Quel est le véritable objectif du synode de la jeunesse du Vatican d’octobre?

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par : Julia Meloni  –  Life Site News

Le 10 juillet 2018 (Crisis Magazine) — Le Synode des Jeunes d’octobre consiste à finaliser l’ancienne affaire de la Mafia de Saint-Gall. Ça marquera quatre ans depuis que l’Archevêque Bruno Forte a rédigé un Rapport Synodal manipulé concernant le « précieux soutien » trouvé dans les relations homosexuelles — publié le jour même où deux partis politiques Italiens soutenaient les unions homosexuelles.

Le Pape François a approuvé le texte avant sa publication et son homélie ce jour-là a condamné les « docteurs de la loi » — une « génération mauvaise » — pour avoir résisté au « Dieu des Surprises ». L’Archevêque Forte, quant à lui, a déclaré aux médias que de « décrire les droits des personnes vivant dans des unions de même sexe » est une question d’« être civilisé ».

Les deux hommes sont des disciples du défunt Cardinal Carlo Martini — l’« antipape » et le chef de la Mafia de Saint-Gall. Martini a approuvé les unions civiles homosexuelles avant sa mort, après avoir combattu Humanae Vitae pendant des années et prêché le « discernement » sur les questions sexuelles dans son ouvrage « Conversations nocturnes ». Dans ce document, le Jésuite a comploté pour utiliser de jeunes « prophètes » pour révolutionner l’Église — et a dit qu’il ne lui « viendrait jamais l’idée » de « juger » les couples homosexuels, des années avant que le « Qui suis-je pour juger ? » ait été prononcé par le Pape François.

D’autres anciens de la Mafia de Saint-Gall — les faiseurs de roi derrière l’élection du Pape François — se sont battus pour des « Messes homosexuelles », ont salué les lois du « mariage gay » comme « positives » et ont essayé de rendre l’homosexualité « centrale » lors du Synode sur la Famille. L’écrivain fantôme d’Amoris Laetitia — l’auteur de « Guéris-moi avec ta bouche : l’art d’embrasser » — a ouvertement déploré qu’on ait rejeté de l’ordre du jour homosexuel à ce moment-là.

Amoris Laetitia, comme l’a montré un prêtre, a vraiment été écrit pour légitimer l’activité homosexuelle — mais Humanae Vitae, la loi naturelle et le langage du catéchisme font toujours obstacle.

C’est pourquoi l’Archevêque Forte et le Cardinal Baldisseri ont prévu, dans les documents de travail préparatoires au Synode sur la jeunesse, d’utiliser les jeunes pour révolutionner le langage moralisateur de la sexualité ( 78 ), permettant une « relecture » de la loi naturelle ( 30 ). L’année dernière, l’Archevêque Forte a déjà expliqué comment le Synode des Jeunes comblera le vœu d’Amoris Laetitia d’intégrer « tout le monde » ( 297 ).

Le Cardinal Baldisseri a récemment présenté l’Instrumentum Laboris du Synode des Jeunes, qui loue la conscience pour discerner « quel don nous pouvons offrir … même si cela peut ne pas être à la hauteur de nos idéaux ». Il a dit que « certains jeunes LGBT » « désirent « bénéficier d’une plus grande proximité » et expérimenter une plus grande attention de la part de l’Église » — en « s’interrogeant sur ce qui peut être proposé « aux jeunes qui au lieu de former des couples hétérosexuels décident de constituer des couples homosexuels et, surtout, désirent être proches de l’Église ».

Baldisseri affirme que cette première utilisation révolutionnaire du terme « LGBT » par le Vatican ne fait que citer un document pré-Synodal des jeunes — pourtant le terme idéologique n’apparaît jamais nulle part dans cette documentation. C’est une disparité inquiétante, étant donné son histoire des manipulations synodales.

Un autre leader derrière l’Instrumentum Laboris est le Père Giacomo Costa, S.J. — le Vice-Président de la Fondation Martini, choisi par le Pape pour aider à diriger le Synode en tant que Secrétaire spécial. Les écrits du Père Costa ont encouragé la lutte des couples de même sexe en faveur des « droits sociaux et civils ». Il a également aidé à rédiger le document préparatoire du Synode des Jeunes, qui promet d’exécuter la promesse d’Amoris Laetitia # 37 de « laisser de la place à la conscience des fidèles », qui « peuvent exercer leur propre discernement ».

Lui et l’Instrumentum Laboris font ainsi la promotion de « l’École de la Parole » de Martini, où les jeunes écoutent simplement la Bible pour leurs propres réponses à propos de la Volonté de Dieu. Lors de la réunion pré-Synodale, de jeunes Catholiques, des non-Catholiques et des athées ont été amenés à méditer sur la promesse de Jésus que la Vérité « vous rendra libres » ( Jean 8:32 ), comme l’a expliqué Gandhi ( « [Dieu] est conscience. Il est même l’athéisme de l’athée » ) et le poète Musulman Rumi ( « Vous êtes une copie du Saint Livre de Dieu … Recherchez tout ce que vous voulez en vous-même » ).

Le Père Costa a ensuite aidé à superviser les jeunes rédacteurs et les éditeurs du texte pré-Synodal, comme le montrent les photos des équipes au travail. Alors que les jeunes triés sur le volet nient une « conspiration » ou un « ordre du jour » à suivre, un certain nombre sont alignés sur des groupes militant pour une révolution de la sexualité.

Leur première ébauche exigeait une « ouverture d’esprit » sur la sexualité et « l’accueil » de « tout le monde » qui viole les « normes désirées » de l’Église ». Leur dernier texte disait que les jeunes « désirent que l’Église change son enseignement » sur la contraception, l’avortement, l’homosexualité, la cohabitation, le mariage et le sacerdoce. Bien qu’il ait admis diplomatiquement que « beaucoup » de jeunes acceptent ces enseignements, il a annoncé que ce qui est « important » est la « discussion » avec des « convictions » dissidentes sur ces « questions polémiques ».

L’un des quatre rédacteurs affectée la première section du texte a agi comme producteur pour le Père Thomas Rosica, un disciple de Martini qui a donné des briefings biaisés contre le « langage d’exclusion » envers l’homosexualité au Synode sur la Famille. Le Père Rosica a récemment reconnu le rôle de son personnel dans le document et a dit « prier vraiment » que « les bons jeunes » soient des délégués au Synode.

Un autre des quatre rédacteurs — un journaliste qui a été publié sur le site Crux — représentait le Centre Laïc. Ce groupe a tenté d’influencer le Synode sur la Famille en accueillant Mgr Philippe Bordeyne, un participant d’un « conseil de l’ombre » sur la légitimation des unions de même sexe ( et un expert lors d’un séminaire au Vatican pour ce Synode ). À la fois Mgr Bordeyne et le cofondateur du Centre des Laïcs siègent au conseil d’un groupe patronné par les Martini qui travaille à « accueillir » les couples homosexuels.

Avant d’envoyer ses trois délégués à la réunion pré-Synodale, le Centre laïc a accueilli le Cardinal Tobin, qui a autrefois accueilli un « pèlerinage LGBT » à une Messe et a récemment déclaré que l’Église « évoluait sur la question des couples de même sexe ». Une jeune déléguée lui a parlé des « erreurs » de l’Église à servir pastoralement ceux qui « avaient une orientation sexuelle différente ». Le Cardinal Tobin a critiqué une « éthique nominaliste et froide », disant que la « plus grande peur » des jeunes est que l’Église « les juge ».

« Maintenant, je pense que nous pouvons corriger cela, mais nous aurons besoin d’aide » lui a-t-il dit.

Elle a ensuite aidé à éditer le texte pré-Synodal, en disant que la réunion a montré que « nous tous, même si nous sommes en désaccord avec les enseignements de l’Église … sommes pleins d’espoir et voulons toujours être engagés ». Elle a également été formée pour lutter pour « l’inclusion radicale » par Voices of Faith, dont la dernière conférence a attaqué l’Église pour être « homophobe et anti-avortement ».

Un délégué de Voices of Faith a aidé à rédiger la deuxième section du texte déplorant les « normes » et le « jugement ». Un autre a été surpris par le silence des autres sur les questions « LGBT », admettant que la question d’inclure « l’homosexualité et le genre » dans le texte a été « contestée jusqu’à la fin ».

Cette section est modélisée de manière subversive à partir des arguments du groupe Facebook Anglais pour une orthodoxie ouverte et audacieuse :

[ L’Église ] doit être stable et ne pas « diluer » ses vérités. [ Les jeunes ] veulent que l’Église aborde ouvertement des questions souvent considérées comme tabou : l’homosexualité, l’avortement, le contrôle des naissances et le genre.

Mystérieusement, ce cri s’est métamorphosé en ceci :

Les jeunes … désirent des réponses qui ne sont pas diluées ou qui utilisent des formulations préfabriquées. Nous, la jeune Église, demandons à nos dirigeants de parler concrètement de sujets controversés tels que l’homosexualité et les questions de genre, dont les jeunes discutent déjà librement sans tabou.

Baldisseri a également fortement insisté auprès des jeunes écrivains pour qu’ils « explorent les différentes cultures des délégués », de sorte que leur première ébauche puisse éviter les « choses très Catholiques » comme l’adoration et d’appeler Jésus une « figure historique ». D’autres ont fait reculer cette idée, mais il y avait un « point de tension » où les organisateurs de la réunion ont exprimé leur désir que les auteurs ne veillent pas tard pour modifier le texte.

L’« immense communauté en ligne » demandant la Forme Extraordinaire de la Messe prétend qu’elle n’a pas été « correctement » représentée par les modérateurs en ligne, qui accusaient ces jeunes d’être un « lobby ».

Pendant ce temps, le Père James Martin, S.J., se vante que le terme « LGBT » — un terme politique que le Cardinal Baldisseri attribue faussement au texte des jeunes — est maintenant « plus difficile » à critiquer. Le livre pro-« LGBT » du Père Martin a été brillamment approuvé par le Cardinal Farrell — un leader clé derrière le Synode et la Rencontre Mondiale des Familles — et le Père Martin a récemment dirigé une conférence organisant des jeunes pour faire pression sur le Synode, parrainé par un groupe LGBT qui a reçu un financement important pour faire avancer le programme homosexuel au Synode sur la Famille.

Le Père Martin — qui rêve du jour où le langage du catéchisme sur l’homosexualité changera, où les prêtres pourront « sortir » et où les couples de même sexe pourront s’embrasser à la Messe — a été trié sur le volet par le Vatican pour être en tête d’affiche lors de la Rencontre Annuelle des Familles ( à Dublin ) avec plusieurs révolutionnaires de haut niveau, des Cardinaux qui ont déjà dit que c’est notre conscience qui détermine si l’on peut recevoir la Sainte Eucharistie tout en se livrant à des activités homosexuelles, et qui ont déjà affiché des événements sur le thème homosexuel dans les espaces sacrés de l’Église.

Nous sommes clairement dans une phase finale bien tracée maintenant. Selon les hommes derrière l’élection du Pape François — des figures remplies de scandales de façon inquiétante comme le Cardinal Danneels, le Cardinal Murphy-O’Connor et le Cardinal Theodore McCarrick — le calendrier était estimé à quatre ou cinq ans pour « refaire l’Église ».