Cardinal Kasper: le pape acceptera les prêtres mariés si les évêques le demandent

INFOVATICANA – Par Carlos Esteban | 06 juin 2019
Le théologien préféré du Pape, le cardinal allemand Walter Kasper, a déclaré que François acceptera l’ordination des couples mariés si les évêques le lui demandent au Synode de l’Amazonie, tout en considérant que la controverse sur le sacerdoce féminin est réglée, rapporte Inés San Martín in Crux.

“Si les évêques acceptaient d’un commun accord d’ordonner des hommes mariés – les viri probati – je pense que le Pape l’accepterait”, a dit le cardinal allemand Walter Kasper, peut-être le théologien le plus influent dans le pontificat actuel. Kasper nous assure qu’il en va tout autrement pour le diaconat féminin, que tant de gens ont vu comme la porte dérobée de l’entrée des femmes dans le sacerdoce. Dans ce cas, dit Kasper, une telle innovation romprait avec “des millénaires de tradition”.

Que le Synode de l’Amazonie ne porte pas tant sur les besoins évangélisateurs de cette région d’Amérique du Sud que sur la recherche d’un moyen d’introduire certaines des innovations qui intéressent avant tout l’Église allemande est quelque chose qui a été insinué depuis sa convocation. Ici, le Rhin, bien que son débit soit beaucoup plus faible que celui de l’Amazonie, transporte plus d’eau.

“Le célibat n’est pas un dogme, nous rappelle Kasper. “Ce n’est pas une pratique inaltérable. Et elle continue dans la ligne de ce que le Saint-Père lui-même a exprimé dans l’une de ses conférences de presse en vol : “Personnellement, je suis très favorable au maintien du célibat comme forme de vie obligatoire avec un engagement à la cause de Jésus Christ, mais elle n’exclut pas que les hommes mariés puissent exercer un ministère sacerdotal dans des situations particulières. Exceptions, vous savez, ces cas extrêmes, discernés “un par un”, qui tendent infailliblement à devenir la norme.

“Je préfère donner ma vie plutôt que de changer la loi du célibat”, dit François, citant Paul VI. “Je n’accepte pas le célibat facultatif.

Mais vint ensuite le “mais”, cet adversatif qui a tendance à déchirer ce qui a été dit auparavant. Il a ensuite évoqué la possibilité que, dans des endroits “très, très éloignés”, il soit nécessaire d’avoir recours à des hommes mariés ordonnés à cette fin. Un par un. Discernant.