François est d’accord avec Bartolomé I dans son appel à la réunion catholique-orthodoxe

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Au début du mois dernier, le patriarche de Constantinople Bartholomée Ier confessa aux moines du mont Athos que la réunion avec Rome était “inévitable”. Et seulement trois jours plus tard, le Pape envoie un message à Bartholomée exprimant le désir de pleine communion entre Rome et Constantinople.
Le jour choisi fut parfait : Saint André, Protokletós, le premier appel, l’apôtre dont les origines remontent aux patriarches de Constantinople, le saint par excellence de l’Eglise orthodoxe. “C’est avec une grande joie spirituelle et dans une profonde communion de foi et de charité que je m’unis à la prière de l’Église de Constantinople dans la célébration de son saint patron, l’apôtre André, premier appel et frère de l’apôtre Pierre, dit Sa Sainteté dans la lettre adressée au patriarche.

La ” première pierre ” fut jetée par Bartholomé, et par surprise. Le 12, le patriarche a visité l’Abbaye Notre-Dame de San Remigio, en Belgique, pour participer à la prière des vêpres, accompagné de l’archimandrite Alexios et de deux moines du mont Athos : l’abbé du monastère de Xenophontos, et le hiérophilos du monastère du Pantocrator. Après la prière – et en interdisant aux journalistes d’utiliser ses magnétophones – il s’est adressé aux moines pour les avertir que les catholiques ” sont aussi chrétiens que nous “, soulignant que la récente livraison par le Saint-Père de reliques de saint Pierre était la preuve de la proximité des catholiques avec leurs frères orthodoxes.

La surprise des orthodoxes présents – bien qu’aucun d’eux n’ait osé s’y opposer – est venue lorsque le patriarche les a avertis que la rencontre des deux églises était “inévitable”.

Pour sa part, dans sa lettre du dimanche au patriarche, François communique à Bartholomée “l’assurance de la ferme intention de l’Église catholique, ainsi que de la mienne, de poursuivre notre engagement à œuvrer pour le rétablissement de la pleine communion entre chrétiens d’Orient et d’Occident.

Et d’ajouter : “La recherche de la restauration de la pleine communion entre catholiques et orthodoxes ne se limite certainement pas au dialogue théologique, mais s’effectue aussi par d’autres canaux de la vie ecclésiale.