Il n’est pas permis aux Catholiques « d’adhérer à l’enseignement novateur du Pape »

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Par Dorothy Cummings McLean

SOURCE : Life Site News

Life Site News — Un théologien Catholique a déclaré à Life Site News que les Catholiques peuvent ne pas suivre l’« enseignement novateur » du Pape qui approuve les directives de Communion des Évêques de Buenos Aires.

Les lignes directrices de Buenos Aires, que le Pape François a qualifiées de « seule interprétation » d’Amoris Laetitia, permettent à certains couples divorcés et remariés de recevoir à la fois les Sacrements de Confession et de l’Eucharistie sans la ferme volonté de vivre chastement dans la continence.

Le week-end dernier, des nouvelles ont révélé que les lignes directrices de Buenos Aires et la note privée du Pape François les approuvant ont été promulguées officiellement dans les Acta Apostolicae Sedis. Un commentaire du Secrétaire d’État, le Cardinal Pietro Parolin, indique que la note du Pape a le statut de « lettre apostolique » et que l’approbation du Pape fait partie de son « Magistère Authentique ».

Cela a conduit parmi les Catholiques à s’inquiéter s’ils doivent maintenant approuver l’approche de Buenos Aires sous peine d’hérésie.

Cependant, un théologien consulté par Life Site News dit, au contraire, que les Catholiques ne doivent pas accepter cette nouveauté.

« Vatican I nous enseigne qu’il existe des conditions concernant l’infaillibilité papale » a-t-il dit. « En dehors de ces conditions, nous n’avons pas la certitude que ce que le Pape propose ne contient pas d’erreur ».

Cette source hautement crédible, connue et approuvée par Life Site News, commenterait le nouvel ajout à Acta Apostolicae Sedis seulement dans des conditions d’anonymat strict. Beaucoup de théologiens et de prêtres ont été confrontés à de vives représailles pour avoir critiqué le Pape François. Deux exemples récents notables sont le professeur Josef Seifert et le Père Thomas Weinandy.

« Normalement parlant, continua le théologien, nous devrions donner notre assentiment à l’enseignement Magistériel ordinaire du Saint-Père. Cependant, la récente lettre du Saint-Père apparaissant dans les Acta Apostolicae Sedis confirmant l’interprétation d’Amoris Laetitiae par les Évêques Argentins selon laquelle ceux qui ont été mariés en dehors de l’Église sans nullité peuvent recevoir la Sainte Communion est clairement contraire à la Loi Divine Positive ( Révélation ), la Tradition constante de l’Église et même une déclaration faite par un Pape récent, le Saint Pape Jean Paul II ».

Jean-Paul II a affirmé dans Familiaris Consortio que l’Église n’admet pas les membres divorcés et remariés à la Sainte Communion. Le Pape a écrit :

« L’Église, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Écriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la Communion Eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d’y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d’amour entre le Christ et l’Église, telle qu’elle s’exprime et est rendue présente dans l’Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier : si l’on admettait ces personnes à l’Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la Doctrine de l’Église concernant l’indissolubilité du mariage ».

Selon le théologien…

« argumenter que la pratique pastorale est distincte de la Doctrine morale ( i.e. qu’on doit être en état de grâce pour recevoir la Sainte Communion et l’adultère est mortellement pécheur ) n’a pas cours dans ce cas puisque la pratique pastorale, selon l’enseignement de Saint Paul spécifiquement, EST la Doctrine morale ; il ne peut y avoir aucune distinction ».

« Dans les cas où une déclaration papale s’écarte clairement de la Révélation et de l’enseignement constant de la Tradition de l’Église, les Catholiques ne sont pas autorisés à adhérer à l’enseignement de cette nouveauté ».