Abp. Viganò : Ouvrez grand les portes au Christ – et à ses églises

LIFESITENEWS – Archevêque Carlo Maria Viganò

Ce dont nous sommes témoins en ces heures est dramatique – certes dans toute l’Italie, mais de manière tragiquement exemplaire, à Rome, le cœur du catholicisme.

Le scénario est d’autant plus déconcertant que ce qui est en jeu n’est pas seulement la santé publique, mais le salut des âmes – et depuis quelque temps, nous, en tant que pasteurs, nous avons cessé d’enflammer le cœur de nos fidèles avec le désir du salut éternel. Nous les avons ainsi privés de ces dons surnaturels qui nous rendent capables d’affronter les épreuves d’ici-bas, même les assauts de la mort, avec la force de la foi et cette étincelle d’espoir inépuisable et inébranlable qui nous vient de notre aspiration au destin de gloire pour lequel nous avons été créés.

Les déclarations de la Conférence épiscopale italienne, celles du cardinal vicaire de Rome, ainsi que les images surréalistes et spectrales qui nous parviennent du Vatican, sont autant d’expressions de l’obscurcissement de la foi qui a frappé les hauteurs de l’Église. Les ministres du Soleil, comme aimait à les appeler Sainte Catherine de Sienne, ont provoqué l’éclipse et ont livré le troupeau à des nuages d’épaisses ténèbres (cf. Ezéchiel 34, 12).

Concernant les mesures de la Conférence épiscopale italienne (CEI) : alors que celles émises par l’État se limitaient encore aux seules zones à risque, à certaines activités et à des moments précis de la journée, la CEI avait déjà annulé la totalité des célébrations liturgiques publiques dans toutes les églises du territoire, contribuant ainsi à alimenter la peur et la panique et privant les fidèles du confort indispensable des sacrements. Il est difficile de ne pas penser qu’une telle mesure a été suggérée au président de la CEI par celui qui, protégé par les Murs Léonins, rêve depuis sept ans d’une Église hospitalière de campagne, extravertie et rude, qui n’hésite pas à embrasser tout le monde et à se salir.

Le cardinal Bassetti, si désireux qu’il semble plus zélé que le roi, semble avoir oublié une leçon très importante : que l’Église, pour servir le bien commun et l’État, ne doit jamais renoncer à être elle-même, ni faillir à sa mission d’annoncer le Christ, notre seul Seigneur et Sauveur. Elle doit se garder d’obscurcir ses prérogatives divines de Sagesse et de Vérité et ne pas abdiquer l’Autorité qui lui vient du Souverain des rois de la terre, Notre Seigneur Jésus-Christ.

Les événements ecclésiaux de ces heures ont manifesté clairement – s’il en était encore besoin – la tragique soumission de l’Église à un État qui s’efforce et fait tout son possible pour détruire l’identité chrétienne de notre Italie, en l’asservissant à un programme idéologique, immoral, mondialiste, malthusien, avorteur, migrant, ennemi de l’homme et de la famille. Le but de ce programme est la destruction de l’Église, et certainement pas le bien de notre pays.
Le courage et la sagesse de prêtres et de fidèles laïcs enthousiastes ont en partie remédié à l’absence de voix autoritaire et de gestes encourageants de la part du Vicaire du Christ et des pasteurs.

Ouvrez, ouvrez grand les portes au Christ ! Ouvrez, ouvrez grand les portes de nos églises pour que les fidèles puissent y entrer, se repentir de leurs péchés, participer au Saint Sacrifice de la Messe et puiser dans le trésor de grâces qui jaillissent du Coeur transpercé du Christ, notre seul Rédempteur qui peut nous sauver du péché et de la mort.

+ Carlo Maria Viganò

Traduction par Diane Montagna