Le vice-président de la Conférence des évêques allemands veut bénir les couples homosexuels

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Mgr Franz-Josef Bode, président de la Conférence épiscopale allemande

ALLEMAGNE, 10 janvier 2018 ( LifeSiteNews ) –  Mgr Franz-Josef Bode, vice-président de la Conférence épiscopale allemande, a appelé à une discussion sur la possibilité de bénir les relations homosexuelles. Il croit qu’il y a «beaucoup de choses positives» dans de telles relations.

La nouvelle déclaration de Mgr Bode fait suite à une récente interview accordée au journal allemand Herder Korrespondenz par le cardinal Reinhard Marx, président de la Conférence des évêques allemands et conseiller pontifical, dans laquelle il propose que l’Église catholique repense son enseignement sur les relations sexuelles. Pour lui, il est «difficile de dire de l’extérieur si quelqu’un est dans l’état de péché mortel». Marx a appliqué cette affirmation non seulement aux hommes et aux femmes en «situation irrégulière», mais aussi à ceux qui sont dans une relation homosexuelle.

Il doit y avoir «un respect pour une décision prise en toute liberté» et pour sa «conscience», a affirmé Marx. Il a dit qu’il fallait prendre en compte les «circonstances concrètes» tout en se souvenant de «sa propre responsabilité à la lumière des évangiles». Bien sûr, ajouta Marx, il faut aussi «écouter la voix de l’Église».

Dans la nouvelle interview du journal régional allemand Neue Osnabrücker Zeitung, Mgr Bode a fait des remarques qui ont déjà donné lieu à une discussion animée en Allemagne, avec des catholiques conservateurs comme Mathias von Gersdorff et le Dr Markus Büning élevant leurs voix en signe de protestation.

“Je pense que nous devons discuter de cette question plus en détail au sein de l’Eglise”, explique Mgr Bode – qui est évêque d’Osnabrück depuis 1995 – ajoutant que cela n’aide pas à maintenir le “silence” dans cette affaire. Comme le rapport de journal continue:

Le vice-président de la Conférence épiscopale allemande a proposé de réfléchir à une bénédiction [de ces couples homosexuels], qui ne doit cependant pas être confondue avec un mariage. Même si le «mariage pour tous» diffère de la conception de l’Église du mariage, il s’agit après tout d’une réalité politique.

Mgr Bode demande, en ce qui concerne les couples homosexuels, «comment leur rendons-nous justice?» Et ajoute: «comment les accompagnons-nous pastoralement et liturgiquement?» En outre, le prélat allemand – qui avait été l’un des représentants de l’Allemagne Les évêques au Synode des Évêques sur le mariage et la famille – propose de reconsidérer la position de l’Eglise sur les relations homosexuelles actives qui sont considérées comme gravement pécheresses. “Nous devons réfléchir à la manière d’évaluer de manière différenciée une relation entre deux personnes homosexuelles”, dit-il. “N’y a-t-il pas tant de positif et de bon et juste que nous devons être plus justes?”

Mathias von Gersdorff, célèbre militant pro-vie allemand et auteur de livres, commente sur son blog l’interview de Bode, mettant en garde les «catholiques allemands orthodoxes» pour se préparer: «Le progressivisme allemand ne souhaite pas que quelques changements soient faits ici »Von Gersdorff estime que la nouvelle déclaration de Bode pourrait« introduire une nouvelle phase de destruction ». Il conclut ses commentaires comme suit:

Le catholique “normal” est perplexe et se demande: Jusqu’où l’Eglise catholique en Allemagne peut-elle continuer cette voie de destruction et être encore appelée “catholique”? Quand en vient-il au point qu’il existe un devoir moral de refuser de payer l’impôt de l’Église?

Mgr Bode avait soulevé une telle discussion déjà plus tôt , en 2015, quand il a proposé « bénédictions privées » pour les couples homosexuels, et a affirmé que « remariés » divorcées « correspond peut – être une meilleure façon que la première [relation] à l’Alliance de Dieu avec »Bode se demandait alors si de telles relations« devaient toujours avoir comme conséquence l’exclusion des [sacrements de] la confession et de la communion ».

En 2015, Bode a affirmé que l’Église devrait tenir compte des «réalités de la vie» des gens et même considérer ces «réalités» comme une troisième source de révélation – à côté des Saintes Écritures et de la Tradition Sacrée. Le cardinal Paul-Josef Cordes et le cardinal Kurt Koch ont alors protesté contre cette affirmation.