A propos du célibat des prêtres

Mgr Cesare Bonivento, évêque émérite de Vanima en Papouasie-Nouvelle Guinée

La lettre d’une lectrice revendiquant « fièrement » son opposition au mariage des prêtres en énumérant tous le problèmes pratiques que cette décision poserait (La femme du prêtre) a exposé AM Valli à la censure des bien-pensants. Il répond à ses critiques en interrogeant un ex-missionnaire en Papouasie-Nouvelle Guinée et auteur d’un livre exhaustif sur la question Continuer la lecture de « A propos du célibat des prêtres »

Conférence sur l’identité catholique: un appel à tous les catholiques à se lever

1P5 Timothy Flanders

La récente Conférence sur l’identité catholique, organisée par le Remnant Newspaper, est un appel à tous les catholiques à se lever et à lutter pour la foi. Autrefois, les hérauts venaient en ville pour prêcher la Croisade, et nos pères quittaient leurs familles pour ” porter la croix ” et mourir en terre sainte en combattant les Muhammadans. De même, M. Michael Matt, rédacteur en chef de The Remnant, a qualifié cette période de “temps d’honneur”, où les catholiques doivent se lever courageusement pour l’honneur de combattre et de mourir sous la bannière de Notre-Dame de la Victoire et du Christ Roi. C’est son initiative de #UniteTheClans qui a dominé la conférence, réunissant une grande variété de voix pour un appel aux armes en gros. Nous donnerons ici un aperçu de certaines de ces voix[1]. Continuer la lecture de « Conférence sur l’identité catholique: un appel à tous les catholiques à se lever »

Fr. James Martin annonce une importante conférence pro-gay réunissant des orateurs dissidents

james martin lgbt homosexualité

Lianne Laurence
Lianne Laurence

14 novembre 2019 (LifeSiteNews) – Le P. James Martin, militant pro-homosexuel, a annoncé hier, à l’Université jésuite Fordham, un rassemblement de ministères catholiques LGBTQ pour 2020 qui a une liste de conférenciers tellement remplie de dissidents qu’un critique a qualifié cette rencontre de “défi direct” au cardinal Timothy Dolan de New York.

Martin a annoncé le 18-20 juin “Outreach 2020” sur Twitter comme un événement pour les catholiques “engagés dans le ministère avec les catholiques LGBT – dans les paroisses, écoles et autres institutions catholiques”. Continuer la lecture de « Fr. James Martin annonce une importante conférence pro-gay réunissant des orateurs dissidents »

Le pourvoi du cardinal Pell

Benoît & moi – La Haute cour d’Australie a déclaré recevable le recours déposé par le cardinal. La décision sur sa condamnation est renvoyée (au minimum) au mois de mars prochain. En attendant, le cardinal, toujours empêché de célébrer la messe, va bien, il s’occupe comme il peut (notamment à des travaux de jardinage!), reçoit un nombreux courrier et écrit beaucoup. Reportage d’Ed Pentin.


L’appel du cardinal Pell et la Haute Cour d’Australie:

Ce qui est en jeu

Edward Pentin
NCR
15 novembre 2019
Ma traduction

Bien que la décision prise cette semaine par la Cour ne soit qu’une victoire partielle pour la révision complète de la condamnation pour abus sexuel du cardinal, certaines sources disent que cela pourrait être un « tournant » en faveur de son acquittement définitif.

Que signifie pour le cardinal la décision, cette semaine, de la Haute Cour d’Australie, au sujet de l’appel du cardinal George Pell, et que va-t-il se passer ensuite ?


Mardi, deux juges de la Haute Cour, Michelle Gordon et James Edelman, ont renvoyé devant l’ensemble des juges de la Haute Cour la demande d’autorisation spéciale du cardinal de faire appel, après que ses avocats aient soutenu qu’une juridiction inférieure avait fait des erreurs.
Lors de cette audience, qui devrait avoir lieu en mars ou en avril de l’année prochaine, sept juges entendront les arguments présentés par toutes les parties sur la question de savoir si le cardinal sera autorisé ou non à faire appel de la décision .
Le cardinal, qui a toujours vigoureusement protesté de son innocence, a été condamné le 11 décembre 2018 sur cinq chefs d’accusation, pour avoir abusé sexuellement de deux enfants de chœur en 1996 et 1997 alors qu’il était archevêque de Melbourne, après la messe du dimanche dans la cathédrale Saint Patrick de la ville.
Condamné à six ans de prison, l’ex-préfet du Secrétariat à l’économie, âgé de 78 ans, doit purger une peine d’au moins trois ans et huit mois avant de pouvoir demander sa libération conditionnelle. Le cardinal a fait appel du verdict plus tôt cette année, mais en août, la Cour d’appel de Victoria a confirmé sa condamnation.
La Haute Cour est sa dernière chance d’être libéré de prison et de laver son nom.
Il est donc « clairement satisfait » de la saisine de la Haute Cour, selon ce que des sources proches de lui ont dit au Register le 14 novembre. Il ne cherchera pas à obtenir une libération sous caution, mais plutôt à « se concentrer sur la comparution devant la Haute Cour » et bien qu’en isolement cellulaire, incapable de célébrer la messe et sans lumière naturelle, ils disent qu’il est de bonne humeur et autorisé à entretenir le jardin de la prison chaque jour – une demande qu’il a faite pour donner à sa journée un but.
« Le cardinal va bien », a dit un de ses amis au Register le 13 novembre. « Il écrit beaucoup et reçoit encore beaucoup de courrier. »

« La décision surprise du tribunal de cette semaine marque un tournant dans les perspectives de libération du cardinal Pell, mais il n’est pas encore tiré d’affaire », a averti John McCaulay, ex-servant d’autel de la cathédrale Saint Patrick de Melbourne, où les délits auraient été commiss, et qui a assisté au premier procès vicié du cardinal Pell, au nouveau procès et à l’appel.

SEULEMENT UNE VICTOIRE PARTIELLE

Bien qu’elle ait donné un coup de pouce au cardinal et à son équipe de défense, la décision du 12 novembre n’est qu’une victoire partielle pour le cardinal puisque les juges ont simplement renvoyé la décision à d’autres juges pour décider si l’appel devait être entendu ou non.
« Les deux juges ne voulaient pas avoir à prendre cette décision eux-mêmes, probablement par crainte de représailles et de diffamation de la part d’un public enragé, alors ils l’ont plutôt transmise aux autres juges », a dit une source proche de l’affaire au Register le 14 novembre. « Cela nous donne de l’espoir, mais personne n’attend quoi que ce soit », a ajouté cette source.

Néanmoins, il est rare d’obtenir un tel renvoi: les avocats en Australie affirment que 90% de ces demandes d’appel sont rejetées d’emblée par la Haute Cour, et l’affaire du Cardinal Pell était la seule – sur les 22 traitées par le tribunal ce jour-là – qui n’a pas été rejetée.

S’exprimant sous couvert d’anonymat, un ancien juge de la Haute Cour australienne a également déclaré qu’un tel renvoi n’avait pas eu lieu depuis les années 1980 et 1990, lorsque la pratique était relativement courante, mais qu’il permettait à Bret Walker, l’avocat du cardinal Pell, « d’organiser pleinement et sans hâte une défense ».
Jeremy Gans, professeur à la Melbourne Law School, a affirmé au quotidienaustralien The Australian qu’il était possible que le tribunal puisse encore rejeter l’appel pendant l’audience de l’année prochaine, mais il a ajouté que « le cas le plus probable est qu’ils trancheront l’affaire dans un sens ou l’autre ».
Le tribunal doit maintenant fixer un calendrier pour que les parties déposent leurs observations sur l’affaire, a dit Gans, ajoutant que l’audience elle-même devant la Haute Cour de Canberra ne devrait durer qu’une journée, chaque partie ayant deux heures pour présenter ses arguments.
Selon ses dires, il est possible que le tribunal puisse rendre une décision à la fin de cette première audience, mais « il est plus probable qu’ils diront ‘nous allons y réfléchir’ ». Il prédit qu’ils « arriveraient à une décision au milieu de l’année prochaine ».

DÉCISION DE LA COUR D’APPEL

Selon The Australian, la Haute Cour ne réexaminera pas les motifs du jury initial pour la condamnation du cardinal, mais examinera plutôt si la Cour d’appel de Victoria a pris la bonne décision en confirmant la condamnation.
Deux des trois juges de la Cour d’appel, le juge en chef Ann Ferguson et le président de la Cour, Chris Maxwell, croyaient que le jury initial avait rendu le bon verdict, que la victime survivante était un témoin « convaincant », « manifestement pas un menteur » et « pas un affabulateur ». « Tout au long de son témoignage, le plaignant a semblé être quelqu’un qui disait la vérité », a déclaré le juge Ferguson.
Mais le juge Mark Weinberg s’est largement dissocié des deux autres, principalement au motif que la charge de la preuve avait été inversée, forçant la défense à prouver que les crimes étaient impossibles.
Les avocats du cardinal Pell ont soutenu que les deux juges avaient négligé des raisons de douter que l’archevêque Pell d’alors ait eu l’occasion de commettre un délit, étant donné que la cathédrale où les infractions sont censées avoir eu lieu était bondée lorsque l’accusateur a déclaré que les attaques avaient eu lieu. Weinberg a noté « des incohérences et des divergences » dans le témoignage de l’accusateur, et qu’ « un certain nombre de ses réponses n’avaient tout simplement aucun sens ». Il croyait par conséquent qu’il y avait une « possibilité significative » que le cardinal n’ait pas commis les abus.

Selon une autre source proche du cardinal Pell et s’exprimant sous couvert d’anonymat, il existe dans les milieux juridiques un « sentiment général » que le jugement dissident de Weinberg « sera pris très au sérieux par la Haute Cour, y compris la demande de la défense d’inverser la charge de la preuve et le doute raisonnable ».

Les leaders ecclésiastiques réagissent avec prudence: Mgr Anthony Fisher, archevêque de Sydney, s’est félicité de cette décision, notant que le cardinal a toujours défendu son innocence et continue de le faire. Il a également reconnu l’existence d’une opinion juridique divisée et le fait que « de nombreuses questions restent en suspens » et qu’il est donc « opportun » qu’elles soient examinées devant la plus haute juridiction du pays.

Le Vatican a déclaré que tout en « réitérant sa confiance dans le système judiciaire australien », il reconnaissait la décision de la Haute Cour australienne d’accepter la requête en appel du cardinal Pell, conscient qu’il a toujours clamé son innocence. Il a également réaffirmé sa proximité avec les victimes d’abus sexuels cléricaux.
Ces deux déclarations ont été bien accueillies par les proches du cardinal, l’un de ses soutiens souhaitant exprimer sa gratitude au Vatican pour sa « déclaration claire » qui fait écho à celle de l’archevêque Fisher en soulignant que le cardinal a « toujours clamé son innocence », ce que tous les évêques n’ont pas souligné.

INQUIÉTUDE À CAUSE DES PRÉJUGÉS

Les partisans du cardinal se demandent maintenant comment l’affaire a conduit à cette situation et quelles sont les chances que le cardinal soit acquitté.
La probabilité que la Haute Cour annule une condamnation aussi médiatisée que celle-ci n’est pas claire, principalement parce que l’affaire a été fortement influencée par un sentiment dominant de colère contre l’Église à cause de la crise des abus sexuels, et d’animosité personnelle envers le cardinal.
« Non seulement les jurés ont été influencés par des décennies de préjugés anticléricaux, anti-catholiques et anti-Pell », a dit McCaulay, « mais il semble que des ténors de la magistrature victorienne aient perdu la raison et aient été balayés par le maelström #MeToo« .
Mais il a ajouté qu’heureusement la Haute Cour de Canberra est « moins politisée ». Il a prédit qu’ils prendraient leur décision sur la base de l’absence de « preuves corroborantes » et du fait que les alibis du cardinal « Pell ont été jugés fiables et [qu’il avait] des témoins crédibles ».

« Beaucoup de personnes impliquées dans cette affaire sont préoccupées par la diffamation et les répercussions si elles se rangent du côté du cardinal Pell », a déclaré au Register une source proche du cardinal, et elles restent donc silencieuses « en attendant que justice soit faite ». Les évêques australiens, quant à eux, sont « absolument paralysés » par cette affaire, ne sachant pas trop comment réagir.

Notre source a noté que certains « groupes d’aide aux victimes » se sont plaints que la Haute Cour avait « commis une erreur et que le Cardinal Pell ne devrait pas entamer d’autres actions légales ». Cela nie à son droit légal à une procédure régulière, a dit la source, « un droit auquel dans le cadre d’un système de justice, tout le monde a droit – sauf si vous êtes George Pell. »

McCaulay pense que l’aspect le plus honteux de ces accusations vexatoires portées contre le cardinal Pell est qu’elles ont rendu la tâche de condamner les prêtres pédophiles d’autant plus difficile que le système judiciaire de Melbourne a trop insisté sur Pell et a confondu la haine et la culpabilité.
Dans un climat aussi « fébrile », a-t-il ajouté, « si les policiers et les officiers de justice craignent une réaction publique pour avoir résisté à la foule, quelle est la probabilité qu’une figure religieuse soit traînée devant un jury, surtout quand les preuves comptent pour si peu? »

Russell Grenfell – Haine Inconditionnelle

Par José Martí – Source le Saker Francophone

Nous publions ici notre traduction du livre de Russell Grenfell, paru en 1953, sous le titre « Haine Inconditionnelle« . L’ouvrage traite de géopolitique de l’Europe du XIXème – XXème siècle, et (surtout) analyse les grossières erreurs politiques britanniques ayant entraîné le Royaume-Uni dans les guerres mondiales. Ce livre est décapant, rafraîchissant, et très instructif.

60 années après sa parution, cet excellent ouvrage n’a manifestement pas vieilli. Au contraire, on trouve qu’il éclaire d’un jour tout à fait intéressant les guerres d’ingérence occidentales récentes, par exemple au Moyen-Orient. Le style a le caractère incisif britannique et contribue à soutenir les arguments, déjà très percutants, défendus par le capitaine Grenfell, ce qui ne gâche rien.

Russell-Grenfell_Haine-Inconditionnelle

Transparence, parrhésie, pédophilie: les contradictions de François

François congratule Murphy O’Connor

Benoit et Moi – Quand le Pape interrompait, en pleine messe, un cardinal (Müller) pour lui intimer l’ordre de stopper une enquête sur un autre (Murphy O’Connor), un de ses « grands électeurs », membre de la Mafia de Saint-Gall, lourdement impliqué dans une sombre histoire de pédophilie (*). Marco Tosatti a trouvé une nouvelle confirmation d’une histoire qu’il avait publiée il y a quelque temps mais avec la réserve que c’était alors une rumeur persistante – non confirmée mais jamais démentie.

(*) A noter,l’attaché de presse du cardinal Murphy O’Connor (+ 2017), Austen Ivereigh est un conseiller très écouté (ou mieux, un des spin doctors) du Pape, très actif pour le défendre sur les réseaux sociaux. Auteur d’une biographie hagiographique The Great Reformer – en français François le réformateur (tiens, il a été traduit!!!) -, il vient de publier un nouveau livre The Wounded Sheperd destiné à éteindre l’incendie qui couve (parions que lui aussi sera très vite traduit!). Relire à ce sujet: Entretien avec un proche de François, Austin Ivereigh | Benoit et Moi


Comment le Pape a bloqué une enquête sur Murphy O’Connor

Chers amis et ennemis de Stilum Curiae, aujourd’hui est un jour important pour Stilum Curiae. Une histoire que nous avons écrite il y a des années, une histoire risquée, a trouvé d’autres confirmations officielles; et il n’est pas fréquent que le temps soit « galantuomo » [autrement dit « rétablisse la vérité des faits »], dans notre métier, et quand cela arrive, il est juste de se réjouir.

Certains d’entre vous se souviennent peut-être que nous avons écrit cette histoire apparemment incroyable: le Souverain Pontife quelques mois après son élection (c’était en juin 2013) a interrompu le Cardinal Gerhard Müller, qui disait la messe pour un groupe de ses anciens élèves dans une petite église près de la Congrégation pour la foi, dont il était préfet. Nous écrivions qu’en juin 2013, le Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi était descendu de son bureau pour célébrer une messe pour un groupe d’étudiants allemands dans la chapelle de Santa Monica à côté du Palais du Saint Office. Il était en train de célébrer quand le secrétaire est arrivé à l’improviste avec un téléphone portable et lui a fait savoir que le Pape était au téléphone.
Müller a demandé: « Lui avez-vous dit que je célébrais la messe? »
– Oui, mais il a un besoin urgent de vous parler.

Müller s’est rendu à la sacristie, où le Pontife, d’une voix très sèche, lui ordonna de clore immédiatement une enquête que la Congrégation avait ouverte, et qui était en cours sur une personne qui était son ami, un cardinal.

Notre source nous a dit à l’époque que la personne concernée était Murphy O’Connor, ancien primat d’Angleterre. La source n’était pas très claire sur le type d’accusations; selon lui, il était accusé par une femme, qui essayait depuis plusieurs années de faire valoir ses raisons, et avait finalement déposé une plainte auprès de la Congrégation pour la Doctrine de la foi. Apparemment, l’enquête a été classée et de toute façon menée dans le plus grand secret. Nous avons demandé des informations à des sources officielles – confirmation ou démenti – mais aucune réponse. Probablement parce qu’il s’agissait de secret pontifical.

Celui qui nous a raconté cette histoire, un haut représentant de la Curie, était stupéfait. Tant pour la façon dont la communication s’était déroulée que pour le message.
« Il aurait dû dire: faites-moi voir le dossier, apportez-moi les résultats. On ne peut pas ordonner à l’enquêteur d’agir d’une manière spécifique a priori. Ce sont des choses qui nous laissent très perplexes ».
Il a ajouté que même s’il s’agissait d’un cas de mythomanie, l’enquête aurait dû être conclue selon les règles.

Vous comprenez que c’était une nouvelle risquée à donner, pour la crédibilité de l’auteur de ce blog. Le Pontife qui interrompt une messe, pour ordonner d’autorité la clôture d’une enquête parce qu’elle concerne un de ses amis (et grand électeur du groupe de Saint-Gall, ajoutons-nous)? Un premier soupir de soulagement a été poussé quand, il y a quelque temps, le cardinal Gerhard Müller interviewé par Raymond Arroyo, de EWTN, a implicitement confirmé la nouvelle.

Et aujourd’hui, nous avons deux autres confirmations. La première est une déclaration de John Henry Westen, fondateur et directeur de LifeSiteNews, qui affirme que le cardinal Müller lui a personnellement confirmé la validité de la nouvelle.

La seconde, si possible, est encore plus importante. Et elle provient des interrogatoires d’une enquête indépendante menée par le gouvernement britannique sur les abus sexuels (Inquiry into Child Sexual Abuse – IICSA). L’enquête révèle le témoignage de deux évêques, avec des preuves incriminant le cardinal Vincent Nichols, archevêque de Westminster et président de la Conférence des évêques catholiques d’Angleterre et du Pays de Galles.
Nichols a été nommé cardinal par le pape François en 2014.

Mgr Philip Egan, évêque de Portsmouth, et Mgr Peter Doyle, évêque de Northhampton, témoignent tous deux que le cardinal Nichols les a contraints à refuser de faire une déclaration en soutien d’une victime connue d’abus sexuels, dénigrée dans les médias catholiques comme « non crédible » et ses affirmations comme « fantasques ». Le cardinal Nichols, selon le témoignage des évêques, a averti que toute déclaration publique faite par les évêques en faveur de la victime d’abus serait utilisée pour soutenir les attaques contre le pape François.

Tous deux témoignent également, sous serment, que le cardinal Nichols lui-même est intervenu plus tard pour confirmer cette crainte du chargé de communication de la Conférence épiscopale [??] et que c’est l’intervention du cardinal qui a convaincu les deux évêques de ne pas agir en faveur de la victime de l’abus. Dans un mail que l’évêque Doyle a envoyé à la victime, cité dans l’enquête, l’évêque a expliqué pourquoi il refusait à présent d’honorer la demande de la victime de faire une déclaration publique pour affirmer sa crédibilité. Mgr Egan a affirmé: « Je l’ai vu comme une tentative de discréditer le Saint-Père, en fait, parce qu’à cette époque, il était très lié à l’affaire Viganò ».

LifeSiteNews écrit:

« Que cherchent à cacher au Pape François le cardinal Nichols et les deux évêques? Qu’est-ce qui les inquiète tant à propos d’une attaque contre le pape François, au point qu’ils sont prêts à refuser d’aider une victime d’abus sexuels du clergé? Vous souvenez-vous de la nouvelle qu’au début du règne du pape François, il a personnellement interrompu une enquête du Vatican sur les abus sexuels perpétrés par un cardinal? Ce cardinal n’était autre que Cormac Murphy O’Connor qui, à tous égards, a joué un rôle déterminant dans l’élection du pape François. C’est ce même cardinal dont cette victime prétend qu’il a abusé d’elle. O’Connor était, soit dit en passant, le prédécesseur de Nichols.
Le blocage de cette enquête par le Pape François m’a été confirmé par le Cardinal Gerhard Müller en octobre 2018 lors d’une conférence à Washington. La conclusion de cette triste histoire est la suivante : cette victime d’abus a demandé à être entendue dans ces nouvelles accusations d’abus par le Cardinal Cormac Murphy O’Connor en 2009, il y a dix ans ».

Les deux évêques ont envoyé une lettre commune à Nichols, lui demandant de rouvrir le dossier.

Maike Hickson s’est occupée de cette affaire l’an dernier; il y a tout juste un an, commentant le travail de notre collègue, nous écrivions:

Le cardinal Murphy O’Connor est mort le 1er septembre 2017. Maike Hickson de LSN a creusé l’histoire, grâce à une source anglaise très bien informée. La femme (accusatrice) n’a jamais rendu publiques ces accusations, mais elle est en contact avec les autorités ecclésiastiques depuis une quinzaine d’années, sans que ses accusations fassent jamais l’objet d’une enquête approfondie. La femme en question est une victime reconnue d’abus, victime – quand elle avait 13 ou 14 ans – d’un prêtre abuseur bien connu, le père Michael Hill, condamné à plusieurs reprises par la justice laïque. Comme l’écrivait The Guardian: « Son cas est bien connu parce que le chef de l’Église, le cardinal Cormac Murphy O’Connor, lui a donné un poste malgré les abus infligés à des garçons. Comme l’écrit LSN, Hill a été déplacé de paroisse en paroisse, malgré les plaintes des parents. Murphy O’Connor l’a envoyé comme aumônier à l’aéroport de Gatwick, où il a été accusé d’avoir abusé d’un adolescent en difficulté scolaire, qui s’y était rendu après avoir raté son avion. Murphy-O’Connor a payé les victimes de Hill, demandant le silence en retour. La dame à l’origine de la plainte prétend que lorsqu’elle a été abusée, en plus de Hill, il y avait d’autres prêtres présents, Murphy O’Connor en faisait partie. En 2000, elle a conclu un accord avec le diocèse de Brighton pour les abus subis commis par le père Hill et a reçu 40000 £.

Murphy O’Connor est devenu archevêque de Westminster en 2000. Il faisait partie du groupe saint-gallois qui a organisé l’élection du pape Bergoglio. Il était l’un des grandes conseillers et amis du Souverain Pontife.

Comme l’écrit LSN, l’histoire de cette femme est une histoire de déni de justice, ou de déni d’une procédure régulière. Vers 2010, elle a contacté le cardinal Vincent Nichols, successeur et disciple de Murphy O’Connor, qui a cependant refusé d’enquêter. Pour tous les détails de l’histoire, nous recommandons de lire l’article de LifeSiteNews, qui écrit qu’en 2011, le diocèse de Portsmouth et le diocèse de Northampton ont contacté la Congrégation pour la Doctrine de la Foi en demandant au cardinal Levada d’ouvrir une enquête et en protestant contre le refus du gouvernement de Westminster, qui était contraire aux normes établies par l’Eglise d’Angleterre dans ces affaires. Tout le matériel a été remis à Mgr Charles Scicluna, aujourd’hui archevêque de Malte. Ceux qui, en Grande-Bretagne, soutiennent la cause de cette femme affirment que, qu’elle dise la vérité ou non, l’Église doit suivre ses propres règles et vérifier. Et apparemment, il y a eu plusieurs tentatives, de la part de certains évêques, de faire ouvrir une enquête. Mais selon la source de LSN, Murphy O’Connor a été traité « comme s’il était au-dessus de la loi ». Et si l’histoire qui nous a été racontée en 2013 est vraie, le Pape aurait agi de la même manière. Mais en ce moment, en Grande-Bretagne, il y a une enquête, commandée par le gouvernement, sur les abus de toutes sortes, le « Projet Vérité » ( Truth Project ). Il est probable que la femme en question ait contacté le Projet Vérité, car il y a quelques semaines, les enquêteurs ont demandé au diocèse de Westminster tous les documents relatifs aux accusations contre Murphy O’Connor.

Maike Hickson conclut : « Il nous semble que l’Eglise catholique est maintenant assise sur une bombe à retardement. Et sur le dessus de la bombe se trouve le pape François« .

Eh bien, il nous semble à nous qu’après ces déclarations, le tic-tac de la bombe à retardement est de plus en plus fort.

La persécution des chrétiens dans le monde entier atteint un niveau presque «génocidaire», selon un rapport du gouvernement britannique

– La persécution des chrétiens à travers le monde atteint un niveau presque génocidaire, selon un rapport du gouvernement britannique.

Les chrétiens sont aujourd’hui le groupe religieux le plus persécuté au monde, selon le rapport du ministère britannique des Affaires étrangères, et les actes de violence et d’intimidation se multiplient.

Le ministre britannique des Affaires étrangères a déclaré qu’il était « troublé » par ces conclusions et qu’une culture du politiquement correct dans les pays occidentaux leur avait donné la langue de bois et un « manque de vigilance ».

Le christianisme est menacé d’extinction dans certaines régions du Moyen-Orient où il s’est épanoui pour la première fois, selon les conclusions du rapport. Continuer la lecture de « La persécution des chrétiens dans le monde entier atteint un niveau presque «génocidaire», selon un rapport du gouvernement britannique »

Clergé et laïcs au pape François: nous avons eu assez de cette folie

THE FATIMA CENTER – par Chris Ferrara

Comme LifeSiteNews vient de le signaler (12 novembre) : “Un groupe international de 100 prêtres et laïcs a publié aujourd’hui une déclaration pour protester contre le culte païen de la Pachamama qui a eu lieu le mois dernier pendant le Synode Amazonien à Rome avec la participation active et le soutien apparent du Pape François. Continuer la lecture de « Clergé et laïcs au pape François: nous avons eu assez de cette folie »

LE CARTEL MEXICAIN A UTILISÉ DES RESTES HUMAINS DANS DES RITUELS OCCULTES

par David Nussman  • ChurchMilitant.com 

MEXIQUE (ChurchMilitant.com) – Lors d’une descente massive de drogue, la police mexicaine a trouvé des dizaines de crânes et autres restes humains autour d’un autel occulte.

Le 22 octobre, les services de détection et de répression mexicains ont effectué une descente à grande échelle contre des trafiquants de drogue présumés à Tepito, un quartier de la ville de Mexico. Le raid visait un groupe de propriétés qui seraient liées au cartel de l’Union Tepito. Lundi, un reportage de NBC News a décrit le lieu du raid comme “un complexe de bidonvilles labyrinthique de Mexico City”.

À l’intérieur d’une tanière où l’on soupçonne la présence de drogue, la police a trouvé une multitude de restes humains, dont 42 crânes humains, 40 mâchoires et 30 os de bras ou de jambes.

Sur une photo partagée par les médias locaux, on peut voir des dizaines de crânes empilés sur le sol autour d’un autel rond. Sur cet autel, il y avait une croix en bois avec un masque accroché à l’autel, ainsi qu’une statue sombre aux jambes croisées avec ce qui semble être une paire de cornes.

Il y a plusieurs paniers de chaque côté de l’autel, contenant des masques et des douzaines de bâtons de bois de différentes tailles. On peut aussi voir des croix et des crucifix. A droite de l’autel se trouve un mur orné d’une pyramide, d’une tête de chèvre et d’un hexagramme.

Près de l’autel occulte, la police a trouvé une grande réserve d’armes et de drogues, selon Fox News.

L’origine des crânes et autres ossements retrouvés lors du raid est inconnue. Il est possible qu’ils aient été volés dans des cimetières ou qu’il s’agisse des restes d’anciens membres de gangs.

Dimanche, le maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, a déclaré à la presse que les autorités procédaient à des tests ADN sur les 42 crânes retrouvés et vérifiaient l’ADN d’une liste de personnes disparues.

On a aussi trouvé un bocal contenant des restes préservés de ce qui pourrait être un bébé à naître. Le bureau du procureur général de la ville de Mexico dit qu’il travaille toujours pour déterminer si ces restes sont humains.


La police a trouvé une multitude de restes humains, dont 42 crânes humains, 40 mâchoires et 30 os de bras ou de jambes.


La découverte des restes a coïncidé avec l’arrestation de 31 personnes soupçonnées d’activités liées à la drogue.

Toutefois, un juge a ordonné la libération de 27 des suspects, affirmant que les arrestations étaient illégales et que les cinq femmes arrêtées étaient harcelées par la police. Selon les rapports, la libération des suspects a écrasé l’espoir de la population locale que la descente porterait un coup sérieux au commerce local de la drogue.

Le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a parlé de l’examen de l’arrestation et de la libération des suspects.

“Ici, l’important est de voir quels arguments ont été utilisés pour libérer ces personnes “, a dit le président.

Il a mis en garde contre les conclusions hâtives en disant : “Ne nous précipitons pas. Si quelqu’un a mal agi, illégalement, s’il y a eu corruption, nous le condamnerons.”

Le raid massif qui a eu lieu avant l’aube du 22 octobre a impliqué des centaines d’officiers de police et de marines. L’opération a permis de découvrir deux laboratoires de méthamphétamine présumés, quatre kilogrammes de méthamphétamine, 20 kilogrammes de cocaïne, 2,5 tonnes de marijuana, cinq grenades, 20 fusils, un lance-roquettes et 1,5 million de pesos, entre autres choses.

Un reportage du Mexico News Daily du 23 octobre fait allusion à des “autels à Santa Muerte … et au narco-saint Jesús Malverde” découverts pendant le raid – mais il n’est pas clair si cette référence inclut l’autel entouré de crânes humains.

Malverde, héros du folklore de l’État mexicain de Sinaloa, est honoré comme le soi-disant saint patron des trafiquants de drogue. Il est vénéré aux côtés de Santa Muerte – un personnage de la Faucheuse dont le nom signifie “Sainte Mort” ou “Sainte Mort”.

La dévotion à Santa Muerte a été condamnée par le Vatican en 2013 comme un “blasphème contre la religion” et une “dégénération de la religion”.

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La prison ardente du purgatoire et comment l’éviter

1P5 – Nishant Xavier :  L’enseignement commun des saints et des médecins est que les moindres douleurs endurées dans le terrible feu du Purgatoire seront plus douloureuses que toutes les douleurs de la vie présente. L’Encyclopédie catholique note : “[Saint] Augustin (Énarration sur le Psaume 37, n° 3) parle de la douleur que le feu purgatoire cause comme étant plus grave que tout ce qu’un homme peut souffrir dans cette vie (P.L., col. 397). Grégoire le Grand parle de ceux qui, après cette vie, ” expieront leurs fautes par des flammes purgatoires “, et il ajoute : ” que la douleur soit plus intolérable que n’importe qui dans cette vie ” (Ps. 3 poénit., n. 1). Suivant les traces de Grégoire, saint Thomas enseigne (IV, dist. xxi, q. i, a.1) qu’en plus de la séparation de l’âme de la vue de Dieu, il y a l’autre châtiment du feu… et saint Bonaventure est non seulement d’accord avec saint Thomas mais ajoute (IV, dist. xx, p.1, a.1, q. ii) que cette peine par feu est plus sévère que toute peine qui vient aux hommes dans cette vie. Continuer la lecture de « La prison ardente du purgatoire et comment l’éviter »