Vaccin et great Reset

Le docteur Gulisano constate que nous vivons le développement d’un scénario qui en réalité était déjà écrit depuis le début et dont on nous annonce qu’il pourrait durer jusqu’en 2025. Il suffit de rembobiner le film jusqu’au mois de mars, quand la « pandémie » a commencé à faire des morts. Il fallait le covid pour donner le coup d’envoi aux grands bouleversement connus sous le nom de Great Reset qui autrement auraient pris des années, voire des décennies. Et il fallait le vaccin qui seul – nous disait-on – peut nous sauver d’une maladie que l’on ne peut pas soigner. D’où le « négationisme » furieux qui s’exerce contre tous les traitements qui marchent (dont il n’est d’ailleurs même plus question: la carrière médiatique de l’hydroxychloroquine a été stoppée net, tout comme celle du Professeur Raoult).

 

Ce n’est pas le dieu vaccin qui nous sauvera

Paolo Gulisano

Ceux qui sont nés dans la seconde moitié du XXe siècle ont grandi avec un concept très clair en tête, répété par les médias, par les écoles, même depuis les chaires des paroisses : il n’y a pas de vérité. Il n’y a pas de vérité unique. Celui qui prétend « avoir la vérité en poche » est un intolérant, un vestige de l’antiquité.

On enseignait qu’il fallait tout remettre en question, systématiquement.

Comme on l’a dit, l’Église elle-même a fait l’éloge du doute, de la non-croyance. Le cardinal Martini a affirmé qu’en chacun de nous il doit exister – coexister – un croyant et un non-croyant. L’Église moderne abhorrait tout type de « fidéisme ».

Aujourd’hui, en revanche, nous sommes dans le temps de la Nouvelle Religion, qui est écologiste, sanitaire, et qui s’inscrit parfaitement dans les perspectives mondialistes de l’ONU et de l’OMS. Et un nouveau type de fidéisme est né, qui exige une sorte d’obéissance que Guareschi aurait définie « prête, aveugle, absolue ».

La dernière religion a son propre Libérateur, un « Messie » qui sauvera l’humanité de la souffrance et de l’esclavage, et nous permettra d’entrer dans la nouvelle vie. Ce libérateur s’appelle Vaccin. Dès les premiers stades de l’épidémie, on en a parlé. Peu importe qu’un vaccin contre un coronavirus n’ait jamais été fabriqué; peu importe que des vaccins contre de nombreuses maladies infectieuses importantes, du VIH à l’hépatite C, n’aient jamais été fabriqués. Pour le covid, le vaccin viendra, et il mettra fin à la longue tribulation, a-t-on dit depuis le début.

Nous pourrons ôter les masques, nous pourrons retourner au stade, au cinéma, à une vie acceptable, même si rien ne sera plus comme avant. Plus aucune transgression ne sera autorisée. Dans le nouveau monde et dans la nouvelle religion, la sanction jouera un rôle majeur, et il y aura un régime policier qui veillera au respect des règles. Les libertés du XXe siècle deviendront un souvenir flou. Parmi les obligations, il y aura la vaccination obligatoire. Le vaccin est le Sauveur : comment pouvez-vous vous permettre de le refuser ? Ce n’est pas seulement pour le bien-être personnel: c’est une obligation envers la communauté. Même le Vatican l’a dit.

Dès le début, disions-nous, quand on savait très peu de choses sur le virus, le vaccin était indiqué comme seule solution. C’est pourquoi un puissant déni médiatique a été produit à l’égard des remèdes possibles, de la chloroquine à la thérapie par le plasma. Le covid doit être, dans l’imaginaire collectif, un ennemi impossible à vaincre, un mal absolu. Devant lui, il n’y a pas de remède : on ne peut qu’attendre qu’il passe, en se cachant et en s’enfermant chez soi. Tout cela jusqu’à ce que le vaccin arrive. Même un document du Vatican publié l’été dernier, la première intervention « magistrale », Humana Communitas, le dit clairement : « En l’absence de vaccin, nous ne pouvons pas compter sur la possibilité de vaincre définitivement le virus qui a provoqué la pandémie, à l’exception d’un épuisement spontané de la force pathologique de la maladie ».

Au contraire, certains scientifiques à contre-courant, à commencer par le professeur Giulio Tarro, le principal virologue italien, disent justement que le virus va s’épuiser spontanément, qu’il va disparaître comme la grippe espagnole a disparu. Si le Vatican fait à peine allusion à cette possibilité, ce que disent les médias et les politiciens est tout autre : il ne disparaîtra jamais. Nous aurons une deuxième vague. Et puis qui sait: pourquoi pas une troisième, une quatrième… un covid infini. Désormais, seul un vaccin peut nous sauver, et l’attente a donc commencé, voilà les nouvelles des premiers essais. C’est une question de semaines, de jours. Le célèbre scientifique américain Anthony Fauci, véritable gourou de la gauche internationale, avait annoncé depuis le mois de juin: un vaccin contre le coronavirus devrait être prêt « d’ici un an, un an et demi ». L’immunologiste indiquait avoir des assurances que les fabricants seraient en mesure de produire jusqu’à un milliard de doses, ce qui permettrait de le distribuer dans le monde entier.

En Europe, toutefois, la ruée était encore plus grande. Au début du mois de juillet, l’Agence européenne des médicaments anticipait les recherches menées en Angleterre. « Le vaccin fonctionne », annonça-t-on. « L’objectif est de le distribuer sans essais », c’est-à-dire en obtenant une autorisation spéciale de l’Union européenne pour pouvoir mettre un vaccin sur le marché dès le mois de décembre. Et c’est ce qui s’est passé. Il s’agissait donc de forcer toutes les procédures normales par lesquelles on obtient l’approbation d’un médicament. Il s’agissait de sauter toute une série d’étapes techniques normalement considérées comme essentielles.

L’attitude de l’agence européenne semble pour le moins étrange: tout le monde se souvient du comportement de certaines agences nationales (dont l’AIFA italienne) à l’égard des médicaments anticovid: une intransigeance absolue, par exemple dans le cas de la chloroquine ou de la thérapie plasmatique, avec des demandes d’études, d’essais cliniques, des preuves d’efficacité incontestables. Dans le cas du vaccin, au contraire, on demande de négliger des étapes fondamentales, d’introduire un médicament sans les tests nécessaires, qui prennent normalement du temps, des mois, des années. Pour le vaccin anti Covid, le mot d’ordre est un et clair: faire vite. Ce n’est pas un hasard si, parmi les initiés, on parle de « course au vaccin ».

Mais en médecine, comme dans d’autres sciences, la précipitation est une attitude anti-scientifique. Cette hâte est justifiée par l’état d’urgence, mais il est maintenant clair que les différents foyers épidémiques ont un cours typique, qui conduit à la fin à zéro décès et contagions. Nous sommes cependant bien conscients qu’une très forte campagne de propagande est en cours pour maintenir un état de peur du retour du virus. C’est pourquoi il faut se dépêcher de trouver le vaccin, en ignorant toutes les autres hypothèses thérapeutiques qui sont pourtant soutenues par divers scientifiques.

Tout était écrit et décidé dès le début de l’épidémie: il fallait obtenir le vaccin anti-Covid. Un choix qui laisse beaucoup de personnes perplexes. Et les doutes viennent des chercheurs et des scientifiques, et pas de ceux qui se disent « No Vax ». Ce terme, entre autres, devient une catégorie idéologique permettant de discréditer a priori ceux qui s’interrogent sur l’efficacité et la sécurité des vaccinations. Un mot magique, comme « fasciste » ou « raciste ». En réalité, de nombreux chercheurs impliqués dans le développement de vaccins veulent également protéger les patients, mais sans déclencher un phénomène immunologique connu depuis longtemps et qui, suite à la vaccination, pourrait exacerber la maladie au lieu de la combattre.

Dans le cas des vaccins anticovid, tous les experts affirment que le délai a été extraordinairement raccourci par rapport aux phases d’étude normales d’un vaccin, qui requièrent habituellment de 5 à 10 ans. La publication dans une revue scientifique d’un travail de recherche examiné par des pairs (peer review) ne serait pas strictement nécessaire pour obtenir une autorisation, mais elle est évidemment fondamentale dans des cas comme celui dont nous parlons car elle concerne l’ensemble de la population mondiale, et doit permettre une comparaison ouverte et transparente des différents produits concurrents. Alors pourquoi cette hâte?

Depuis quelque temps, on parle de « Great Reset » : le grand bouleversement économique, social, politique, mondial, qui a été engagé en utilisant l’épidémie de Covid. Complotisme? Certainement pas. Il suffit de regarder le numéro du 13 novembre de l’important magazine « Science » pour comprendre que si le Covid n’existait pas, il faudrait l’inventer, tellement il est utile aux grands changements, qui prennent nécessairement du temps. Ainsi, « Science » nous dit que l’urgence Covid durera jusqu’en 2025, et que des mesures restrictives de liberté devront être mises en œuvre jusqu’à la fin de 2022.

D’un point de vue strictement médical, c’est une affirmation pour le moins singulière. Les grandes épidémies du passé, de l’Espagne à l’Asie en passant par le SRAS de 2002, n’ont jamais duré plus d’un an. Pourquoi ce virus devrait-il continuer à circuler sans relâche pendant encore cinq ans? Aucune explication scientifique n’est donnée. Il s’agit d’une simple hypothèse, qui va à l’encontre des preuves de toute l’histoire des épidémies.

Mais le vaccin? Ne sera-t-il pas, comme on nous l’annonce depuis un certain temps, celui qui libérera le monde du grand cauchemar? Pas nécessairement, nous dit la « Science ». Les humains sont infectés par plusieurs coronavirus saisonniers à réactions croisées. Aucune ne provoque une immunité totalement protectrice et les infections répétées sont la norme. Les vaccins ont tendance à être moins efficaces que les infections naturelles pour susciter l’immunité et il existe des risques de réactions croisées indésirables. Un chercheur, Saad-Roy, a donc utilisé une série de modèles simples pour une variété de scénarios immunitaires afin de prédire l’avenir immunologique du SRAS-CoV-2, avec et sans vaccins. Notre connaissance imparfaite du paysage immunitaire imparfait du coronavirus peut donner lieu à des scénarios divergents allant de graves épidémies récurrentes à l’élimination.

Oui, le covid devrait finir par disparaître, mais cela prendra cinq ans. Le temps d’une guerre, la durée de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Jusqu’en 2025, nous devrions vivre dans la peur, dans la terreur, et ce plan quinquennal aura des conséquences économiques et politiques inévitables, mais aussi psychologiques et même anthropologiques, selon nous. Le « Great Reset », précisément.

Le climat de terreur et d’insécurité doit se poursuivre et, pendant les cinq prochaines années, le mot Covid ne disparaîtra pas, malgré les vaccins. Tout cela, nous le répétons avec force, contre toute évidence, car en réalité le covid pourrait s’éteindre en peu de temps comme tous les virus pandémiques l’ont fait avant lui. Ils devraient vraiment nous expliquer pourquoi le virus qui est venu de Wuhan il y a un an devrait se comporter différemment.

Donc, dans l’état actuel des connaissances, peut-on dire que le vaccin contre le covid est « un bien commun » – comme le gouvernement italien et le Vatican le prétendent à l’unisson – capable d’apporter des bénéfices, voire d’être le salut de l’humanité contre un virus qui a un taux de mortalité de 0,001 %? Nous ne le savons pas. Par contre, nous avons sous les yeux de manière claire la direction actuelle prise par les partisans d’un Nouvel Ordre Sanitaire, et nous voyons que le Vatican est complètement soumis à cet ordre, que l’Evangile appelle « le monde ». A tel point qu’il y en a qui pensent qu’un nouveau type de péché grave pourrait être introduit, comme celui de polluer ou de ne pas faire le recyclage : le péché de ne pas vacciner. Maintenant, seul un Dieu, un vrai Dieu, peut nous sauver.

Benoît & moi