LE DIOCÈSE SUISSE FAVORABLE AU MARIAGE HOMOSEXUEL

par William Mahoney, Ph.D.  • 

Le diocèse de Bâle ouvert à la bénédiction de telles unions

BASEL, Suisse (ChurchMilitant.com) – Le diocèse de Bâle, Suisse, a exprimé son approbation pour les efforts politiques visant à légaliser les mariages dits homosexuels dans le pays pour le bien des enfants élevés par des partenaires homosexuels.

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Hansruedi Huber

Hansruedi Huber, directeur des communications du diocèse de Bâle, s’est récemment félicité de l’adoption par le diocèse d’un projet de règlement visant à légaliser les mariages dits homosexuels et à établir une distinction entre les bénédictions de l’Église et les mariages religieux : “Nous nous félicitons des règlements proposés qui donnent aux partenariats homosexuels une couverture juridique stable et fiable. Il est important pour nous que les enfants qui grandissent dans des partenariats homosexuels reçoivent un cadre juridique qui sert l’intérêt supérieur de l’enfant.”

Huber a exprimé la volonté du diocèse de bénir de telles unions sur la base d’une distinction entre un mariage et une bénédiction : “Leur contenu et leur forme doivent différer de ceux du mariage à l’église.” Il n’a pas précisé les détails de cette différence.

Nous saluons les règlements proposés qui donnent aux partenariats homosexuels une couverture juridique stable et fiable.

Markus Burri, diacre dans le diocèse et membre de la Conférence des responsables pastoraux (Konferenz der Leitungspersonen der Pastoralräume), a dit qu’il faut s’en tenir aux directives du diocèse, qu’il ne pense pas omettre de bénir les couples homosexuels : “Fondamentalement, je suis convaincu qu’il n’y a rien de mal à bénir les gens sur leur propre chemin de vie. Cependant, je ne sais pas à quoi ressemble la pratique avec les pasteurs individuels.”

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Deacon Markus Burri (gauche)

Mgr Felix Gmür, évêque du diocèse de Bâle, qui pense que l’Église doit accepter une conception plus large de la famille, a déclaré dans une déclaration en 2015 qu’il acceptait les homosexuels sans réserve : “En tant qu’évêque, je me sens responsable de toutes les personnes – quels que soient leurs antécédents, leur éducation ou leur orientation sexuelle. Pour moi, cela signifie que j’accepte les homosexuels sans réserve, comme tout le monde.”

Gmür s’est entretenu avec l’Aargauer Zeitung en 2017 et a fait une distinction similaire à celle de Huber :

Le point de référence pour le partenariat est, pour la tradition biblique et ecclésiastique, le mariage entre un homme et une femme. Leur lien est[fondé sur] l’image de l’alliance de Dieu avec son peuple, du Christ avec son Église. Puisque le mariage homosexuel n’est pas un mariage, et n’est donc pas interprété comme une alliance, on ne bénit pas le lien, mais les deux personnes de même sexe sur leur chemin commun ensemble. Cependant, il est important de parler d’abord aux personnes concernées et de leur demander ce qu’elles veulent.

Est-ce qu’un couple veut un accompagnement de Dieu ? Ça marche comme ça. Ou une sorte de mariage ? Cela ne suffira pas. Ce ne doit pas être un pseudo-mariage, ce ne serait pas honnête. Dans la célébration de l’Église, il faut éviter tout ce qui rappelle le mariage : l’échange des anneaux, le oui-mot, la promesse éternelle de fidélité.

Le fait que l’Église cherche à atteindre cet objectif est un progrès.

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Mgr. Felix Gmür avec Hansruedi Huber

Lorsqu’on lui a demandé s’il pensait que les règlements actuels de l’Église concernant les couples homosexuels répondaient aux besoins des fidèles et s’il procéderait différemment s’il était libre, Gmür a répondu :

D’abord, je suis libre. Deuxièmement, je pense qu’il est juste que le mariage soit protégé dans ce qu’il est. Avec d’autres connexions, l’Église a des difficultés parce qu’elles n’entrent pas dans l’interprétation conventionnelle. Essentiellement, le Synode des évêques à Rome en octobre[2018] se préoccupe aussi de trouver des interprétations de la signification de ces liens[unions homosexuelles]. Le fait que l’Église cherche à atteindre cet objectif est un progrès.

Le militant de l’Église a demandé à Huber si le diocèse de Bâle affirme ou nie l’enseignement de l’Église catholique sur le fait que les actes homosexuels sont intrinsèquement mauvais mais n’a reçu aucune réponse au moment de la presse.