Le pape François au Mozambique: plus de ridicule et de démagogie chez le pape miséricordieux

THE FATIMA CENTERpar Chris Ferrara

Le “Pape de la miséricorde”, comme l’appelle John Allen, a passé les six dernières années et demie à se moquer impitoyablement des catholiques fidèles qu’il n’aime pas. La récente visite du Pape au Mozambique n’a pas fait exception à la règle. Après avoir dit à un groupe de jésuites de former un cercle de chaises autour de lui pour l’écouter, François a dénoncé une femme qui lui avait présenté deux convertis plus tôt dans la journée et s’est moqué des prêtres en habits traditionnels, les accusant d’immoralité et de déséquilibre mental.

Au sujet de la pauvre femme, Francis a déclaré :

“Aujourd’hui, j’ai ressenti une certaine amertume après une rencontre avec des jeunes. Une femme s’est approchée de moi avec un jeune homme et une jeune femme. On m’a dit qu’ils faisaient partie d’un mouvement un peu fondamentaliste. Elle m’a dit en espagnol parfait : ” Votre Sainteté, je viens d’Afrique du Sud. Ce garçon était hindou et converti au catholicisme. Cette fille était anglicane et convertie au catholicisme. Mais elle me l’a dit d’une manière triomphante, comme si elle montrait un trophée de chasse. Je me sentais mal à l’aise et je lui ai dit : “Madame, évangélisation oui, prosélytisme non.”

Remarquez comment le “Pape de la miséricorde” attribue le motif le plus fondamental – la chasse au trophée – à une femme qui essayait simplement de partager avec lui la joyeuse nouvelle de deux nouveaux convertis à l’unique vraie Église, dont François est devenu la tête terrestre, par une mésaventure divinement autorisée d’une grandeur historique.

Pensez à ce que la femme a dû ressentir en voyant son supposé père spirituel la dénoncer devant le monde entier avec suffisamment d’indications pour faire comprendre son identité à tous ceux qui la connaissent. Et considérez comment les deux convertis ont dû se sentir en lisant l’explication de François selon laquelle ils avaient été réduits en esclavage par le “prosélytisme” !

“Ce que je veux dire, c’est que l’évangélisation est gratuite ! Le prosélytisme, en revanche, vous fait perdre votre liberté. Le prosélytisme est incapable de créer une voie religieuse dans la liberté. Il voit toujours des gens soumis d’une manière ou d’une autre…… Saint François d’Assise a dit à ses frères : ” Allez dans le monde, évangélisez. Et, si nécessaire, utilisez aussi des mots. L’évangélisation est essentiellement témoignage. Le prosélytisme, c’est convaincant, mais c’est une question d’appartenance qui vous prive de liberté……

“Malheureusement, cependant, non seulement dans les sectes, mais aussi au sein de l’Église catholique, il existe des groupes fondamentalistes. Ils mettent davantage l’accent sur le prosélytisme que sur l’évangélisation…… La dépendance de la personne évangélisée, la dépendance ” paternelle “, est la mémoire de la grâce que Dieu vous a donnée. Le prosélyte ne dépend pas d’un enfant, mais d’un esclave, qui à la fin ne sait pas quoi faire à moins qu’on ne lui dise.”

Mettant de côté l’argument absurde selon lequel il est malsain de chercher à convaincre les gens de la vérité de la foi catholique au lieu de se fier à une vague “attraction” – oui, la grâce de Dieu attire les conversions, mais les convertis potentiels ont besoin d’entendre la vérité avant de pouvoir l’embrasser – remarquez comment le “Pape de miséricorde” suppose aussi le pire des deux convertis : ils sont les dupes qui ont été rendus esclaves de l’Eglise par la sagace des catholiques “fondamentalistes”, des catholiques que François voit à tout coin de rue et sous tout lit.

Non content de lancer ces calomnies, François réserva son pire pour les prêtres catholiques traditionnels qu’il méprise de toute évidence :

“Le cléricalisme a une conséquence directe sur la rigidité. N’avez-vous jamais vu de jeunes prêtres tout raides en soutane noire et chapeau en forme de planète Saturne sur la tête ? Derrière tout ce cléricalisme rigide, il y a de sérieux problèmes. J’ai dû intervenir récemment dans trois diocèses avec des problèmes qui s’exprimaient dans ces formes de rigidité qui cachaient des problèmes moraux et des déséquilibres.”

Oui, le Vicaire du Christ accuse publiquement les prêtres vêtus traditionnellement de troubles moraux et mentaux. Selon François, ces prêtres sont affligés par “une fixation morale exclusive sur le sixième commandement”. Un jésuite, un grand jésuite, m’a dit un jour de faire attention en donnant l’absolution, parce que les péchés les plus graves sont ceux qui sont plus angéliques : orgueil, arrogance, domination… Nous nous concentrons sur le sexe et puis nous ne donnons pas de poids à l’injustice sociale, la calomnie, les ragots et le mensonge. L’Eglise d’aujourd’hui a besoin d’une profonde conversion dans ce domaine.”

Nous avons ici le thème même de tout ce pontificat désastreux : Les péchés contre le Sixième Commandement, dont Notre Dame de Fatima a averti qu’ils sont la cause de plus d’âmes perdues que toute autre, sont pour François de simples peccadillos comparés à “l’injustice sociale, la calomnie, les ragots et le mensonge”. Pourtant, dans ses propres remarques, François semble ignorer les “calomnies, les ragots et les mensonges” ! Mais ce n’est pas la première fois que nous voyons ce Pape commettre les torts qu’il attribue aux autres.

Et ceci de la part d’un Pape entouré de corruption homosexuelle parmi le clergé résolument non traditionnel et non porteur de casse-croûte qu’il préfère, y compris le célèbre homosexuel qu’il a confié à la Casa Santa Marta, le prédateur homosexuel qu’il abrite dans une sinécure du Vatican pendant que les autorités argentines le poursuivent pour crimes sexuels, et l’ex-Cardinal, tristement connu, dont il a assuré la réinsertion en dépit du long passé à se livrer à l’esclavage des jeunes hommes et garçons. Ensuite, il y a l’activiste pro-homosexuel Père James Martin, le compagnon jésuite que François vient de recevoir en audience privée, photographié pour le monde, au moment même où certains évêques américains ont critiqué l’activité pro-homosexuelle subversive de Martin.

En tout cas, voici un exemple du genre de prêtre que François méprise :

“Marchez dans les rues de St Joseph, Missouri, et vous aurez peut-être une rencontre mémorable avec un grand jeune prêtre portant une soutane noire et un chapeau du clergé Saturno, un chapelet dans une main et un grand crucifix dans l’autre. Le prêtre est le père Lawrence Carney, ordonné pour le diocèse de Wichita, Kansas, qui depuis trois ans consacre une grande partie de son temps à l’évangélisation de rue : se promener dans les rues du centre-ville, prier le Rosaire et partager l’Evangile avec ceux qui l’approchent.”

Ces prêtres “prosélytes” sont l’avenir de l’Église. Même par leur façon de s’habiller, que François ridiculise à la manière d’un politicien bon marché, ils se distinguent de ce monde déchu. Ce faisant, ils créent l’attrait même dont parle François, mais qui se perd dans la superficialité en polyester du “renouveau” post-Vatican II, qui a tout fait pour éliminer les signes visibles de l’autre monde de l’Église afin précisément de rejoindre le monde et de s’y laisser absorber.

La crise ecclésiale actuelle, comme aucune autre dans l’histoire de l’Église, représente une tentative de construire ce que l’archevêque Vigano décrit à juste titre comme “une nouvelle église” sur les ruines de l’ancienne. L’effort échouera, et la crise sera résolue en faveur de la Tradition. Ce n’est qu’une question de temps. En attendant, cependant, les fidèles devront endurer le pontificat d’un Pape de miséricorde impitoyable, qui embarrasse presque quotidiennement l’Église avec ses polémiques grossières et brutales.