La hiérarchie en déroute ! Que ne faut-il pas entendre aujourd’hui!

publié dans regards sur le monde 
  
Un cardinal belge favorable à une cérémonie religieuse en faveur des « couples » homosexuels
Déjà un cardinal allemand, dénommé Marx (!), avait demandé que l’Eglise présente des excuses aux « couples » homosexuels pour les avoir mal considérés et, dans la foulée, il a prôné l’instauration d’ « un encouragement spirituel » pour eux.
C’était déjà beaucoup, beaucoup trop même…
Or, allant plus loin encore, l’archevêque de Malines-Bruxelles,
Jozef De Kesel, vient de se prononcer en faveur d’une cérémonie religieuse en faveur des hommes civilement « mariés » entre eux comme des femmes également unies selon la loi laïque.
Le cardinal a justifié sa position qui exprimerait « sa préoccupation pour leur bien-être » et leur dire ainsi« son respect.»
Cette préoccupation et ce respect doivent-ils passer par une cérémonie religieuse dans l’Eglise ? N’est-ce pas irrespectueux pour les couples catholiques qui se donnent le sacrement de mariage de voir leur union ainsi parodiée? Mais, attention ! Le prélat indique qu’« il ne s’agit pas un échange de consentements scellé par l’échange d’alliances» – ouf ! – mais de quoi s’agit-il alors ? D’« une célébration de remerciement, de prière. »
Remercier qui et de quoi ?
Remercier Dieu que deux personnes homosexuelles se soient rencontrées et qu’elles forment un « couple » ? Remercier de ce qu’elles pratiquent une homosexualité qualifiée d’ « intrinsèquement désordonnée » par le Catéchisme de l’Eglise catholique dont l’expression est bien plus modérée que celle de saint Paul qui, dansl’épître aux Romains, écrit
:«Les hommes ont abandonné les rapports naturels avec les femmes pour brûler de désir les uns pour les autres ; les hommes fontavec les hommes des choses infâmes, et ils reçoivent en retour dans leur propre personne le salaire dû à leur égarement. »
Qu’il faille prier pour tous les hommes, pour leur salut et leur bien-être, on ne saurait le contester et l’on ne peut en exclure qui que ce soit, pas plus les homosexuels que les autres. Mais on ne saurait, pour ceux-là, organiser une prière et une cérémonie d’Eglise spécifiques ; d’ ailleurs, dans la pr ière universelle au cours de la messe, (nouvelle !) on prie déjà souvent pour tous les hommes, y compris et spécialement pour les pécheurs et les « égarés ».
Cela dit, la condamnation par la loi naturelle, et donc par l’Eglise, de l’homosexualité n’implique pas la condamnation des personnes au for interne.
C’est la distinction nécessaire et traditionnelle entre le péché et le pécheur. Si le péché est condamnable, le pécheur peut toujours être l’ objet de la miséricorde, mais ce dernier terme implique de reconnaître sa misère et son péché et non de s’en vanter ou d’en être « fier », comme les manifestants de la « gay pride. » C’est cette distinction que le pape François voulait sans doute exprimer à sa manière en lançant au début de
son pontificat son désormais célèbre : « Si une personne homosexuelle cherche le Seigneur qui suis-je, moi, pour la juger ? »
Le problème est que le grand public n’entre pas dans ces distinctions relevant de la théologie morale ! Pour lui, le pape a levé la condamnation biblique de l’homosexualité et il aurait même admis le « mariage gay » ! C’est ainsi que, peu après ce propos, le site homosexuel The Advocate , aux Etats-Unis, a expliqué que ce pape n’est pas comme les autres et que, s’il n’a pas encore reconnu le « mariage » gay, il le fera bientôt. En Fr ance, la pasionaria lesbienne, Caroline Fourest , a déclaré, elle : « L’arrivée d’un jésuite à la tête du Vatican est décidément une mauvaise nouvelle pour les courants moralistes et sectaires. » Revenons par ce biais à l’initiative de l’archevêque de Malines-Bruxelles, Jozef De Kesel. Il a beau expliquer qu’il ne s’a- git pas stricto sensu d’une bénédiction des unions homosexuelles mais d’une prière de remerciement , il n’empêchera personne, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Eglise, de balayer ces nuances incomprises et ces circonlocutions embarrassées et de penser, de dire, d’écrire, que l’Eglise désormais bénit le « mariage » homosexuel. Et de juger aussi que l’Eglise en Belgique fait figure depionnière dans ce domaine et que d’autres évêques suivront.
On attend une réaction de Romepour y mettre le holà.
P.R.