La supériorité du silence

Peter Kwasniewski1P5Peter Kwasniewski 

Les partisans de la restauration de la santé mentale liturgique parlent beaucoup de musique sacrée, et ce n’est pas étonnant, étant donné la puissance de la musique pour nous transporter au ciel dans les mystères de Dieu – ou pour étouffer notre prière avec des imitations dérisoires de mélodies séculaires. Mais nous n’en sommes pas moins attachés au silence, contrepartie nécessaire de la musique et compagnon inséparable de la prière. Comme le dit Sainte Faustine Kowalska dans son autobiographie : “Pour entendre la voix de Dieu, il faut avoir le silence dans son âme et garder le silence. … Le silence est un langage si puissant qu’il atteint le trône du Dieu vivant. Le silence est son langage, bien que secret, mais vivant et puissant”[i].

Sa déclaration nous incite à réfléchir sur le silence que nous devrions avoir pendant la Sainte Messe. Les proportions relatives de la parole, du chant et du silence sont déterminées par les rubriques de la Messe latine traditionnelle, mais il reste encore une grande latitude dans la détermination du rapport du silence et de la musique. Dans la Messe de Paul VI, cette latitude devient presque universelle, car il y a peu de normes fixes selon lesquelles les proportions sont dictées. En dépit de cet amortissement, beaucoup de catholiques ont encore une assez bonne idée du moment où il y a trop peu de silence pour se souvenir.

A l’action de la liturgie, nous nous apportons nous-mêmes, nos voix, nos paroles et nos chants – mais il arrive un moment où nous devons céder à un mystère plus grand que tout ce que nous pouvons penser, sentir, parler ou chanter. Dans le processus de fabrication du pain, nous mélangeons activement un certain nombre d’ingrédients, mais nous devons ensuite laisser reposer la pâte pendant un certain temps et attendre patiemment le travail de la levure. Il ne suffit pas de savoir d’une manière purement conceptuelle que tous nos efforts sont insuffisants et que le Dieu vivant se rencontre dans l’immobile, petite voix. Tout le monde est d’accord sur ce point en théorie, semble-t-il, mais trop souvent dans la pratique, la liturgie se déroule comme si le silence était une option facultative, une affaire fortuite, quelque chose qui doit être poursuivie en privé par des personnes qui se sentent si inclinées mais qui ne constitue pas une caractéristique distinctive du culte catholique.

Dans les liturgies de l’Orient chrétien, vague après vague, le chant monte au ciel, et le silence est rare. Les liturgies de l’Occident chrétien, en revanche, se sont développées d’une manière qui a apporté des périodes de silence importantes entre les textes chantés ou récités. Sans dénigrer la valeur de la pratique orientale, les catholiques romains devraient considérer leur propre approche comme non moins dignum et iustum[ii]. L’abandon mystique du repos en Dieu seul – du passage de notre activité, aussi belle soit-elle, à Son action, invisible et inaudible soit-elle, est un élément inséparable de l’action liturgique, que nous négligeons au péril de freiner la dynamique naturelle et la trajectoire de cette action. Les périodes de silence dans le cadre d’un culte public désignent un domaine qui va bien au-delà de ce que nous faisons nous-mêmes ou de ce que nous apportons et incitent à une connaissance expérientielle de ce domaine.

Dans le contexte occidental, s’il n’y a pas de moment dans la liturgie où nous ne faisons pas, mais simplement être, où nous n’agissons pas, mais nous reposons en présence de Dieu – surtout après la réception de la Sainte Communion – alors nous risquons d’importer dans notre culte un Pélagianisme subtil, comme si nous l’étions avant tout. Une communauté qui vit sa dépendance de la grâce divine sera une communauté dans laquelle la liturgie sera enveloppée de silence avant et après la Messe[iii], et dans laquelle le silence pendant la Messe ne sera pas un fléau à chasser par tous les moyens. Ici, je dois exprimer mon chagrin au sujet des directeurs musicaux qui pensent qu’ils doivent remplir chaque moment de la liturgie de chants, de polyphonies ou de musique d’orgue, de peur – à Dieu ne plaise – qu’il y ait quelques moments de silence, quand chaque fidèle est laissé à lui-même, dans le recueillement de la prière. Agir ainsi, c’est exagérer une bonne chose, comme quelqu’un qui mange du chocolat tout le temps parce qu’il est si délicieux et a oublié le rôle de l’eau ou, d’ailleurs, du jeûne.

Le silence semble venir naturellement avec le rite romain classique ou “Forme Extraordinaire”, parce qu’il contient des gestes plus (et plus élaborés) et beaucoup à faire par le prêtre lui-même, ce qui laisse des mares de silence ici et là où les fidèles trouvent de précieuses occasions d’intensifier leurs propres prières à mesure que la liturgie avance. Par-dessus tout, le silence qui tombe pendant le Canon romain fait le tour de la partie la plus sainte de la liturgie, érigeant une iconostase virtuelle, signalant avec force que quelque chose d’impressionnant, d’ineffable, de divin et de miraculeux se produit, et attirant toute l’attention en réponse à cela. Aucune quantité de parole ou de musique ne pourrait jamais faire la même chose avec un succès comparable à distance[iv].

La Messe de Paul VI est aussi censée laisser la place au silence, comme le stipule son document directeur, l’Instruction générale du Missel romain :

Le silence sacré, dans le cadre de la célébration, doit également être observé aux heures prévues. Son but, cependant, dépend du temps qu’il se produit dans chaque partie de la célébration. Ainsi, dans l’acte de pénitence et de nouveau après l’invitation à prier, tous se souviennent d’eux-mêmes ; mais à la fin d’une lecture ou d’une homélie, tous méditent brièvement sur ce qu’ils ont entendu ; puis après la communion, ils louent et prient Dieu dans leur cœur. Avant même la célébration elle-même, il est louable que le silence soit observé dans l’église, dans la sacristie, dans la salle de veston et dans les lieux adjacents, afin que tous puissent se disposer à accomplir l’action sacrée d’une manière pieuse et appropriée. [v]

Après avoir cité ce passage, le P. Edward McNamara dit :

A cela s’ajoute le fait que le silence doit aussi être observé après la Messe jusqu’à ce que l’on soit à l’extérieur de l’édifice de l’Église, tant pour le respect envers le Saint Sacrement que pour les fidèles qui désirent prolonger leur action de grâce après la Messe. [vi]

Que ce simple soutien de la piété eucharistique, du décorum ecclésial et du respect d’autrui puisse être patiemment expliqué et encouragé par le clergé[vii] ! Partout aux États-Unis, les congrégations éclatent en bavardages dès que le prêtre sort de l’église. Malgré tous les problèmes qu’il a pu y avoir dans les années 1950, ce genre de comportement n’était pas concevable.

De même, prendre quelques minutes pour se recueillir avant la messe, en particulier en priant les prières traditionnelles de veston (qui étaient autrefois nécessaires et qui sont aujourd’hui redécouvertes par une nouvelle génération), ne semble raisonnable qu’au vu du grand mystère qui va être reconstitué et de l’importance d’un esprit respectueux et recueilli pour obtenir le plus grand nombre et la plus grande grâce possible et conduire le peuple dans les mêmes verts pâturages.

La “Nouvelle Evangélisation” ne réussira pas, elle ne pourra pas décoller, si nous ne retrouvons pas un sens fort du sacré et ne nous recentrons pas sur le sublime mystère de la Sainte Eucharistie présent sur chaque autel de sacrifice et dans chaque tabernacle, où Dieu daigne demeurer avec les hommes. Sinon, nous passerons nos journées à faire et à entendre des paroles vides, manquant le silence dans lequel le mystère de Dieu s’imprime sur nos âmes. En 2003, le Pape Jean-Paul II a rappelé à l’Église :

L’un des aspects que nous devons encourager dans nos communautés avec un plus grand engagement est l’expérience du silence. Nous avons besoin du silence “si nous voulons accepter dans notre cœur la pleine résonance de la voix de l’Esprit Saint et unir plus étroitement notre prière personnelle à la Parole de Dieu et à la voix publique de l’Église” (Institutio Generalis Liturgiae Horarum). Dans une société qui vit à un rythme de plus en plus frénétique, souvent assourdie par le bruit et confondue par l’éphémère, il est vital de redécouvrir la valeur du silence. La diffusion, même en dehors du culte chrétien, de pratiques de méditation qui donnent la priorité au recueillement n’est pas accidentelle. Pourquoi ne pas commencer par l’audace pédagogique d’une éducation spécifique en silence dans les coordonnées de l’expérience chrétienne personnelle ? Gardons sous nos yeux l’exemple de Jésus, qui “s’est levé et est sorti dans un lieu désert, et là il a prié” (Mc 1,35). La liturgie, avec ses différents moments et symboles, ne peut ignorer le silence. [viii]

Ces mots me rappellent les lignes poignantes du mercredi des Cendres de T.S. Eliot :

Où trouvera-t-on le mot, où trouvera-t-on le mot ?
Résonner ? Pas ici, il n’y a pas assez de silence
Ni sur la mer, ni sur les îles, ni sur les îles.
Sur le continent, dans le désert ou sur la terre de pluie,
Pour ceux qui marchent dans les ténèbres
De jour comme de nuit, de jour comme de nuit.
Le bon moment et le bon endroit ne sont pas ici
Pas de place de grâce pour ceux qui évitent le visage
Pas le temps de se réjouir pour ceux qui marchent dans le bruit et nient la voix.

Trois choses sont entassées dans ce dernier verset : pas le temps de se réjouir – pour ceux qui marchent dans le bruit – et de nier la voix. Une condition essentielle pour que l’homme soit sain d’esprit, rationnel et joyeux, c’est qu’il doit parfois lâcher ses soucis quotidiens, les rouages de son calcul et de sa planification, les fardeaux et les soucis de cette vie, et entrer dans la présence du Dieu éternel et infini qu’il ne peut ni saisir, ni dicter, ni manipuler, mais seulement adorer et aimer.

C’est un paradoxe : nous ne trouverons pas le temps de nous réjouir si nous ne sacrifions pas du temps pour ” ne rien faire “, pour faire un holocauste de notre vie et de notre temps devant le Seigneur, dans un silence sans accessoires, sans scénarios, sans chemins sûrs ou soutien social. Ce n’est qu’en faisant le choix de l’inactivité, pour ainsi dire, que nous nous habituerons à cesser de marcher dans le bruit et de nier la voix. C’est peut-être pour cela que le prophète Isaïe dit : Cultus iustititiae silentium – l’adoration de la justice est le silence (Is 32,17 dans la Vulgate), comme pour dire que nous devons tout à Dieu, en qui nous vivons et nous nous mouvons et avons notre être, et il est juste de l’adorer dans le silence du cœur, en souvenir.

Gabriel Marcel, philosophe perceptif de la vie intérieure, avait ceci à dire sur la relation entre le souvenir et le mystère :

Non seulement je suis en mesure d’imposer le silence aux voix stridentes qui remplissent habituellement ma conscience, mais aussi, ce silence a une qualité positive. Dans le silence, je peux reprendre possession de moi-même. C’est en soi un principe de rétablissement. Je devrais être tenté de dire que le souvenir et le mystère sont corrélatifs. [ix]

N’est-ce pas une autre façon de dire : “Celui qui perd sa vie pour moi la trouvera” ? Nous perdons la possession de ce qui nous est plus extérieur et nous prenons possession de la réalité la plus intime – Dieu plus proche de moi que je ne le suis de moi-même, mais plus haut que le plus haut en moi. Si les conditions du recueillement ne sont jamais présentes dans notre vie, si nous ne luttons pas pour créer et garder de telles conditions, nous perdrons notre conscience du mystère divin, qui doit nous rafraîchir comme les pluies du printemps, et errer sans but dans un désert de superficialité.

Maintenant, si un liturgiste des temps modernes lisait, il serait prêt à exploser d’ici là : “La façon dont vous décrivez le silence dans la liturgie… c’est contraire à la participation active du peuple ! C’est ce qui compte avant tout.”

C’était peut-être le point de vue de Vatican II, mais ce n’était pas celui de saint Pie X, ni celui de la tradition catholique qu’il a transmise. Pourtant, même si, pour les besoins de l’argumentation, nous allions de l’avant et partagions le point de vue de notre liturgiste, cela ne minerait pas les arguments avancés dans cet article, pour une simple raison : la condition préalable fondamentale d’une participation active est le silence intérieur.

Comme l’explique le P. McNamara, un esprit de recueillement :

… n’empêche pas, et même favorise, une participation pleine et active… car chaque personne est plus pleinement consciente de ce qu’elle fait. Notre monde moderne est affamé de silence et la Sainte Messe devrait être un moment privilégié pour échapper à l’agitation de la vie quotidienne et, par le culte et la participation au sacrifice éternel du Christ, devenir capable de donner une valeur éternelle à ces mêmes activités quotidiennes et temporaires. Pour y parvenir, nous devons promouvoir par tous les moyens possibles l’esprit de silence attentif et actif dans nos célébrations et nous abstenir d’importer la clameur et le vacarme du monde parmi eux. [x]

Rester en silence devant Dieu est, en effet, une forme particulièrement noble d’activité humaine, plus active que le simple fait de parler ou de chanter, ce qui peut facilement se faire dans un état d’esprit distrait. Développer les dispositions de cœur et d’esprit nécessaires pour pouvoir tirer un rafraîchissement spirituel du silence est une école de vertu dans laquelle chaque chrétien doit être inscrit comme un élève pour la vie.

L’expression faisant autorité de ce point est faite par Jean-Paul II dans un discours ad limina aux évêques du nord-ouest des États-Unis en 1998 :

La participation active signifie certainement qu’en geste, en parole, en chant et en service, tous les membres de la communauté prennent part à un acte de culte, qui n’est ni inerte ni passif. Mais la participation active n’exclut pas la passivité active du silence, du calme et de l’écoute : elle l’exige. Les adorateurs ne sont pas passifs, par exemple, lorsqu’ils écoutent les lectures ou l’homélie, ou lorsqu’ils suivent les prières du célébrant, les chants et la musique de la liturgie. Ce sont des expériences de silence et de tranquillité, mais elles sont à leur manière profondément actives. Dans une culture qui ne favorise ni ne favorise le calme méditatif, l’art de l’écoute intérieure ne s’apprend qu’avec difficulté. Nous voyons ici comment la liturgie, bien qu’elle doive toujours être correctement inculturée, doit aussi être contre-culturelle. [xi]

Le silence et la musique sacrée appropriée transmettent à nos esprits la conscience d’un mystère transformateur, un mystère à la fois effrayant et séduisant, par lequel nous pouvons nous attaquer au péché et à la mort et passer au-delà dans l’amour et la vie. La Messe n’est rien de moins que le fait de rendre présent en notre sein le sacrifice suprême du Calvaire ; c’est la raison pour laquelle le culte catholique pivote sur le Crucifix. La mort vivifiante de Dieu est mise devant nous ; c’est une raison suffisante pour que nous soyons stupéfaits silencieusement. Comme Joseph Ratzinger l’a dit en 1968 : “Si l’Église s’accommodait au monde d’une manière ou d’une autre qui l’éloignerait de la Croix, cela ne conduirait pas à un renouveau de l’Église, mais seulement à sa mort”[xii].

L’esthétique liturgique de la Contre-Réforme soulignait l’essence de la Messe comme le sacrifice de la Croix en alignant le motif en croix de la chasuble, l’autel de l’immolation, le sanctuaire du tabernacle et le crucifix dans une série qui s’intensifiait visuellement et renforçait le caractère central de la consécration et du relief, de même que la position ad orientem et le silence dont le canon est recouvert. Tous ces éléments ont merveilleusement travaillé ensemble pour concentrer les sens, les pensées et les désirs de l’adorateur sur ce qui est essentiel et central. Ils travaillent non moins merveilleusement aujourd’hui, et ils le feront pour toujours.

* * *

Monseigneur Guido Marini, qui parvient d’une manière ou d’une autre à continuer en tant que maître de cérémonie pontifical sous le pape François, dans ses années plus ensoleillées comme député de Benoît XVI, a résumé avec force les vues de ce pape sur le silence :

Le silence est nécessaire à la vie de l’homme, parce que l’homme vit à la fois en paroles et en silences. Le silence est d’autant plus nécessaire à la vie du croyant qui y trouve un moment unique de son expérience du mystère de Dieu. La vie de l’Église et la liturgie de l’Église ne peuvent être exemptées de ce besoin. Ici, le silence parle d’écouter attentivement le Seigneur, sa présence et sa parole, et, ensemble, ils expriment l’attitude d’adoration. L’adoration, dimension nécessaire de l’action liturgique, exprime l’incapacité de l’homme à prononcer des paroles, étant “sans voix” devant la grandeur du mystère de Dieu et la beauté de son amour. La célébration de la liturgie se compose de textes, de chants, de musique, de gestes, mais aussi de silence et de silences. Si celles-ci faisaient défaut ou n’étaient pas suffisamment soulignées, la liturgie ne serait pas complète et serait privée d’une dimension irremplaçable de sa nature. [xiii]

Pour Ratzinger, la musique et le silence sont des corrélatifs interdépendants. La musique sacrée authentique naît du silence et revient doucement dans le silence. Il ne s’agit pas d’une imposition ou d’une provocation à l’égard des gens, mais d’une réponse impressionnante à la beauté de Dieu – une tentative d’interpréter, parmi nous, la musique céleste qui est bien au-dessus de nous. De même, un silence vraiment priant est un silence qui, de par sa nature même, est réceptif à un son approprié, qu’il soit parlé ou chanté.

C’est pourquoi, si une communauté particulière n’a pas une expérience régulière de silence profond et significatif, on ne peut pas attendre des âmes des fidèles qu’elles répondent avec sympathie à la “tradition musicale de l’Église universelle”, que le Concile Vatican II a appelée “un trésor d’une valeur inestimable, supérieure même à celle de tout autre art” et que ce Concile nous a chargé de “préserver et de favoriser avec grand soin”[xiv]. Vous ne pouvez pas planter des graines dans un sol qui n’a pas été soigneusement cultivé et vous attendre à une moisson abondante ; vous pourriez aussi bien jeter des graines pour les oiseaux (cf. Mt 13,4). La culture intérieure de l’habitude d’adorer le silence est donc la condition préalable à la fécondité de la musique sacrée. La musique sacrée agit comme un cadre autour du silence et le définit ainsi comme silence sacré. Inversement, le silence priant à la messe agit comme une direction ou un poids interne pour la musique et l’ancre ainsi dans le silence éternel, la “Parole sans un mot”.

La musique et le silence sont donc profondément unis dans leur dépendance l’un envers l’autre, et plus encore, dans leur trajectoire inhérente au-delà d’eux-mêmes, dans le cœur du mystère de Dieu.

Note de l’auteur : Une version antérieure de cet article a été publiée dans Sacred Music 141.1 (2014) : 47-52. Cette version a été réécrite pour aborder plus clairement la supériorité de la Messe latine traditionnelle par rapport au silence, ainsi que la nécessité de surmonter les mauvaises coutumes du monde TLM, dont certaines remontent aux années 1950.


Maria Faustina Kowalska, Journal : Divine Mercy in My Soul (Stockbridge, MA : Marian Press, 2003), §118 ; §888.

ii] Voir mon article “Que les Latins soient Latins, et les Grecs Grecs Grecs : sur la fidélité aux identités distinctives.”

iii] Avec ces mots, je me réfère à l’atmosphère générale avant et après la messe ; je ne veux pas exclure le jeu d’un prélude d’orgue de bon goût ou d’un postlude d’orgue tonitruant, car une telle musique est appropriée pour le temps juste avant et juste après la messe. Il faudrait un article distinct pour examiner les avantages et les inconvénients – surtout, à mon avis, les inconvénients – de la récitation publique du chapelet avant la messe. Je dis cela comme quelqu’un qui aime le chapelet et le prie tous les jours à la maison.

Je défends le Canon silencieux en plusieurs endroits ; voir, par exemple, ici et ici.

v] Instruction générale §45. Il a été reconnu par beaucoup que les silences dans le nouveau rite, parce qu’ils sont “mis en scène” et généralement à la discrétion du célébrant, apparaissent comme artificiels et gênants ; habituellement rien d’autre ne se passe, donc ils semblent des moments vides ou statiques plutôt que remplis d’action rituelle ou de contemplation reposant. Il est plus facile de s’impatienter dans ces silences cléricalement contrôlés et de se demander quand le prochain “module” va commencer.

[vi] De http://www.zenit.org/en/articles/sounds-of-silence

vii] Voir cet article pour plus de détails.

viii] Lettre apostolique Spiritus et Sponsa (4 décembre 2003), §13.

L’être et l’avoir : An Existentialist Diary, trad. Katherine Farrer, New York, Harper, 1961, p. 113.

[x] Consulté à http://www.zenit.org/en/articles/sounds-of-silence, le 5 août 2013.

xi] Discours ad limina aux évêques de Washington, Oregon, Montana, Idaho et Alaska (9 octobre 1998), §3 et §4. Ce dernier point mérite d’être souligné vingt ans plus tard, alors que nous assistons à la folie même de la fausse notion d’inculturation du Synode amazonien.

Tiré de son ouvrage Das neue Volk Gottes, cité dans Co-workers of the Truth : Meditations for Every Day of the Year (San Francisco : Ignatius Press, 1992), 167.

xiii] Réflexions liturgiques d’un maître de cérémonie pontifical, trans. Nicholas L. Gregoris (Pine Beach, NJ : Newman House Press, 2011).

xiv] Constitution sur la Sainte Liturgie Sacrosanctum Concilium (4 décembre 1963), §112, §114.