La pravda américaine. Les assassinats du Mossad

Par Ron Unz – Le 27 janvier 2020 – Source Unz Review

De la paix de Westphalie à la loi de la jungle

L’assassinat du général iranien Qassem Soleimani par l’US Army, le 2 janvier, a été un événement d’une importance capitale.

Le général Soleimani était la plus haute personnalité militaire de son pays, qui compte 80 millions d’habitants, et, avec une carrière de 30 ans, l’une des plus populaires et des plus respectées. La plupart des analystes le classaient au deuxième rang en termes d’influence, après l’ayatollah Ali Khamenei, l’ancien guide suprême de l’Iran, et de nombreux rapports indiquaient qu’il était exhorté à se présenter aux élections présidentielles de 2021.


Les circonstances de sa mort en temps de paix ont été également tout à fait remarquables. Son véhicule a été incinéré par le missile d’un drone américain Reaper près de l’aéroport international de Bagdad, en Irak, juste après son arrivée sur un vol commercial régulier pour des négociations de paix initialement proposées par le gouvernement américain. Continuer la lecture de « La pravda américaine. Les assassinats du Mossad »

Comment San Carlos Borromeo a géré l’épidémie de son temps

INFOVATICANA

(Roberto de Mattei/Adelante la Fe)- Saint Charles Borromée (1538-1584), cardinal de la Sainte Église catholique et archevêque de Milan de 1565 à 1583, a été décrit dans le décret de sa canonisation comme “un homme qui, alors que le monde lui sourit avec une grande flatterie, vit crucifié dans le monde, Il vit par l’esprit, piétinant les choses terrestres, cherchant continuellement le céleste, non seulement parce qu’il a accompli l’office d’un ange, mais parce qu’il a imité sur terre les pensées et les actes de la vie des anges” (Paul V, Bull Unigenitus du 1er novembre 1610). Continuer la lecture de « Comment San Carlos Borromeo a géré l’épidémie de son temps »

LA PROMESSE VIDE DU SOCIALISME : LE CHRISTIANISME SANS CHRIST

par le P. George Rutler ChurchMilitant

Leçons des papes et de l’histoire

Le matérialisme, la fantaisie et le faux culte sont les tentations que Satan a lancées au Christ, et il tente notre nation de la même manière. Ces séductions sont une formule du socialisme, que Winston Churchill a défini en 1948 comme “La philosophie de l’échec, le credo de l’ignorance et l’évangile de l’envie”.

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Staline et Ribbentrop après la signature de l’accord Molotov-Ribbentrop Pacte de non-agression du 23 août 1939. Le pacte a pris fin le 22 juin 1941, lorsque l’Allemagne nazie envahit l’Union soviétique.

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Ces millions de morts dont on ne parle jamais

MPI

Il y a 67 ans, le 5 mars 1953, le dictateur Joseph Staline mourrait.

Le monde était ainsi débarrassé d’un des plus grands criminels de tous les temps et de toute l’histoire. Il est bien évidemment impossible de rendre un quelconque hommage à cet abominable tortionnaire dont le XXe siècle se serait bien passé. C’est aux dizaines de millions de morts du stalinisme qu’il nous faut rendre hommage. Ces femmes et ces hommes spoliés, déportés, torturés, massacrés, éliminés par la barbarie stalinienne.

Ces millions de morts dont on ne parle jamais, ces millions de morts volontairement oubliés, ces millions de morts qui n’intéressent personne ! Continuer la lecture de « Ces millions de morts dont on ne parle jamais »

“Pie XII, controverses instrumentales. La sainteté est claire”.

LBQ – Luca Marcolivio

“Prétendre que le Pape Pacelli n’avait pas l’intention de sauver les Juifs est très grave, car c’est aussi un jugement moral”. “Toute la documentation existante nie la prétendue insensibilité à la souffrance des Juifs”. “Le procès de béatification n’a jamais été interrompu, il y a des miracles présumés à l’étude”. Emilio Artiglieri, président du Comité Pape Pacelli-Association Pie XII, prend la parole.

Comme il fallait s’y attendre, l’ouverture des archives du Vatican sur Pie XII a relancé les discussions sur le rôle joué par le pape Pacelli pendant l’occupation nazie et l’Holocauste. La figure du vénérable pape romain, cependant, est bien au-dessus des polémiques contingentes et fait ressortir un splendide profil de sainteté. Continuer la lecture de « “Pie XII, controverses instrumentales. La sainteté est claire”. »

Ruée des chercheurs vers les archives secrètes du Vatican?

C’est le rêve des médias, avec la découverte de « preuves accablantes ». L’ouverture des archives concernant la seconde guerre mondiale sont-elles une nouvelle illustration de la reddition de la papauté au monde? En tout cas, s’il ne fait aucun doute que Pie XII a bien sauvé d’innombrables juifs, les documents prouvant son activité de sauvetage ont été en grande partie détruits ou cachés au moment des faits, par prudence nécessaire vis-à-vis des allemands. Interview dans Avvenire du Père Glumpel, sj, rapporteur de la cause de béatification de Pie XII.

Par ailleurs, on ne prend pas un gros risque en pariant que, sur le long terme, et passé l’effet de curiosité, il n’y aura pas grand monde qui se pressera pour se plonger dans cette masse rébarbative de documents « bruts », très probablement en grande partie sans réel intérêt. Et le point positif, c’est que le lobby anti-Pie XII (qui s’est férocement opposé à la béatification voulue par Benoît XVI) perdra un de ses principaux arguments.

Benoît XVI a passé son dernier été de pape à étudier en détail l’ensemble du dossier sur la sainteté de Pie XII… ».

Le 2 mars, ouverture des archives du Vatican

Le Père Gumpel: « Aucun secret sur Pie XII »

Filippo Rizzi
www.avvenire.it

Entretien avec l’historien jésuite et rapporteur pour la cause de béatification. A partir d’aujourd’hui, tous les documents non publiés sur le pontificat de 1939 à 1958 seront disponibles pour consultation

Depuis son bureau à la Curie générale de la Compagnie de Jésus, à quelques pas de la colonnade de la place Saint-Pierre, le rapporteur historique de la cause de béatification de Pie XII – vénérable depuis 2009 – le jésuite allemand Peter Gumpel raconte que « c’est Jean-Paul II qui m’a nommé à ce poste en 1983 » et se dit convaincu que l’ouverture des Archives du Vatican confirmera « les nombreux gestes de charité cachés faits par Pacelli en faveur des Juifs ». Et il souligne : « Aucun de ces aspects spectaculaires que de nombreux médias sont persuadés de trouver parmi ces rayons maintenant accessibles n’émergeront. Les nombreuses ‘fake news‘ autour du prétendu silence de Pie XII sur le drame de la Shoah seront démontées ».


Le père Gumpel, né en 1923, représente avant tout, en un certain sens, le dernier témoin vivant – après la mort en 2014 du postulateur de la cause de Pie XII, le Piémontais Paolo Molinari – de cette génération d’historiens jésuites qui, sur mandat de Paul VI, ont eu un accès direct aux Archives Secrètes Vaticanes (ASV).

À partir de 1965, il se retrouve expert pour suivre la cause du procès de béatification de Pacelli et peut ainsi consulter tous les documents inédits relatifs au pontificat de Pie XII, notamment pour la période de 1939 à 1945. « J’ai eu le même privilège que mes frères Burkhart Schneider, Robert Graham, Pierre Blet et Angelo Martini, auteurs des célèbres 12 volumes d’Actes et documents du Saint Siège relatifs à la Seconde Guerre mondiale [en français dans le texte] – révèle le vieux jésuite -, d’avoir accès à tous les documents des Archives Secrètes Vaticanes. Souvent, la coutume était de recueillir des informations parmi nous, les jésuites, deux ou trois fois par mois, dans le style ‘donner et recevoir des nouvelles sur Pie XII’. Maintenant qu’il sera possible, dès demain, de consulter toute cette vaste documentation (de 1939 à 1958), j’espère que la lumière sera faite sur toute l’action apostolique du Pastor Angelicus« . Et il note un détail : « Je suis convaincu que tout le travail monumental réalisé par Blet en particulier, mais aussi par les autres historiens ignatiens, Schneider, Martini et Graham, ne sera pas démenti et historiquement démonté. Et surtout, il sera confirmé que rien n’a été caché ».


Le rendez-vous, aujourd’hui 2 mars, pour l’ouverture des Archives Apostoliques Vaticanes tombe un jour symbolique: c’est précisément le 2 mars 1939 à l’âge de 64 ans, il y a exactement 81 ans, qu’Eugenio Pacelli a été élu au trône de Pierre, dernier évêque de Rome né dans la capitale.

« Un pape que j’ai connu de près immédiatement après la guerre car j’étais un simple jésuite en formation – dit-il avec émotion – j’ai eu l’occasion pour mon travail de rapporteur de la cause de recueillir le témoignage de sa collaboratrice historique Sœur Pascalina Lehnert qui me confia sous serment [l’existence] d’une lettre de protestation contre la déportation injustifiée des Juifs par Pie XII, qu’il brûla au dernier moment dans la cheminée de la cuisine de l’appartement pontifical.

« C’était un acte de prudence », fut le témoignage de la religieuse, « pour éviter de nouvelles représailles des nazis contre les Juifs. Pie XII intervenait avec sa proverbiale prudence diplomatique, habituellement là où son action pouvait porter de réels fruits, comme cela s’est produit dans des pays indirectement occupés par les nazis comme la Slovaquie et la Hongrie ».

Un pontife qui, loin des projecteurs des médias de l’époque, était capable de grands gestes. « Son secrétaire historique, le père jésuite Robert Leiber, m’a confirmé que le pape a utilisé une bonne partie de sa fortune personnelle pour aider les Juifs. La documentation et la thèse de l’érudit juif Sir Martin Gilbert, qui a montré par ses essais que Pacelli a très probablement sauvé plus de 100 000 juifs dans le monde, en payant de sa poche de nombreux voyages de l’espoir de l’Allemagne vers le Portugal ou le Brésil, est sans aucun doute singulière ».

« L’œuvre monumentale du Père Pierre Blet ne sera pas démentie ».

De son album de souvenirs, le père Gumpel extrait quelques clichés peu connus du grand public, comme la vénération de Benoît XVI pour son prédécesseur.

« Quelques mois avant sa renonciation au ministère pétrinien – confie-t-il – le père Molinari et moi-même avons été convoqués pour connaître en détail le déroulement de la cause. Il a passé son dernier été de pape à étudier en détail l’ensemble du dossier sur la sainteté de Pie XII… ».


Le père Gumpel se dit avant tout convaincu que l’ouverture des archives ne cache, comme cela se passe dans les romans policiers et les thrillers, à la manière d’Agatha Christie, aucune « arme du crime » (pistola fumante: litt. pistolet fumant).

« Je crois que les chercheurs qui consulteront la nouvelle documentation mise à leur disposition – dit-il en conclusion – ne trouveront rien d’embarrassant, notamment parce que Pie XII, comme toute la Curie romaine de l’époque après le 8 septembre 1943, craignant l’arrivée des Allemands dans la ville, a caché et fait disparaître tous ces documents ‘compromettants’ dans lesquels on pouvait retracer tous les sauvetages qui ont eu lieu en faveur des Juifs, en particulier romains. Une grande partie de ce matériel fut expédiée préventivement aux États-Unis ou à Lisbonne ou envoyée dans des couvents et des lieux cloîtrés sûrs ou détruits. Le reste? Je pense qu’il se trouve à l’intérieur du Vatican, sous des planchers qui ont été fermés par des maçons experts du Saint-Siège et si bien cachés qu’aujourd’hui, même nous, nous ne savons pas où se trouve ce matériel« .

Benoît & moi

Comment Arius l’hérétique est mort dans une salle de bains avant de recevoir la Sainte Communion

Arius, l’hérétique qui est mort d’un problème intestinal

TM – Dr Taylor Marshall

L’hérétique Arius y est l’un des personnages les plus intéressants de la scène de l’histoire. Chaque année, en décembre, j’écris un billet en hommage à Saint Nicolas sur la tradition de la gifle h (hérétique) d’Arius au concile de Nicée en 325 après J.-C.

Mon ami Joseph Reidy m’a raconté une autre grande histoire sur Arius l’hérétique. Comme vous le savez, Arius a divisé l’Église et l’Empire des IVe et Ve siècles en prétendant que le Logos divin, Jésus-Christ, n’était pas de la même substance du Père et n’était pas co-éternel avec le Père.

Arius a été condamné comme hérétique mais, avec le temps, il a pu regagner la faveur impériale. L’ennemi orthodoxe d’Arius, saint Athanase, fut exilé par le faux Synode de Tyr en 335, et le Synode de Jérusalem en 336 eut l’audace de rétablir Arius dans sa pleine communion avec l’Église catholique. Continuer la lecture de « Comment Arius l’hérétique est mort dans une salle de bains avant de recevoir la Sainte Communion »

Les paris successifs de l’histoire

ADELANTE LA FE – Par  le Père Jorge Luis Hidalgo

Le plus haut sommet auquel la lumière de l’Evangile a atteint dans ce monde était le christianisme. Comme l’a écrit le pape Léon XIII : “Il fut un temps où la philosophie de l’Evangile régnait sur les Etats. A cette époque, l’efficacité propre à la sagesse chrétienne et à sa vertu divine avait pénétré les lois, les institutions et la morale des peuples, s’infiltrant dans toutes les classes et les relations de la société. La religion fondée par Jésus-Christ a été fermement placée dans le degré d’honneur qui lui est dû et elle s’est épanouie partout grâce à l’adhésion bienveillante des gouvernants et à la tutelle légitime des magistrats. Le sacerdoce et l’empire vivaient ensemble dans une harmonie mutuelle et un consortium amical de testaments. Continuer la lecture de « Les paris successifs de l’histoire »

Les dictatures guérissent tous nos maux… En quelque sorte

1P5 – Robert Sullivan

Les dictatures ne sont pas toutes mauvaises. Au moins les dictatures du passé.

Par exemple, peu de gens le savent, mais Joseph Staline a guéri le paludisme. En lisant l’Archipel du goulag d’Alexandre Soljenitsyne, j’ai été choqué d’apprendre que Staline avait totalement éradiqué le paludisme en Russie. Ce n’était pas tant la science que son pouvoir de faire des déclarations. Dans le livre de la Genèse, nous voyons comment Dieu a parlé, et l’univers a été créé. Staline a opéré avec un pouvoir similaire en Russie. Comme le raconte Soljenitsyne, un jour, Staline a annoncé que les médecins n’avaient plus le droit de diagnostiquer la malaria chez qui que ce soit, et juste comme ça, le lendemain, la Russie était totalement débarrassée de la malaria.

Même si je n’ai pas été au courant de cette avancée médicale pendant de nombreuses années, certaines personnes ont dû en être conscientes et ont dû prendre exemple sur Staline. Beaucoup de ces personnes vivent aux États-Unis.

En 1973, des psychiatres américains ont soigné du jour au lendemain des centaines de milliers d’Américains atteints de maladies mentales. Un matin de 1973, des centaines de milliers d’Américains malades mentaux ont pris leur petit déjeuner alors qu’ils souffraient de leur maladie mentale, et à l’heure du dîner le même jour, ils étaient totalement normaux, sans aucune trace de maladie mentale. En effet, avant ce jour, l’American Psychiatric Association (APA) avait inscrit l’homosexualité comme maladie mentale dans la classification américaine des troubles mentaux (DSM 2). Lors de la convention annuelle de l’APA cette année-là, les psychiatres ont voté pour retirer l’homosexualité de leur liste de maladies mentales. Comme pour Staline, la décision n’était pas fondée sur la science. Elle a simplement été déclarée, mais le résultat a été exactement le même. Un remède miracle était apparu.

Vous voyez comme c’est facile ? Pourquoi personne n’a essayé cela avec le cancer ?

Staline était bien meilleur que les Américains pour de telles déclarations. C’est peut-être dû à nos manières capitalistes. Avec le remède de Staline contre la malaria, non seulement le remède a été instantané, mais il a été immédiatement reconnu par les médecins et les patients. Tout médecin qui aurait par erreur écrit “malaria” comme diagnostic savait bien qu’il signait probablement son mandat d’arrêt, avec un transfert lent et mortel au goulag.

Avec les psychologues et les psychiatres américains, la réaction à la “guérison” de 1973 de la maladie mentale de l’homosexualité, jusqu’alors, n’a pas été aussi complète. Ce n’est que maintenant que nous voyons enfin des lois qui obligent les praticiens à accepter la “cure” de 1973. Dix-neuf États ont finalement interdit les traitements visant à aider un patient à résister ou à surmonter des attirances non désirées envers le même sexe. Il est intéressant de constater que le choix n’est parfois pas approprié en matière de soins de santé. En fait, beaucoup des mêmes politiciens qui se battent pour éliminer le droit d’un patient à choisir un traitement contre les attirances non désirées envers le même sexe sont les défenseurs les plus agressifs de “l’avortement bon marché et légal” jusqu’au moment de la naissance.

Des avancées ont également été réalisées dans d’autres domaines de la médecine. L’Islande est dans une course avec le Danemark dans un effort pour guérir le syndrome de Down. Ces dernières années, le nombre d’enfants nés avec le syndrome de Down en Islande est d’un ou deux par an, alors que le Danemark en compte environ deux fois plus. L’astuce consiste à diagnostiquer la possibilité d’un syndrome de Down avant la naissance de l’enfant. Un pourcentage élevé de femmes demandent à être testées et environ 99 % d’entre elles avortent si les tests montrent que leur enfant peut naître avec le syndrome de Down. Le test n’est cependant précis qu’à 85 % environ, si bien que quelques bébés atteints du syndrome de Down se faufilent. Afin d’éradiquer véritablement le syndrome de Down, l’État devrait légaliser l’infanticide afin de pouvoir attraper les quelques enfants qui passent en douce les tests. Cela n’arrivera pas de sitôt, n’est-ce pas ?

Il faut se demander combien de parents choisissent d’avorter leurs enfants quand ceux-ci n’ont pas le syndrome de Down. Après tout, la précision de 85% va dans les deux sens. Pour certaines personnes (comme un eugéniste), c’est un petit prix à payer pour la “guérison” d’une maladie – surtout si l’on peut croire que la personne qui paie le prix ne le sait même pas ou ne le ressent pas, ou que le “tissu” n’est même pas encore une personne.

Au cours des dernières années, nos dirigeants ont appris que certaines personnes ne sont pas d’accord avec l’idéologie du genre. Le problème semble être exacerbé par le fait que la dysphorie de genre est toujours considérée comme une maladie mentale sur le DSM-5, pourtant nous sommes encouragés à aider les personnes qui souffrent de dysphorie de genre en affirmant leurs sentiments. Nous avons pour instruction d’utiliser le pronom préféré de la personne, qui peut ne pas être “il” ou “elle”, mais qui peut être “il” ou “elle”. Si ce n’est pas “il” ou “elle”, la personne peut préférer “ils”, “leur”, “ze” (ou “zie”), ou “hir”.

Pour certaines personnes, le mot “préféré” est un peu en dessous de la réalité. Vous avez peut-être déjà vu des vidéos de personnes qui se sont mises en colère parce qu’elles avaient l’impression d’avoir été maltraitées. Nos dirigeants politiques n’ont pas été sourds aux supplications de ces personnes (aussi peu nombreuses soient-elles). Plusieurs municipalités et États, comme la ville de New York et la Californie, ont remédié à ce problème en adoptant des lois qui criminalisent les personnes mal intentionnées. Bien que ces lois n’aient pas vraiment remédié au problème de la discrimination sexuelle, elles ont permis de guérir légalement la dysphorie de genre. Les lois y parviennent en reconnaissant légalement que le sentiment de genre de la personne est déterminant pour la façon dont la société doit la voir et la traiter. Et ce, en dépit du fait qu’aucun homme ne peut vraiment savoir ce que ressent une femme, et qu’aucune femme ne peut savoir ce que ressent un homme.

Devons-nous suivre les mêmes règles concernant d’autres maladies mentales telles que l’anorexie, la dépression, la schizophrénie ? J’en doute. Au lieu de cela, je soupçonne que nous allons bientôt voir la dysphorie de genre complètement supprimée de la liste des troubles mentaux du DSM-5.

Ce que nous voyons dans tout cela, c’est que parfois les gens et la réalité détestent les changements progressifs et les nouvelles idées. La guérison de Staline a été instantanée et a duré toute sa vie, mais en Amérique, les progrès ne sont pas aussi clairs et concluants. Lorsque cela étouffe le progrès, l’État ou les organismes de réglementation peuvent intervenir et déclarer les choses ainsi, tout comme Staline l’a fait.

Toutefois, de telles déclarations ne changent pas la réalité. Comme nous le savons, Staline n’a pas vraiment guéri la malaria, les psychiatres américains n’ont pas guéri les maladies mentales, l’Islande n’a pas guéri le syndrome de Down, et une loi ou un règlement ne peut pas guérir la dysphorie de genre. Le mieux que l’on puisse faire est d’exiger que nous jouions le jeu de la fiction, même si nous savons mieux que cela. La tyrannie est difficile de cette façon.

Cependant, ce n’est pas le mieux que l’on puisse faire. Le mieux que nous puissions faire est d’accepter la réalité, de coopérer avec la réalité et de défendre la vérité. C’est la vraie liberté, la capacité de faire ce qui est juste et bon. Dans la Russie stalinienne, cela signifiait un aller simple vers l’esclavage et probablement la mort au goulag ; aujourd’hui, cela peut signifier la perte de votre gagne-pain, des amendes et l’ostracisme social. C’est ce que le pape émérite Benoît XVI a appelé la dictature du relativisme.

Les dictatures ne sont pas toutes mauvaises (sauf si vous vivez sous l’une d’elles), uniquement parce que nous pouvons en tirer des leçons. Nous avons beaucoup d’exemples dont nous pouvons tirer des leçons. Il n’est donc pas nécessaire de créer de nouvelles dictatures. Malheureusement, nous tombons chaque jour un peu plus sous la dictature du relativisme.

La façon de rester libre est de refuser de se conformer aux diktats du relativisme. Certains disent bêtement que la liberté est le droit de faire ce que l’on veut. Cela vient de penseurs comme Locke, Hume, Rousseau, Kant, et d’autres qui nous ont apporté les Lumières. Le relativisme est un fruit pourri du Siècle des Lumières, en particulier le relativisme moral et religieux.

“Les Lumières, c’est la libération de l’homme de sa propre tutelle. La tutelle, c’est l’incapacité de l’homme à utiliser sa compréhension sans l’aide d’un autre. Cette tutelle est auto-engendrée lorsque sa cause ne réside pas dans le manque de raison mais dans le manque de résolution et de courage pour l’utiliser sans directives d’autrui. Sapere aude ! Avoir le courage d’utiliser sa propre raison, telle est la devise de l’éveil”. -Immanuel Kant

Les penseurs du Siècle des Lumières croyaient que l’homme pouvait sortir d’un brouillard artificiellement créé et prospérer comme jamais auparavant. Ils croyaient que ce “brouillard” avait été créé par l’Église catholique grâce à des choses telles que les Écritures, la morale chrétienne et les enseignements de l’Église sur la loi divine.

Une fois sorti de la tutelle de l’Église, l’homme aurait enfin la liberté de savoir, mais elle a évolué vers la liberté de faire ce que l’on veut, ce qui n’est en réalité qu’une puissante forme d’esclavage. Tout cela n’était qu’une nouvelle version de la Chute.

Mais le serpent a dit à la femme : “Tu ne mourras pas, car Dieu sait que lorsque tu en mangeras, tes yeux s’ouvriront et tu seras comme Dieu, connaissant le bien et le mal”. -(Genèse 3:4-5) (c’est nous qui soulignons)

Le relativisme est tout aussi cruel, peu sûr et paranoïaque que l’était Joseph Staline. Ce sont les caractéristiques de toutes les dictatures brutales. Est-il possible que la dictature du relativisme devienne aussi impitoyable et démente que celle de Staline ? Je prie pour que la folie cesse avant que nous ayons réellement des camps et des institutions où l’État envoie ceux d’entre nous qui n’acceptent pas les déclarations de l’homme qui contredisent la réalité.

La liberté et le relativisme ont tous deux un prix.

Le prix du relativisme est l’abandon de la liberté de vivre dans la réalité pendant que vous êtes sur Terre et la perte du salut éternel après votre mort. Cela signifie une vie frustrante suivie d’une éternité de misère après la mort. Cela ne vaut pas le coût.

Le prix de la liberté peut être le martyre : la perte d’amis, la perte de réputation, la perte de votre capacité à gagner un revenu dans le domaine de votre choix, et peut-être même l’emprisonnement. Pourtant, les bénéfices sont inimaginablement abondants. La capacité à suivre la volonté de Dieu et à s’engager dans des actions qui glorifient Dieu et apportent le plus grand bien ne peut être échangée contre le monde fictif où la connaissance est suprême et où Dieu n’existe pas.

Alexandre Soljenitsyne était un témoignage vivant de ce fait.