L’idéologie du « genre » : le refus de la réalité

On vit une époque renversante ! La réalité est niée et l’utopie érigée en certitude.

Une histoire survenue en Grande-Bretagne illustre parfaitement cette révolutionphilosophique et anthropocentrique qui corrompt l’intelligence et la société, et mène à la déconstruction de l’humanité.

Une femme veut devenir un homme et faire changer son inscription à l’état civil. Elle commence le processus clinique et bureaucratique de changement de sexe. Entre-temps elle est enceinte et accouche. Après la naissance du bébé, cette femme, désormais pour l’État britannique « homme », veut que sur l’acte de naissance de son enfant elle apparaisse comme « lui ». Le système juridique anglais évidemment ne le permet pas puisque seules les femmes accouchent.

La mère de l’enfant n’est pas d’accord. Elle débute un procès contre l’administration britannique en soutenant qu’avoir été enregistrée comme « mère » « viole son droit humain au respect pour la vie humaine et familiale » et qu’il s’agit « d’une interférence disproportionnée et non nécessaire à la lumière des changements survenus dans la société ». Face à l’objection que seule les femmes peuvent concevoir et accoucher, l’avocat de cette transsexuelle a répliqué que c’est désormais une pratique que les transsexuels puissent conserver certaines fonctions reproductives de l’ancien sexe. Donc les « hommes » transsexuels peuvent accoucher !

Cette histoire d’outre-Manche est la synthèse des aberrations monstrueuses échafaudées par la société nihiliste contemporaine : la réalité n’est plus reconnue comme telle mais n’est que le fruit de la volonté humaine, volonté qui, dans un délire d’omnipotence, ne doit connaître aucune limite. Les règles naturelles sont ainsi subverties par le désordre moral ambiant, chaque désir est élevé en droit. Et puisque est vrai tout et son contraire, alors la vérité n’existe pas : c’est le summum du nihilisme. La personne devient le centre de l’univers et elle est l’architecte de sa propre vérité, du moins cela est-il vrai pour les déjà nés, les sains, les protégés du politiquement correct. L’État est assujetti aux vouloirs des citadins mais pas de tous les citadins. Ce sont les modes qui font la vérité, Dieu et ses lois sont remisés au placard.

Le monde que veulent et préparent les Lgbt, le politiquement et sexuellement correct, défie dans un geste de révolte la Création divine ! Ce n’est que la continuité de la première révolte de Lucifer…

Francesca de Villasmundo – medias-presse.info