Le protestantisme aujourd’hui

Megachurch évangélique aux Etats-Unis.

Cinq siècles après son apparition, le protestantisme, né du mouvement initié par Luther, est plus divisé que jamais. Petit panorama de sa situation actuelle.

Rien n’est simple quand on parle du protestantisme. Non seulement il n’y a pas unité de foi et unité de pratique entre les différentes dénominations ou « églises », mais c’est un monde en perpétuel mouvement institutionnel. Ce que disait Bossuet en 1688 aux premières lignes de son Histoire des variations des églises protestantes reste toujours vrai : les protestants « se sont séparés premièrement de nous, et puis entre eux », ensuite « ils ont tâché de réparer leurs divisions et de rassembler les membres épars de leur Réforme désunie », sans jamais y parvenir. Continuer la lecture de « Le protestantisme aujourd’hui »

Entretien du cardinal Brandmüller sur Luther

Le cardinal Walter Brandmüller, proche collaborateur de Benoît XVI, considéré un des meilleurs amis de l’ancien pontife, et un des signatairesdes dubia envoyés au pape François à propos d’Amoris Laetitia, répond, avec un brin d’ironieaux questions du quotidien italien Il Giornale sur le thème du luthérianisme.

Dans cet entretien, il s’abstient cependant de faire une quelconquedéclaration sur le silence du pape argentin aux questions soulevées ni sur la division doctrinale qui surgit actuellement au sein de l’Église conciliaire. S’il condamne le protestantisme, il ne cite en revanche jamais François quand il répond aux questions qui portent sur la réhabilitation du luthéranisme au Vatican, pourtant entreprise par la plus haute autorité romaine elle-même. Continuer la lecture de « Entretien du cardinal Brandmüller sur Luther »

Le tract argumentaire du MJCF contre les célébrations œcuméniques avec les Luthériens

Alors que l’église conciliaire a multiplié ces dernières semaines des célébrations œcuméniques pour commémorer les 500 ans de l’hérésie luthérienne, voici un argumentaire du Mouvement de la Jeunesse Catholique de France (MJCF) pour bien rappeler pourquoi de telles célébrations sont inadmissibles et anti-catholiques. Continuer la lecture de « Le tract argumentaire du MJCF contre les célébrations œcuméniques avec les Luthériens »

La Foi ou les Œuvres ? Une approche différente

Par David G. Bonagura, Jr.

 

Le débat entre catholiques et protestants sur la relation entre la foi et les œuvres, tel qu’il se déroule habituellement est perdu pour les catholiques parce qu’il se situe sur le terrain protestant. Le protestant affirme que nous sommes sauvés par la foi, pas par les œuvres. Le catholique ne conteste pas : il nous est impossible de gagner notre propre salut, don gratuit de Dieu qui vient de notre foi en Christ. Continuer la lecture de « La Foi ou les Œuvres ? Une approche différente »

Du Luthéranisme au protestantisme évolution de Luther de 1517 à 1528

Toujours d’actualité…

« La Réforme se conclut dans une contradiction. » Ce mot d’Harnack pourrait servir d’épigraphe au présent ouvrage. C’est cette contradiction, constatée par le célèbre historien au terme de la Révolution religieuse du VXIe siècle, que nous avons voulu faire ressortir en opposant deux termes souvent confondus : le Luthéranisme et le Protestantisme.

La théorie de l’église invisible et du sacerdoce universel, voilà le Luthéranisme. La religion y est conçue comme tout intérieure, religion de liberté, sans prêtres, sans hiérarchie, sans organisation extérieure. L’église, dès lors, n’est plus que « la société des saints, c’est-à-dire des croyants que l’Esprit a appelés par la parole divine, qu’il a illuminés et sanctifiés… et qui attendent, consolés et joyeux, le glorieux avenir des enfants de Dieu ».

Du Luthéranisme au protestantisme évolution de Luther de 1517 à 1528

La Réforme radicale : Thomas Müntzer et la théologie de la révolution

L’histoire, affirme-t-on souvent, est écrite par les vainqueurs. C’est particulièrement le cas pour l’histoire de la Réforme. Alors que le personnage et la théologie de Martin Luther sont aujourd’hui célèbres, qui, à l’exception des spécialistes, connaît l’œuvre de son plus grand rival non catholique, Thomas Müntzer ? Pourtant, ce réformateur révolutionnaire, aussi populaire que son adversaire de Wittenberg dans les années 1520, nous apprend beaucoup, non seulement sur le protestantisme radical, mais surtout sur les propres évolutions de la théologie luthérienne. Continuer la lecture de « La Réforme radicale : Thomas Müntzer et la théologie de la révolution »

Martin Luther, réformateur malgré lui

 

Martin Luther est aujourd’hui considéré comme le premier des grands réformateurs et comme le premier théologien protestant. Mais, s’il est bien devenu un réformateur, il n’a jamais cherché à l’être : c’est uniquement en réaction aux événements et aux demandes insistantes de ses disciples qu’il construit un système théologique « luthérien ». Cette figure de théologien que l’on associe à Luther est, d’une certaine manière, un aveu d’échec : faire du prophète de Wittenberg un réformateur, c’est admettre implicitement que son propre idéal, purement spirituel et intérieur, a dû être « réformé » pour s’adapter à la réalité et encadrer le peuple luthérien. Continuer la lecture de « Martin Luther, réformateur malgré lui »

Le suicide de Luther

Martin Luther avait commencé ses études de Droit, le 20 Mai 1505, à l’Université d’Erfurt. Hélas ! à quelque temps de là, il rencontra son ami, Jérôme Buntz, une querelle s’en suivit, un duel s’engagea et Luther tua son compagnon. En Juin de cette même année, inquiet des suites de ce meurtre, Martin se rendit chez son protecteur et ami, Jean Braun, vicaire collégial à Eisenach, pour lui demander conseil. Ce dernier l’engagea à entrer en religion pour éviter les suites judiciaires de l’affaire et le 17 Juillet 1505, il entra au couvent des Ermites de Saint-Augustin, à Erfurt. Il bénéficia ainsi du droit d’asile, reconnu alors par la justice civile. Son premier traité, rédigé par lui-même, porte, comme titre : “Sur ceux qui se réfugient dans les églises, fort utile pour les juges séculiers comme pour les recteurs d’une église et les prélats des monastères.” (“De his qui ad ecclesiam confugiunt tam judicibus secularibus quam Ecclesiae Rectoribus et Monasteriorum Praelatis perutilis”). Il parut en 1517 anonymement puis en 1520 sous le nom de Luther. Il est rappelé que celui qui tue sans avoir été ennemi, par erreur ou sans préméditation, n’est pas coupable selon la loi de Moïse. Continuer la lecture de « Le suicide de Luther »

Les 500 ans de la réforme – La franc maçonnerie

Le 12 novembre, Terre de missions reçoit le RP Jean-François Thomas, jésuite, pour évoquer la commémoration du cinquième centaine de la Réforme et les dangers d’un faux oecuménisme qui gommerait les erreurs de Luther. Puis l’abbé Hervé Benoît présente sa brochure sur la Franc-maçonnerie, brochure originale, en ce qu’elle se tient à égale distance d’une volonté obsessionnelle d’expliquer l’ensemble des événements du monde moderne par l’action de la franc-maçonnerie et d’un relativisme indifférent, voire complaisant. Enfin, Guy Barrey parle des nombreux pèlerinages de France, dont il a entamé une impressionnante recension dans son dernier livre – qui montre à quel point la France est bel et bien le “royaume de Marie”, selon l’expression consacrée, et le royaume de nombreux autres saints!

Joseph de Maistre contre le protestantisme

Dans Sur le protestantisme, Joseph de Maistre critique très violemment l’esprit de la Réforme, responsable selon lui de l’affaissement de la monarchie et, par conséquent, de l’avènement de la Révolution française. Pour l’auteur contre-révolutionnaire, la religion protestante, animée par un esprit de révolte, est un danger terrible pour l’autorité ainsi que pour la foi. Continuer la lecture de « Joseph de Maistre contre le protestantisme »