Revue théologique du synode amazonien

1P5Peter Kwasniewski 

Note de la rédaction : Le mois dernier, le Dr Peter Kwasniewski, collaborateur de 1P5, a donné une conférence à la paroisse de la FSSP à Houston, Regina Caeli, intitulée “A Theological Review of the Amazon Synod”. Ci-dessous se trouve la vidéo de ses remarques, et en dessous se trouve la transcription non éditée.

Les catholiques du monde entier ont été troublés, démoralisés, scandalisés et galvanisés par le Synode de l’Amazonie récemment achevé. Comme l’a fait remarquer le Frère André-Marie :

Le Synode de l’Amazonie qui s’est conclu récemment a été au moins aussi horrifiant que prévu : l’idolâtrie, le syncrétisme, l’indifférentisme, le féminisme, le modernisme, l’environnementalisme radical et la théologie de la libération, une combinaison beaucoup plus terrifiante que ce que Steven King ou John Carpenter pouvaient imaginer[i].

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Un célèbre historien catholique réfute l’argument selon lequel le célibat sacerdotal n’est que la discipline de l’église

Le 29 novembre 2019 (Remnant) — Le Synode sur l’Amazonie avait parmi ses principaux objectifs l’abolition du célibat ecclésiastique. La route, et même l’autoroute, est maintenant pavée. Le Pape François la définira dans son Exhortation post-synodale, qui devrait être publiée avant la fin de 2019.

Dans le document final du Synode, le paragraphe sur les prêtres mariés est celui qui a reçu le plus grand nombre de votes opposés (128 places contre 41 non places). Le chemin indiqué n’est pas celui des soi-disant viri probati, des hommes mariés qui sont ordonnés prêtres sans quitter leur famille, mais celui des diacres permanents, c’est-à-dire des hommes mariés qui ont reçu le premier degré des ordres sacrés, ce qui leur donne la possibilité d’être ordonnés prêtres. Continuer la lecture de « Un célèbre historien catholique réfute l’argument selon lequel le célibat sacerdotal n’est que la discipline de l’église »

Le sédevacantisme est le luciférisme moderne

1P5Michael Massey 

À un moment donné, nous avons tous rencontré un sédévacantiste – sinon en personne, du moins en ligne. Je ne vous ennuierai pas avec la théologie du sédévacantisme si ce n’est pour dire qu’ils soutiennent qu’un hérétique ne peut pas être pape, la souche la plus commune affirmant que Pie XII était le dernier pape légitime (bien que j’aie rencontré une fois celui qui a cru que Pie V était le dernier pape légitime).

Souvent, les sédévacantistes ont vécu la période turbulente qui a suivi Vatican II ou sont les enfants de ceux qui l’ont vécu. Ils connaissent de première ou de seconde main la terrible persécution de l’orthodoxie et la suppression de la Messe tridentine. Ils ont souvent combattu vaillamment les hérésies qui coulaient constamment du Vatican et ont été maltraités par de nombreux évêques et prêtres locaux. Beaucoup connaissent très bien leur foi et peuvent facilement expliquer les erreurs du libéralisme, du modernisme et d’innombrables autres hérésies. À tous les égards, sauf un, ce sont des catholiques orthodoxes. Continuer la lecture de « Le sédevacantisme est le luciférisme moderne »

La vision politique du Pape François

de Sandro Magister
Anagni, le 30 novembre 2019

La vision politique du Pape François s’enracine avant tout dans son expérience de vie, en Argentine

Nommé maître des novices de manière précoce, le jeune Bergoglio, alors âgé de trente-quatre ans, a milité pour le retour au pays de Juan Domingo Perón, qui vivait à cette époque en exil à Madrid. Il est devenu le guide spirituel des jeunes péronistes de la Guardia de Hierro qui étaient présents en force dans l’université jésuite du Salvador. Et il a poursuivi son militantisme même après avoir été nommé, de façon assez étonnante, supérieur provincial des jésuites d’Argentine en 1973, l’année même du retour de Perón et de sa réélection triomphale. Continuer la lecture de « La vision politique du Pape François »

Être fort!

Avant-propos

Saint Thomas d’Aquin, dans la Somme Théologique (Partie II – Section II, question 123, articles 1-12), nous donne quelques conseils très utiles – surtout en ces temps apocalyptiques que nous vivons – concernant la vertu de la force, qui nous rend fermes pour faire le bien et endurer le mal ; quelque chose qui est devenu très difficile et donc très nécessaire pour atteindre notre but ultime.

La Force est une vertu cardinale, imprégnée par Dieu dans notre âme de grâce sanctifiante, qui éveille l’appétit sensible/irrésistible (dans lequel réside la peur, qui nous fait fuir face aux difficultés, à l’audace), qui nous conduit à des excès irrationnels) et aussi au libre arbitre/rational (la Force étant une vertu rationnelle) de ne pas se rendre et de ne pas céder, dans l’accomplissement du bien difficile (l’objet de l’appétit irascible, qui est renforcé par la Force), face à tout danger, même à la mort, qui est le plus grand des maux et des dangers naturels. Elle exige de la fermeté dans l’action (“firmitas in agendo”). La Force expulse la peur et modère l’audace[i].

Le “Don de la force morale” de l’Esprit Saint

Je présente donc au lecteur, dans le présent texte, les 12 articles de la Summa Theologica sur la vertu de la Force en quelques points brefs (une sorte de “Décalogue” divisé en deux parties : 5 principes dans la première partie + 5 autres dans la seconde), afin que chacun (même s’il n’est pas un expert en théologie ou s’il est très occupé) puisse chérir l’enseignement thomiste et surtout le mettre en pratique[ii] à l’aide du Don de la force de l’Esprit Saint (Summa Theologica, Partie II – Section II, question 139, articles 1-2) qui rend la vertu surnaturelle aussi dans la manière d’agir ; Elle fortifie l’âme dans la pratique instinctive, directe et immédiate de la vertu de la force, dans laquelle, d’autre part, l’homme doit raisonner et comprendre comment se comporter avant de pouvoir agir ; Il s’agit d’une “Confiance spéciale ou Super-Espérance, qui surpasse les forces de la nature humaine, infusée par le Paraclet dans l’âme humaine, qui exclut toute peur, même minimale (…), rendant l’homme invincible confiance pour atteindre la fin du travail entrepris, dépassant toute difficulté, obstacle, danger et mal” (question 139, article premier).

Le Don de l’Esprit Saint donne donc à la vertu l’énergie, la disponibilité et la persévérance inébranlable dans l’exercice de la vertu.

Vices contraires à la vertu de la Force

Aujourd’hui, dans ce monde si hostile au Bien et à la Vérité, nous les hommes modernes, nous sommes tentés avant tout par les Vices contraires à la vertu de la Force, qui sont “la Molicie”[iii] et la Lâcheté, qui nous conduisent à ne pas résister aux difficultés, et nous exposent à nous retirer immédiatement et facilement du bien face aux obstacles et aux écueils minimaux” (Summa Theologica, partie II – Section II, question 138, article premier).

La solitude, la peur du désordre et la lâcheté s’accompagnent souvent d’une certaine faiblesse naturelle, qui naît de l’amour pour son propre confort et nous fait fuir devant l’ennemi, comme les “milles délicats”, par peur de l’abjection, de l’humiliation et de la défaite. S’il est possible d’être vaincu, humilié et annihilé, il est aussi possible d’avoir raison et de conserver sa dignité, comme ce fut le cas pour Jésus durant la Passion. Par conséquent, il n’est pas nécessaire de craindre la défaite ou de recevoir le mal comme la puissance de faire le mal.

Nature de la vertu de la Force

La Force est une vertu, car elle rend l’homme bon et vertueux, faisant de lui, comme son nom l’indique précisément, un Vir (de Virtus). Elle supprime les obstacles et les difficultés qui empêcheraient la raison juste et le libre arbitre de faire le bien et d’éviter le mal (Somme théologique, Partie II – Section II, question 123, article 1).

Vir est l’homme vertueux, qui possède la Force, qui est une vertu spirituelle, c’est-à-dire une capacité d’agir moralement bien et n’est pas la seule force physique et musculaire, ce qui n’est pas mauvais en soi, mais présuppose la Force spirituelle, sans laquelle elle conduirait facilement à une violence brute ou à l’exagération d’un homme vain et sportif “tous muscles et rien cerveau”. Le petit berger David, quand les bêtes féroces attaquèrent son troupeau, les confronta de ses propres mains et les tua, cassant leurs mâchoires (I Rois, XVII, 34-49), ainsi que Samson (Juges, XIV, 1, ss). La force physique au service du bien est une très bonne chose (“vim vi repellitur / la force est repoussée par la force” ; bref, c’est la “défense légitime”, qui n’est pas seulement licite, mais dans certains cas même obligatoire), mais si elle est désirée par elle-même comme une sorte de “Divinité”, elle deviendra une sorte d’idolâtrie.

La Force en général est la condition exclusive pour l’exercice de toute autre vertu ; en outre, la Force, d’une manière spécifique (1) nous donne la force d’enlever – avec puissance et sans nous effrayer – les obstacles, les dangers et les maux qui nous empêcheraient de vivre vertueusement, de les attaquer ou de les attaquer (difficiles aggredi) courageusement ; (2) nous aide à supporter avec patience et constance (difficile sustinere) la fatigue, le mal et la souffrance inévitable dans cette vie terrestre (question 123, article 2).

Si a) la peur voulait nous empêcher d’affronter des difficultés, ou si b) l’audace (imprudence, insouciance, vantardise ou audace effrontée) voulait nous pousser – en l’absence totale de toute crainte rationnelle – à faire des choses inconsidérées et exagérées ; la force morale nous aiderait à surmonter la peur et à modérer l’inconsidération (question 123, article 3).

Cependant, dans l’exercice de la Force, il est plus important et plus difficile de surmonter la peur que l’audace modérée, raison pour laquelle l’essentiel dans la Force consiste 1º) à endurer patiemment le mal et à rester ferme face au danger plutôt que 2º) à attaquer les obstacles que nous rencontrons sur notre chemin / difficilius est arduous sustinere quam aggredi (question 123, article 6).

La force morale renforce la volonté humaine en faisant le bien et en fuyant le mal, même au prix des maux et des sacrifices les plus graves et même de la mort, qui est le plus grand mal dans l’ordre naturel (question 123, article 4).

La timidité : le contraire de la force d’âme

La timidité, c’est-à-dire la peur désordonnée et exagérée, nous fait fuir a) ce qu’il faut endurer pour faire le bien et b) ce que nous devons entreprendre pour attaquer les obstacles ; c’est un désordre moral et peut même devenir un péché mortel (Summa Teloogica, Partie II – Section II, question 125, article premier). La peur désordonnée, qui nous fait fuir le mal, l’obstacle ou l’accomplissement de notre devoir, si elle est pleinement libre et avertie, est un péché grave ; par contre, si elle ne se trouve pas seulement dans la sensibilité et est ensuite vaincue par la volonté, elle est seulement vénielle (question 125, article 3).

I Partie du “Décalogue

“Alphabet” sur la vertu de la Force : en cinq règles théoriques

1) La condition sine qua non de la sainteté réside dans la Force : “Sine Fortitudine nulla Sanctitas”.

2º) La Force consiste à a) endurer, pendant longtemps et avec patience, un mal que nous ne pouvons nous enlever ; mais aussi b) attaquer α) l’obstacle que nous rencontrons ; β) le mal qui est placé devant nous.

3º) L’essence de la Force “per se” est a) de soutenir (sustinere) avec patience ; mais cela ne veut pas dire que b) l’assaut (aggredi) en soi est absolument toujours inférieur à l’ours, mais seulement que relativement à un cas extrême (“par accident”), dans lequel le mal est inévitable, la situation est désespérée et on ne peut éviter d’être “blessé” par lui (par exemple, le chrétien dans le Colisée devant les lions), c’est avec adoration que la Force se montre subir un mal transitoire (à dévorer) afin de ne pas perdre le Bien infini ; sans nécessairement exclure le combat et l’assaut lorsque cela est possible et utile (comme Ursus, qui a abattu un taureau “par les cornes”).

4º) Les prémisses pour avoir et exercer la vertu de la Force sont : la volonté d’assaut, la confiance en soi, le courage et l’espoir du succès. En effet, “la grâce présuppose la nature, la perfectionne et ne la détruit pas” (Summa Theologica, première partie, question 1, article 8 et 2). Un tempérament naturel bon, galant et déterminé est un terrain propice pour donner naissance à la vertu infusée de la Force.

5º) Une agressivité saine et proportionnée est nécessaire pour la Force : “Fortis assume Iram ad actum suum / Le vrai fort, en accomplissant un acte de Force, peut être excité à l’usage de la Colère modérée et non désordonnée ou excessive”. Par exemple, Jésus, qui, dans le Temple de Jérusalem, expulsa les marchands avec des fouets et renversa avec une force physique surhumaine les banques des changeurs, qui pesaient plusieurs quintaux comme l’explique Giuseppe Ricciotti dans sa Vie de Jésus Christ.

Cinq autres règles pour renforcer le tempérament

Le tempérament est différent du caractère. En fait, le premier se réfère plutôt à la constitution physiologique/organique de l’individu, tandis que le second consiste en l’ensemble des dispositions psychologiques, qui naissent du tempérament, dans la mesure où il est modifié par l’éducation de la volonté et par les circonstances de la vie[iv].

La force morale, dans la mesure où elle signifie une certaine “force morale” ou “énergie de caractère”, n’est pas la vertu de la force morale, mais une condition physiologique/psychologique naturelle, absolument nécessaire pour avoir et exercer toute vertu, ce qui suppose fermeté et énergie, et surtout la vertu de la force morale, qui est essentiellement basée sur ces deux qualités.

Partie II du “Décalogue

Les cinq règles pratiques

1) Accepter avec courage ce qui est effrayant : la possibilité d’être “blessé” ou vaincu (surtout de mourir), la possibilité de ne pas réussir ou de ne pas être à la hauteur dans certaines situations difficiles. Que la peur rationnelle (le lion du Colisée) ne vous sépare pas du Bien (Martyre) et ne vous conduise pas au Mal (Apostasie). Il faut savoir s’accepter avec toutes nos limites et qualités et ne pas prendre mal, se rebeller, ce qui nous arrive de désagréable. Job a dit : “Dieu a donné, Dieu a enlevé, béni soit le nom du Seigneur” (Job, I, 21).

2º) Être sans égocentrisme, sans désir excessif de sécurité. Ne vous protégez pas excessivement. Ne vous regardez pas constamment. Évitez le souci de vous taire dans une vie de paresseux.

3º) Oublie-toi. Jette-toi en Dieu et vers les besoins de ton prochain, bien-aimé propter Deum ; laisse “la proie”, ce qui – pour être protégé au maximum – te rend trop inquiet pour ta sécurité et donc indéterminé ; commence à marcher avec tes deux jambes.

4º) Ne vous retirez pas en vous-même avec un désir de super-sécurité.

5º) Plus vous voulez protéger votre Ego, plus vous vous mettez en danger de vous perdre.

Si nous faisons ces choses et prions Dieu, Il nous donnera certainement le Don de la Force, car “rien n’est impossible à celui qui sait combattre, espérer et prier” (Saint Augustin).


i] Cf. Platon, République 442b ; Aristote, Ethique à Nicomachus, 1115a, 6 ; Saint Thomas d’Aquin, Summa Theologica Part II – Section II, question 123, aa. 2-3.

ii] Ce n’est pas celui qui dit : “Seigneur, Seigneur, Seigneur”, qui entrera dans le Royaume des Cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père” (Mt VII, 21).

iii] La “Molicie” est le manque de décision, de force d’énergie, de caractère, et est synonyme de faiblesse, de faiblesse, d’efféminence.

iv] On peut lire utilement à ce sujet : Antonio Royo Marín, Teología de la Perfección Cristiana, BAC 114, 7e édition, Madrid, 1994 ; “La energía del carácter”, pp. 760-765 ; “Mejora del propio temperamento”, pp. 784-790.

(Traduit par Marianus l’ermite)

Trois cercles concentriques

THE CATHOLIC THINGPar David Carlin

Presque tous les mouvements sociaux et institutions peuvent être décrits en termes de trois cercles concentriques. Dans le cercle le plus profond se trouvent les vrais croyants, les vrais enthousiastes (ou les fanatiques si vous préférez), les vrais leaders. Dans le cercle suivant, qui contient beaucoup plus de personnes, se trouvent des demi-croyants ; ils sont sincères dans leur croyance, mais ils ont d’autres choses à faire dans leur vie que de se consacrer pleinement à la “cause”. Dans le cercle le plus éloigné, il y a des gens qui ne croient qu’à peine ; mais ils croient en la “cause” en ce sens qu’ils ne croient pas en une autre cause (par exemple, les catholiques marginaux qui sont “catholiques” seulement parce qu’ils n’ont pas rejoint une église protestante). Continuer la lecture de « Trois cercles concentriques »

Avec les armes nucléaires, assaut du catéchisme

Le nouveau compas quotidienL’intention du Pape d’actualiser le Catéchisme en déclarant immorale non seulement l’utilisation mais aussi la possession d’armes nucléaires, crée plusieurs perplexités. Tout d’abord sur le fond, parce que le Catéchisme souhaite déjà un désarmement ” général, équilibré et contrôlé “, ce qui est bien différent d’un éventuel désarmement unilatéral implicite dans la condamnation du Pape. Mais surtout, il est inquiétant qu’en un peu moins de deux ans, c’est déjà la quatrième fois que des pressions sont exercées pour changer le Catéchisme. Qui n’est pas le réceptacle des souhaits du moment, mais “l’exposition de la foi apostolique unique et éternelle”, comme l’a écrit saint Jean Paul II.

De retour de son dernier voyage au Japon, le pape François, comme d’habitude, a répondu aux questions des journalistes dans l’avion. La première a été la visite des deux villes qui ont symbolisé la Seconde Guerre mondiale, Hiroshima et Nagasaki ; le Pape en a profité pour aborder un thème résolument très important pour notre époque, à savoir l’utilisation des armes nucléaires. Soulignant que la leçon historique venant de ces deux lieux est celle d’une ” véritable catéchèse humaine sur la cruauté “, François a ensuite voulu préciser que ” l’usage des armes nucléaires est immoral, c’est pourquoi il doit aller au Catéchisme de l’Église catholique, et pas seulement l’usage, aussi la possession, car un accident ou la folie d’un souverain, la folie de l’un peut détruire l’humanité. Continuer la lecture de « Avec les armes nucléaires, assaut du catéchisme »

Sur le but du mariage et l’impossibilité du divorce

THE FATIMA CENTER – par Matthew Plese

Qu’est-ce que le mariage ?

Le mariage, l’un des sept sacrements de l’Église catholique, est un sacrement au service de la communauté. Le mariage a été institué par Dieu dans le jardin d’Éden et Notre Seigneur Jésus-Christ a élevé le mariage à la dignité d’un sacrement, ce qui signifie qu’il donne des grâces sanctifiantes et réelles. Le sacrement du mariage symbolise et rend présent l’amour de Dieu par l’amour d’une vie entière, fidèle et fécond d’un homme et d’une femme. La relation conjugale d’une femme et d’un mari s’exprime par l’entraide, l’amitié, l’amour sacrificiel (don de soi), l’intimité sexuelle et la hiérarchie et les rôles que Dieu a établis pour une famille. Le mariage ne peut être qu’entre un homme et une femme. Continuer la lecture de « Sur le but du mariage et l’impossibilité du divorce »

Souvenir de la miséricorde passée

“Je ne suis pas digne du moindre de toutes les miséricordes et de toute la vérité que Tu as montrée à Ton serviteur.” Gén. xxxii. 10.

L’esprit d’humble reconnaissance pour les miséricordes passées que ces paroles impliquent, est une grâce à laquelle nous sommes spécialement appelés dans l’Evangile. Jacob, qui les parlait, ne connaissait pas ces grands et merveilleux actes d’amour avec lesquels Dieu a depuis visité la race humaine. Mais même s’il ne connaissait pas les profondeurs des conseils de Dieu, il se savait lui-même au point de savoir qu’il n’était digne d’aucune bonne chose, et il savait aussi que le Dieu Tout-Puissant lui avait montré de grandes miséricordes et une grande vérité : des miséricordes, parce qu’il avait fait pour lui de bonnes choses, alors qu’il avait mérité le mal, et la vérité, parce qu’il lui avait promis et leur avait été fidèle. En conséquence, il débordait de gratitude lorsqu’il regardait en arrière, s’émerveillant du contraste entre ce qu’il était en lui-même et ce que Dieu avait été pour lui. Continuer la lecture de « Souvenir de la miséricorde passée »

Comment François nous fait comprendre ce qu’est l’infaillibilité pontificale – et surtout ce qu’elle n’est pas

Alors que le souverain pontife effectue une visite en Thaïlande et au Japon, Edouard Husson revient pour Atlantico sur le pontificat du pape François, qui pourrait rester dans l’histoire comme un pape de l’éphémère.

atlanticoAvec Edouard Husson

François ou l’avènement du relativisme sur la Chaire de Saint Pierre

Le pontificat du pape François pose un redoutable défi à la communauté des catholiques à travers le monde. Jusqu’à la démission de Benoît XVI, en février 2013, la crise intellectuelle et morale d’une parti du clergé catholique avait été largement surmontée grâce à la qualité des papes qui se sont succédés, depuis que Pie X (1903-1914) avait engagé la lutte contre le modernisme, terme qu’il faut entendre comme l’introduction du relativisme dans la théologie et l’interprétation de l’Ecriture. Continuer la lecture de « Comment François nous fait comprendre ce qu’est l’infaillibilité pontificale – et surtout ce qu’elle n’est pas »