Le “serpent d’été” d’Il Tempo: le pape veut vendre le Vatican

INFOVATICANA – Carlos Esteban

En été, on le sait déjà, les nouvelles sont rares et beaucoup de journaux recourent à rien pour animer leurs pages et stimuler les ventes, jeûnes d’information d’envergure. C’est le cas du quotidien italien Il Tempo, qui lance la rumeur que le Pape rêve de vendre le Vatican dans son intégralité.

L’étouffant été romain est le temps de répandre des rumeurs, et l’état minuscule qu’il abrite a toujours été somptueux de commérages, alimenté par l’atmosphère secrète et obligatoire de nombreuses représentations de la Curie.

Et maintenant, le juste Veleni de Piazza, la rubrique de Il Tempo consacrée à ce qui traverse les menteurs et qui ne peut être vérifié pour l’instant, est reprise, et on dit qu’ils sont comptés par les couloirs du Saint-Siège : “On en parle depuis quelques jours dans les palais sacrés : le pape François rêve de vendre le Vatican, et de distribuer le produit aux pauvres”, dit la’nouvelle’.

Et ça continue : “Plus qu’un rêve, un cauchemar pour de nombreux cardinaux et évêques fidèles à la Sainte Église romaine. Qui et pourquoi pourrait être intéressé à répandre cette rumeur absurde, qui nous rappelle la scène finale de The Fisherman’s Sandals ? Il s’agit plutôt d’une provocation à exacerber la somme de moins en moins tacite qui s’ouvre entre la coupole ecclésiastique de ce pontificat aux catholiques traditionnels, qui indiquent déjà, soit par leur désintérêt, soit par leur vote, la froideur qu’ils ressentent devant les “vents de renouveau” qui s’imposent sur l’Église dans les marches forcées.

Ce n’est pas un secret, mais une réalité vérifiable dans les bibliothèques des journaux et répétée d’une manière ou d’une autre, que François apprécie particulièrement la pauvreté, comme l’indique le nom inhabituel choisi comme pontife, et qu’il désire “une Église pauvre pour les pauvres”.

Mais un moyen de sortir de tous les trésors du Vatican non seulement impensable, mais problématique à plus d’un titre, et contradictoire avec la passivité pour prendre des mesures qui sont très efficaces et beaucoup moins efficaces. Plus d’une fois nous avons attiré l’attention dans ces pages sur l’APSA, l’organe qui gère les vastes et très précieux biens immobiliers appartenant au Saint-Siège, à la tête duquel Sa Sainteté a placé l’ancien secrétaire de la Conférence épiscopale italienne, Nunzio Galantino. Rien n’empêche le Pape de donner des instructions pour que ces magnifiques propriétés soient destinées à loger les immigrants et les réfugiés qui abondent en Italie et qui suscitent tant d’obsession dans la haute hiérarchie, ou à être vendues dans des parcelles pour alléger la souffrance des pauvres avec des revenus, on suppose que, à commencer par ceux qui viennent de loin.

Cela n’a pas été fait, sans même y faire allusion, au bon moment, et nous avons peu d’espoir qu’il le soit bientôt. Et qui peut vouloir que les œuvres construites par la foi et pour la jouissance de tous les fidèles et pour l’honneur de Dieu restent entre les mains d’une poignée de multimillionnaires pour leur plaisir exclusif ?