Trump, Fox News et la crise des réfugiés en Suède


Les médias américains et l’AFP s’en donnent à cœur joie cette semaine avec la «nouvelle» selon laquelle Donald Trump aurait inventé un attentat en Suède.

L’AFP a titré:

«Quand Donald Trump invente un acte terroriste en Suède» et Le Monde, le Figaro, La Libre Belgique, Le Devoir et autres média francophones ont suivi comme des moutons.

L’ex-premier ministre suédois, Carl Bildt a même cru bon de jeter le discrédit sur la sobriété du président Trump en écrivant dans un tweet :

« La Suède? Un attentat? Qu’est-ce qu’il a fumé?» Continuer la lecture de « Trump, Fox News et la crise des réfugiés en Suède »

Pourquoi la motion M-103 de Trudeau est une menace pour la liberté d’expression canadienne et du pain béni pour les islamistes


La motion M103 appelant le gouvernement à «condamner l’islamophobie et toutes les formes de racisme systématique et de discrimination religieuse» a été débattue cette semaine au Parlement canadien et sera votée en mars ou avril. La proposition a été déposée par une députée du parti libéral, Iqra Khalid, en décembre dernier.

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Le World Government Summit sous le signe du Temple de Baal


C’est la presse israélienne qui a été la plus choquée de la manière dont s’est déroulé le Sommet des Gouvernements du monde ou « World Government Summit » à Dubaï la semaine dernière : c’est elle qui dénonce le symbolisme très évocateur du choix des organisateurs d’ériger une réplique aux 2/3 de l’arche du temple de Baal pour l’occasion à Madinat Jumeirah. Impression 3D réalisée par l’Institute for Digital Archeology, l’édifice a été créé dans un geste de défi à l’égard de l’Etat islamique qui a détruit l’arche originale à Palmyre en octobre 2015. La copie de l’arc de triomphe romain des premiers siècles après J.-C. a été élevée en divers endroits du globe, à New York notamment et dans Trafalgar Square à Londres où il doit être installé de façon permanente. Non sans être passé par le sommet du G7 en Italie à la fin mai 2017.

Le premier élément du symbolisme est à chercher dans la personnalité de ceux qui ont assisté à l’inauguration officielle du monument dans les Emirats arabes unis le 12 février dernier. Outre les autorités locales, Irina Bokova de l’Unesco et Christine Lagarde du FMI étaient présentes, flanquées de cheiks arabes en habit traditionnel.

Signe du Temple de Baal, ou simple sauvetage archéologique ?

La sauvegarde d’une merveille archéologique comme celle-là n’est pas en soi un sujet le scandale. Une banque de millions de photos a permis de réaliser la réplique en marbre d’un monument détruit à jamais. Où est donc le problème ?

Pour certains juifs la réponse est évidente. Baal est l’idole païenne souvent évoquée dans la Bible, dont l’imposant temple se dressait à Palmyre – dans la Syrie d’aujourd’hui – dans la ville jadis nommée Tadmor. Le dieu Baal était avide de sang et en son nom, on sacrifiait des enfants.

Selon le rabbin Pinchas Winston, spécialiste de la fin des temps selon les croyances judaïques, sa présence dans une métropole arabe moderne a un sens caché, rapporte Breaking Israel News. Il voit en effet un lien entre Rome et les Emirats, lien spirituel et idéologique qui transcende le temps et l’espace.

« La tradition parle de quatre exils, le dernier étend l’exil romain. Israël est aujourd’hui assailli par les Arabes mais nulle part, on ne parle d’un cinquième exil, arabe ou d’“Ismael”. Cette arche romaine à Doubaï les relie symboliquement : Ismael, les Arabes, et Edom, incarné par Rome », estime ce rabbin.

Le World Government Summit fait inaugurer l’arche de Palmyre par Bokova et Lagarde

Construite à l’origine par l’empereur romain Septime Sévère, l’arche fut érigée devant un temple déjà existant utilisé par les Mésopotamiens, évoqué dans le livre des Rois.

« Tout comme les Romains, les Arabes essaient de contrôler le monde, et ils y parviennent. Même si ce sont les Arabes contre les juifs, ce sont en réalité les Arabes qui poursuivent la mission d’Edom de conquérir le monde. Cette connexion entre Dubaï et Rome montre qu’Edom ne s’est jamais arrêté. Il se contente de porter un autre masque », assure le rabbin. Il en réfère à un sage juifs du premier siècle, Jonathan ben Uzziel évoquant la réapparition de l’alliance biblique entre Ismaël et Esaü aux derniers jours. Pour le rabbin Winston, elle passe aujourd’hui par Rome, représentée par le pape François, et l’autorité palestinienne, le président de l’Iran et d’autres représentant le monde arabe, qui l’ont rencontré.

Baal et ses fêtes qui idolâtrent la Terre mère…

On peut s’interroger sur le sérieux de l’interprétation judaïque, qui annonce une poussée vers le gouvernement mondial – la même que du temps de la tour de Babel – visant Israël comme l’ennemi et partant de Rome avec la complicité arabe, s’appuyant sur l’« Intellect humain » plutôt que de se soumettre à « l’Unique qui règne sur chacun d’entre nous ».

Mais quoi qu’il en soit, on peut noter que la première apparition de la réplique de l’arche de Baal a eu lieu le 19 avril dernier à Londres au cours de la semaine du patrimoine de l’Unesco : c’est la date des festivités traditionnelles celtiques de Beltane, non sans lien avec celles du début de l’été en Mésopotamie où Baal était célébré au moyen d’orgies bisexuelles et de sacrifices d’enfants brûlés vifs, dans une commune idolâtrie de la Terre mère.

Aujourd’hui, les célébrations de Beltane, avec les fêtes de l’arbre de mai notamment restent en vogue parmi les conservateurs des traditions populaires ; mais aussi les néo-païens et les adeptes de la sorcellerie, les « wiccans » qui les prennent très au sérieux.

Anne Dolhein – reinformation.tv

LE DEREGLEMENT MORAL DE L’OCCIDENT


Le multiculturalisme suppose que tout le monde peut s’entendre avec tout le monde, l’accord sur les règles du jeu suffit. Tout le monde vraiment? Voyez les Serbes et les Croates, les Israéliens et les Palestiniens, les Flamands et les Wallons, les Grecs et les Turcs, les hindous et les musulmans etc. Prenez par ailleurs l’exemple donné par l’Union européenne telle qu’elle est pensée à Bruxelles depuis les années 2000: ce qui unit les Européens, ce sont seulement les règles qu’impliquent les droits de l’homme et le principe sacro-saint de la «concurrence libre et non faussée». Pour le reste, qui fut une civilisation commune, la table rase s’impose. L’Europe a vocation à devenir l’Europe des individus, elle se doit d’être ouverte à tous les vents. Mais les peuples font de la résistance. Continuer la lecture de « LE DEREGLEMENT MORAL DE L’OCCIDENT »

Qui a peur de la paix en Afghanistan ?


Les ministres des Affaires étrangères afghan et russe se sont rencontrés à Moscou en février 2017

La conférence de six pays sur l’Afghanistan qui doit se tenir à Moscou mercredi – avec la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran, l’Afghanistan et le Pakistan – est déjà dans la ligne de mire des États-Unis. Un commentaire de Voice of America a accusé qu’en prenant cette initiative « la Russie est plus intéressée à affaiblir les États-Unis qu’à résoudre les problèmes régionaux ». Le commentaire déplorait que les États-Unis et l’OTAN n’aient pas été invités à la conférence à Moscou. Il a néanmoins admis que les analystes régionaux « observent le développement avec plus d’optimisme ». Continuer la lecture de « Qui a peur de la paix en Afghanistan ? »

Rahner, le prophète de l’Eglise ouverte


Il y a plus de quarante ans, dans les années 1972, Karl Rahner rédigeait un livret intitulé « Changement structurel de l’Église comme chance et mission ».  Il fut publié en italien l’année suivante par les éditions Queriniana.  Ce livre s’adressait à l’Eglise d’Allemagne qui venait de célébrer son synode mais les considérations de l’ex-grand théologien allemand anticipaient de façon surprenante notre époque et parlaient de nous, aujourd’hui.  En Italie, la Démocratie Chrétienne était encore au pouvoir pour vingt ans, le référendum sur le divorce n’avait pas encore eu lieu, Paul VI venait de désavouer le syndicat chrétien italien qui avait fait le choix du socialisme à Vallombreuse, mai 1968 avait eu lieu mais les Brigades Rouges n’existaient pas encore et la guerre du Vietnam battait son plein.  Il est vrai que Paul VI avait déjà évoqué cette « fumée de satan » qui était entrée dans l’Eglise mais à cette époque, le système semblait encore tenir la route.  C’était un autre monde et pourtant, dans ce monde-là déjà, Rahner pensait à nous aujourd’hui, à notre monde et à notre Eglise.  La relecture de ce livret est tout particulièrement éclairante. Continuer la lecture de « Rahner, le prophète de l’Eglise ouverte »

Le P. Adolfo Nicolas, jésuite : l’évangélisation du Japon suppose une « alliance » avec le bouddhisme et le shintoïsme


Selon le prêtre jésuite Adolfo Nicolas, ancien supérieur général de la Compagnie de Jésus, il n’est pas possible d’évangéliser le Japon sans une alliance avec le bouddhisme et le shintoïsme. C’est ce qu’il a déclaré lors d’un entretien avec l’hebdomadaire de l’archidiocèse de Madrid, Alfa y Omega, recommandant au passage le film de Martin Scorsese, Silence. Continuer la lecture de « Le P. Adolfo Nicolas, jésuite : l’évangélisation du Japon suppose une « alliance » avec le bouddhisme et le shintoïsme »

AMORIS LAETITIA REPOSERAIT SUR DES PRÉMISSES ERRONNÉES


Pour le Père Michael, la thèse défendue dans le récent livre du Card. Coccopalmerio sur l’interprétation chapitre 8 d’Amoris Laetitia reposent sur des prémisses fausses qui se trouvent déjà dans la note 329 de l’exhortation apostolique de François.

Le Cardinal affirme (avec le soutien du Pape) que, pour autant que des dicorcés remariés civilement souhaitent changer de vie, il ne doivent pas vivre comme frère et soeur parce que l’abstinence nuirait à leur couple.

La note d’Amoris Laetitia en question s’appuie à son tour sur la constitution Gaudium et Spes n. 51 qui dit en effet « Là où l’intimité CONJUGALE est interrompue, la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis : car en ce cas sont mis en péril et l’éducation des enfants et le courage nécessaire pour en accepter d’autres ultérieurement. »

Dans Gaudium et Spes cette affirmation se trouve dans le point intitulé « L’Amour conjugal et le respect de la vie humaine. » et concerne donc uniquement les couples mariés.

Or Amoris Laetitia utilise cette citation hors contexte pour l’appliquer aux couples divorcés en affirmant que « Dans ces situations, connaissant et acceptant la possibilité de cohabiter ‘‘comme frère et sœur’’ que l’Église leur offre, beaucoup soulignent que s’il manque certaines manifestations d’intimité « la fidélité peut courir des risques et le bien des enfants être compromis » (voir Gaudium et Spes 51) »

Le Père Michael fait donc remarquer que le nouvel ouvrage du Cardinal Coccopalmerio se garde bien de faire remarquer que l’intimité en question concerne en fait LA VIE CONJUGALE et estime que la citation est utilisée hors contexte dans le but de faire dire à Gaudium et Spes quelque chose qu’il ne dit pas.

diakonos.be

Mondialisation 2.0 : Pourquoi le Système peut jouer la carte Marine Le Pen ?


Par Emmanuel Leroy – Février 2017

Avant de répondre à cette question, faisons l’état des lieux de l’agenda de la mondialisation et tentons d’y voir plus clair dans le maelström planétaire qui a été déclenché depuis le vote du Brexit et l’élection de Donald Trump.

En guise de préambule et d’avertissement, je préviens tout de suite le lecteur qu’il s’agit d’un article profondément anticonformiste susceptible de modifier un état de conscience habitué à ingérer quotidiennement sa dose de désinformation massive desmédias de grand chemin selon l’excellente formule utilisée par Slobodan Despot et son très décapant site de réinformation. Continuer la lecture de « Mondialisation 2.0 : Pourquoi le Système peut jouer la carte Marine Le Pen ? »

Luther et le luthéranisme


Luther et le Luthéranisme
Etudes de Psychologie et d’Histoire
religieuse

Léon Cristiani
1879-1971


Quel est donc le point de vue que l’apologétique doit considérer dans Luther? Évidemment c’est celui-là même sur lequel se produit le différend entre l’Église et ses adversaires. Or, Luther est un « objet de contradiction » entre les catholiques et les protestants ou rationalistes. Pour nous, c’est un Apostat, pour eux, c’est un Réformateur, ou tout au moins un Initiateur. Pour le protestant, cet homme a ramené l’Église plus ou moins corrompue à sa pureté primitive ; pour le rationaliste, il a ouvert une voie nouvelle où la libre-pensée s’est introduite à la suite du libre-examen; pour le catholique, il a pris occasion de certains abus très réels, pour lever l’étendard de la révolte, il est devenu schismatique et hérétique et bien loin de corriger les abus dont l’Église souffrait, il est tombé clans de plus graves encore.

Comment résoudre cette antinomie ? Continuer la lecture de « Luther et le luthéranisme »