La Toussaint et la fête des morts – Petit éclairage

La date du 1er novembre et celle du 2 novembre sont deux dates distinctes du calendrier ayant chacune leur signification.

 Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints.

Chaque 1er  novembre, l’Eglise honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ. Continuer la lecture de « La Toussaint et la fête des morts – Petit éclairage »

Là où commence un schisme

 Sur la situation actuelle dans l’Eglise, le témoignage très émouvant d’un prêtre de terrain, le P. Ray Blake (26/10/2017)

DES PRÊTRES QUI TRINQUENT D’ABORD À LA CONSCIENCE

Père Ray Blake

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[Photo choisie par le P. Blake]

J’ai toujours pensé que pour les catholiques, la conscience était importante: dans une réplique fameuse, Newman a dit qu’il trinquerait au Pape, mais d’abord à la conscience; saint Thomas d’Aquin a dit que nous devons suivre la conscience, même si elle nous conduit hors de l’Église.

Le Pape François, ou du moins les bergogliens, semblent dire que les divorcés remariés peuvent recevoir la sainte communion s’ils le font en bonne conscience; le problème est de savoir ce qui se passe si le prêtre qui est censé leur donner la communion ressent en bonne conscience qu’il ne peut pas le faire. Continuer la lecture de « Là où commence un schisme »

100 ans après la révolution bolchévique, les catholiques russes se souviennent de leurs «martyrs du goulag»

20170919T1429-11607-CNS-RUSSIA-ORTHODOX-MONASTICISM (1000x667)Lorsque le centenaire de la révolution bolchevique tombera début novembre, les communautés chrétiennes de l’ex-Union soviétique commémoreront les persécutions qu’elles ont déclenchées. Mais ils se souviendront aussi des méditations religieuses nées dans les prisons et les camps de travail, dont certaines méritent d’être classées parmi les meilleures de l’histoire chrétienne. Mgr. Igor Kovalevsky, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques de Russie, déclare :

“Les souffrances de l’ère soviétique ont affecté non seulement les églises, mais toute la société, y compris les athées”. “Les écrivains laïcs comme Alexandre Soljenitsyne et Nadhezda Mandelstam sont peut-être devenus les plus célèbres, mais les thèmes du témoignage et du martyre se retrouvent aussi dans la littérature du goulag et sont universellement reconnus et respectés.” Continuer la lecture de « 100 ans après la révolution bolchévique, les catholiques russes se souviennent de leurs «martyrs du goulag» »

Le sceau divin des apparitions de Fatima  : le miracle du soleil

Revenons sur l’événement unique. À partir du 13 juillet 1917, Lucie et Jacinthe avaient annoncé à leur entourage que la belle Dame leur avait promis un miracle pour le 13 octobre, à midi. Les deux cousines répétèrent maintes fois la même affirmation sans jamais varier, même sous les menaces et les persécutions que les incrédules leur infligèrent. Ces épreuves, rappelons-le, furent terrifiantes pour des enfants de dix, neuf et sept ans. Or, au jour dit, à l’heure dite, environ soixante-dix mille personnes furent témoins d’un miracle  : le soleil dansa, tournoya et sembla tomber sur la terre, ce qui ne s’était jamais vu depuis que le monde est monde.

Il s’agit du fait historique le plus considérable depuis la résurrection et l’ascension de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Continuer la lecture de « Le sceau divin des apparitions de Fatima  : le miracle du soleil »

La Réforme protestante constitue un bouleversement total des fondements de la foi catholique

Alors que le secrétaire général de la conférence des évêques d’Italie, Mgr Nunzio Galantino – nommé à ce poste en 2014 par le pape François – vient de qualifier la Réforme de Lutherd’« événement du Saint-Esprit », le cardinal Gerhard Müller vient de tenir sur la rupture protestante il y a 500 ans un langage beaucoup plus… catholique. Dans une tribune publiée ce mardi par La Nuova Bussola Quotidiana, répondant directement et ouvertement à cette assertion, le cardinal Müller a souligné qu’il ne s’agissait pas d’une réforme, mais d’une révolution. Jeanne Smits a traduit l’article ici. Extrait :

Unknown-10Il y a une grande confusion aujourd’hui dans le discours sur Luther, et il faut dire clairement que du point de vue de la théologie dogmatique, du point de vue de la doctrine de l’Eglise, il n’y eut pas en réalité une réforme mais une révolution, c’est-à-dire un bouleversement total des fondements de la foi catholique. Il n’est pas réaliste de prétendre que son intention était de lutter contre certains abus relatifs aux indulgences, ou contre les péchés de l’Eglise de la Renaissance. Les abus et les mauvaises actions ont toujours existé dans l’Eglise, et pas seulement à la Renaissance, – il en existe même de nos jours. Nous sommes la Sainte Eglise par la grâce de Dieu et des sacrements, mais tous les hommes d’Eglise sont pécheurs, tous ont besoin de pardon, de la contrition et de la pénitence. Continuer la lecture de « La Réforme protestante constitue un bouleversement total des fondements de la foi catholique »

Quand La Vie réinvente Luther

Pour bien vanter Luther, il faut le réinventer ! Un numéro spécial hors-série de La Vie – autrefois catholique – s’y emploie, réécrivant l’histoire du protestantisme en mode négationniste. Un véritable chef d’œuvre de désinformation historique.

L’iconoclasme ? Né de père inconnu !

L’iconoclasme protestant a détruit des milliers d’églises et d’œuvres d’art au 16e siècle : le protestantisme ne devrait-il pas faire repentance ? Eh bien, pas du tout ! Après avoir noté que « les guides touristiques, souvent, expliquent les destructions de sculptures sur les façades de nos églises françaises par les actes iconoclastes des bandes de huguenots », Jérôme Cottin déclare que ces guides « ne font que renforcer une idée reçue » (p. 45). Et il assène :

« S’il est vrai que des mouvements iconoclastes accompagnèrent les temps troublés de la Réforme en Europe [on apprécie le choix du verbe : accompagnèrent], on ne saurait confondre celle-ci avec ceux-là. »

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La nouvelle folie gender : retarder la puberté pour que les enfants aient le temps de comprendre s’ils sont homosexuels

La Grande-Bretagne est à la pointe de la folie gender : une nouvelle spécialité médicale se fait jour, le genderrealignment doctor. Il s’agit de médecins spécialisés dans l’assistance aux enfants entre 4 et 11 ans aux prises avec « une identité sexuelle » encore « indéfinie ». Une crise typique de l’âge pré-adolescence que l’on soignait avant avec le simple bon sens. Mais aujourd’hui dans un Royaume-Uni totalement soumis au sexuellement correct et à l’idéologie de genre, c’est la voie « médicale » qui est privilégiée en bloquant artificiellement l’arrivée de la puberté pour ainsi laisser aux enfants qui n’ont pas encore décidé s’ils seront garçon ou fille « un temps de réflexion supplémentaire ». Continuer la lecture de « La nouvelle folie gender : retarder la puberté pour que les enfants aient le temps de comprendre s’ils sont homosexuels »

Pourquoi les exorcistes insistent-ils pour que le démon dévoile leurs noms ?

Dans cette interview, un exorciste Suisse conseille de ne pas voir le Mal partout mais de rester prudent malgré tout.

La possession démoniaque et l’exorcisme inspirent souvent des sentiments partagés, entre fascination et scepticisme. Beaucoup d’entre nous pense que cela n’existe que dans les films. Mais les comportements malins dont font preuve certains individus donnent tout de même à réfléchir. Au sein de l’Église catholique, l’exorcisme est soumis à des règles très strictes, qui sont réunies dans le texte le Rite dexorcisme et de prières (De exorcismis et supplicationibus quibusdam), dont la dernière version date de 1988.

L’origine de ces règles se trouve dans les Écritures saintes et la théologie. Seuls les prêtres les plus pieux sont en droit de pratiquer l’exorcisme, avec la plus grande prudence et à l’unique condition d’y avoir été expressément autorisé par l’évêque. Aleteia a échangé avec César Truqui, exorciste du diocèse de Chur en Suisse.

Aleteia : Quel genre de démon un exorciste peut-il être amené à combattre ?
Père Truqui : Le Mal incarné. La « fumée de Satan », pour reprendre les mots de Paul VI. Il ne s’agit pas simplement d’un « privatio bonis », c’est à dire d’une privation du bien. C’est un mal puissant et réel qui ne peut pas être expliqué par la science. Seule la foi chrétienne nous enseigne l’existence d’êtres spirituels : les bons sont des anges, et les mauvais sont des démons.

N’est-ce pas un peu difficile d’accepter l’existence d’un être maléfique qui puisse physiquement s’emparer du corps de quelqu’un ? 
Si, c’est très difficile à concevoir. Mais la pratique nous met devant l’évidence qu’il existe bien des êtres possédés.

Comment avez- vous été amené à pratiquer l’exorcisme ?
Par un hasard divin. Lorsque l’on m’a ordonné prêtre il y a douze ans, j’ai participé a un cours aux côtés de prêtres qui étaient exorcistes. Parmi eux, les pères Bamonte et Amorth. Un jour, un homme Français de 40 ans possédé par Satan s’est présenté à nous. Les pères Bamonte et Amorth, ne parlant ni anglais ni français, m’ont demandé de faire l’intermédiaire. C’est comme cela que j’ai assisté à mon premier exorcisme.
Le ressenti évolue avec le temps. Les premiers exorcismes auxquels j’ai participé m’ont particulièrement marqués car je réalisais pour la première fois que ce que j’avais lu dans les Évangiles était vrai. Jésus se bat sans cesse contre les démons « Légion » « Satan », « Asmodeus »; des noms que j’ai entendu à plusieurs reprises lors de sessions d’exorcisme. Sur le plan spirituel, c’est une expérience extrêmement riche.

Est-ce que les manifestations  du mal sont visibles ?
Lors de ce premier exorcisme avec le Français, le démon s’est manifesté sous la forme d’une fumée, d’un brouillard qui remplissait la pièce. L’exorciste a demandé son nom au démon qui a répondu : « Je suis Rex ». Mais aucun démon ne porte ce nom. L’exorciste a insisté : « Dis-moi ton nom ». Il a finalement répondu : « Je suis Satan, le prince de ce monde ».

Pourquoi demander le nom du démon ?
Dans un but précis. Nommer quelque chose nous permet d’en avoir le contrôle. Lorsque le démon révèle son nom, c’est une preuve de faiblesse. S’il refuse de le dire, il a encore le pouvoir.

Y a-t-il des signes qui permettent d’identifier un homme possédé ?
Il y a quatre signes : une aversion pour toutes choses sacrées, un langage inconnu, une force inhumaine, la connaissance de choses cachées ou scellées.

Cela peut-il être dangereux ?
Oui. Tout ce qui touche à la magie, l’occulte, la sorcellerie et la cartomancie peut potentiellement l’être. Tout comme la messe, la prière et la confession nous rapprochent de Dieu, les messes noires et les rites sataniques nous rapprochent du démon. Un jour, j’ai eu affaire à une femme qui pratiquait la cartomancie. Beaucoup le font pour se divertir, mais cette femme avait de réels dons de voyance. Elle avait beaucoup de succès mais avait fini par comprendre qu’elle devait ses capacités au démon. Et quand elle décida d’arrêter, il était déjà trop tard : son corps était possédé.

Comment est-ce possible de jeter un sort à quelqu’un ?
Tout comme je pourrais demander à n’importe qui de tuer quelqu’un, je peux demander au démon d’étendre son Mal. Mais ne vous y trompez pas : la plupart des sorts jetés par de supposés sorciers sont des impostures et n’ont aucun effet.

Un seul exorcisme suffit-il à déposséder quelqu’un ?
C’est un rituel très complexe. Il faut généralement s’y prendre à plusieurs reprises.

Cela s’apparente t-il a une thérapie ?
Oui. L’exorcisme est un sacramental et non un sacrement. Si j’absous les pêchés de quelqu’un après une confession, ils sont immédiatement pardonnés. Au contraire, l’efficacité de  l’exorcisme dépend de la sainteté de la prière et de la foi de la personne exorcisée.

Quelle est la différence entre exorcisme et prière de libération ?
Les deux ont un objectif commun : libérer quelqu’un de l’influence du démon. L’exorcisme est un ministère à part entière au sein de l’Église. Les prêtres qui exercent cette fonction sont directement nommés par l’évêque. Eux seuls peuvent le pratiquer. Une prière de libération peut être pratiquée par tout le monde, homme, femme, prêtre, laïc. Il suffit d’être chrétien : « Tous ceux qui croient en moi peuvent chasser les démons », dit Jésus. Un exorcisme est un ordre donné au démon. Une prière de libération est une prière sollicitant l’intervention de la Vierge Marie et de Jésus.

Parmi toutes les personnes qui se sont tournées vers vous, combien étaient réellement possédées ?
Très peu.

Alors pourquoi les gens ont-il si peur ?
Je peux distinguer trois types de personnes : les possédés, ceux qui ne le sont pas, et des cas ambigus. Les deux premiers sont simples à traiter : lorsqu’une personne est réellement possédée, elle manifeste les quatre signes dont nous avons parlés. Au moment de réciter les prières pour chasser le démon, cette personne entre en transe. C’est très difficile defeindre. Le deuxième cas fait appel à mon expérience de prêtre et de confesseur : les personnes ayant des problèmes spirituels ou psychologiques se repèrent très vite. Mais certains cas sont plus compliqués. Par exemple, lorsqu’une personne a le comportement d’un être possédé, sans l’être vraiment. Un jour une jeune femme est venue me voir. Elle avait été droguée puis sexuellement agressée par un sorcier latino-américain. La jeune femme se sentait comme possédée, à cause de la violence dont elle avait été victime et de la drogue qui lui avait été administrée. Elle me semblait vraiment possédée. Pourtant, au moment de l’exorcisme, elle n’est pas entrée en transe et aucun autre phénomène ne s’est manifesté. J’ai alors compris qu’il s’agissait d’une autre forme de possession. L’exorcisme est parfois un moyen de diagnostiquer certaines maladies psychologiques.

Comment vivent les personnes possédées ?
Ils vivent tout à fait normalement. Le démon ne se manifeste pas tout le temps. Il prend possession du corps de quelqu’un quand bon lui semble.

Quand devient-il nécessaire d’aller voir un exorciste ?
Quand ce qui vous arrive devient incontrôlable. À Rome, j’ai rencontré une femme catholique, baptisée mais non pratiquante. Le démon l’a possédée. Elle a commencé à entendre des voix lui disant de tuer son mari et son fils puis de se suicider. Elle pensait avoir un problème psychologique et a donc consulté des psychiatres, mais aucun ne lui a diagnostiqué de maladies quelconques. Ils l’a trouvaient au contraire tout à fait cohérente et intelligente. Un jour, la jeune femme s’aperçut que des mites avaient dévorées tous ses vêtements, sans toucher à ceux de son mari et de son fils, pourtant dans le même placard. Une de ces amies lui a alors recommandé d’aller voir le père Amorth, qui comprit tout de suite qu’elle était possédée. Elle ne croyait pourtant ni aux anges ni aux démons. Elle est aujourd’hui pratiquante. Il y’a toujours une raison à ce qui nous arrive.

Avez-vous eu l’occasion de demander à vos patients ce qu’ils ont ressentis pendant l’exorcisme ?
L’homme français dont nous avons parlé avait l’impression qu’une bataille se jouait à l’intérieur de son corps. Il sentait le démon se débattre. Lorsque le prêtre a récité la prière, il a senti la lumière de Dieu entrer en lui.

Quelle histoire vous a le plus impressionné ?
Celle d’un démon muet. Jésus en parle dans l’Évangile. Il affirme que ce sont les démons les plus difficiles à chasser. Ils ne partent qu’à force de prière et de jeûne. Ce type de démon est très rare. En douze ans d’exorcisme, je n’en ai rencontré qu’un seul.

Vous arrive-t-il d’avoir peur ?
J’avais peur au début. Mais on finit par s’habituer à tous les comportements étranges d’un corps possédé. Il ne faut cependant pas voir le Mal partout. Cela ne doit pas devenir une obsession. L’exorcisme est avant tout un acte miséricordieux : c’est un acte d’amour envers une personne souffrante.

Aleteia

“Les dégâts causés par Luther furent considérables”

Martin Luther a provoqué la rupture du christianisme occidental et a jeté les bases de la laïcité et de la sécularisation, écrit le prieur général augustinien Alejandro Moral Antón dans une lettre à son ordre datée du 28 septembre. Luther était un lui-même un augustin.

Le père Moral ajoute que “Non seulement Luther abandonna l’ordre, mais il abhorra la vie religieuse de toutes ses forces, rejeta les pratiques ascétiques et la piété, rejeta le bréviaire et d’autres obligations, modifia radicalement la théologie sacramentelle, condamna les vœux et favorisa l’abandon et l’exode massif de religieux qui avaient fait leurs voeux.”

Il dit enfin : “Les dommages causés à l’ordre et à la vie religieuse en Allemagne furent énormes.”

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