La “sagesse ancestrale” de la spiritualité amazonienne

INFOVATICANA – Par Carlos Esteban | 22 juin 2019
Les Yanomami sont l’un des groupes ethniques les plus nombreux parmi les différents peuples autochtones de l’Amazonie, composé d’environ 20 000 à 30 000 personnes vivant dans des villages d’une cinquantaine de personnes dans la jungle équatoriale, entre le Brésil et le Venezuela.

A la puberté, les hommes de la tribu, qui consomment régulièrement de l’epená, une substance hallucinogène, ont souvent plusieurs femmes. Les chamans utilisent la drogue dans leurs rituels pour communiquer avec les esprits. L’infanticide est l’une des ” traditions ” les plus profondément enracinées chez les Yanomami. La mère, après l’accouchement, peut recevoir l’enfant ou l’enterrer vivant. Ce dernier cas est plus probable si l’enfant naît avec une malformation quelconque ou comme moyen de sélection sexuelle (les hommes sont préférés dans le cas d’une première naissance). Si des jumeaux naissent, un seul peut survivre ; dans le cas des mâles, le plus faible est généralement sacrifié. La raison en est que deux bébés consomment trop de lait maternel, d’autant plus qu’ils sont allaités jusqu’à l’âge de trois ans en moyenne.

Malgré la représentation pacifique des peuples autochtones, les Yanomami prétendent être des guerriers et croient qu’il est nécessaire d’adopter une attitude arrogante. Tuer un ennemi est le moyen de devenir un unokai, une position prestigieuse dans la tribu. Plus le nombre d’ennemis massacrés est élevé, plus le prestige social du guerrier est élevé et plus il peut obtenir de femmes pour son harem. Pour attaquer les villages d’autres tribus préfèrent s’allier à des étrangers de préférence à des parents, et se marient ou épousent généralement leurs filles avec ces alliés.

L’une des coutumes de ce groupe ethnique est le cannibalisme rituel. Dans un rituel funéraire collectif et sacré, ils brûlent le corps et mangent les cendres des morts mélangées à une pâte végétale. Ils croient que l’énergie vitale réside dans la moelle, et que de cette façon ils la récupèrent pour le groupe familial. Un Yanomami qui tue un adversaire en territoire ennemi pratique aussi cette forme de cannibalisme pour se purifier.

Il n’y a rien de trop spécial dans la culture et la vision du monde des Yanomami qui les éloigne trop de la culture et de la vision du monde des autres tribus indigènes du territoire, et il est utile de les connaître en lisant l’Instrumentum Laboris du Synode de l’Amazone, qui se tiendra à Rome en octobre, quand il parle de “sagesse ancestrale, réserve vive de spiritualité et culture autochtone” des peuples Amazoniens qui “ont beaucoup à nous enseigner ? avec ces sages ancêtres dans lesquels sont manifestes les semences de la Parole”, ajoute-t-il.

Ou, pour citer les paroles du Cardinal Baldisseri dans la présentation du document : ” C’est le Pape François qui nous montre la voie pour comprendre l’expression ” visage amazonien “. En effet, à Puerto Maldonado, il dit : “Ceux d’entre nous qui n’habitent pas ces terres ont besoin de votre sagesse et de vos connaissances pour entrer, sans détruire le trésor que contient cette région, en répétant les paroles du Seigneur à Moïse : Enlevez vos sandales, car la terre sur laquelle vous marchez est sacrée.