Un acte d’accusation par inadvertance

THE FATIMA CENTER  par Chris Ferrara  –

Un éditorial du New York Times, “How the Catholic Church Lost Italy to the Far Right”, révèle par inadvertance la débâcle que représente le pontificat actuel.

L’éditorial de l’éditorial du journaliste italien Mattia Ferraresi, “Le retrait du pape François de la politique culturelle-guerre a laissé un vide que les politiciens n’ont eu que trop envie de combler”, déplore que si le vice-premier ministre italien, Matteo Salvini, “est un enfant affiche douteux du catholicisme” en raison de son divorce, “a deux enfants par deux femmes et est en relation avec une troisième” il a néanmoins su “se réinventer en catholique en chef en Italie”.

Et quelles choses horribles ce catholique indigne a dites, que Ferraresi cite avec inquiétude :

“Personnellement, je confie l’Italie, ma vie et vos vies au Coeur Immaculé de Marie qui, j’en suis sûr, nous mènera à la victoire… Je défends notre histoire et l’existence des écoles catholiques… Si je crois en Dieu, et si je demande même la protection de Marie, cela ne dérange personne…”

Et puis, par inadvertance, Ferraresi a révélé l’évaluation de Francis : “Ça dérange le Pape, par exemple.”

Oui, cela dérange François qu’un politicien, malgré tous ses péchés – et qu’est-il arrivé à “Qui suis-je pour juger ? – a invoqué le catholicisme, Dieu et la Sainte Vierge pour faire avancer les politiques qui l’ont fait élire : “Les Italiens d’abord “, une interdiction de l’immigration illégale qui n’est rien d’autre qu’un trafic d’êtres humains, et une réplique populaire contre la tyrannie de l’UE.

Horreur des horreurs, Salvini “embrassa le chapelet lors d’une conférence de presse. Quelques jours plus tard, dans une interview dans un magazine, il développe sa dévotion à la Vierge Marie et annonce son désir de parcourir un jour le Chemin de Saint-Jacques, un chemin de pèlerinage populaire.” L’Église catholique, note Ferraresi, “a réagi furieusement à la politisation des symboles religieux par M. Salvini”.

Est-ce qu’il plaisante ? Personne n’a politisé la Vierge Marie et la religion catholique plus que François. Par exemple, il a comparé sans vergogne l’obéissance de Marie et de Joseph au recensement romain lors de leur voyage à Bethléem à la migration illégale de masse des hommes musulmans en Italie, qui n’ont pas l’intention de rentrer chez eux comme la Sainte Famille. Et c’est lui qui a osé faire du Chemin de Croix, le Vendredi Saint, une attaque directe contre “les cœurs endurcis” des politiciens anti-immigration qui persécutent “ceux qui trouvent les portes fermées par peur et les cœurs endurcis par les calculs politiques”…

Ferraresi soutient qu’il est possible que “des millions de catholiques votent pour M. Salvini…. parce qu’il comble un vide dans la politique italienne laissé par la retraite de l’Église, sous François, du débat politique”.

Quoi ? Quoi ?  Francis se mêle de politique depuis presque le jour de son élection, mais seulement pour promouvoir les questions qui l’intéressent : l’ouverture des frontières, la “conversion écologique” et la redistribution des richesses dans les économies capitalistes – sans jamais critiquer les dictateurs socialistes et communistes qui vivent dans le luxe alors que les gens dont ils sont les maîtres luttent pour survivre et pratiquer une religion.

De plus, ce que Ferraresi lui-même observe – “l’empressement de l’Eglise de François à réprimander les politiciens qui se réfèrent au christianisme” – est en soi une aventure politique.  Une entreprise qui, admet Ferraresi lui-même, “représente une rupture nette avec les politiques de Jean-Paul II et de Benoît XVI, qui tentaient de maintenir la pertinence des vues de l’Église dans des sociétés, y compris en Italie, qui sont devenues de plus en plus séculières. Sous ces papes, les porte-parole de l’Église ont critiqué les unions civiles et le mariage homosexuel en Italie et à l’étranger, et ont fait campagne contre des procédures comme la fécondation in vitro.”

Plus révélateur encore, Ferraresi note que “le Pape François a embrassé un nouveau modèle. Dans un discours prononcé devant l’Église italienne en 2015, il a appelé à la fin des soi-disant évêques-pilotes, bergers clercs qui cherchent à diriger les choix politiques de leur troupeau. François exhorte les responsables d’Eglise à limiter leur action à la dimension pastorale.”  Mais, comme il le déduit lui-même, il ne s’agit pas d’un recul par rapport à la politique en tant que telle, mais seulement, comme l’ont protesté “certains critiques”, “d’une politique différente” selon laquelle “l’Eglise de François n’a pas écarté les évêques-pilotes, mais leur a plutôt ordonné de conduire subtilement le peuple catholique dans une direction différente, plus progressiste”.

En effet, l’ingérence politique de François le progressiste de gauche – et non son retrait de la politique – a probablement contribué à la montée de Salvini et de son Parti de la Ligue.

Plus révélateur encore, Ferraresi note que “le Pape François a embrassé un nouveau modèle. Dans un discours prononcé devant l’Église italienne en 2015, il a appelé à la fin des soi-disant évêques-pilotes, bergers clercs qui cherchent à diriger les choix politiques de leur troupeau. François exhorte les responsables d’Eglise à limiter leur action à la dimension pastorale.”  Mais, comme il le déduit lui-même, il ne s’agit pas d’un recul par rapport à la politique en tant que telle, mais seulement, comme l’ont protesté “certains critiques”, “d’une politique différente” selon laquelle “l’Eglise de François n’a pas écarté les évêques-pilotes, mais leur a plutôt ordonné de conduire subtilement le peuple catholique dans une direction différente, plus progressiste”.

En effet, l’ingérence politique de François le progressiste de gauche – et non son retrait de la politique – a probablement contribué à la montée de Salvini et de son Parti de la Ligue.

Plus révélateur encore, Ferraresi admet que “[l]e modèle franciscain a reçu le soutien de certains au sein de l’Église – le père Antonio Spadaro, rédacteur en chef du magazine jésuite La Civiltà Cattolica, par exemple, a lancé l’idée d’un synode pour que l’Église italienne réimagine le rapport entre Église et politique – ainsi que des critiques Francis causent le désaveu à des critiques comme le cardinal Gerhard Ludwig Müller qui a déclaré au téléphone:’Le processus de déchristianisation de nos sociétés exige du courage pour annoncer la vérité. J’aime les politiciens qui disent ouvertement qu’ils sont plus chrétiens que ceux qui dénigrent le christianisme.'”

En d’autres termes, les propagandistes pro-homosexuels comme Spadaro aiment le “modèle franciscain” de l’action politique, mais pour les catholiques orthodoxes, pas tant que ça.

En effet, poursuit Ferraresi, ” pour certains croyants, le modèle franciscain a été tout simplement désorientant. Le Vatican envoie maintenant des messages ambigus sur des questions qui étaient considérées comme cruciales il y a quelques années seulement. De nombreux électeurs catholiques se plaignent que l’Eglise ne condamne pas assez énergiquement l’avortement et les droits L.G.B.B.T., et ne défend pas l’identité chrétienne de l’Italie, tout en mettant l’accent sur l’immigration, la justice sociale et les questions environnementales”.

L’enseignement net de cette pièce confuse est que François est en fait profondément impliqué dans la politique et que son implication est perçue par des millions d’électeurs italiens comme contraire aux intérêts de l’Église, de ses membres et du peu qu’il reste de la civilisation chrétienne en Italie. C’est pourquoi, vu la débâcle de ce pontificat, même un catholique divorcé avec deux enfants nés hors mariage est devenu “catholique en chef de l’Italie”.

Mais qui est François pour juger ?