Le leader politique de la gauche mondiale

THE FATIMA CENTERpar Chris Ferrara

Il ne semble pas possible, ni même responsable, de détourner l’attention du mal constant d’un pontificat exercé par celui qui, pour citer le dernier éditorial d’Antonio Socci, “oublie la énième défaite électorale (ou peut-être à cause d’elle)… poursuit avec obstination sa campagne électorale comme leader politique de la gauche mondiale”. Socci fait référence aux victoires massives des partis nationalistes d’Italie, du Royaume-Uni, de France, de Hongrie et du Brésil, dont les électeurs ont rejeté l’ouverture des frontières, la rhétorique quasi-socialiste de Francis.

“En fait, écrit Socci, le pape François continue de répéter ses invectives en parfaite harmonie avec cette circonscription politique. Socci se réfère au voyage que Francis vient de terminer en Roumanie, anciennement communiste, où il a déclaré : “Ne cédez pas à une culture de haine” – une autre référence à son obsession pour les politiques d’immigration d’États autres que le sien.

Dans l’allocution à laquelle Socci fait référence, Francis (avec une sombre prévisibilité) dénonce l’un de ses nombreux bugaboos imaginaires : “un sentiment diffus de peur, souvent fomenté avec art, qui entraîne des attitudes de fermeture et de haine”. D’une manière ou d’une autre, comme le fait remarquer Socci, François ne semble jamais remarquer que c’est la gauche, et particulièrement la gauche communiste, qui a historiquement fomenté la politique de la haine.

Alors qu’au cours de sa visite en Roumanie, François a assisté à la béatification de sept évêques gréco-catholiques martyrisés par les communistes de 1950 à 1970, il n’avait rien à dire sur “les massacres du communisme, qui fut la tentative la plus colossale, sanguinaire et satanique pour éradiquer le christianisme de l’âme du peuple dans le massacre de chrétiens”.

Au lieu de cela, François passa immédiatement du martyre des sept évêques à ce qu’il imagine être, comme le dit Socci, une ” culture contemporaine de haine ” contre laquelle il[François] se jette[qui] semble encore plus dangereuse que le communisme, ” une culture individualiste qui, peut-être plus que idéologique comme à l’époque de persécution athée[jamais communiste], est pourtant plus persuasive et non moins matérialiste “.

Socci note l’immense gaffe de dénoncer ce bugaboo en passant outre l’imposition soviétique de la terreur génocidaire et du Goulag au peuple roumain, dont 44 prisons et 72 camps de concentration “à travers lesquels sont passés 3 millions de Roumains, dont 800.000 sont morts” (citant Violeta Popescu).

Dans l’une des prisons soviétiques de Roumanie, poursuit M. Socci, les formes de torture consistaient à forcer les prisonniers à avaler toute une gamelle pleine d’excréments et, lorsqu’ils vomissaient, à avaler également le vomi. Il y avait aussi des “baptêmes” consistant en l’immersion forcée de la tête des prisonniers dans “un seau plein d’urine et de matières fécales”. Pire encore, les séminaristes étaient obligés d’assister à des “messes” noires et autres cérémonies sacrilèges remplies de blasphèmes dans le cadre de leur “rééducation”.

Pourtant, comme le fait remarquer un Socci clairement dégoûté, ce Pape, qui n’a jamais dénoncé les maux du communisme en tant que tel, a volontiers accepté d’Evo Morales, et a emporté avec lui au Vatican, un crucifix blasphématoire sous la forme d’un marteau et d’une serpe, le symbole même de la haine diabolique du Christ et des ministres sacrés de son Église.

Socci cite l’observation de l’éminent universitaire et juriste Francesco Margiotta Broglio selon laquelle François a “importé l’Amérique du Sud à Rome, un style de l’Église de la libération”. En parlant des cardinaux qui ont élu ce Pape, Broglio déclarait lors d’une interview dans Il Messaggero : “Est-ce qu’ils voulaient un Che Guevera ? Eh bien, le voilà.”

Les erreurs de la Russie se sont en effet répandues dans le monde entier. Mais maintenant, après le pontificat résolument anticommuniste de Jean-Paul II, ils semblent être arrivés jusqu’au président de Pierre, dont l’occupant actuel est manifestement plus préoccupé par les limites de l’immigration que par la persécution communiste des fidèles à sa charge – y compris ceux de la Chine, au régime communiste desquels il a effectivement livré l’Église souterraine.