Nous n’avons pas de frères plus âgés

Chapitre 5 – Judaïsants et judéo-chrétiens

Les Judaïsants, théologiquement parlant, sont ” les païens qui se sont convertis au christianisme en imitant les coutumes juives […] et qui ont considéré l’observance, totale ou partielle, de la Loi cérémonielle mosaïque comme obligatoire pour se sauver, mais – pratiquement – ils étaient presque tous des chrétiens de sang juif ” [xiii]. Attendu que le terme judéo-chrétien s’applique au sens strict aux ” chrétiens nés juifs, qui considéraient que la Loi cérémonielle de l’Ancien Testament n’avait pas été abrogée et entrait donc en conflit non seulement avec saint Paul, mais avec le christianisme lui-même ” [xiv].

Ce thème nous met face à face avec le “mystère d’iniquité déjà à l’œuvre dans ce monde” (II Tes., II, 7) des infiltrations des Judaïsants dans le milieu ecclésial de Jean XXIII au Pape Bergoglio.

Par exemple, le journal de la “Conférence épiscopale italienne” Avvenire (26.I.2011, p. 26) publie un article de Enzo Bianchi, ” Intorno al Concilio la convergenza tra le Fedi / Autour du Concile la convergence des Fes “, dans lequel il explique que ” Jean-Paul II […], le 17 novembre 1980, à Mayence, prononce une formule sans précédent, encore plus contradictoire avec dix-neuf siècles d’exégèse et de théologie chrétienne, dans laquelle les juifs sont définis comme ” le peuple de Dieu de l’Ancienne Alliance qui n’a jamais été révoquée “. …] On peut voir la nouveauté et l’audace par rapport à tout le Magistère ecclésiastique précédent. […]. La théologie de la substitution est ainsi abandonnée à jamais”.

Les prétentions des Judaïsants sont fondées – matériellement et à tort – sur le fait que le Messie, né de la race juive, aurait établi sur terre un Royaume temporel, qui serait celui d’Israël. Le judéo-christianisme voudrait ainsi ” tracer le christianisme sur le judaïsme, en demandant aux gens de s’affilier – par la circoncision

[et l’observance de la loi cérémoniale, ndr]

– à la nation juive” [xv].

Le judéo-christianisme (condamné par le Concile de Jérusalem en 49 et fait sien par le Concile Vatican II en 1965) est l’annulation radicale et totale de la valeur salvifique du Sacrifice de Jésus sur la croix et de la grâce chrétienne qui en découle ; en bref, c’est l’apostasie (c’est-à-dire le passage d’une religion à une autre substantiellement différente) et la destruction du christianisme apostolique, aujourd’hui remplacé par l’holocaustica religio, qui “substitue” l’holocauste de Jésus à la shoah juive [xvi]. Dans ce cas, on peut dire, sans crainte de se tromper, que “l’Ancien Holocauste du Christ n’a jamais été abrogé” par le nouvel “Holocauste” du peuple juif (1942/45) et que la “Nouvelle Alliance est toujours valide et irrévocable”, de sorte que la doctrine judaïsante de NA de la “substitution” de l’Eglise par la “Synagogue de Satan” (Apoc, II, 9 ; III, 9) ne tient pas, c’est le fameux “mensonge d’Ulysse” ancien qui revient au cours de l’histoire.

L’étude attentive des deux livres du Pape François et de Benoît XVI conduit inévitablement à ces terribles mais vraies conclusions. Nous sommes pleinement entrés dans la “grande apostasie universelle” (II Thess., II, 3), qui précède le Royaume de l’Antéchrist final (I Jn., II, 19 ; IV, 3).

Certes, le Pape ne doit et ne peut pas changer le Dépôt révélé, mais il doit le garder intact et le transmettre fidèlement. Eh bien, on peut voir que, de Jean XXIII à Ratzinger/Bergoglio, le dogme et la morale ont été falsifiés par les néo-modernistes judaïsants. Le fidèle catholique ne peut pas les suivre, car les Apôtres n’ont pas obéi au Grand Prêtre du Temple, à l’époque déjà rabbinique / talmudique et non mosaïque, après le Déicide, mais sont restés fidèles à l’Ancien et au Nouveau Testament dans la Personne divine du Christ.

Or, si 1) on ne doit pas obéir à des ordres illégitimes, ce qui conduirait à pécher contre la Foi et les Coutumes ; 2) on ne peut pas faire en sorte que l’Episcopat (réuni en un Conseil imparfait ou dispersé dans le monde entier) dépose le Pape légitimement élu et en nomme un autre à sa place. Il s’agirait de considérer les évêques comme supérieurs au Pape et de nier implicitement la primauté de juridiction du Pontife romain, définie comme ” foi révélée et catholique ” par le Concile Vatican I (DB, 1823, 1831). Par conséquent, ce serait hérétique. Eh bien, une erreur (le Modernisme Bergoglien) n’est pas corrigée par une autre erreur (le Conciliarisme Gallican et le Vétérocatholicisme). Il est donc nécessaire de maintenir la foi de toujours et de demander à Dieu d’ouvrir ou de “fermer” les yeux du Souverain Pontife, qui proclame l’hérésie et ne veut pas écouter les admonitions qui sont faites, à juste titre, par certains Cardinaux et Evêques.

Puissent ces lignes et les pages du livre qui suivront, aider les fidèles catholiques à voir la gravité des erreurs, surtout celles qui sont cachées et dissimulées à Ratzinger, comme celles de Bergoglio sont évidentes par elles-mêmes, et de s’en éloigner pour maintenir l’Évangile prêché par le Christ et les Apôtres et non l’Évangile ” contra/ghetto ” et la ” contra/église ” ou ” synagogue de Satan ” prêchée par les ” souverains pontifes ” judaïsants du Concile Vatican II/Sandrin et le néo-modernisme post-conciliaire ou post-chrétien ou ” méta-chrétien “, comme l’a appelé Teilhard de Chardin.

C. N.

[i] http://www.edizioniradiospada.com ; edizioniradiospada@gmail.com

Le livre – Curzio Nitoglia, Non abbiamo Fratelli Maggiori. Perché l’Antica Alleanza a été révoqué et les Ebrei n’ont pas besoin du Gesù pour les sauver (Nous n’avons pas de Frères aînés. Pourquoi l’ancienne alliance a été révoquée et les juifs ont besoin de Jésus pour se sauver, ndt), Cermenate – Como, Radio Spada, 2019 – a 148 pages et coûte 15 euros.

[ii] Cf. F. Spadafora, Cristianesimo e Giudaismo, Caltanissetta, Crinon, 1987.

F. Spadafora, Fuori della Chiesa non c’è salvezza, Caltanissetta, Crinon, 1988.

[iv] Saint Augustin, à propos des Juifs qui ont vécu au temps du Christ, observe : ” O Juifs, quand avez-vous tué le Christ ? Quand, aiguisant ta langue comme une épée tranchante, tu as crié : ‘Crucifie-le, crucifie-le'” (Comm. in Matt., XXVII, 22). Quant aux Juifs qui ont vécu et continuent à vivre après la mort de Jésus, si eux – le considérant comme un imposteur devenu Dieu en tant qu’homme – le considèrent digne de mort comme les Grands Prêtres (Mt., XXVI, 66 ; Mc., XIV, 64), selon leur ancienne loi (Lév., XXIV, 10-16), eux aussi participent à la condamnation du Christ à la mort, en dehors de lui.

[v] De saint Ignace d’Antioche († 107) à saint Augustin († 430) et à saint Cyrille d’Alexandrie († 444). Comme nous pouvons le voir, il s’agit de plus de 300 ans d’enseignement patristique d’origine subapostolique.

[vi] Par exemple, si l’empereur romain a perdu la guerre contre les Barbares, avec lui et sous lui, tout le peuple romain a perdu la guerre barbare/romaine.

[vii] Dans Saint Paul, il est divinement révélé : “Qui [les Juifs] ont mis à mort le Seigneur Jésus [“Dominum occiderunt Jesum”] et les Prophètes, et nous ont persécutés nous aussi ; ils ne plaisent pas à Dieu [“Deo non placent”] et sont ennemis de tous les hommes, nous empêchant de prêcher aux païens pour qu’ils soient sauvés. Ils remplissent ainsi la mesure de leurs péchés ! Mais maintenant la colère de Dieu est venue sur sa tête” (I Thess., II, 15-16).

[viii] Notez que le professeur Jedin était un Allemand d’origine juive qui a perdu ses parents dans une Lager au cours du Troisième Reich, mais quand il a appris la mort d’Hitler, il a célébré une messe privée pour lui.

[ix] Cf. Monseigneur Luigi Maria Carli, La questione giudaica davanti al Concilio Vaticano II, in “Palestra del Clero”, n. 4, 15 février 1965, pp. 192-203.

[x] Pour ne donner qu’un exemple, pensons à l’encyclique Mit brenmender Sorge, promulguée le 14 mars 1937 par Pie XI, à laquelle a contribué le cardinal Joseph de l’époque. Eugenio Pacelli, le futur Pie XII en 1939, a collaboré à sa rédaction. Par conséquent, la doctrine de la responsabilité collective, dans l’espace et le temps, du judaïsme talmudique dans la mort du Christ a été formellement enseignée par le Magistère papal jusqu’en 1937.

[xi] Le cardinal Joseph Ratzinger, alors en fonction, dans son discours à la Conférence épiscopale chilienne, Santiago du Chili, le 13 juillet 1988 (publié dans “Il Sabbato”, n. 31, 30 juillet – 5 août 1988), a déclaré : “Le Concile Vatican II s’est imposé de ne définir aucun dogme, mais a plutôt décidé de rester à un niveau modeste, comme un simple Concile purement pastoral”.

[xii] Denise Judant, Judaïsme et Christianisme, Éd. du Cèdre, Paris, 1969 ; Id., Jalons pour une théologie chrétienne d’Israël, Éd. du Cèdre, Paris, 1975.

[xiii] F. Vernet, dans “Dictionnaire Apologétique de la Foi Catholique”, Paris, Beauchesne, 1911, vol.

[xiv] Ivi.

[xv] Ibidem, col. 1655.

[xvi] Il est indéniable qu’à l’origine de la révolution théologique de Vatican II se trouve la ” religion holocauste ” ou le ” mythe de la shoah “, qui aurait été préparée et favorisée par la théologie préconciliaire (sur le mal intrinsèque du judaïsme post-biblique, infidèle au Christ et à l’Ancien Testament, qui l’annonçait), qui aurait armé la main du Troisième Reich. Par conséquent, le problème de la Shoah n’est pas seulement un problème historico-politique (sur la base duquel l’Etat d’Israël est né en 1948), économique (grâce auquel Israël a obtenu des milliards de dollars de réparations de la moitié du monde), mais surtout théologique (grâce auquel Israël a obtenu une réhabilitation religieuse complète par certains hommes d’Eglise encore plus faux et perfides que Judas Iscariote). On ne peut pas comprendre la théologie moderniste et judaïsante de Vatican II si l’on n’a pas compris le mythe de la Shoah, qui est le principe et le fondement du Concile Vatican II.