Specola explique l’affaire Pell

INFOVATICANA – Par Gabriel Ariza | 07 juin 2019
Le Specola d’aujourd’hui fait la lumière sur l’affaire impliquant le cardinal George Pell.

Ceci nous présente l’affaire Pell. Aujourd’hui, nous avons la terrible photo du cardinal menotté comme un délinquant. Nous ne voulons pas laisser le moindre doute de notre part sur le fait que l’un des milliers de cas dégoûtants de maltraitance d’enfants mérite la condamnation la plus sévère de quiconque le commet, le protège ou le cache. Ne nous leurrons pas, ce n’est pas le cas. D’autres ont donné tous les détails de ce processus et c’est à eux que nous nous adressons. Le Cardinal Pell, avec tous ses défauts, qui ne sont pas rares, a été le bastion de la défense de la famille et de la vie en Australie. Il a dû danser avec toutes les accusations de pédophilie et avec les énormes conséquences pour l’Église de son pays. Sa voix s’est fait entendre haut et fort lors des derniers synodes de défense de la doctrine catholique sur la famille. Cela suffirait à lui seul pour gagner de puissants ennemis.

Le talon d’Achille du Cardinal était ses problèmes avec la justice australienne dont il était souvent sorti innocent, qu’est-il advenu de cette situation ? Le cardinal Pell a fourré son nez là où il ne devrait pas et il le paie de sa vie. Dans les mondes maçonnique et mafieux qu’il monte tant en Italie, on sait que la perte d'”honneur” est pire que la mort, et c’est ainsi que nous devons comprendre ce cas. Par prudence, le pape Benoît XVI a annulé sa nomination à la congrégation des évêques et les risques étaient bien moindres. Le Pape François l’a nommé membre du C9, maintenant C6, et responsable de la réforme économique du Vatican. Nous savons que le Cardinal Pell s’y est consacré avec dévouement et honnêteté digne d’éloges, il est vrai que dans les formes pas du tout italiennes et très australiennes, mais il ne savait pas apprécier ses forces, ses faiblesses et celles de ses dangereux ennemis. Ce n’est pas le moment d’entrer plus en détail, mais tous ceux qui ont essayé de toucher ce monde financier dangereux du Vatican ont mal fini et les exemples sont déjà donnés ces dernières années. La procédure est toujours la même : persécution, mépris du public et lynchage. Nous sommes sûrs que le Cardinal Pell pensait qu’avec lui, ils n’oseraient pas et n’appréciaient pas suffisamment les intérêts en jeu ni l’immoralité reconnue de ses adversaires qui n’a aucune limite. Dans toute cette histoire, la position du Pape François est très inexplicable et il se montre absent de celui qui fut son proche collaborateur. Ses nominations au Vatican, et pas seulement celle de Pell, rappellent la décision du roi David, pour laquelle Dieu l’a fortement récriminé, d’envoyer le front de bataille à Urias pour régler un problème en sachant que sa mort était certaine. Le pape François connaissait les risques et s’en fichait.

Le monde financier du Vatican est un désastre qui peut se propager, comme un cancer virulent, aux quelques endroits où les fidèles continuent à faire confiance. Le Pape François nous rappelle sans cesse que nous devons aider les pauvres et nous recommandons fortement que les dons soient faits en évitant de tels commissariats suspects et avec une véritable transparence. Qui aurait pu nous dire qu’en des temps si peu consacrés au Cœur de Marie, au chapelet, à l’eau bénite et aux pèlerinages, on finirait par prétendre vivre d’un miracle de Lourdes !