Que diriez-vous d’un Synode pour les ” Peuples autochtones ” de Grande-Bretagne ?

1P5 par Fr. Richard Cipolla – Note de la rédaction : Ce que vous allez lire est – ou devrait être – une fiction évidente, imaginant ce que le prochain synode du Vatican sur les peuples autochtones régionaux pourrait proposer. Et pourtant, avec un passage du document de travail du synode amazonien qui parle de vivre “en harmonie” avec “la nature, en dialogue avec les esprits” (IL #75), est-ce vraiment si tiré par les cheveux ?

Ce qui suit est une traduction exclusive en anglais d’une section de l’Instrumentum Laboris du Synode de Bretagne qui suivra le Synode d’Amazonie à une date pas encore déterminée mais pas si lointaine. Des sources à Rome disent qu’il y a des plans pour au moins dix synodes de ce genre dans les prochaines années, dont le but est de déterminer comment l’Église devrait aborder le mandat d’inculturation dans chaque partie particulière du monde dans laquelle le christianisme a été imposé, mais qui se débarrasse maintenant du joug de l’imposition. La traduction est basée sur un document qui subit encore des changements, mais il semble que les points principaux et l’orientation de l’Instrumentum ne changeront pas beaucoup.

15. Nous nous tournons donc vers cette partie du monde que nous appellerons la Bretagne. Le choix du nom de cette partie du monde est semé d’embûches, car l’histoire de ces îles est en effet complexe. Mais ce que l’on entend par Instrumentum, ce sont les deux îles qui composent l’Angleterre, le Pays de Galles, l’Écosse et l’Irlande. Malgré l’histoire alambiquée de la Bretagne, il faut noter la présence dans cette région de cette présence de peuples indigènes que l’on peut à peu près appeler le Royaume des Fées. Ces peuples autochtones sont appelés par divers noms dans chacune des parties de la Bretagne. Bien que le nom le plus commun soit “fée”, au Pays de Galles, on les appelle Tylweth Teg, Brownies en Ecosse, en Irlande Leprechauns et Wee Folk, en Angleterre Fairies, Goblins, Banshees, Elves, and Gnomes.

16. Ces gens du Monde des Fées étaient antérieurs au christianisme et résistèrent à l’avènement de la foi chrétienne apportée sur leurs rives par saint Augustin de Cantorbéry. Ils sont restés comme ce que certains appellent païen de façon désobligeante. Ils se sont retirés dans leur environnement naturel. Ils sont restés proches de la nature et ont continué à habiter les forêts, les landes, les tourbières, les collines, les vallons, les marais, les landes, les bassins et les bois. Ils n’ont jamais perdu ce lien vital avec la nature que l’avènement du christianisme a découragé. Ils ont continué à être en phase avec les divinités de la Nature, de la Nature qui n’avait rien à voir avec la Chute de l’Homme, la Nature pure et pure. Ils continuèrent à honorer les divinités primitives avec lesquelles ils étaient en union, et comme récompense, ils possédaient des sensibilités et des connaissances vraiment naturelles qui auraient été détruites par l’imposition du Christianisme.

17. Ces peuples indigènes, que nous appelons, faute d’un meilleur terme, les Fées, se sont cachés lorsque les conquérants chrétiens sont arrivés sur leurs terres. C’est pourquoi ils sont associés à des “contes” et à des “légendes” et à des apparences étranges. C’est l’espoir du Synode que ces êtres indigènes de Bretagne sortiront de leur cachette et nous enrichiront de leur connaissance de la gloire de la beauté écologique de la Création. Nous espérons qu’ils nous montreront comment revenir à l’ultime beauté de la nature, dans toute sa pureté et son innocence, et participer au retour de la Divinité de l’écologie et à l’abandon final de tout ce que le christianisme a imposé à la culture occidentale : la profanation de la nature, le développement de la cupidité personnelle, la rigidité du dogme chrétien qui nous empêche de progresser vers la vraie liberté d’être qui nous voulons sans les chaînes de la tradition ou la religion imposée. Et de peur que ce royaume naturel ne disparaisse un jour de la conscience bretonne, le grand poète Edmund Spenser a écrit à propos de ces êtres (bien que déguisés en habits élisabéthains) dans son poème épique, The Faerie Queen. Même au XXe siècle, l’écrivain anglican C.S. Lewis dépeignait à merveille la merveille et la réalité du royaume des Lions et des sorcières et des armoires.

18. Nous devons trouver un moyen d’encourager le Royaume des Fées à sortir de la clandestinité et à nous apprendre à vivre une vie naturelle, sans les additifs mortels du dogme et de la tradition. Nous avons établi une Commission pour le Royaume des Fées qui se réunira avant l’ouverture du Synode et qui offrira des suggestions concrètes sur la façon de rencontrer les Fées, les Elfes et les Leprechauns et tous les esprits libres des bois et des vallons pour nous aider dans notre objectif de retour à cette symbiose écologique qui est le salut de l’humanité. Nous devons, bien sûr, avec prudence, envisager la possibilité d’ordonner à l’Ordre des membres du Monde des Fées qui sont mûrs et dont on sait qu’ils n’ont qu’un seul partenaire. Nous supposons qu’ils n’ont pas nos conceptions rigides de la sexualité. Tout ce que nous demandons avec insistance pour l’ordination, c’est une preuve de loyauté envers leurs partenaires.

19. La Commission est chargée d’enquêter sur la sexualité des Fées et de faire un rapport avant le début du Synode.