La diabolicité du féminisme

ADELANTE LA FE – Si la mise hors la loi de la Vérité constitue l’acte préliminaire qui facilite l’accoutumance psychologique du monde actuel au pouvoir du mensonge, il ne faut pas s’étonner que la technique à laquelle le progressisme a eu recours, dans son travail actuel de désintégration des fondements de la vie civile, ait eu pour effet néfaste de détourner les consciences du refuge des certitudes religieuses et morales qui favorisent sa maturation authentique.

Il ne fait aucun doute que la généralisation d’une mentalité perverse, tendant à reléguer la décence et le bon sens parmi les vestiges anachroniques d’un sombre passé, est le résultat soigneusement calculé d’une opération contre-culturelle sophistiquée, concertée dans le but de dégrader la raison humaine dans son rapport à la réalité.

Sans l’hégémonie étouffante que le communisme a exercée sur la culture, la mettant au service de l’obscurantisme de ses idées préconçues athées et matérialistes ; sans le travail corrompu et hautement subventionné d’écrivains et de cinéastes voués à la dérision systématique de la morale et de la modestie ; Sans, enfin, les ouvertures progressives et inconsidérées de la Hiérarchie post-conciliaire aux manifestations les plus acclamées de la laïcité contemporaine, il serait difficile (voire impossible) d’expliquer les sympathies répandues et coupables envers une idéologie qui, sur un fond sombre d'”instances” putrides nourries de psychanalyse et de pansexualisme, s’est consacrée à institutionnaliser le conflit permanent entre les sexes et le mépris de la famille naturelle et chrétienne.

Pour satisfaire les subtiles impositions psychologiques inculquées par la mythification d’un progrès faux et asservissant, la femme, dégradée en femme, paie le renoncement forcé et contre nature à sa vocation spécifique par la recherche inquiète et insatiable de son insertion dans le jeu pervers de la “dissociation” démocratique.

La tension frénétique de poursuivre et de considérer l’inexistence d’un homme diabolique, génère la rencontre-union entre deux figures dépersonnalisées et incolores, qui dégagent leur frustrant sentiment d’irréalité dans l’hostilité démoniaque à l’ordre naturel.

La grave insensibilité à l’extermination féroce d’innombrables vies, démocratiquement réprimée dans le ventre maternel par une réponse populaire définitive (rappelez-vous cela par les laïcs catholiques du régime !) est la conséquence d’un climat empoisonné par des récriminations mesquines et fastidieuses, alimenté par le milieu hédoniste-égalisateur qui sous-tend la spirale perverse du féminisme.

Il peut facilement s’attribuer le crédit et la fortune dans les consciences fragiles de ceux qui, non éclairés par la Foi et dépourvus de capacités critiques sérieuses, cèdent aux suggestions virulentes de son influence perverse.

Un thème de propagande tout à fait idéal pour les objectifs poursuivis par le féminisme en solidarité avec les organismes qui favorisent son succès durable est la dénonciation constante de la violence à l’égard des femmes ; La gravité de la question déconseille de s’aventurer dans des polémiques faciles, si, après les pérégrinations passionnées qui revendiquent la défense de la dignité des femmes, la dégénérescence de la liberté comme moyen d’extinction des égoïsmes les plus sordides et la violation de la Loi ordonnée par le Créateur comme pilier de tout ordre civil authentique n’ont pas lieu (parfois en des termes atrocement provocateurs).

En témoigne la rapidité avec laquelle les médias ont accepté et diffusé le néologisme barbare “féminicide” : inventé par un agent américain diligent de la dissolution, il constitue le énième levier capable de briser les fondements de la logique et du droit, dans le but d’accréditer la violence contre les femmes comme un délit pénal plus grave que celui infligé à d’autres sujets plus faibles, comme les personnes âgées et les enfants.

Il faut affirmer sans équivoque que la violence répréhensible contre les femmes est inséparable des transgressions immorales prêchées et pratiquées par le féminisme qui, en pleine harmonie avec la parabole complexe de la subversion, a disséminé ses scories idéologiques corrosives dans la Babel post-moderne putride.

Enracinés dans la ferveur combative et contemplative de l’esprit de la Croisade, ayons confiance que les ténèbres toujours enveloppantes du présent désordre seront dissipées par la pureté éclatante de Celle qui, selon la promesse du Livre de la Genèse, écrasera la tête du serpent, préparant ainsi la venue résolue du Royaume de son Divin Fils.