Comment reprendre le contrôle de votre esprit

Par Cynthia Chung − Le 8 juillet 2020 − Source Strategic Culture Foundation


William Sargant – Bataille de l’esprit
« Les politiciens, les prêtres et les psychiatres sont souvent confrontés au même problème : comment trouver le moyen le plus rapide et le plus permanent de changer la croyance d’un homme… Le problème du médecin et de son patient nerveusement malade, et celui du chef religieux qui s’efforce de gagner et de retenir de nouveaux convertis, est devenu aujourd’hui le problème de groupes entiers de nations, qui souhaitent non seulement confirmer certaines croyances politiques à l’intérieur de leurs frontières, mais aussi faire du prosélytisme à l’extérieur ». Continuer la lecture de « Comment reprendre le contrôle de votre esprit »

Vraie et fausse droite

Marcello Veneziani est un intellectuel de droite fièrement assumé, et certainement l’un des meilleurs analystes du dualisme gauche/droite aujourd’hui. Un clivage qu’on prétend dépassé, mais qui est éternel (étant entendu que chez nous, la seule droite admise au jeu politique est celle dite « républicaine »… qui n’en finit pas de singer la gauche et de trahir les valeurs qui sont pourtant de façon organique celles de droite). Continuer la lecture de « Vraie et fausse droite »

L’effondrement des États-Unis n’est plus évitable

Le 30 juin 2020 − Source Paul Craig Roberts

Ces derniers jours, deux commentateurs que je respecte – Le Saker et Dmitry Orlov – ont écrit que les États-Unis connaissent actuellement un effondrement systémique.

Mon point de vue, qui se reflète dans mes articles publiés au fil des ans, est que les États-Unis ont cessé d’exister il y a plusieurs décennies. Seule la force fondatrice du pays mise en place par de grands hommes, tels que Thomas Jefferson, George Washington et James Madison, a maintenu l’image d’un pays qui fonctionne. Continuer la lecture de « L’effondrement des États-Unis n’est plus évitable »

Une armée de soumis: esclaves volontaires cachés derrière les masques

La Verità (via le blog Chiesa e post concilio) – Claudio Risé

Beaucoup d’Italiens gardent le masque même si la loi ne l’impose plus et s’il n’y a pas de motifs sanitaires pour le faire (ce sont les disciples typiques des aspirants tyrans, heureux d’obéir sans avoir à se prendre en charge).

Disons la déplaisante vérité: ces mois-ci, certains de nos compatriotes, en dehors des raisons-déraisons sanitaires, aiment porter un masque, et même aiment beaucoup cela.
Non pas pour montrer leur personnalité authentique, cachée par les conventions habituelles, Continuer la lecture de « Une armée de soumis: esclaves volontaires cachés derrière les masques »

Michel Onfray : « Je pense que la France en est à un stade de coma et de mort avancé. »

Le 17 juillet, Sky, fondateur du think-tank et de la web-tv Thinkerview, accueillait Michel Onfray sur son plateau pour 2h30 d’émission. Nietzschéen, ce dernier constate la mort de Dieu en Occident :

« Le christianisme ne fonctionne plus chez les chrétiens : ils ne croient plus au purgatoire, à l’enfer, à la parousie, à Satan, à l’eucharistie, à la virginité de Marie… » Il poursuit : « Tout ce qui était dogmatique, tout ce qui supposait une foi a disparu. »

« On a un pape qui est un boy-scout, qui nous dit qu’il “faut aimer ceci ou aimer cela”, “sauver la planète”… (…) C’est Greta Thunberg sans la transcendance. » « Ce qui fait le fond de notre civilisation est épuisé. »

Continuer la lecture de « Michel Onfray : « Je pense que la France en est à un stade de coma et de mort avancé. » »

Quel est le pays le plus totalitaire au monde ?

Des agents à bicyclette se tiennent sous une fresque arc-en-ciel alors que la police de Seattle reprend la zone de protestation occupée de Capitol Hill (CHOP) à Seattle, Washington, États-Unis, le 1er juillet 2020. REUTERS / Lindsey Wasson

Par Eric Zuesse − Source Strategic Culture

Est-ce le pays qui a le pourcentage le plus élevé de ses propres citoyens en prison ? Ce sont les États-Unis. Continuer la lecture de « Quel est le pays le plus totalitaire au monde ? »

L’ennemi n’a aucune pitié, est cynique – La réponse nécessaire

ADELANTE LA FE  –  ParJuan Carlos Monedero

La révolution mondiale anti-chrétienne est en cours depuis des siècles. Ses agents dans le monde entier aujourd’hui, et en particulier en Amérique latine, sont imprégnés d’une haine implacable. Cette rage les conduit à encourager toutes sortes de pratiques inhumaines, de la pédophilie à l’avortement, de la naturalisation des médicaments à l’euthanasie, en passant par la manipulation des embryons. Une science sans conscience qui, loin d’être une alliée de l’homme, s’est retournée contre lui. Une propagande mondiale où règnent la désinformation, la déformation, les demi-vérités, les mensonges grotesques et la tromperie massive. En un mot, le progressisme culturel. Continuer la lecture de « L’ennemi n’a aucune pitié, est cynique – La réponse nécessaire »

Élargissement du panorama

Le Baluchitherium. Disparu mais pas oublié.

Par James Howard Kunstler − Le 17 juillet 2020 − Source kunstler.com

Le virus Covid-19 lui-même n’a pas envoyé les États-Unis dans le fossé, mais il a révélé la faiblesse et la pourriture de la locomotive du pays, et maintenant nous, tous les passagers de ce train déglingué, devons décider de rester impuissants à l’intérieur de l’épave fumante, nous disputant pour savoir qui blâmer, ou commencer une longue et incertaine marche à pieds vers un lieu d’arrangements nouveaux. Continuer la lecture de « Élargissement du panorama »

Explosions sociales: demain, des soulèvements en masse à travers le monde? Le rapport choc d’une firme britannique

Verisk Maplecroft, spécialiste de la gestion du risque, a récemment publié un rapport choc: 37 pays à travers le monde sont identifiés comme étant particulièrement menacés par des conflits sociaux, alors que la crise économique due à la « pandémie » fait rage. Le politologue Philippe Moreau Defarges livre son analyse à Sputnik.

«Alors que les retombées économiques du Covid-19 se font de plus en plus ressentir, nous nous attendons à ce que les rangs des manifestants gonflent à travers le monde, au-delà des chiffres observés en 2019, et que les troubles sociaux touchent de nombreux marchés émergents et frontières.»

La société britannique Verisk Maplecroft, spécialiste mondial de conseil en risques et en stratégie, a récemment publié un rapport remarqué. D’après ce dernier, l’impact économique et sanitaire de la « pandémie » de coronavirus fait exploser le niveau de risque quant à la multiplication de troubles sociaux dans de nombreux pays à travers le monde.

«Selon nos projections, 37 pays seront confrontés à des pics de troubles importants au cours du second semestre de cette année, entraînés par une douloureuse reprise économique post-« pandémie » qui augmentera le mécontentement public à l’égard des gouvernements.»

Principalement situés en Afrique et en Amérique latine, les pays de la liste comptent pêle-mêle la République démocratique du Congo, l’Éthiopie, le Pérou, le Venezuela, le Bangladesh ou encore l’Égypte, l’Iran ou la Turquie. La Russie en fait également partie.

La Turquie, l’Iran et la Russie font partie des 37 marchés émergents ou frontières susceptibles de devoir faire face à des troubles sociaux d’ampleur dans les mois à venir dans le sillage de l’énorme impact économique du Covid-19.

Pour le politologue Philippe Moreau Defarges, spécialiste des questions internationales, le rapport est «intéressant», mais ne doit pas «être pris au pied de la lettre»:

«Ces bureaux d’études produisent des rapports qui sont en apparence scientifiquement solides, mais il ne faut pas oublier qu’ils tiennent compte de ceux qui les lisent. Et ce sont souvent les milieux d’affaires. Il s’agit d’un travail sérieux avec des données et des références, mais il ne faut pas décourager le client.»

Verisk Maplecroft a notamment calculé son ratio de risque avec deux données essentielles: les niveaux de risques sociaux déjà existants avant la « pandémie » et la capacité des pays à rebondir économiquement, ou «taux de récupération»

De mauvaises perspectives pour les États-Unis

«Ce taux est calculé par Verisk Maplecroft à partir de facteurs comme la force des institutions étatiques, la connectivité numérique, le dynamisme économique, la sensibilité de la population, les risques de catastrophes naturelles ou d’attaques terroristes», comme le soulignent Les Échos.

«Les 37 pays identifiés sont évidemment à risque, mais ce sont loin d’être les seuls. Cette « pandémie » globale est par définition mondiale et a impacté fortement l’économie de la majeure partie des nations du globe. Il y a peut-être une volonté de la part de cette firme de ne pas décrire un monde totalement noir», analyse Philippe Moreau Defarges.

«Il est très difficile de prévoir la réalité du risque dans un tel contexte. Lors de la crise de 2007-2008, l’on se souvient par exemple que les agences de notation s’étaient fortement trompées sur la réalité de la situation», rappelle-t-il.

L’Afrique surreprésentée? Et des pays européens grands absents?

Le rapport pointe notamment le risque présent dans plusieurs pays d’Afrique subsaharienne comme le Nigeria, l’Éthiopie ou la République démocratique du Congo, où un contexte de «déclin économique», de «pauvreté» et d’«incapacité à garantir des approvisionnements alimentaires adéquats» devrait intensifier le risque de manifestations.

Philippe Moreau Defarges est plus nuancé:

«Cette étude fait mention de plusieurs pays d’Afrique subsaharienne. Or je ne suis pas sûr du tout de ce choix. Les pays africains ont fait beaucoup de progrès. Il de bon ton de considérer que ce continent est incapable de se développer. Je dis: “Attendons de voir”.»

Du côté du continent américain, en plus de plusieurs pays d’Amérique latine, en particulier le Venezuela, en proie à une crise économique cataclysmique, ayant jeté des millions de citoyens dans l’extrême pauvreté, Verisk Maplecroft note que les États-Unis devraient également faire face à des agitations sociales d’ampleur.

«Les perspectives sont également négatives pour les États-Unis, qui sont désormais à la 48e place des pays les plus risqués au monde concernant les troubles sociaux après avoir enregistré la deuxième plus grosse chute entre le deuxième et le troisième trimestre 2020 dans notre Index des troubles civils. Les manifestations du mouvement Black Lives Matter en cours sont essentiellement motivées par des griefs concernant les inégalités socio-économiques systémiques et la brutalité policière. La frustration suscitée par les pertes d’emplois et l’absence de réponse cohérente à la pandémie de la part du Président Donald Trump motiveront également davantage les manifestants et plus de troubles sont inévitables», analyse le rapport.

Si Philippe Moreau Defarges reconnaît le «sérieux» du travail de Verisk Maplecroft, il regrette qu’il soit «incomplet»:

«Le côté prétendument scientifique du rapport me gêne. Il se veut un document objectif, sérieux et incontestable. Or, je trouve qu’il met beaucoup de certitudes là où il demeure beaucoup d’interrogations. Il faudrait une réflexion sur la toile de fond du problème et les modifications profondes induites par cette crise liée à la « pandémie ». Une revue des risques pour chaque État ou groupe d’États aurait été plus intéressante.»

Fait qui peut paraître surprenant, aucun pays de l’Union Européenne ne fait partie de la liste des 37 nations les plus à risque sélectionnées par Verisk Maplecroft. Rien d’étonnant pour Philippe Moreau Defarges: «Le rapport ne pouvait pas annoncer que l’Europe était au bord de l’explosion sociale. Un organisme diffusant une telle information voudrait soit faire un coup sensationnel, soit ne serait pas conscient du risque de passer pour un mouton noir.» Du politiquement correct donc?

«Le rapport ne pouvait pas annoncer que l’Europe était au bord de l’explosion sociale»

Mais si le contexte social semble explosif dans plusieurs pays européens, notamment la France du fait des multiples mouvements s’opposant à la présidence et de la crise pandémique, la situation serait bien pire ailleurs:

«Je pense que la France et plus largement les pays européens ne sont pas mentionnés pour deux raisons. Premièrement, les structures étatiques demeurent. Paris a été très critiqué pour la gestion du coronavirus, mais le système hospitalier a tenu le coup. Il ne faut pas exagérer. L’État a continué de fonctionner, tout comme en Allemagne, en Italie ou ailleurs au sein de l’Union Européenne.

Deuxièmement, la France et d’autres pays européens sont certes dans une situation sociale compliquée, mais tout est relatif. Ce n’est pas la même chose qu’au Venezuela ou au Liban», analyse Philippe Moreau Defarges.

D’ailleurs, le compromis trouvé le 21 juillet au petit matin par les 27 pays membres de l’UE est une «excellente nouvelle» pour le politologue. L’accord porte sur un budget commun pour la période 2021-2027 de 1.074 milliards d’euros et sur le plan de relance de 750 milliards d’euros. Les fonds seront empruntés par la Commission européenne sur les marchés financiers et reversés aux États, sous forme de subventions pour 390 milliards d’euros, et de prêts pour 360 milliards d’euros.

«L’accord de mutualisation partielle des dettes qui vient d’être signé entre les pays de l’Union Européenne est très positif et va aider l’UE à faire face. D’ailleurs, si vous comparez l’Union Européenne et les États-Unis durant cette crise, la comparaison est favorable à l’Europe», conclut Philippe Moreau Defarges.

L’herbe n’est donc pas toujours plus verte ailleurs.

Spoutnik