroristes israéliennes sous faux drapeaux, y compris celles contre des cibles américaines et d’autres cibles occidentales, devrait être soigneusement gardée à l’esprit lorsque nous considérons les attaques du 11 septembre, dont les conséquences ont massivement transformé notre société et nous ont coûté tant de milliers de miliards de dollars. Dans mon article de 2018, j’ai longuement analysé les circonstances étranges de ces attaques et leur nature probable :

Pendant de nombreuses années après le 11 septembre, je n’ai accordé que peu d’attention aux détails des attaques elles-mêmes. J’étais surtout préoccupé par la construction de mon système de logiciel d’archivage de contenu. Le peu de temps que je pouvais consacrer aux questions de politique publique, je le réservais au désastre en cours de la guerre d’Irak et au risque que Bush n’étende le conflit à l’Iran. En dépit des mensonges néoconservateurs relayés par nos médias corrompus, ni l’Irak ni l’Iran n’avaient quoi que ce soit à voir avec les attentats du 11 septembre. Ces événements se sont donc estompés peu à peu de ma conscience et je soupçonne qu’il en était de même pour la plupart des autres Américains. Al-Qaïda avait en grande partie disparu et ben Laden était supposé se cacher quelque part dans une grotte. En dépit d’innombrables « alertes » de sécurité intérieure, il n’y avait absolument plus de terrorisme islamique sur le sol américain, et relativement peu ailleurs, en dehors du charnier irakien. C’est pourquoi les détails précis des attentats du 11 septembre étaient devenus presque sans importance à mes yeux.

D’autres personnes parmi mes connaissances étaient du même avis. Pratiquement tous les échanges que j’ai eu avec mon vieil ami Bill Odom, le général trois étoiles qui avait dirigé la NSA pour Ronald Reagan, concernaient la guerre en Irak et le risque qu’elle ne s’étende en Iran, ainsi que la colère amère qu’il ressentait à l’égard de Bush pour la manière dont il avait perverti sa chère NSA pour en faire un outil d’espionnage domestique anti-constitutionnel. Lorsque le New York Times a révélé l’étendue considérable de l’espionnage opéré par la NSA, le général Odom a déclaré que le président Bush devait être destitué et que le directeur de la NSA, Michael Hayden, devait passer en cour martiale. Mais durant les années qui ont précédé son décès prématuré en 2008, je ne me souviens pas que les attentats du 11 septembre se soient présentés une seule fois dans nos discussions. …

Certes, j’avais parfois entendu parler ici et là d’incohérences au sujet des attentats du 11 septembre, et j’éprouvais quelques soupçons. Presque quotidiennement, je jetais un coup d’œil à la première page de Antiwar.com. J’avais ainsi appris que des agents du Mossad avaient été arrêtés alors qu’ils filmaient les attaques à New York, et qu’une vaste opération d’espionnage du Mossad dans tout le pays avait également été démantelée à peu près au même moment. Fox News avait même diffusé une série documentaire en plusieurs parties sur ce dernier sujet, qui avait rapidement « disparu » de son site sous la pression de l’ADL.

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Je n’étais pas tout à fait sûr de la crédibilité de ces affirmations, mais il me semblait plausible que le Mossad ait été informé des attaques à l’avance et les ait laissé se produire, en considération des énormes avantages qu’Israël retirerait de la réaction anti-arabe qui s’en suivrait. Je pense avoir été vaguement conscient du fait que le directeur de la rédaction d’Antiwar.com, Justin Raimondo, avait publié The Terror Enigma, un petit livre sur certains de ces faits étranges, portant le sous-titre provocateur « Le 11 septembre et la connexion israélienne ». En 2007, Counterpunch a aussi publié un article fascinant sur l’arrestation de ce groupe d’agents du Mossad pris sur le fait en train de filmer avec une joie non dissimulée les attaques de New York. L’activité du Mossad semblait bien plus importante que je l’avais cru jusqu’alors. Mais tous ces détails demeuraient un peu flous dans mon esprit, en comparaison de mes préoccupations majeures concernant les guerres en Irak et en Iran.

Cependant, fin 2008, mon objectif avait commencé à changer. Bush quittait ses fonctions sans avoir déclenché une guerre en Iran et les États-Unis avaient réussi à esquiver le danger d’un gouvernement encore plus dangereux avec John McCain. Je pensais que Barack Obama serait un très mauvais président et il s’est avéré pire que ce que je pensais, mais je poussais quand même un soupir de soulagement chaque jour qu’il était à la Maison-Blanche.

En outre, à peu près à la même époque, je suis tombé sur un détail étonnant des attentats du 11 septembre qui témoignait de la profondeur remarquable de ma propre ignorance. Dans un article de Counterpunch, j’avais découvert qu’immédiatement après les attentats, le supposé cerveau terroriste Oussama ben Laden avait publiquement nié toute implication, affirmant même qu’aucun bon musulman n’aurait commis de tels actes.

Après avoir vérifié cette information, j’étais stupéfait. Les attentats terroristes du 11 septembre étaient non seulement l’attaque terroriste la plus réussie de l’histoire du monde, mais ils avaient sans doute eu un impact plus grand que toutes les opérations terroristes passées. L’objectif du terrorisme est de permettre à une petite organisation de montrer au monde qu’elle peut infliger de lourdes pertes à un État puissant, et je n’avais jamais entendu parler d’un dirigeant terroriste qui nierait son rôle dans une opération réussie, encore moins la plus grande de l’histoire. Quelque chose semblait extrêmement bizarre dans le récit médiatique que j’avais accepté jusque-là. J’ai commencé à me demander si je n’avais pas été tout autant trompé que les dizaines de millions d’Américains qui, en 2003 et 2004, croyaient naïvement que Saddam avait été le cerveau des attentats du 11 septembre. Nous vivons dans un monde d’illusions générées par nos médias et j’ai soudainement eu une impression qui pourrait se comparer à la découverte d’une déchirure dans le décor en papier-mâché affiché à l’arrière-plan d’un studio de Hollywood. Si Oussama ben Laden n’était pas l’auteur du 11 septembre, quels autres énormes mensonges avais-je aveuglément avalés ?

Quelques années plus tard, je suis tombé sur une chronique très intéressante d’Eric Margolis, un éminent journaliste de politique étrangère canadien, purgé des médias télévisés pour sa vive opposition à la guerre en Irak. Il avait longtemps publié une chronique hebdomadaire dans le Toronto Sun et, lorsque son contrat a pris fin, il a utilisé sa dernière chronique pour publier un long texte qui exprimait ses doutes très forts sur l’histoire officielle du 11 septembre, soulignant que l’ancien directeur des renseignements pakistanais avait déclaré qu’Israël était derrière les attaques. …

J’ai finalement découvert qu’en 2003, l’ex-ministre allemand Andreas von Bülow avait publié un best-seller suggérant que la CIA, plutôt que Ben Laden, était à l’origine des attentats. En 2007, l’ancien président italien Francesco Cossiga avait également soutenu que la CIA et le Mossad en étaient responsable, ajoutant que ce fait était bien connu des agences de renseignement occidentales.

Au fil des ans, toutes ces affirmations discordantes avaient progressivement renforcé mes soupçons sur l’histoire officielle du 11 septembre, mais ce n’est que très récemment que j’ai enfin trouvé le temps de commencer à enquêter sérieusement sur le sujet et de lire huit ou dix des principaux ouvrages de « 9/11 truthers », principalement ceux du professeur David Ray Griffin, le leader dans ce domaine. Et ses livres, ainsi que les écrits de ses nombreux collègues et alliés, m’ont fait découvrir toutes sortes de détails très révélateurs. J’ai également été très impressionné par le grand nombre d’individus réputés, sans orientation idéologique apparente, qui ont rejoint au fil des ans le « mouvement pour la Vérité sur le 11 septembre » (9/11 Truth movement). …

Lorsque des affirmations d’une nature extrêmement controversée sont faites pendant de nombreuses années par de nombreux universitaires et experts réputés, et qu’elles sont entièrement ignorées ou réprimées mais jamais réfutées, une conclusion raisonnable s’impose. D’après mes lectures très récentes à ce sujet, les failles dans l’histoire officielle du 11 septembre se comptent par dizaines. La plupart de ces éléments semblent raisonnablement établis et, même si nous n’en admettions que deux ou trois comme absolument certains, nous devrions rejeter totalement le récit qu’on nous a fait croire pendant si longtemps. …

Je ne suis qu’un amateur dans l’art complexe d’extraire des pépites de vérité d’une montagne de mensonges fabriqués. Bien que les arguments du « mouvement pour la Vérité sur le 11 septembre » me semblent tout à fait convaincants, je me sentirais évidemment beaucoup plus confortable s’ils étaient soutenus par un professionnel expérimenté, tel qu’un analyste de la CIA. Il y a quelques années, j’ai été choqué d’apprendre que c’était effectivement le cas.

William Christison avait passé 29 ans à la CIA, jusqu’à en devenir l’un des cadres supérieurs en tant que directeur du Bureau d’analyse régionale et politique, avec 200 analystes sous sa direction. En août 2006, il publia un article remarquable de 2 700 mots expliquant pourquoi il ne croyait plus à l’histoire officielle du 11 septembre et était convaincu que le rapport de la Commission sur le 11 septembre était un camouflage. L’année suivante, il a vigoureusement endossé l’un des livres de Griffin, en écrivant : « [Il y a] un faisceau de preuves montrant que l’explication officielle du gouvernement américain sur les événements du 11 septembre 2001 est une série monstrueuse de mensonges. » Et le scepticisme extrême de Christison à l’égard des attentats du 11 septembre était appuyé par celui de nombreux autres anciens agents de renseignement américains très respectés.

Lorsqu’un ancien agent de renseignement du niveau de Christison dénonce le rapport officiel sur le 11 septembre comme une fraude et une dissimulation, on pourrait s’attendre à ce que son article fasse la une des journaux. Mais il n’a jamais été rapporté nulle part dans nos médias grand public, et je ne l’ai découvert que dix ans plus tard.

Même nos médias supposés « alternatifs » étaient presque aussi silencieux. Tout au long des années 2000, Christison et son épouse Kathleen, également ancienne analyste de la CIA, avaient régulièrement contribué à Counterpunch, y publiant plusieurs dizaines d’articles. Ils en étaient certainement les auteurs les plus reconnus en matière de renseignement et de sécurité nationale. Mais le rédacteur en chef Alexander Cockburn a refusé de publier leur scepticisme à l’égard des attentats du 11 septembre, de sorte que je n’en ai jamais eu connaissance à ce moment-là. Lorsque, il y a quelques années, j’ai fait part de l’analyse de Christison à l’actuel directeur de publication de Conterpunch, Jeffrey St. Clair, celui-ci a été stupéfait de découvrir que l’ami qu’il avait tant apprécié était devenu un « 9/11 truther ». Lorsque même les organes de presse alternatifs servent de gardiens idéologiques, une situation d’ignorance généralisée devient inévitable. …

Avec tant de trous béants dans l’histoire officielle des événements survenus il y a dix-sept ans, chacun d’entre nous est libre de choisir de se concentrer sur ceux qu’il considère comme les plus convaincants, et j’en ai plusieurs qui me sont propres. Le professeur de chimie danois Niels Harrit est l’un des savants qui ont analysé les débris des bâtiments détruits et qui y ont détecté la présence résiduelle de nano-thermite, un composé explosif de qualité militaire, et je l’ai trouvé très crédible pendant son interview d’une heure à Red Ice Radio. L’idée que le passeport d’un des pirates de l’air ait été retrouvé intact dans une rue de New York après le crash de son avion est absurde, tout comme l’affirmation selon laquelle le principal pirate de l’air a perdu dans un des aéroports ses bagages contenant une grande quantité de renseignements incriminants. Les témoignages des dizaines de pompiers qui ont entendu des explosions juste avant l’effondrement des tours jumelles semblent totalement inexplicables dans le cadre de l’histoire officielle. L’effondrement soudain et total du bâtiment 7, qui n’a jamais été touché par un avion de ligne, est également extrêmement improbable.

Les attentats du 11 septembre – Qui a fait le coup ?

Supposons maintenant que tous ces éléments soient corrects, et confirment les dires d’anciens analystes de haut rang de la CIA, d’éminents universitaires et de professionnels expérimentés, selon lesquels les attaques du 11 septembre 2001 n’étaient pas ce qu’elles semblaient être. Nous reconnaissons qu’il est extrêmement improbable que trois immenses gratte-ciel de la ville de New York se soient soudainement effondrés à la vitesse de la chute libre sur leurs propres empreintes après que seulement deux d’entre eux eurent été percutés par des avions. Nous admettons également comme pratiquement impossible qu’un gros avion de ligne civil ait frappé le Pentagone en n’y laissant absolument aucune épave et seulement un petit trou. Que s’est-il réellement passé et, plus important encore, qui était derrière tout cela ? [Voir le livre Pentagone pour une explicatin rationelle, NdT]

Il est évidemment impossible de répondre à la première question sans une enquête officielle honnête et approfondie. D’ici là, il ne faut pas s’étonner que de nombreuses hypothèses quelque peu contradictoires aient été avancées et débattues dans la communauté des chercheurs de vérité sur le 11 septembre. Mais la seconde question est probablement la plus importante et la plus pertinente, et je pense qu’elle a toujours représenté une source de grande vulnérabilité des thèses contestataires sur le 11 septembre.

L’approche la plus typique, qui est généralement suivie dans les nombreux livres de Griffin, est d’éviter complètement la question et de se concentrer uniquement sur les lacunes flagrantes du récit officiel. C’est une position tout à fait acceptable, mais qui laisse planer toutes sortes de doutes sérieux. Quel groupe organisé aurait été suffisamment puissant et audacieux pour mener une attaque d’une telle ampleur contre le cœur de la seule superpuissance mondiale ? Et comment a t-il pu orchestrer une couverture médiatique et politique aussi massivement efficace, en faisant même appel à la participation du gouvernement américain lui-même ?

Ceux qui choisissent d’adresser la question des auteurs du complot semblent se recruter principalement parmi les militants et internautes de base, plutôt que parmi les experts prestigieux, et la réponse généralement apportée est : « inside job ! » Les tenants de cette thèse pensent que des hauts dirigeants politiques de l’administration Bush, probablement le vice-président Dick Cheney et le ministre de la Défense Donald Rumsfeld, ont organisé les attaques terroristes, avec ou sans la connaissance de leur supérieur nominal, le président George W. Bush. Parmi les mobiles suggérés figurent la justification d’attaques militaires contre divers pays, le soutien des intérêts financiers de la puissante industrie pétrolière et du complexe militaro-industriel, et la possibilité de détruire les libertés civiles américaines. Puisque dans leur grande majorité les truthers politiquement actifs se situent à l’extrême gauche du spectre idéologique, ils considèrent ces notions comme logiques et presque évidentes.

Bien que n’approuvant pas explicitement ces théories du complot, le documentaire du réalisateur gauchiste Michael Moore, Fahrenheit 9/11, semble soulever des soupçons similaires. Son documentaire à petit budget lui a rapporté la somme étonnante de 220 millions de dollars, en suggérant que des collusions étroites entre la famille Bush, Cheney, les compagnies pétrolières et les Saoudiens étaient responsables de la guerre en Irak, ainsi que de la répression interne des libertés civiles, laquelle faisait partie intégrante de l’agenda républicain d’extrême droite.

Malheureusement, ce tableau apparemment plausible n’a presque aucun fondement dans la réalité. Pendant la guerre en Irak, j’ai lu dans le Times des articles interviewant de nombreuses personnalités de l’industrie pétrolière du Texas qui ont exprimé leur perplexité quant aux raisons pour lesquelles l’Amérique avait l’intention d’attaquer Saddam, concluant que le président Bush devait savoir quelque chose qu’ils ignoraient eux-mêmes. Les dirigeants saoudiens s’opposaient catégoriquement à une attaque américaine contre l’Irak et faisaient tout leur possible pour l’empêcher. Avant de rejoindre l’administration Bush, Cheney avait été PDG de Halliburton, un géant des services pétroliers, et son entreprise avait fait pression pour la levée des sanctions économiques américaines contre l’Irak. James Petras, un érudit marxiste, a publié en 2008 un excellent livre intitulé Zionism, Militarism, and the Decline of US Power, dans lequel il a démontré de manière concluante que ce sont les intérêts sionistes plutôt que ceux de l’industrie pétrolière qui ont dominé l’administration Bush à la suite des attaques du 11 septembre, et encouragé la guerre en Irak.

Quant au film de Michael Moore, je me souviens qu’à l’époque, un de mes amis (juif) et moi-même avions trouvé risible l’idée qu’un gouvernement si largement imprégné de néoconservateurs fanatiquement pro-israéliens soit présenté comme étant de mèche avec les Saoudiens. Non seulement l’intrigue du film de Moore illustrait la puissance redoutable du Hollywood juif, mais son énorme succès démontrait que le public américain dans son ensemble n’avait aucune idée de qui étaient les néoconservateurs.

Les critiques de Bush ont ridiculisé à juste titre le président pour sa déclaration selon laquelle les terroristes du 11 septembre avaient attaqué l’Amérique « pour ses libertés » et les « 9/11 truthers » ont raisonnablement qualifié d’invraisemblables les affirmations selon lesquelles les attaques massives étaient organisées par un prédicateur islamique vivant dans des grottes. Mais l’idée que ces attaques aient été dirigées et organisées par les plus hautes personnalités de l’administration Bush semble encore plus grotesque.

Cheney et Rumsfeld avaient tous deux été pendant des décennies les piliers de l’aile modérée et pro-business du Parti républicain, chacun occupant des postes gouvernementaux de premier plan, ainsi que les postes de PDG de grandes entreprises. L’idée qu’ils ont mis un terme à leur carrière en se joignant à une nouvelle administration républicaine au début de 2001 et qu’ils ont immédiatement entrepris d’organiser une gigantesque attaque terroriste sous faux drapeau contre les tours qui faisaient la fierté de notre plus grande ville et contre notre quartier général militaire, dans le but de tuer des milliers d’Américains, est trop ridicule pour être même digne d’une satire d’extrême-gauche.

Revenons un peu en arrière. Dans toute l’histoire du monde, je ne connais aucun cas documenté dans lequel les plus hauts dirigeants politiques d’un pays aient lancé une attaque majeure sous faux drapeau contre ses propres centres de pouvoir et de finances et tenté de tuer un grand nombre de ses propres citoyens. L’Amérique de 2001 était un pays pacifique et prospère dirigé par des dirigeants politiques relativement insipides qui se concentraient sur les objectifs républicains traditionnels, à savoir l’adoption de réductions d’impôts pour les riches et la réduction des réglementations environnementales. Trop de « 9/11 truthers » semblent avoir tiré leur compréhension du monde des caricatures de gauche dans lesquelles les républicains d’entreprise sont tous de diaboliques Dr Evils, cherchant à tuer des Américains par pure malveillance. Cockburn avait absolument raison de les ridiculiser au moins sur ce point particulier.

Nous devons aussi considérer les aspects pratiques de la situation. La nature gigantesque des attentats du 11 septembre, tels que les imaginent les truthers, aurait nécessité une énorme planification et probablement le travail de plusieurs dizaines, voire de centaines, d’agents qualifiés. Ordonner à des agents de la CIA ou à des unités militaires spéciales d’organiser des attaques secrètes contre des cibles civiles au Venezuela ou au Yémen est une chose, mais leur ordonner d’organiser des attaques contre le Pentagone et le cœur de la ville de New York serait prendre un risque faramineux.

Bush avait perdu le vote populaire en novembre 2000 et n’était arrivé à la Maison-Blanche qu’en raison de quelques anomalies en Floride et de la décision controversée d’une Cour suprême profondément divisée. En conséquence, la plupart des médias américains considéraient son nouveau gouvernement avec beaucoup d’hostilité. Si le premier acte d’une telle équipe présidentielle nouvellement assermentée avait été d’ordonner à la CIA ou à l’armée de préparer des attaques contre New York et le Pentagone, ces ordres auraient certainement été considérés comme émanant d’un groupe de fous et auraient immédiatement fait l’objet d’une fuite dans la presse nationale hostile.

Le scénario selon lequel les principaux dirigeants américains seraient les cerveaux derrière les attentats du 11 septembre est plus que ridicule, et ceux qui prétendent ou insinuent de telles affirmations, sans la moindre preuve solide, ont malheureusement joué un rôle majeur en discréditant l’ensemble de leur mouvement. En fait, la logique du scénario « inside job » est si manifestement absurde et contre-productive qu’on pourrait même soupçonner que cette affirmation a été encouragée par ceux qui cherchaient à discréditer l’ensemble du « mouvement pour la Vérité sur le 11 septembre ».

La focalisation sur Cheney et Rumsfeld semble particulièrement mal orientée. Bien que je n’aie jamais rencontré ni eu de relations avec l’un ou l’autre de ces individus, j’ai été très activement impliqué dans la politique nationale dans les années 1990, et je peux dire avec une certaine assurance qu’avant le 11 septembre, aucun d’eux n’était considéré comme néoconservateur. Au lieu de cela, ils étaient les exemples archétypiques de Républicains modérés pro-business, depuis leurs années à la tête de l’administration Ford au milieu des années 1970.

Les sceptiques sur ce point feront remarquer qu’ils ont signé la déclaration de 1997 du Project for the New American Century (PNAC), un important manifeste de politique étrangère néoconservatrice organisé par Bill Kristol. Mais je considère cela comme un faux-fuyant. Dans les cercles de Washington, les gens recrutent toujours leurs amis pour qu’ils signent diverses déclarations, et je me souviens que Kristol a également essayé de me faire signer la déclaration du PNAC. Étant donné que mes opinions personnelles sur cette question étaient totalement contraires à la position des néoconservateurs, que je considérais comme une folie de politique étrangère, j’ai poliment rejeté sa demande. Mais j’étais en bons termes avec lui à l’époque, et si je n’avais pas eu d’opinions arrêtées dans ce domaine, j’aurais peut-être été convaincu de signer.

Cela soulève un point plus important. En 2000, les néoconservateurs avaient pris le contrôle presque total de tous les grands médias conservateurs et républicains et de la branche de politique étrangère de presque tous les groupes de réflexion de Washington de même tendance, en purgeant avec succès la plupart de leurs adversaires traditionnels. Ainsi, bien que Cheney et Rumsfeld ne soient pas eux-mêmes des néoconservateurs, ils nageaient dans une mer de néoconservateurs, et la plus grande partie des informations qu’ils recevaient provenaient des néoconservateurs, leurs principaux assistants comme « Scooter » Libby, Paul Wolfowitz, et Douglas Feith étant eux-mêmes néoconservateurs. Rumsfeld était déjà quelque peu âgé, et Cheney avait subi plusieurs crises cardiaques depuis l’âge de 37 ans, de sorte que dans ces circonstances, il peut avoir été relativement facile de les orienter vers certaines positions politiques.

La diabolisation de Cheney et de Rumsfeld dans les cercles anti-guerre d’Irak m’a toujours semblé quelque peu suspecte. Je me suis toujours demandé si les médias libéraux fortement juifs avaient concentré leur colère sur ces deux individus afin d’occulter la culpabilité des néoconservateurs juifs qui étaient à l’origine de cette politique désastreuse ; et il en va peut-être de même pour les 9/11 truthers, qui craignent certainement d’être accusés d’antisémitisme. En ce qui concerne cette première question, un éminent chroniqueur israélien s’est exprimé de façon brutale sur la question en 2003, suggérant que 25 intellectuels néoconservateurs, presque tous juifs, étaient les principaux responsables de la guerre. Dans des circonstances normales, le président lui-même aurait certainement été dépeint comme le cerveau maléfique derrière le complot du 11 septembre, mais « W » était trop largement connu pour son ignorance pour que de telles accusations soient crédibles.

Il semble tout à fait plausible que Cheney, Rumsfeld et d’autres hauts dirigeants de l’administration Bush aient été manipulés pour prendre certaines mesures qui, par inadvertance, ont favorisé le complot du 11 septembre. De même, il est plausible que quelques personnes nommées par Bush à un niveau inférieur aient été plus directement impliquées, peut-être même comme conspirateurs directs. Mais ce n’est pas ce qu’entendent ceux qui parlent d’un complot « inside job ».

Où en sommes-nous ? Il semble très probable que les attaques du 11 septembre 2001 aient été le fait d’une organisation beaucoup plus puissante et professionnelle qu’une bande de dix-neuf Arabes aléatoires armés de cutters. Mais il me semble également assuré que les attaques n’ont pas pu être le fait du gouvernement américain lui-même. Alors, qui a attaqué notre pays en ce jour fatidique, il y a dix-sept ans, tuant des milliers de nos concitoyens ?

Les opérations de renseignement et d’infiltration les plus efficaces sont dissimulées dans un labyrinthe de miroirs, de sorte qu’il est extrêmement difficile d’en identifier les auteurs. Les attaques terroristes sous faux drapeaux fonctionnent selon ce principe. Mais nous pouvons leur appliquer une métaphore différente : le complexité de tels événements peut être considérée comme un nœud gordien, presque impossible à démêler, mais vulnérable au coup d’épée qui consiste à poser la simple question « Qui en a bénéficié ? ».

Ni l’Amérique ni le monde en général n’ont bénéficié des attaques du 11 septembre. L’héritage désastreux de ce jour fatidique a transformé notre propre société pour le pire et a détruit de nombreux autres pays. Les interminables guerres américaines qui ont suivi le 11 septembre nous ont déjà coûté plusieurs milliers de milliards de dollars et ont mis notre pays sur la voie de la faillite, tout en tuant ou forçant à l’exil des millions de personnes innocentes du Moyen-Orient. Plus récemment, ce flot de réfugiés désespérés a commencé à engloutir l’Europe, et la paix et la prospérité de cet ancien continent sont désormais gravement menacées.

Nos libertés civiles et nos protections constitutionnelles traditionnelles ont été considérablement érodées, et notre société est en passe de devenir un véritable État policier. Les citoyens américains acceptent désormais passivement les atteintes inimaginables à leurs libertés individuelles, toutes décrétées sous le couvert de la prévention du terrorisme.

Je ne vois aucun pays au monde qui ait clairement tiré profit des attaques du 11 septembre 2001 et de la réaction militaire des États-Unis, à une seule exception près.

En 2000 et pendant la majeure partie de 2001, l’Amérique était un pays pacifique et prospère, mais une petite nation du Moyen-Orient s’était trouvée dans une situation de plus en plus désespérée. Israël semblait alors lutter pour sa vie contre les vagues massives de terrorisme intérieur qui constituaient la deuxième Intifada palestinienne.

Il était largement admis qu’Ariel Sharon a délibérément provoqué ce soulèvement en septembre 2000 en marchant jusqu’au Mont du Temple avec l’appui d’un millier de policiers armés, et la violence et la polarisation de la société israélienne qui en ont résulté l’ont installé avec succès comme Premier ministre au début de 2001. Mais une fois au pouvoir, ses mesures brutales n’ont pas réussi à mettre fin à la vague d’attaques continues, qui prenait de plus en plus la forme d’attentats-suicides contre des cibles civiles. Beaucoup croyaient que la violence pourrait bientôt déclencher un exode massif de citoyens israéliens, produisant peut-être une spirale fatale pour l’État juif. L’Irak, l’Iran, la Libye et d’autres grandes puissances musulmanes soutenaient les Palestiniens avec de l’argent, de la rhétorique et parfois des armes, et la société israélienne semblait prête à s’effondrer. Je me souviens avoir entendu de la bouche de certains de mes amis de Washington que de nombreux experts israéliens en politique cherchaient soudainement des postes de parachutage chez les néoconservateurs afin de s’installer en Amérique.

Sharon était un leader notoirement sanguinaire et imprudent, avec une longue histoire de décisions stratégiques d’une audace étonnante, pariant parfois tout sur un seul coup de dés. Il avait passé des décennies à chercher le poste de Premier ministre, mais après l’avoir finalement obtenu, il était maintenant dos au mur, sans qu’aucune bouée de sauvetage ne soit en vue.

Les attentats du 11 septembre ont tout changé. Soudain, la seule superpuissance mondiale s’est pleinement mobilisée contre les mouvements terroristes arabes et musulmans, en particulier ceux liés au Moyen-Orient. Les alliés néoconservateurs de Sharon en Amérique ont profité de la crise inattendue pour prendre le contrôle de la politique étrangère et de l’appareil de sécurité nationale de l’Amérique. Un membre du personnel de la NSA rapporta plus tard que des généraux israéliens entraient librement dans les salles du Pentagone sans aucun contrôle sécuritaire. Pendant ce temps, l’excuse de la prévention du terrorisme intérieur a été utilisée pour mettre en place de nouveaux contrôles de police américains centralisés qui ont été utilisés pour harceler ou même fermer diverses organisations politiques antisionistes. Un des agents du Mossad israélien arrêtés par la police à New York alors que lui et ses compagnons célébraient les attaques du 11 septembre et produisaient un film souvenir des tours en feu du World Trade Center a déclaré aux policiers au moment de son interpellation : « Nous sommes Israéliens… Vos problèmes sont nos problèmes. » Et c’est effectivement ce qui s’est passé.

Le général Wesley Clark a rapporté que peu de temps après les attentats du 11 septembre 2001, il a été informé qu’un plan militaire secret avait été mis en place, selon lequel l’Amérique allait attaquer et détruire sept grands pays musulmans au cours des prochaines années, dont l’Irak, l’Iran, la Syrie et la Libye, qui étaient par coïncidence les plus grands ennemis régionaux d’Israël et les principaux défenseurs des Palestiniens. Alors que l’Amérique commençait à dépenser d’énormes océans de sang et d’argent pour attaquer tous les ennemis d’Israël après le 11 septembre 2001, Israël lui-même n’avait plus besoin de le faire. C’est en partie pour cette raison qu’aucun autre pays au monde n’a amélioré aussi considérablement sa situation stratégique et économique au cours des dix-sept dernières années, alors même qu’une grande partie de la population américaine s’est appauvrie pendant cette même période et que notre dette nationale a atteint un niveau insurmontable. Un parasite peut souvent devenir gras même si son hôte souffre et décline.

J’ai souligné que pendant de nombreuses années après les attentats du 11 septembre, j’avais accordé peu d’attention aux détails et n’avais qu’une vague idée qu’il existait même un mouvement organisé pour la vérité sur le 11 septembre. Mais si quelqu’un m’avait convaincu que les attaques terroristes avaient été des opérations sous faux drapeaux et que quelqu’un d’autre qu’Oussama ben Laden en était responsable, j’aurais immédiatement pensé à Israël et son Mossad.

Aucun autre pays au monde ne peut rivaliser avec le bilan d’Israël en matière d’assassinats de haut niveau et d’attaques sous faux drapeaux, terroristes ou autres, contre d’autres pays, y compris l’Amérique et ses forces militaires. De plus, l’énorme domination des éléments juifs et pro-israéliens dans les grands médias américains et, de plus en plus, dans ceux des autres grands pays occidentaux, a toujours fait en sorte que, même lorsque des preuves solides de telles attaques par Israël ont été découvertes, très peu d’Américains ordinaires en ont jamais entendu parler. …

Dès lors que nous acceptons que les attentats du 11 septembre 2001 étaient une opération sous faux drapeaux, un indice central nous permettant d’identifier les coupables est l’extraordinaire capacité de ces derniers à faire en sorte que la moisson d’incohérences relevées par les chercheurs de vérité restent totalement ignorée par tous les médias américains, libéraux ou conservateurs, de gauche ou de droite. …

Dans le cas en question, le nombre considérable de zélés néoconservateurs pro-israéliens placés juste sous la surface visible de l’administration Bush en 2001 a pu grandement faciliter à la fois l’organisation des attaques et leur dissimulation, avec, parmi les noms les plus connus : Libby, Wolfowitz, Feith et Richard Perle. La question de savoir si ces individus faisaient parti des conspirateurs ou ont simplement servi de relais aux conspirateurs n’est pas claire.

La plupart des éléments donnés dans cet article sont certainement connus depuis longtemps des observateurs avertis, et je suppose que de nombreuses personnes qui avaient accordé plus d’attention que moi aux détails des attaques du 11 septembre 2001 ont pu rapidement en tirer la même conclusion bien avant moi. Mais pour des raisons sociales et politiques évidentes, il y a une grande réticence à accuser publiquement Israël d’une affaire d’une telle ampleur. Ainsi, à l’exception de quelques militants marginaux ici et là, ces sombres soupçons sont restés privés.

Pendant ce temps, les militants du « mouvement pour la Vérité sur le 11 septembre » craignaient probablement d’être détruits par les accusations d’antisémitisme s’ils avaient jamais exprimé ne serait-ce qu’un murmure de telles idées. Cette stratégie politique était peut-être nécessaire, mais en ne nommant aucun coupable plausible, ils ont créé un vide qui a rapidement été comblé par des « idiots utiles » qui ont crié « inside job » en pointant un doigt accusateur vers Cheney et Rumsfeld, et ont ainsi beaucoup contribué à discréditer leur propre mouvement.

Cette malheureuse conspiration du silence a finalement pris fin en 2009 lorsque le Dr Alan Sabrosky, ancien directeur des études au Collège de guerre de l’armée américaine, a déclaré publiquement que le Mossad israélien était très probablement responsable des attaques du 11 septembre. Après avoir rédigé une série de chroniques sur le sujet, il a finalement présenté ses vues dans plusieurs entrevues avec les médias, et a apporté des analyses supplémentaires.

Évidemment, de telles charges n’ont jamais atteint les pages de mon Times du matin, mais elles ont fait l’objet d’une importante couverture, bien que transitoire, dans certaines parties des médias alternatifs, et je me souviens avoir vu les liens très en évidence sur Antiwar.com et des discussions ailleurs. Je n’avais jamais entendu parler de Sabrosky auparavant, alors j’ai consulté mon système d’archivage et j’ai immédiatement découvert qu’il avait une bibliographie très respectable de publications sur les affaires militaires dans les périodiques de politique étrangère et qu’il avait également occupé une série de postes universitaires dans des établissements prestigieux. En lisant un ou deux de ses articles sur le 11 septembre, j’ai eu l’impression qu’il avait présenté des arguments assez convaincants en faveur de la participation du Mossad, dont certains m’étaient déjà familiers.

Comme j’étais très occupé avec mon travail de logiciel et que je n’avais jamais passé du temps à enquêter sur le 11 septembre ou à lire les livres sur le sujet, ma foi en ses affirmations à l’époque était évidemment très limitée. Mais maintenant que j’ai enfin étudié le sujet de manière beaucoup plus détaillée, je pense son analyse de 2009 tout à fait correcte.

Je recommanderais particulièrement sa longue interview de 2011 à la télévision iranienne Press TV, que j’ai regardée il y a à peine quelques jours. Il a semblé très crédible et direct dans ses affirmations.

Il a aussi apporté une conclusion plus approfondie dans une interview plus longue en 2010.

Sabrosky a concentré une grande partie de son attention sur un segment particulier d’un film documentaire néerlandais sur les attentats du 11 septembre produit plusieurs années auparavant. Dans cette interview fascinante, un expert en démolition professionnel nommé Danny Jowenko a identifié l’effondrement filmé du bâtiment 7 du WTC – dont il ignorait jusque-là l’existence – comme une démolition contrôlée, et cet extrait remarquable a été diffusé sur Press TV et discuté mondialement sur Internet.

Par une coïncidence très étrange, trois jours seulement après que l’interview vidéo diffusée par Jowenko eut reçu une telle attention, il eut le malheur de mourir dans une collision frontale avec un arbre en Hollande. Je soupçonne que la communauté des experts professionnels en démolition est petite, et les collègues de Jowenko dans l’industrie ont pu rapidement conclure que de graves malheurs pourraient se produire chez ceux qui rendent des avis d’experts controversés sur l’effondrement des trois tours du World Trade Center.

Pendant ce temps, l’ADL a rapidement déployé des efforts colossaux pour faire interdire Press TV en Occident sous l’accusation d’avoir avoir promu des « théories du complot antisémites », persuadant même YouTube d’éliminer complètement ses colossales archives vidéo, notamment celle de Sabrosky.

Plus récemment, Sabrosky a fait une présentation d’une heure lors de la vidéoconférence Deep Truth en juin dernier, au cours de laquelle il a exprimé un grand pessimisme sur la situation politique des États-Unis et a laissé entendre que le contrôle sioniste sur notre politique et nos médias s’était encore renforcé au cours de la dernière décennie.

Sa discussion a rapidement été rediffusée par Guns & Butter, une émission radiophonique progressiste de premier plan, qui en conséquence a été purgée de sa radio d’attache après dix-sept ans de grande popularité nationale et d’un fort soutien des auditeurs.

Le regretté Alan Hart, journaliste de radio et de télévision britannique et correspondant à l’étranger, a également rompu son silence en 2010 et a aussi indiqué que les Israéliens étaient probablement les responsables des attentats du 11 septembre. Les personnes intéressées voudront peut-être écouter son long entretien à ce sujet.

Le journaliste Christopher Bollyn a été l’un des premiers auteurs à explorer les liens possibles entre Israël et les attentats du 11 septembre, et les détails contenus dans sa longue série d’articles de journaux sont souvent cités par d’autres chercheurs. En 2012, il a rassemblé ce matériel et l’a publié sous la forme d’un livre intitulé Solving 9-11, mettant ainsi ses informations sur le rôle possible du Mossad israélien à la disposition d’un public beaucoup plus large, une version étant maintenant disponible en ligne.

Malheureusement, son volume imprimé souffre gravement du manque typique de ressources dont souffrent les écrivains politiques marginaux, avec une mauvaise organisation et la répétition fréquente des mêmes points en raison du fait que le livre trouve son origine dans un ensemble d’articles individuels. Ceux qui l’achètent doivent donc être mis en garde contre ces faiblesses stylistiques.

Le journaliste français Laurent Guyénot a fourni récemment un bien meilleur résumé des nombreuses preuves montrant la mainmise israélienne sur les attentats du 11 septembre dans son livre JFK-9/11 : 50 Years of the Deep State de 2017 et dans son article de 8 500 mots « 9/11 was an Israeli Job » [traduit sur notre site, NdSF], publié parallèlement à celui-ci et fournissant beaucoup plus de détails que mon présent article. Bien que je n’adhère pas nécessairement à toutes ses affirmations et tous ses arguments, son analyse globale semble tout à fait conforme à la mienne.

Ces auteurs ont fourni beaucoup d’éléments à l’appui de l’hypothèse du Mossad israélien, mais je voudrais attirer l’attention sur un seul précis. On s’attendrait normalement à ce que des attentats terroristes entraînant la destruction complète de trois gigantesques immeubles de bureaux à New York, couplée à une attaque aérienne contre le Pentagone, soient une opération d’une ampleur et d’une complexité énorme, impliquant une infrastructure organisationnelle et des effectifs très considérables. Au lendemain des attentats, le gouvernement américain a déployé de grands efforts pour localiser et arrêter les conspirateurs islamiques survivants, mais n’a guère réussi à en trouver un seul. Apparemment, ils étaient tous morts dans les attaques eux-mêmes ou simplement disparus dans les airs.

Mais sans faire beaucoup d’efforts, le gouvernement américain a rapidement rassemblé et arrêté quelque 200 agents du Mossad, dont beaucoup étaient basés exactement dans les mêmes lieux géographiques que les 19 prétendus pirates de l’air arabes. De plus, la police de New York a arrêté certains de ces agents qui venaient de célébrer publiquement les attentats du 11 septembre. D’autres ont été interceptés dans la région de New York au volant de fourgonnettes contenant des explosifs ou leurs traces résiduelles. La plupart de ces agents du Mossad ont refusé de répondre à toutes les questions, et beaucoup ont échoué aux tests polygraphiques, mais sous une pression politique massive tous ont finalement été libérés et rapatriés en Israël. Il y a quelques années, une grande partie de cette information a été présentée très efficacement dans une courte vidéo disponible sur YouTube.

Il y a une autre chose fascinante que j’ai très rarement vue mentionnée. Un mois seulement après les attentats du 11 septembre 2001, deux Israéliens ont été pris en flagrant délit d’introduction d’armes et d’explosifs dans le bâtiment du Parlement mexicain, une histoire qui a naturellement fait les manchettes des grands journaux mexicains de l’époque, mais qui a été totalement ignorée par les médias américains. Finalement, sous la pression politique massive, toutes les charges ont été abandonnées et les agents israéliens ont été renvoyés chez eux. Cet incident remarquable n’a été rapporté que sur un petit site Web hispano-activiste, et discuté dans quelques autres endroits. Il y a quelques années, j’ai trouvé sans difficulté sur Internet les premières pages scannées des journaux mexicains relatant ces événements dramatiques, mais je n’arrive plus à les retrouver. Les détails sont évidemment quelque peu fragmentaires et peut-être déformés, mais assez intrigants.

Il va de soit que si, un mois après les attentats du 11 septembre, de prétendus terroristes islamiques avaient fait exploser le Parlement mexicain, le soutien de l’Amérique latine aux invasions militaires américaines au Moyen-Orient aurait été considérablement accru. De plus, toute scène d’une telle destruction massive dans la capitale mexicaine par des terroristes arabes aurait certainement été diffusée sans interruption sur Univision, le réseau hispanophone dominant aux États-Unis, ce qui aurait renforcé le soutien hispanique aux efforts militaires du président Bush.

Bien que mes premiers soupçons au sujet des attaques du 11 septembre remontent à une décennie, mon enquête sérieuse sur le sujet est assez récente. Je suis un nouveau venu dans le domaine. Mais parfois un étranger peut remarquer des choses qui peuvent échapper à l’attention de ceux qui ont passé tant d’années profondément immergés dans le même sujet.

De mon point de vue, une grande partie de la communauté des chercheurs sur les événements du 11 septembre passe beaucoup trop de temps à discuter des détails particuliers des attaques, à débattre de la méthode précise par laquelle les tours du World Trade Center ont été détruites, ou de ce qui a bien pu frapper le Pentagone. Mais ce genre de questions semble avoir peu d’importance en fin de compte.

Je dirais que le seul aspect important de ces questions techniques est de savoir s’il y a des preuves suffisamment solides de la fausseté du récit officiel sur le 11 septembre, et si ces preuves démontrent que les attaques ont été le fait d’une organisation sophistiquée ayant accès à une technologie militaire de pointe, plutôt que de 19 Arabes armés de cutters. Au-delà de cela, aucun de ces détails n’a vraiment d’importance.

À cet égard, je crois que le volume de données factuelles recueillies par les chercheurs au cours des dix-sept dernières années a facilement répondu à cette exigence, peut-être même dix ou vingt fois plus que nécessaire. Par exemple, le simple fait de s’entendre sur un seul point particulier tel que la présence évidente de nano-thermite, un composé explosif de qualité militaire, satisferait immédiatement à ces deux critères. Je ne vois donc pas l’intérêt de débats interminables sur la question de savoir si la nano-thermite a été utilisée, ou la nano-thermite plus quelque chose d’autre, ou tout simplement autre chose. De tels débats techniques complexes peuvent servir à obscurcir le tableau d’ensemble, tout en confondant et en intimidant tout observateur désinvolte, ce qui va à l’encontre des objectifs généraux du « mouvement pour la vérité sur le 11 septembre ».

Une fois que nous avons conclu que les coupables faisaient partie d’une organisation très sophistiquée, nous pouvons nous concentrer sur le « Qui » et le « Pourquoi », qui sont des questions plus importantes que les détails particuliers du « Comment ». Pourtant, à l’heure actuelle, le débat sans fin sur le « Comment » tend à évincer le « Qui » et le « Pourquoi », et je me demande dans quelle mesure cette situation malheureuse n’est pas intentionnelle.

Il est possible que l’explication de cette situation soit la suivante : si les 9/11 truthers sincères se concentraient sur ces questions plus importantes du « Qui » et du « Pourquoi », ils verraient clairement que tout pointe dans une seule direction : Israël et son service de renseignement, le Mossad. Israël avait le mobile, la capacité et les moyens d’une telle opération. Or accuser Israël et ses collaborateurs américains de la plus grande attaque jamais lancée contre les États-Unis sur notre propre sol comporte d’énormes risques sociaux et politiques pour l’accusateur.

Mais ces risques doivent être mis en balance avec la réalité des trois mille vies civiles américaines et les dix-sept années de nos guerres de plusieurs milliers de milliards de dollars, qui ont fait des dizaines de milliers de morts et de blessés parmi les soldats américains et provoqué la mort ou le déplacement forcé de plusieurs millions de personnes innocentes au Moyen-Orient.

Les membres du « mouvement pour la Vérité sur le 11 septembre » devraient donc se demander si oui ou non la « vérité » est bien le but central de leurs efforts.

Des réalités historiques importantes, longtemps cachées à la vue de tous

Nombre des événements évoqués ci-dessus comptent parmi les plus importants de l’histoire américaine moderne, et les preuves à l’appui de l’analyse controversée fournie semblent assez substantielles. De nombreux observateurs contemporains auraient certainement eu connaissance d’au moins certaines des informations clés, de sorte que des enquêtes médiatiques sérieuses auraient dû être lancées qui auraient rapidement mis au jour une grande partie des éléments restants. Pourtant, rien de tel ne s’est produit à l’époque, et même aujourd’hui, la grande majorité des Américains restent totalement ignorants de ces faits établis de longue date.

Ce paradoxe s’explique par l’influence politique et médiatique écrasante des partisans ethniques et idéologiques d’Israël, qui ont fait en sorte que certaines questions n’ont pas été posées ni certains points cruciaux soulevés. Tout au long de la seconde moitié du XXe siècle, notre compréhension du monde a été façonnée de manière écrasante par nos médias électroniques centralisés, qui étaient presque entièrement aux mains des Juifs pendant cette période, les trois réseaux de télévision et huit des neuf grands studios d’Hollywood étant détenus ou contrôlés par de telles personnes, ainsi que la plupart de nos principaux journaux et maisons d’édition. Comme je l’ai écrit il y a quelques années :

Notre inclinaison naturelle est de penser naïvement que nos médias présentent de manière fiable les événements actuels et passés de notre monde. Mais au lieu de cela, l’image qu’ils nous en donnent est bien souvent une suite d’images totalement distordues venant d’un miroir déformant au beau milieu d’un cirque. Les petits événements peuvent être présentés comme immenses, et de grands événements sont présentés comme insignifiants. Les contours de la réalité historique peuvent se voir entourés de formes presque impossibles à reconnaître, des éléments importants disparaissant totalement du récit, tandis que d’autres éléments venant du néant s’y voient ajoutés. J’ai souvent émis l’idée que nos médias créent notre réalité, mais au vu de telles omissions et de telles distorsions, la réalité qu’ils produisent est bien souvent très empreinte de fiction. Il est relativement commun de critiquer la propagande absurde qui sévissait au plus fort des purges de Staline ou lors de la famine en Ukraine, mais nos propres médias, à leur façon, nous servent des récits tout aussi malhonnêtes et absurdes. Et jusqu’à l’arrivée d’internet, la plupart d’entre nous ne pouvait pas même entrevoir sans difficulté l’énormité de ce problème.

Seul l’essor de l’Internet décentralisé au cours des deux dernières décennies a permis la diffusion généralisée et non filtrée des informations nécessaires à une enquête sérieuse sur ces incidents importants. Sans Internet, pratiquement aucun des documents dont j’ai parlé si longuement ne m’aurait jamais été connu. Ostrovsky est peut-être l’un des auteurs les plus vendus du New York Times, avec un million de ses livres imprimés, mais avant Internet, je n’aurais jamais entendu parler de lui.

Une fois que nous avons percé le voile de l’obscurcissement et de la distorsion des médias, certaines réalités de l’après-guerre deviennent claires. La mesure dans laquelle les agents de l’État juif et des organisations sionistes qui l’ont précédé se sont engagés dans les crimes internationaux les plus endémiques et les violations des règles de guerre acceptées est vraiment assez extraordinaire, ayant peut-être peu de parallèles dans l’histoire du monde moderne. Leur utilisation de l’assassinat politique comme outil central de leur art de gouverner rappelle même les activités notoires du Vieux de la Montagne du Moyen-Orient du 13e siècle, dont les techniques mortelles nous ont donné le mot même d’« assassin ».

Dans une certaine mesure, la trajectoire en constante augmentation de la mauvaise conduite internationale d’Israël peut être le résultat naturel de l’impunité totale dont ses dirigeants ont longtemps bénéficié, ne souffrant presque jamais des conséquences négatives de leurs actions. Un petit voleur peut se transformer en cambrioleur, puis en voleur à main armée et finalement en meurtrier s’il en vient à croire qu’il est entièrement à l’abri de toute sanction judiciaire.

Au cours des années 1940, les dirigeants sionistes ont organisé des attaques terroristes massives contre des cibles occidentales et ont assassiné de hauts fonctionnaires britanniques et des Nations unies, mais n’ont jamais payé de prix politique sérieux. Leur probable assassinat du premier secrétaire à la défense américain et leur tentative antérieure d’attentat contre notre président ont été entièrement couverts par nos médias complices. Au milieu des années 1950, les dirigeants du nouvel Israël se sont lancés dans une série d’attaques terroristes sous faux drapeau contre des cibles américaines pendant l’affaire Lavon, et même lorsque leurs agents ont été pris et leur complot révélé, ils n’ont reçu aucune punition. Au vu d’un tel bilan, nous ne devrions peut-être pas être surpris qu’ils aient probablement orchestré l’assassinat du président John F. Kennedy, dont l’élimination réussie leur a donné une influence sans précédent sur la première superpuissance mondiale.

Lors du tristement célèbre incident du Golfe du Tonkin en 1964, un navire américain impliqué dans des activités hostiles au large des côtes vietnamiennes a été attaqué par des torpilleurs nord-vietnamiens. Notre navire a subi peu de dommages et aucune perte, mais les représailles militaires américaines ont déclenché une décennie de guerre, qui a finalement abouti à la destruction de la plus grande partie de ce pays et à la mort de peut-être deux millions de Vietnamiens.

En revanche, lorsque l’USS Liberty a été délibérément attaqué dans les eaux internationales par les forces israéliennes en 1967, tuant ou blessant plus de 200 militaires américains, la seule réponse de ce même gouvernement américain a été la suppression massive de l’incident dans les médias, suivie d’une augmentation du soutien financier à l’État juif. Les décennies qui ont suivi ont vu de nombreuses attaques majeures d’Israël et de son Mossad contre des responsables américains et notre service de renseignement, couronnées finalement par un nouveau complot d’assassinat contre un président américain insuffisamment souple. Mais notre seule réaction a été une soumission politique de plus en plus grande. Compte tenu de ce schéma de réaction, l’énorme pari de 2001 que le gouvernement israélien a finalement pu prendre en organisant les attaques terroristes massives du 11 septembre sous faux drapeau contre notre pays devient beaucoup plus compréhensible.

Bien que plus de sept décennies d’impunité presque totale aient certainement été un facteur nécessaire derrière la remarquable volonté d’Israël de s’appuyer si fortement sur l’assassinat et le terrorisme pour atteindre ses objectifs géopolitiques, des facteurs religieux et idéologiques peuvent également jouer un rôle important. En 1943, le futur Premier ministre israélien Yitzhak Shamir a fait une affirmation assez éloquente dans sa publication sioniste officielle :

Ni l’éthique ni la tradition juives ne peuvent disqualifier le terrorisme en tant que moyen de lutte. Nous sommes très loin d’avoir des scrupules moraux en ce qui concerne notre guerre nationale. Nous avons devant nous le commandement de la Torah, dont la morale surpasse celle de tout autre corps de lois dans le monde : « Vous les effacerez jusqu’au dernier homme ».

Ni Shamir ni aucun autre des premiers dirigeants sionistes n’ont adhéré au judaïsme traditionnel, mais quiconque enquête sur les véritables principes de cette foi religieuse devrait admettre que ses affirmations étaient correctes. Comme je l’ai écrit en 2018 :

Si ces questions rituelles constituaient l’élément central du judaïsme religieux traditionnel, nous pourrions le considérer comme une survie plutôt colorée et excentrique des temps anciens. Mais malheureusement, il y a aussi un côté beaucoup plus sombre, impliquant principalement la relation entre les Juifs et les non-Juifs, avec le terme très désobligeant de goyim souvent utilisé pour décrire ces derniers. Pour le dire franchement, les Juifs ont des âmes divines, pas les Goyims ou Gentils, ces derniers étant simplement des bêtes de forme humaine. En effet, la principale raison d’être des non-Juifs est de servir d’esclaves aux Juifs, certains rabbins de très haut rang affirmant parfois ce fait bien connu. En 2010, le plus haut rabbin séfarade d’Israël a utilisé son sermon hebdomadaire pour déclarer que la seule raison d’être des non-Juifs est de servir les Juifs et de travailler pour eux. L’asservissement ou l’extermination de tous les non-juifs semble être un but implicite ultime de la religion.

La vie juive a une valeur infinie et la vie non-juive n’a aucune valeur, ce qui a des implications politiques évidentes. Par exemple, dans un article publié, un éminent rabbin israélien expliquait que si un Juif avait besoin d’un foie, il serait parfaitement normal, et même obligatoire, de tuer un innocent Gentil et de prendre le sien. Peut-être ne devrions-nous pas être trop surpris qu’Israël soit aujourd’hui largement considéré comme l’un des centres mondiaux du trafic d’organes. …

Ma rencontre, il y a dix ans, avec la description franche, par Shahak, des véritables doctrines du judaïsme traditionnel a certainement été l’une des révélations les plus bouleversantes de toute ma vie. Mais au fur et à mesure que j’en digérais toutes les implications, toutes sortes d’énigmes et de faits déconnectés sont soudain devenus beaucoup plus clairs. Il y avait aussi quelques ironies remarquables, et peu de temps après j’ai plaisanté avec un ami (juif) que j’avais soudainement découvert que le nazisme pouvait mieux être décrit comme un « judaïsme pour les mauviettes » ou peut-être un judaïsme pratiqué par Mère Teresa de Calcutta.

Il est important de garder à l’esprit que presque tous les hauts dirigeants d’Israël ont été fortement laïques dans leurs opinions, aucun d’entre eux n’étant adepte du judaïsme traditionnel. En effet, beaucoup des premiers sionistes étaient plutôt hostiles à la religion, qu’ils méprisaient en raison de leurs croyances marxistes. Cependant, j’ai remarqué que ces doctrines religieuses sous-jacentes peuvent encore exercer une influence considérable dans le monde réel :

De toute évidence, le Talmud n’est guère lu régulièrement par les Juifs ordinaires de nos jours, et je soupçonne qu’en l’absence de rabbins fortement orthodoxes, peut-être la plupart d’entre eux, très peu sont conscients de ses enseignements très controversés. Mais il est important de garder à l’esprit que jusqu’à il y a quelques générations, presque tous les Juifs européens étaient profondément orthodoxes, et même aujourd’hui, je dirais que l’écrasante majorité des adultes juifs avaient des grands-parents orthodoxes. Des modèles culturels et des attitudes sociales très différents peuvent facilement s’infiltrer dans une population beaucoup plus large, en particulier celle qui ignore encore l’origine de ces sentiments, ce qui renforce leur influence méconnue. Une religion basée sur le principe de « Aime ton prochain » peut ou non être viable dans la pratique, mais une religion basée sur « Haïs ton voisin » peut avoir des effets d’entraînement culturels à long terme qui vont bien au-delà de la communauté des personnes profondément pieuses. Si presque tous les Juifs, pendant mille ou deux mille ans, ont appris à ressentir une haine profonde envers tous les non-Juifs et ont également développé une énorme infrastructure de malhonnêteté culturelle pour masquer cette attitude, il est difficile de croire qu’une histoire aussi malheureuse n’a absolument aucune conséquence pour notre monde actuel, ou celui d’un passé relativement récent.

Des pays pratiquant une variété de croyances religieuses et culturelles différentes ont entrepris des attaques militaires impliquant des pertes civiles massives ou le recours à l’assassinat. Mais de telles méthodes sont considérées comme odieuses et immorales par une société fondée sur des principes universalistes, et bien que ces notions éthiques puissent parfois être éclipsées par l’opportunisme, elles peuvent constituer une restriction partielle à l’adoption généralisée de ces pratiques.

En revanche, les actions qui conduisent à la souffrance ou à la mort d’un nombre illimité de païens innocents ne comportent absolument aucun opprobre moral dans le cadre religieux du judaïsme traditionnel, les seules contraintes étant le risque de détection et de punition en représailles. Seule une fraction de la population israélienne actuelle peut raisonner explicitement en des termes aussi durs, mais la doctrine religieuse sous-jacente imprègne implicitement toute l’idéologie de l’État juif.

Le point de vue passé des services de renseignement militaires américains

Les grands événements historiques évoqués dans ce long article ont façonné notre monde actuel, et les attentats du 11 septembre en particulier ont peut-être mis l’Amérique sur la voie de la faillite nationale tout en entraînant la perte d’un grand nombre de nos libertés civiles traditionnelles. Bien que je pense que mon interprétation de ces divers assassinats et attaques terroristes soit probablement correcte, je ne doute pas que la plupart des Américains d’aujourd’hui trouveraient mon analyse controversée choquante et y répondraient probablement avec un scepticisme extrême.

Pourtant, curieusement, si ce même matériel était présenté aux personnes qui ont dirigé l’appareil de sécurité nationale naissant de l’Amérique dans les premières décennies du XXe siècle, je pense qu’elles auraient considéré ce récit historique comme très décourageant mais peu surprenant.

L’année dernière, j’ai lu par hasard un volume fascinant publié en 2000 par l’historien Joseph Bendersky, spécialiste des études sur l’Holocauste, et j’ai discuté de ses remarquables conclusions dans un long article :

Bendersky a consacré dix années complètes de recherches à son livre, fouillant de façon exhaustive les archives du renseignement militaire américain ainsi que les documents personnels et la correspondance de plus de 100 personnalités militaires et officiers du renseignement. « Jewish Threat » s’étend sur 500 pages, dont quelques 1350 notes de bas de page, les sources archivistiques répertoriées occupant à elles seules sept pages complètes. Son sous-titre est « Politiques Anti-Semite de l’U.S. Army » et il fait valoir de manière extrêmement convaincante qu’au cours de la première moitié du XXe siècle et même après, les hauts gradés de l’armée américaine et surtout du renseignement militaire ont fortement souscrit aux notions qui aujourd’hui seraient universellement rejetées comme « théories antisémites du complot ».

En termes simples, les chefs militaires américains de ces décennies croyaient largement que le monde faisait face à une menace directe de la part des Juifs organisés, qui avaient pris le contrôle de la Russie et cherchaient également à renverser et à prendre le contrôle de l’Amérique et du reste de la civilisation occidentale. …

Bien que les prétentions de Bendersky soient certainement extraordinaires, il fournit une énorme quantité de preuves convaincantes à l’appui, citant ou résumant des milliers de dossiers de renseignements déclassifiés, et appuyant son cas en puisant dans la correspondance personnelle de plusieurs des agents en cause. Il démontre de façon concluante qu’au cours des mêmes années où Henry Ford publiait sa série controversée « The International Jew », des idées similaires, mais beaucoup plus tranchantes, étaient omniprésentes dans notre propre communauté du renseignement. En effet, alors que Ford se concentrait surtout sur la malhonnêteté, la malfaisance et la corruption juives, nos professionnels du renseignement militaire considéraient le judaïsme organisé comme une menace mortelle pour la société américaine et la civilisation occidentale en général. D’où le titre du livre de Bendersky. …

Le projet Venona a constitué la preuve définitive de l’ampleur massive des activités d’espionnage soviétique en Amérique, que de nombreux journalistes et historiens du courant dominant nient régulièrement depuis des décennies, et il a également joué un rôle secret crucial dans le démantèlement de ce réseau d’espionnage hostile à la fin des années 40 et dans les années 50. Mais Venona a été presque étouffé un an après sa naissance. En 1944, des agents soviétiques ont pris conscience de l’effort crucial de décryptage du code secret et, peu après, ont fait en sorte que la Maison-Blanche de Roosevelt publie une directive ordonnant l’arrêt du projet et l’abandon de tous les efforts visant à découvrir l’espionnage soviétique. La seule raison pour laquelle Venona a survécu, ce qui nous a permis de reconstruire plus tard la politique fatidique de l’époque, était que l’officier du renseignement militaire responsable du projet, risquant la cour martiale, a désobéi directement à l’ordre présidentiel explicite et à continué son travail.

Cet officier était le colonel Carter W. Clarke, mais sa place dans le livre de Bendersky est beaucoup moins favorable, étant décrit comme un membre éminent de la « clique » antisémite qui constitue les méchants de son récit. En effet, Bendersky condamne en particulier Clarke pour avoir semblé croire encore dans la réalité essentielle des Protocoles des sages de Sion dans les années 1970, citant une lettre qu’il avait écrite à un frère d’arme officier en 1977 :

Si, comme les Juifs l'affirment, les Protocoles des Sages de Sion ont été élaborés par la police secrète russe, comment se fait-il que tout ce qu'ils contiennent a déjà été adopté et que le Washington Post et le New York Times défendent si fermement le reste.

Nos historiens doivent sûrement avoir du mal à digérer le fait remarquable que l’officier responsable du projet vital Venona, dont la détermination désintéressée l’a sauvé de la destruction par l’administration Roosevelt, est en fait resté un croyant à vie dans l’importance des Protocoles des sages de Sion.

Prenons un peu de recul et replaçons les conclusions de Bendersky dans leur contexte. Nous devons reconnaître que pendant la majeure partie de l’ère couverte par ses recherches, le renseignement militaire américain constituait la quasi-totalité de l’appareil de sécurité nationale américain – l’équivalent d’une CIA, de la NSA et du FBI – et était responsable de la sécurité internationale et intérieure, bien que ce dernier portefeuille ait été progressivement assumé par la propre organisation en expansion de J. Edgar Hoover à la fin des années 1920.

Les années de recherches diligentes de Bendersky démontrent que pendant des décennies, ces professionnels expérimentés – et bon nombre de leurs commandants suprêmes – étaient fermement convaincus que des éléments majeurs de la communauté juive organisée complotaient impitoyablement pour prendre le pouvoir en Amérique, détruire toutes nos libertés constitutionnelles traditionnelles et, finalement, acquérir la maîtrise sur le monde entier.

Ron Unz

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Traduit par Hervé pour le Saker Francophone