LES CATHOLIQUES FIDÈLES EXIGENT UN CHANGEMENT À ROME

par Stephen Wynne  • ChurchMilitant.com

Veillée de prière devant le Vatican à la veille du synode amazonien

ROME (ChurchMilitant.com) – Un groupe de fidèles catholiques lance une campagne de prière pour débarrasser le Vatican de la corruption.

Organisé par un “groupe d’amis catholiques, laïcs et consacrés”, “Prions pour l’Eglise”, se tiendra le 5 octobre, veille du Synode de l’Amazonie, à Rome.

Expliquant leur motivation, les organisateurs citent la complainte du Cdl Joseph Ratzinger du Vendredi Saint 2005 : “Qu’il y a de la crasse dans l’Église, et même parmi ceux qui, dans le sacerdoce, devraient lui appartenir entièrement !”

L’annonce de la campagne énumère 10 “grâces” que les participants demandent à Dieu :

  1. que cessent les scandales sexuels et financiers qui défigurent le visage de l’Église, et que le clergé impliqué dans ces scandales ne soit pas promu à des postes de direction mais, au contraire, soit retiré et invité à la repentance ;
  2. que le depositum fidei[dépôt de la foi] – dont personne dans l’Église du Christ, pas même le Pape, n’est maître – ne soit adultéré ;
  3. que les familles religieuses, les évêques, les prêtres et les professeurs fidèles au Christ et à l’Église ne soient plus repris[commissariati], persécutés ou écartés sans accusations concrètes et vérifiées, pour la seule raison de leur attachement à la “foi de tous les temps” ;
  4. que la hiérarchie de l’Église soit courageuse dans la prédication de l’Évangile et présente ses saints comme un exemple pour les fidèles – et non ceux qui ont divisé et lacéré l’Église (comme le moine Martin Luther, dans le passé), ou ceux qui luttent quotidiennement contre la vie en soutenant l’avortement, la drogue libre, l’euthanasie… (comme Emma Bonino, dans les temps présents) ;
  5. que la priorité de ceux qui dirigent l’Église soit de proclamer la foi en Jésus-Christ Sauveur, en laissant à “César ce qui appartient à César”, et qu’ils évitent d’agir comme des sociologues, des politologues, des climatologues… et “logistes” de toutes sortes ;
  6. que les hommes d’Eglise cessent de ne pas proclamer les “principes non négociables”, en particulier la défense de la vie et de la famille, et qu’ils acceptent la culture de la mort et l’idéologie du genre ;
  7. que l’amour pour la Création ne soit plus confondu avec l’écologie païenne et panthéiste, ni la “miséricorde” de Dieu avec le relativisme moral et l’indifférentisme religieux ;
  8. que nous écoutions le cri de l’Eglise africaine (“Que l’Occident ne trompe pas nos jeunes avec de faux mythes et de fausses promesses !”) et des Eglises d’Europe de l’Est qui répètent, avec Jean-Paul II, que “son pays est aussi une mère pour chacun, d’une manière très vraie” et que la “défense de sa propre identité” n’a rien à voir avec le nationalisme ou autres dérives ;
  9. que les catholiques chinois ne soient pas sacrifiés au régime dictatorial communiste au nom d’accords impossibles et injustes, comme le Cardinal Zen Ze-kiun l’a dénoncé à plusieurs reprises ;
  10. que les chrétiens persécutés dans le monde entier, qui font face à la torture et à la mort pour le Christ, n’entendent plus de Rome qu’Allah et Jésus Christ sont le “même Dieu”.

Les souffrances de l’Église viennent précisément de l’intérieur de l’Église, du péché qui existe dans l’Église.

Les observateurs de l’Eglise reconnaîtront les pétitions – condamnant directement ou indirectement diverses initiatives du Pape François – comme une mise en accusation du pontificat actuel.

Ces initiatives comprennent la nomination de prédateurs présumés à des postes de haut rang au Vatican (par exemple, Bp. Gustavo Zanchetta, Abp. Edgar Peña Parra) ; le “coup d’État” organisé à l’Institut Jean-Paul II ; l’éloge des activistes de l’avortement Emma Bonino d’Italie et Lilianne Ploumen des Pays-Bas ; la promotion de l’idéologie néo-païenne par le Synode amazonien ; la diabolisation des défenseurs de la sécurité aux frontières ; la trahison de l’Église souterraine en Chine ; et l’affirmation, dans la Déclaration d’Abu Dhabi, que Dieu veut une “diversité des religions”.

Réitérant leur appel à une purification divine de l’Église, les organisateurs rappellent un autre avertissement du Pape Benoît XVI.

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Le pape Benoît XVI à Fatima, mai 2010 (AP / Paulo Duarte)

Les observateurs de l’Eglise reconnaîtront les pétitions – condamnant directement ou indirectement diverses initiatives du Pape François – comme une mise en accusation du pontificat actuel.

Ces initiatives comprennent la nomination de prédateurs présumés à des postes de haut rang au Vatican (par exemple, Bp. Gustavo Zanchetta, Abp. Edgar Peña Parra) ; le “coup d’État” organisé à l’Institut Jean-Paul II ; l’éloge des activistes de l’avortement Emma Bonino d’Italie et Lilianne Ploumen des Pays-Bas ; la promotion de l’idéologie néo-païenne par le Synode amazonien ; la diabolisation des défenseurs de la sécurité aux frontières ; la trahison de l’Église souterraine en Chine ; et l’affirmation, dans la Déclaration d’Abu Dhabi, que Dieu veut une “diversité des religions”.

Réitérant leur appel à une purification divine de l’Église, les organisateurs rappellent un autre avertissement du Pape Benoît XVI.